5 Idées pour un Goûter Équilibré

5 Idées pour un Goûter Équilibré

Tu t’intéresses à l’alimentation saine et tu cherches à présenter des menus et goûters équilibrés à ton enfant ? La chasse aux sucres et aux faux aliments est lancée ! Le truc c’est que les mauvaises habitudes sont difficiles à éliminer surtout quand on parle du goûter. Les collations trop sucrées sont difficiles à remplacer. Que faut-il retirer ou privilégier ? Comment présenter un encas sain mais appétissant ? Je te propose, dans la suite de cet article, 5 alternatives équilibrées pour manger sain au goûter équilibré.

Le goûter équilibré aux fruits frais et entiers

L’aliment santé du goûter sain de vos enfants est sans conteste le fruit frais entier, bio et de saison. Pourquoi ? Parce qu’il est évidemment plein de vitamines, minéraux et oligo-éléments mais aussi de fibres ! Les fibres vont permettre de tempérer la montée de la glycémie dans le sang.

C’est pourquoi il est préférable de manger des fruits entiers ou morceaux de fruits plutôt que des jus, même s’ils sont pressés. En effet, les jus de fruits (même sans sucre ajouté) vont provoquer un pic de glycémie en raison de l’absorption rapide du fructose (sucre des fruits mais sucre quand même) dans le sang. C’est donc l’incontournable du goûter équilibré de ton enfant.

Le goûter sain aux fruits secs ou fruits séchés

Goûter sain aux fruits oléagineux

Si ton enfant a l’habitude de manger un produit laitier au goûter, tu peux par exemple le remplacer par un yaourt au soja ou au lait de coco ou encore une compote sans sucre ajouté (purée de pomme). Tu peux l’agrémenter de fruits secs oléagineux comme les amandes, noisettes, noix de pécan, noix du brésil, noix de macadamia…

Pour retrouver la touche sucrée sans ajouter de sucre raffiné, tu peux y ajouter un fruit séché comme des raisins secs, des abricots secs, des figues ou des bananes séchées sans sucre ajouté. Et si vraiment ton enfant a besoin d’un sucre, privilégie un sucre naturel comme le miel, le sirop d’érable ou encore ou le sucre de coco (indice glycémique de 35). Pour référence l’indice glycémique du sucre blanc est d’environ 70.

Le goûter healthy salé

Si ton enfant est amateur de salé, rien n’interdit de préparer un goûter salé healthy. Tu peux lui proposer une tartine de pain pauvre en gluten (pour une meilleure digestibilité) comme le pain d’Épeautre ou Petit Épeautre ou le pain au levain. De préférence semi-complet pour l’apport de minéraux sans avoir l’effet hyperglycémiant du pain blanc.

Sur cette tartine, tu peux lui proposer un oeuf au plat ou brouillé (cet aliment précieux contient tous les acides aminés essentiels non synthétisés par l’organisme), un “smashed avocado” soit un avocat écrasé ou encore un morceau de fromage au lait cru, un fromage au lait de chèvre ou de brebis.

On évitera globalement les produits laitiers pour différentes raisons que j’évoque dans cette vidéo. Notamment la biodisponibilité du calcium inférieur au calcium que l’on peut trouver dans les végétaux, notre difficulté à digérer le lactose (ne métabolisant plus l’enzyme Lactase) et les conséquences des hormones de croissance ingérées sur le long terme…

Le goûter gourmand

Mais est-ce qu’on peut garder un goûter plaisir ? Voici une idée de goûter équilibré sain mais gourmand : un bon gâteau fait-maison ! Les pâtisseries faites maison ont l’avantage de pouvoir contrôler l’apport de sucre et de produits laitiers. En effet, de nombreuses recettes saines existent pour préparer des mets sucrés, gourmand et plutôt sain. Le tout est d’en profiter de façon occasionnelle.

Tu peux donc remplacer le lait de vache par un lait végétal d’amandes (riche en bonnes graisses mais plus cher que les autres), un lait de riz ou de coco. En ce qui concerne le sucre, il est tout à fait possible de réaliser une gourmandise sans sucre raffiné en incorporant des fruits mixés comme la banane ou la compote de pommes. Si ta recette nécessite un apport de sucre, privilégie alors un sucre naturel à IG modéré ou bas comme le sucre de coco ou le sirop d’agave.

Enfin, il est préférable comme précisé plus haut, de choisir une farine pauvre en gluten (épeautre ou petit épeautre complet ou semi-complet) ou un mélange de farines végétales (farine de chataigne, riz, coco…).

Le goûter équilibré idéal

Goûter équilibré aux fruits

Bon, alors le goûter sain parfait, il ressemble à quoi ? Tu l’auras compris, un des critères importants pour manger sain au moment de la collation, c’est de préférer les fruits frais entiers, bio et de saison autant que possible.

