3 méthodes naturelles pour soulager les coliques de bébé

3 méthodes naturelles pour soulager les coliques de bébé

Chère lectrice, cher lecteur,
Si vous sentez que votre bébé souffre de maux de ventre, que c’est après une tétée ou un biberon que ces douleurs interviennent et qu’il est inconsolable, même dans vos bras ? Votre bébé souffre alors très probablement des fameuses coliques du nourrisson.

La cause des coliques est encore inconnue à ce jour, il est donc assez difficile d’agir dessus. Bien sûr, essayer d’avoir un mode de vie sain, vivre dans une ambiance calme et détendue et faire preuve de “zenitude” en toute circonstance peuvent aider à mieux les gérer, mais malheureusement pas à les éviter. Les coliques de bébé sont une affection bénigne mais qui semblent entraîner des douleurs violentes et soudaines.

Malgré tout, il existe des méthodes tout à fait naturelles pour soulager les coliques de bébé. Ces méthodes ont fonctionné avec Arthur et Gaspard nos deux garçons. Nous pouvons donc vous les conseiller en connaissance de cause et vous inviter à les tester au plus vite auprès de votre bébé.

Avant d’entrer dans le détail de ces 3 méthodes qui visent à soulager les coliques chez le nourrisson, sachez qu’il s’agit de méthodes visant à soulager votre enfant de manière naturelle. En aucun cas ces méthodes ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux. D’une manière générale, les coliques peuvent durer jusqu’aux 4 mois de l’enfant. N’hésitez pas à consulter un médecin, homéopathe ou naturopathe si vous vous sentez trop inquiet(e) par rapport à l’état de santé de votre bébé.

3 méthodes pour soulager les coliques du nourrisson

1. Maintenir bébé en position verticale

Lorsque votre bébé n’est pas dans vos bras, vous pouvez le coucher/poser sur un matelas légèrement incliné afin de détendre un peu son ventre. Cette position va lui permettre d’évacuer ses reflux plus facilement. C’est une position qui étire moins le ventre que la position classique qui consiste à coucher le bébé complètement à plat sur le dos.

2. Porter bébé en écharpe

C’est vraiment une solution miraculeuse chez nous ! Nous ne pouvons que vous conseiller de porter votre bébé au maximum. L’idéal est l’écharpe de portage physiologique. Il existe de nombreux modèles qui proposent des solutions de portages physiologiques adaptées à chacun.

Un bébé porté est rassuré par :

l’odeur de sa maman qu’il reconnaît entre toutes les autres (ou celle de son papa)
le rythme cardiaque qu’il a entendu pendant ses 9 mois de vie intra-utérine
la chaleur corporelle de celle ou celui qui le porte
la position verticale qui lui soulage le ventre
le fait d’être contenu qui lui rappelle également des sensations vécues à l’intérieur de l’utérus de sa maman.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le portage nous vous invitons à lire notre article sur le sujet : “Porter son bébé en écharpe de portage physiologique“.

3. Les massages

Les massages agissent pleinement sur l’état de bébé et permettent de soulager les coliques de manière très concrète. Ils vont aider à l’évacuation des gaz ou des selles coincés dans le côlon de bébé et à libérer la pression accumulée dans les intestins.

Voici les 3 massages que nous utilisons pour soulager les coliques de Gaspard.

Le massage “Roue à aubes”

Ce massage est tout à fait utile à l’évacuation des gaz et selles coincés dans le côlon.

Placez votre main droite perpendiculairement au corps de votre bébé sous son sein gauche puis abaissez votre main, tel une pagaie, vers le bas du ventre.
Changez ensuite de main et faites de même à partir de l’autre sein.

massage-bébé

Le massage “Fer à cheval”

Ce massage est parfaitement adapté pour accélérer le processus d’élimination de bébé.

Placez une main sur le côté gauche de l’abdomen de bébé puis allez du côté droit dans un mouvement circulaire.
Enchainez ce mouvement avec votre autre main et recommencez ainsi de suite.

massage-bébé

Le massage “I love you”

Ce massage va aider à libérer la pression accumulée dans les intestins.

Réalisez les 3 mouvements comme sur l’image.
Le “I” est réalisé de haut en bas.
Le “L” est réalisé à l’envers et de gauche à droite
Le “U” est également réalisé à l’envers et de gauche à droite

massage I love you

Vous pouvez réaliser ces mouvements plusieurs fois en prenant en compte les réactions de votre bébé. S’il aime vous pouvez continuer et à l’inverse s’il montre des signes de fatigue ou d’énervement, il est préférable d’arrêter et de recommencer à un autre moment.

