gifle enfant

Ouf… on peut continuer à frapper ses enfants légalement !

Il y a quelques semaines, le parlement avait fait une avancée remarquable dans la protection et le respect des enfants. Il avait ajouté dans le code civil la notion d’éduquer ses enfants sans châtiment corporel.

En gros, la fessée devenait interdite mais aucune sanction ne pouvait être applicable. On était dans le symbole, dans l’évolution progressive pour un jour passer vers du concret.

Mais des parlementaires républicains, dont certains d’entre eux sont entendus actuellement par la justice pour corruption et détournement de fonds publics, se sont plaints auprès des « sages » du conseil constitutionnel.

Résultat des « sages »: « ok les gars, on enlève ça de la loi, on peut continuer à taper sur ses enfants !« 

Oui gifler un adulte, c’est de la violence, mais gifler un enfant c’est de l’éducation !

Je n’ai pas grand chose à rajouter à cette absurdité, et c’est bien connu que les personnes les plus violentes de notre société ont été des enfants qui n’ont jamais pris de gifle ni de fessée…

Si tu souhaites aller plus loin, je t’invite à lire l’excellent article d’Amélie Où sont les enfants sages et obéissants ?

Prends soin de toi et de tes enfants (et tu n’as pas besoin de les fesser pour prendre soin d’eux).

Fabien

Voici l’article de l’AFP:

Le temps de la « fessée » n’est pas encore révolu. Le Conseil constitutionnel a censuré le refus des violences corporelles des parents envers les enfants, telles la fessée, inscrit dans la loi Egalité et citoyenneté, mais qui avait été contesté par des sénateurs du parti Les Républicains.

La décision a été rendue pour des raisons de forme : selon les Sages, la disposition, qui excluait « tout recours aux violences corporelles », ne présentait « pas de lien » avec le projet de loi initial.

Mardi dernier, l’institution a donné son aval quant à la majeure partie de loi « Egalité et citoyenneté », mais l’a épurée d’une quarantaine d’articles parfois controversés, pour vices de procédure législative. Il a aussi censuré une disposition sur l’enseignement privé. La disposition concernant les violences corporelles des parents envers les enfants était jugée fondamentale contre la maltraitance par ses partisans, bien qu’elle soit symbolique et ne constituait pas une interdiction en tant que telle.

Cet article de la loi Egalité et citoyenneté, votée définitivement au Parlement le 22 décembre 2016, avait apporté des compléments à la définition de l’autorité parentale dans le Code civil, en excluant « tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles ». Cette règle civile dénuée de toute portée pénale avait vocation à être lue aux couples au moment du mariage. Les gifles, les fessées, le fait de tirer les oreilles ou les cheveux … Ces gestes souvent jugés anodins par les parents et tolérés par la société ont des conséquences sur « la santé physique et mentale » des enfants, selon les partisans d’une « éducation sans violence ».

« SAISINE DE LA DROITE LA PLUS RÉACTIONNAIRE »

Pour ces derniers (Observatoire de la violence éducative ordinaire, Fondation pour l’enfance …), l’objectif de la loi était « symbolique, pour favoriser une prise de conscience ». Dans leur saisine le 27 décembre, les sénateurs LR avaient pour leur part contesté « l’interdiction des fessées des parents données à leurs enfants ».

Le médecin Gilles Lazimi, coordinateur des campagnes contre ces « violences éducatives ordinaires », s’est déclaré « sidéré » et « révolté ». « J’en veux terriblement aux sénateurs qui ont déposé cette saisine. Ils sont menés par la droite la plus réactionnaire et conservatrice, qui n’en a cure des droits des enfants », a-t-il déclaré. En mars 2015, le cas de la France avait fait l’objet d’une mise en garde de la part du Conseil de l’Europe, qui reprochait à l’État de n’avoir pas interdit clairement toute forme de châtiment corporel envers les enfants, contrairement à une majorité de ses voisins.

En février 2016, le comité des enfants de l’ONU avait également demandé à la France « d’interdire expressément les châtiments corporels dans tous les milieux, y compris au sein de la famille ».

Je te remets le lien vers l’article d’Amélie:  Où sont les enfants sages et obéissants ?  

About Fabien Blot

Dès la naissance d'Arthur en octobre 2012, j'ai passé beaucoup de temps à lire et à m'informer sur tout ce qui se rapproche à la parentalité. Le fruit de tout ce travail m'a amené à choisir des valeurs de maternage maximal, d'écoute, d'empathie éducative et de négociation. Je pense que pour bien accompagner ses enfants, il faut connaître et respecter les étapes de son développement naturel. Je pense que l'éducation peut se faire sans récompense et sans punition.

Une participation

  1. Que de discussions j’ai pu avoir suite à ce retrait…
    Du coup, j’ai essayé de faire une synthèse claire de ce que je veux dire à ceux qui pensent encore que frapper son enfant n’est pas un problème :
    https://les6doigtsdelamain.com/6-bonnes-raisons-de-ne-pas-taper-son-enfant/

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