Soyez bien vigilant à appuyer doucement sur le ventre de bébé, il faut exercer une légère pression à peine plus forte qu’une caresse.

Mise en garde : ces massages stimulent le ventre, il est donc judicieux de les réaliser à des moments éloignés des tétées ou biberons sinon bébé peut tout refluer :-)

Prenez soin de vous et de vos enfants ;-)

Amélie

Est-il bon d’emmailloter bébé ?

Est-il bon d’emmailloter bébé ?

Chère lectrice, cher lecteur,

Ces dernières années, de nombreux parents ont remis au goût du jour une pratique ancestrale (et encore pratiquée dans de nombreux pays du monde): l’emmaillotage. Les premières traces retrouvées sur le fait d’emmailloter bébé remontent à l’antiquité. Cette pratique est-elle cependant sans risque? Est-il justifié d’emmailloter bébé? C’est ce que nous allons éclaircir ci-dessous.

Nous n’avions pas emmailloté Arthur, mais pour Gaspard, nous nous sommes posés la question. Nous avons ainsi mené une recherche poussée afin d’en connaître les bienfaits mais aussi les risques (car oui il y en a). Nous partageons avec vous les résultats de notre travail et ainsi notre choix d’emmailloter Gaspard.

Emmailloter un bébé permet à l’enfant de s’endormir sereinement et de dormir dans un état de calme et d’apaisement. C’est une méthode à utiliser uniquement lorsque bébé dort. En dehors des temps de sommeil, il est important de laisser bébé libre de ces mouvements.

4 bonnes raisons d’emmailloter bébé

1. Emmailloter bébé pour diminuer les réveils liés au réflexe de Moro

Le réflexe de Moro est l’un des réflexes archaïques du nourrisson, il a donc toute son importance dans le développement du nourrisson. Ce réflexe se manifeste par un brusque mouvement des bras vers le haut de la tête et provoque un sursaut. Le problème c’est qu’il est bien souvent à l’origine des réveils en sursaut du bébé qui se sent alors tomber dans le vide.

Le fait d’emmailloter bébé va lui “bloquer” les bras le long du corps, il ne sera donc plus réveillé par ce brusque sursaut.

2. Emmailloter bébé pour le contenir

Emmailloter bébé lui permet de retrouver des sensations qu’il a connu dans l’utérus de sa maman :

– la chaleur
– l’enveloppement
– le fait d’être contenu

Ces sensations bien connues vont l’apaiser et le sécuriser, ce qui va lui permettre d’être beaucoup plus calme et serein.

3. Emmailloter bébé pour atténuer ses coliques

La légère pression qu’exerce le tissu sur le ventre de bébé et le fait d’être bien enveloppé vont permettre de diminuer les maux de ventres appelés “coliques”. Le bébé emmailloté a donc tendance à se tortiller beaucoup moins.

4. Revenir aux méthodes naturelles

Depuis la nuit des temps les peuples du monde entier ont cherché à emmailloter leur bébé pour les maintenir au chaud, les contenir, les apaiser, les endormir. Et cette méthode naturelle a fonctionné sur des centaines de générations pour la simple et bonne raison que bien contenu, bébé ne ressent plus la sensation troublante du “vide” autour de lui. Il retrouve ses repères rapidement et s’apaise.

emmaillotage

Les risques liés à l’emmaillotage

Nous vous proposons donc un petit tour de la question afin de lever le voile sur des croyances plus ou moins fondées et rappeler les règles fondamentales pour emmailloter son bébé en toute sécurité.

Nous tenons à préciser que nous n’avons pas trouvé d’études scientifique établissant réellement les risques invoqués ci-dessous.

1. La luxation de la hanche

Le fait de serrer une couverture autour du corps de l’enfant et de lui empêcher les jambes de bouger favoriserait les luxations des hanches, entraînant alors un risque de boitement lors de l’apprentissage de la marche.

Pour agir en toute sécurité il est conseillé de ne pas trop serrer les jambes de l’enfant, vous pouvez d’ailleurs, selon les modèles de couverture, opter pour laisser les jambes de bébé complètement libres (choix que nous avons fait). De plus, il est important d’emmailloter bébé uniquement pendant ces temps de sommeil, c’est à dire qu’il faut le laisser libre de tous ces mouvements lors de ces périodes d’éveil.

2. Une température corporelle trop élevée

Le fait d’emmailloter bébé lui donnerait chaud, et même trop chaud, ce qui serait alors dangereux.

Pour éviter le risque de chaleur trop importante, il est important de prendre en compte le fait que le bébé emmailloté est sous une couverture. Il est inutile de trop couvrir le bébé, il faut aussi prendre en compte la température de la pièce dans laquelle il se trouve.

Pour Gaspard qui est né début juillet par un temps très chaud, nous avons commencé à l’emmailloter avec un body uniquement.

3. La suffocation

Ce risque serait lié au fait que la couverture se desserre et viennent alors se poser sur le visage du bébé emmailloté et entraîne la suffocation.

Ce risque est extrêmement limité dans la mesure ou l’on utilise une couverture spéciale dédiée à l’emmaillotage du bébé.

Donc pour agir en toute sécurité, nous préconisons d’utiliser une couverture vendue exclusivement dans le but d’emmailloter bébé et d’y installer son enfant en suivant à la lettre les instructions fournies sur la notice d’utilisation de la couverture. Pour encore plus de sécurité, nous pouvons vous recommander une utilisation de ce type de couverture uniquement pour les siestes (choix que nous avons fait, car Gaspard dort avec nous la nuit).

De plus, dès que l’enfant peut se retourner tout seul, il faut arrêter d’utiliser la couverture d’emmaillotage (soit entre 4 et 6 mois selon les enfants).

emmaillotage

Gaspard emmailloté dans sa couverture

D’une manière générale, le but n’est pas de “saucissonner” son bébé dans sa couverture d’emmaillotage, mais plutôt de l’y installer afin qu’il s’y sente maintenu, contenu, enveloppé et bien au chaud.

5 conseils pour apprendre la politesse à son enfant

5 conseils pour apprendre la politesse à son enfant

Chère lectrice, cher lecteur,
Votre enfant commence à grandir et vous vous interrogez sur la façon dont vous allez vous y prendre pour lui apprendre la politesse ? Vous aimeriez qu’il saute systématiquement au cou de ses grands-parents pour leur dire bonjour ? Vous souhaiteriez qu’il soit irréprochable en toute circonstance : dans son bain, lorsqu’il mange, pendant qu’il joue, lorsque vous êtes avec des proches ? Vous voudriez qu’il se montre poli et respectueux envers vous et vos proches ?

Vous qui tenez tant à cette politesse, vous vous sentez démuni(e), désorienté(e) voire gêné(e) lorsque du jour au lendemain le comportement de votre enfant change et qu’il ne veut plus dire bonjour à sa mamie ou à son oncle, qu’il ne veut plus dire “s’il te plaît” ni “merci”, qu’il se montre agressif envers vous ou des proches… etc

Nous avons vécu de telles périodes avec Arthur, et nous en vivons encore par moment. A travers nos lectures, nous avons pu trouver les ressources et solutions nécessaires pour atténuer les comportements qui nous gênaient et à l’inverse, encourager les comportements positifs que nous souhaitions voir perdurer de façon stable et constante.

Dans cet article, je vais vous expliquer pourquoi les parents désirent tant apprendre la politesse à leur enfant dès le plus jeune âge, et ensuite je vous livrerai 5 conseils pour apprendre la politesse à son enfant de manière naturelle et positive.

dessin dire bonjour

Apprendre la politesse : pourquoi c’est si important pour les parents ?

Beaucoup de parents pensent qu’un enfant poli est l’un des gages de la réussite d’une bonne éducation. Aux yeux des autres ils se sentent valorisés par le comportement de leur enfant, et l’estime que l’on nous porte et que l’on se porte (l’estime de soi) est très importante pour avancer.

Les parents commencent souvent à attacher de l’importance à l’apprentissage de la politesse dès les deux ans de l’enfant, voire avant. Manque de chance, c’est aussi la période du terrible two :-)

Cette anxiogénéité face à l’apprentissage de la politesse résulte de plusieurs causes :
– L’image que l’on renvoie de notre capacité à être un parent capable de “gérer” son enfant
– L’image que notre enfant va donner de lui et qui va refléter sa position sociale
– La capacité de l’enfant à se faire accepter en société

L’éducation que nous révélons reflète nos structures sociales, elle est la charpente de toutes position dans la société. Elle montre notre respect des autres, elle est essentielle pour se faire accepter d’eux.(T. Berry Brazelton)

Car nous sommes tous plus ou moins conditionnés par des règles et des influences extérieures qui nous poussent à agir de telle ou telle manière ou bien à adopter certains comportements face à certaines situations.

Les règles, comme les manières, définissent le comportement que les autres attendent de nous.(T. Berry Brazelton)

Ces comportements d’adultes sont normaux, en agissant ainsi on prouve son adaptabilité et sa capacité à se socialiser, trait de caractère inhérent à tout être humain.

Et c’est donc tout naturellement que nous voulons que notre enfant reproduise la même chose afin d’être accepté de tous et donne une image positive de lui en toute circonstance.

Les bonnes manières reflètent les conventions qui sous-tendent notre comportement social; elles donnent un libre accès aux gens extérieurs à la famille. Un enfant sensible aux sentiments d’autrui, et qui a de “bonnes manières”, trouvera sur son chemin plus de sourires et de nouveaux amis, que de méfiance et de visages fermés lorsqu’il partira à la découverte du monde. (T. Berry Brazelton)

Le problème, c’est qu’un enfant, plus il est petit, ne peut pas agir avec la même rigueur et la même régularité qu’un adulte. Un enfant peut avoir une émotion qui le gêne et qui va venir bousculer son comportement et ses habitudes.

les bonnes manières

5 conseils pour apprendre la politesse de manière naturelle et positive

Donner l’exemple

Cela peut paraître simpliste, mais faire preuve d’exemplarité est la première chose à faire en toute circonstance. Les parents sont des exemples aux yeux des enfants. Il faut donc commencer par adopter précisément et avec constance tous les comportements que nous souhaitons de notre enfant pour lui apprendre la politesse.

Relâcher la pression

Il est important que l’enfant reproduise un comportement positif par envie et non par peur de la sentence ou de la menace. Il n’est pas d’une grande utilité de mettre la pression à son enfant pour lui apprendre la politesse car celle-ci risque d’être néfaste et pour le coup c’est le contraire qui risque d’être obtenu !

apprendre la politesse

Inciter les proches à adopter un comportement qui va aider l’enfant

Votre enfant ne veut pas dire bonjour à son oncle ou à sa mamie, ok ! Pas la peine d’insister puisque vous allez complètement le braquer et cela risque d’être encore plus compliqué la fois suivante. Au contraire, incitez le proche à faire le premier pas pour venir dire “bonjour” à votre enfant plutôt que l’inverse. Laissez le embrasser votre enfant, mais ne forcez pas votre enfant à dire “bonjour” en retour. Il peut y avoir quelque chose qui le gêne et il sera judicieux d’en parler tranquillement avec votre enfant ensuite afin de connaître les raisons de son comportement.

Tempérer vos réactions

Il ne sert à rien de “sur féliciter” un enfant qui a dit “bonjour”, “merci” ou qui a eu un comportement qui vous a beaucoup plus à un certain moment car votre enfant risque ensuite de se servir de cela lorsqu’il voudra vous montrer son désagrément ou sa contradiction. N’oublions pas que la politesse ne doit pas être attendu en retour de quelque chose, elle doit être réalisée de manière naturelle et avec envie.

Discuter avec l’enfant

Prendre le temps de discuter avec son enfant et lui expliquer comment se passe les choses lorsque l’on arrive chez quelqu’un ou que l’on sort quelque part permet à l’enfant de se projeter et de ne pas être pris au dépourvu. Cela lui laisse aussi le temps d’assimiler l’information. De même, si votre enfant a eu un comportement qui vous a déplu, parlez lui en calmement et essayez, avec la méthode de l’écoute active par exemple, de savoir pourquoi il a eu ce comportement. Essayez de vous mettre d’accord ensemble sur la meilleure solution à adopter pour la fois suivante.

la politesse

Malgré tous ces conseils, les enfants ne sont pas des robots. Un comportement que vous jugerez négatif est souvent provoqué par quelque chose qui gêne ou à gêné l’enfant. Chercher la cause du comportement est bien souvent la meilleure solution pour faire avancer les choses positivement et dans le respect de la personnalité de l’enfant.

Prenez soin de votre petite famille :-)

Amélie BLOT

Les 5 peurs les plus fréquentes chez les enfants

Les 5 peurs les plus fréquentes chez les enfants

La peur des enfants comme des adultes, que chacun l’estime rationnelle ou non, est bien réelle. Votre nourrisson pleure beaucoup ? Votre enfant parait angoissé devant certaines situations ? Il se referme dès que vous abordez un sujet en particulier ? Il s’agrippe à vous dès que vous rencontrez de nouvelles personnes ? Votre enfant pleure chaque matin pour aller à l’école ? Des cauchemars le réveillent souvent la nuit ?

D’où vient la peur des enfants ? Comment la gérer et l’apaiser ?

En tant que parents, nous devons nous même faire face aux peurs de notre fils, Arthur. C’est dans l’attention de l’accompagner au mieux dans la gestion de ses peurs, de ses émotions et de sa personne que nous nous sommes intéressés aux causes et aux solutions pour accompagner au mieux la gestion de la peur des enfants. Le livre de T. Berry Brazelton Points forts : Les moments essentiels du développement de votre enfant a été d’une précieuse ressource dans notre chemin de parents.

Les adultes qui respectent le besoin qu’ont les enfants […] d’avoir peur devant les nouvelles expériences marquantes, les aident en même temps à surmonter ces craintes, et à apprendre à affronter celles qui viendront par la suite. (T. Berry Brazelton)

Le rôle de la peur des enfants dans leur développement

La plupart des enfants connaissent des périodes de peur et d’angoisse lorsqu’ils développent de nouvelles compétences. L’indépendance, l’autonomie et les progrès qu’ils acquièrent perturbent, d’une certaine manière, l’équilibre qu’ils s’étaient crées et auquel ils s’étaient habitués.

Cependant, la peur va jouer comme un moteur fournissant à l’enfant l’énergie et le courage nécessaire à la nouvelle adaptation auquel il doit faire face. En affrontant sa peur, l’enfant apprend à connaître, maîtriser et gérer ses émotions. Le rôle du parent est d’être là pour l’enfant, de l’accompagner de manière bienveillante afin que l’enfant ressente cette confiance qui va lui donner également l’énergie nécessaire pour aller au delà de sa peur.

La peur est universelle et sera présente tout au long de la vie d’une personne. C’est pourquoi il est important de bien la prendre en compte, de l’accueillir et de la respecter comme il se doit. Être présent auprès de l’enfant et soutenir ses efforts dans le dépassement de ses peurs c’est lui offrir le meilleur des accompagnements.

La peur n’est pas négative, elle assure le contrôle et la gestion du corps et de l’esprit face à des situations ou des personnes. Accueillir la peur de l’enfant avec empathie va l’aider dans sa démarche de dépassement de soi et dans la faculté qu’il va avoir à maîtriser cette peur pour mieux la dépasser ensuite.

Les 5 peurs les plus fréquentes chez les enfants

1. La peur de tomber ou du vide

La peur de tomber est présente chez presque tous les nouveaux-nés, on la reconnaît par la manifestation d’un sursaut appelé le “réflexe de Moro”.

Cette peur peut être atténuée par le fait de bien maintenir le corps du petit bébé lorsqu’il est porté, et notamment la tête qui doit toujours être soutenue lorsque le bébé est pris ou déposé.

Pour dormir, il est également possible d’enrouler son bébé dans une couverture afin de l’emmailloter. Dans cette couverture, l’enfant est complètement enveloppé et contenu, ce qui va lui rappeler la proximité et l’étroitesse de l’utérus de sa maman.

2. La peur des inconnus

La peur des inconnus est observable chez tous les enfants. Elle se manifeste même déjà chez les nourrissons. Car dès 1 mois, l’enfant “reconnaît” ses parents, il reconnaît leur visage, leur voix et leurs attitudes.

Plus tard, l’enfant peut se sentir angoissé à l’idée de rencontrer des gens pour la première fois, ou même de voir des personnes qu’il voit par moment mais pas de façon régulière.

Cette peur peut être atténuée de différente manière :

– Éviter de faire passer un nourrisson dans les bras de plusieurs “inconnus” le même jour
– Porter l’enfant en position ventre contre ventre dans un lieu qui lui est encore peu familier, voire inconnu
– Présenter à l’enfant les personnes qu’il va rencontrer
– Expliquer le déroulement d’une situation
– Ne jamais le forcer à aller vers la personne inconnue pour lui dire bonjour, laisser plutôt cet inconnu venir embrasser l’enfant
– Laisser à l’enfant une période d’adaptation afin qu’il s’approprie les lieux et les personnes
– Se tenir toujours près de l’enfant, à sa hauteur et en le touchant lorsque l’enfant montre une certaine angoisse ou une certaine appréhension.

3. La peur des animaux

Il s’agit souvent des animaux domestiques comme les chiens, les chats, les lapins…

N’est-ce pas effrayant un chien qui arrive en courant et en aboyant ? Imaginez cette expérience vécue du haut de la taille d’un enfant !

Si l’enfant en ressent le besoin, il ne faut pas hésiter à le porter lorsque des animaux dont il semble avoir peur sont en sa présence. Il est judicieux de laisser l’enfant observer l’animal en question : son aspect, sa démarche, ses attitudes, le bruit qu’il fait.

4. La peur du noir et les cauchemars

C’est une peur que l’on peut commencer à observer chez les enfants à partir de 12 mois, avec un pic entre 2 et 3 ans. Bien évidemment, cette peur survient souvent la nuit. L’enfant, alors projeté dans l’obscurité, perd tous ses repères et peut même sembler complètement perdu. Cette peur est souvent le résultat d’une progression rapide dans sa quête d’indépendance et d’autonomie.

Lors de ces moments là, il est nécessaire de bien écouter son enfant et de prendre en compte sa peur dès l’instant où il l’exprime. Pour l’aider à exprimer cette peur, il est possible d’utiliser l’écoute active.

peur du noir

La peur du noir

5. La peur de l’école

Il faut bien garder à l’esprit que le petit d’homme est prêt à la sociabilisation vers 6 ans. En dessous de cet âge là, il est donc tout à fait normal de voir un enfant ressentir de l’appréhension à se rendre à l’école, qui plus est, représente une “séparation” avec ses parents. Bien sur, l’école est une étape à laquelle tous les parents travaillant à l’extérieur de leur domicile sont contraints.

Cependant, avec beaucoup d’écoute et un accompagnement bienveillant, il est possible de rendre cette étape plus agréable à l’enfant. Il ne s’agit pas de lui vanter les points positifs que peut lui apporter l’école, mais plutôt d’écouter ce qu’il n’aime pas afin de voir avec lui ce qu’il est possible de trouver comme solution. L’enfant devient alors acteur de son émotion en cherchant à régler son propre problème.

Je vais être honnête avec vous mais l’école traditionnelle n’est pas la panacée pour de jeunes enfants. A un âge où ils ont énormément besoin d’écoute, d’empathie, où ils ont besoin que l’on s’adapte en permanence à eux face à leurs découvertes de la vie, l’école traditionnelle leur demande exactement l’inverse. C’est à l’enfant de s’adapter à l’école et de faire preuve d’écoute. De nombreux parents ne sont plus en phase avec ces traditions archaïques et ont décidé de créer des nouvelles écoles alternatives.
Si vous souhaitez aller plus loin sur le sujet, je vous invite à lire notre article sur l’école Montessori et le témoignage de Eve Herrmann (auteur “Montessori”)  sur l’instruction en famille.

Prenez soin de vous et de votre famille.

Amélie BLOT

Comment préparer un retour anticipé à la maison avec bébé ?

Comment préparer un retour anticipé à la maison avec bébé ?

Votre terme approche et vous avez hâte de faire votre première rencontre avec l’enfant que vous portez et que vous chérissez déjà tant ? Vous avez envie de vivre ces moments merveilleux en toute quiétude et en toute intimité, mais la maternité ne vous semble pas forcément être un endroit approprié pour cela, bien qu’aujourd’hui, les maternités fassent de nombreux efforts pour respecter au maximum l’intimité des familles. Vous appréhendez alors la durée de votre séjour à la maternité ? Vous aimeriez pouvoir anticiper le retour à la maison avec bébé ?

Pour notre premier enfant, Arthur, nous n’étions pas préparé à un retour anticipé à la maison avec lui. Du coup j’ai passé 4 nuits et 5 jours à la maternité, dont ma première nuit avec mon bébé dans une chambre double avec l’enfant de ma voisine de lit qui n’a pas arrêté de pleurer. Je sais que je ne  suis pas la plus à plaindre car beaucoup de femmes passent leur séjour entier en compagnie d’une voisine de chambre, mais cette expérience m’a fait réaliser à quel point se retrouver dans le cocon de sa maison était important.

Dans quels cas le retour à la maison avec bébé peut être anticipé ?

La maternité sera plus encline à vous laisser sortir dans les cas suivants :

– Vous et votre bébé êtes en bonne santé
– Votre accouchement c’est bien passé, c’est à dire par voie basse et sans complications particulières
– La mise en place de l’allaitement semble très bien se passer
– Vous êtes à l’aise avec votre bébé
– Vous avez le moral et êtes en forme (comme on peut l’être après un accouchement !)
– Votre bébé ne présente aucun risque particulier (comme la jaunisse ou autre infection)
– Vous avez déjà anticipé et surtout préparé votre retour à la maison et en avez fait part au personnel médical de la maternité
– Vous avez préparé un “projet de naissance”

Dans certains cas, cela peut être plus compliqué d’anticiper le retour à la maison avec bébé :

– Césarienne
– Pathologie du nourrisson
– Fatigue extrême de la maman
– Courbe de poids de bébé qui chute dangereusement

Le personnel soignant, ne voulant prendre aucun risque, peut trouver toutes sortes d’arguments pour vous garder sous surveillance.

C’est alors qu’une une discussion constructive entre la maman, le papa et le personnel soignant s’impose afin que chacun exprime ses motivations, ses besoins et ses attentes. Après avoir réfléchi aux différentes solutions, une décision peut alors être prise.

Peut importe votre décision, ne prenez pas de décision à la hâte et pensez à votre santé et à celle de votre bébé. Pour bien vous occuper de votre bébé, vous avez besoin d’être en forme. En aucun cas vous ne devez subir de pressions concernant votre choix.

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Bien choisir sa sage-femme à domicile

Anticiper le retour à la maison avec bébé

Vous voulez vraiment raccourcir au maximum votre séjour à la maternité ? Sachez que cela est possible, toutefois il y a de grandes chances pour que vous passiez tout de même un petit séjour à la maternité :

2 à 3 jours si vous et votre bébé êtes en bonne santé après un accouchement par voie basse
3 à 4 jours si vous et votre bébé êtes en bonne santé après un accouchement par césarienne

Bien anticiper son retour à la maison avec bébé c’est prévoir les points suivants :

Assurer le suivi du bébé

Votre bébé doit être observé, médicalement parlant, lors de ces premiers jours. Ce suivi est principalement porté sur son poids, sa bonne hydratation, sa température et son comportement général.

Pour cela, une sage-femme doit venir à votre domicile pour examiner votre bébé. Vous devez absolument prévoir les 3 visites suivantes et en faire part au personnel soignant dès votre arrivée à la maternité :

– La première doit avoir lieu dans les 24h qui suivent votre sortie de la maternité
– La deuxième doit avoir lieu dans les 6 jours qui suivent votre sortie de la maternité
– La troisième doit avoir lieu dans les 15 jours qui suivent votre sortie de la maternité

Vous devez également prévoir la réalisation du test de Guthrie :

Au quatrième jour de votre bébé, vous devrez prévoir que la sage-femme venant à votre domicile pourra effectuer le test de Guthrie. Ce test est un prélèvement sanguin effectué au niveau du talon de bébé lors de son 4ème jours de vie. Il permet de dépister certaines maladies rares comme la mucoviscidose. Assurer vous que votre sage-femme soit apte à réaliser ce test.

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Test de Guthrie

Assurer le suivi de la maman

En tant que maman, vous aurez aussi besoin d’un suivi, notamment si vous avez eu une épisiotomie, une césarienne ou si des douleurs sont ressenties suite à l’accouchement. L’idéal étant que la sage-femme venant pour votre bébé puisse vous examiner par la même occasion.

Le suivi avec la sage-femme permet également de faire le point sur la mise en place de l’allaitement.

Votre sage-femme peut aussi être une personne de confiance à qui vous pourrez parler de votre ressentie de nouvelle maman sans tabous et sans retenues.

Le retour à la maison avec bébé est souvent un très beau moment fortement désiré par tous les jeunes parents. Cependant, n’hésitez pas à vous faire aider si vous en ressentez le besoin, n’hésitez pas à vous confier à votre sage-femme ou à un proche si vous en ressentez le besoin également. Même si tout ne vous semble pas parfait comme vous l’aviez imaginé, prenez un maximum de recul et profitez à 100% des premiers jours avec votre bébé.

Je vous invité à aller plus loin en découvrant notre article sur la bonne mise en place de l’allaitement maternel.

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