On essaiera d’éviter les aliments transformés, les biscuits et gâteaux industriels ainsi que tout aliment riches en sucres source d’hypoglycémie réactionnelle (pic de sucre dans le sang engendrant une hypoglycémie, donc un besoin de remanger du sucre avant le retour à la normale) engendrant fatigue et envie de sucre.

On peut ajouter une source de bonnes graisses comme l’avocat, les fruits oléagineux commes les amandes ou les noix. Les graines de Chia sont faciles à incorporer sur une tartine, une compote ou un yaourt végétal pour apporter une source d’omégas 3.

Et enfin, si on aime les encas salés équilibrés, on peut apporter une source de bonnes protéines comme l’oeuf ou la sardine de temps en temps. C’est excellent pour combler nos besoins en acides aminés essentiels ou en bonnes graisses.

 

En bref :

  • Un goûter sain comprendra idéalement et le plus souvent un fruit frais entier, biologique et de saison plutôt que les jus de fruits.
  • Les fruits oléagineux comme les amandes, noix et noisettes ou encore l’avocat peuvent être une source de bonnes graisses.
  • Les fruits séchés comme les raisins secs, abricots secs ou figues séchées peuvent être sources de fibres, vitamines, minéraux et acides gras essentiels. Ils sont intéressants par leur pouvoir sucrant pour les enfants habitués au goût sucré mais attention à l’index glycémique élevé de certains fruits séchés comme la datte.
  • Un apport de bonnes protéines comme l’oeuf (riches acides aminés essentiels) ou la sardine (intéressante pour son apport en omégas-3) est bienvenu pour les amateurs de goûters équilibrés salés.
  • On évitera les aliments transformés, sucrés comme les biscuits et gâteaux industriels et les jus, boissons sucrés ou sodas ainsi que les produits laitiers.

 

J’espère que cet article t’aura aidé à constituer des encas sains pour tes enfants. N’hésite pas à me dire en commentaire si tu as besoin de plus d’idées de recettes saines afin de préparer des goûters équilibrés pour l’école, pour la famille ou encore pour avoir une bonne alimentation lors de la grossesse.

Je termine par une excellente nouvelle : j’ai rouvert les inscriptions au Programme Alimentation Saine de l’Enfant et de la Famille cette semaine, est-ce que cela t’intéresse ?

Dans ce programme, je t’accompagne pour comprendre ce qu’est réellement une alimentation saine, comment l’intégrer à ton quotidien et comment éviter les conflits à table pour manger sain.

Prends soin de toi et de tes enfants.

Fabien

Comment Être une Bonne Maman ?

Comment Être une Bonne Maman ?

C’est quoi être une bonne maman ? Et selon qui, quelles normes ou quelles valeurs ? Est-ce que l’éducation que l’on choisit de donner à notre enfant est la bonne ? Est-ce qu’il existe une bonne et une mauvaise façon d’être parent ? Peut-on être une mauvaise mère ?

À la naissance d’Arthur, Fabien et moi avons d’abord déterminé les valeurs importantes pour nous. Puis nous avons travaillé jour après jour à établir et maintenir notre épanouissement familial grâce à la magie de la parentalité positive. Je partage ici le fruit de mes réflexions, de mon expérience et de ce que mes enfants eux-mêmes, Arthur, Gaspard et Constance, m’ont appris en matière d’éducation positive.

Une bonne maman est une accompagnante

S’il n’y avait qu’une seule chose à retenir en la matière, c’est que ton enfant a besoin d’être encouragé et accompagné. Pour apprendre à faire seul, il a besoin de voir l’action réalisée afin de la reproduire et que l’on fasse avec lui autant de fois que nécessaire. L’idée étant de toujours prendre le temps de le laisser faire seul et de n’intervenir que s’il en émet le besoin ou l’envie, après lui avoir montré comment faire.

N’hésite pas à l’intégrer et l’impliquer dans toutes les tâches et actions du quotidien. La vie pratique est un grand volet de la pédagogie Montessori dans lequel l’enfant prend énormément de plaisir à évoluer avec nous.

Si l’éducation bienveillante fait partie de tes valeurs, il est important de comprendre qu’investir beaucoup de temps avec ton enfant est essentiel pour l’élever dans la coopération volontaire et te permet d’éviter facilement un rapport de force et d’autorité.

Montrer l’exemple d’une SuperMaman (imparfaite) à son enfant

Donner l’exemple. Entre 0 et 6 ans, l’enfant est doté d’un esprit absorbant. Il observe et imprime tout d’une façon surprenante. Plus nous incarnons ce que nous demandons à notre enfant, plus nous installons notre légitimité et plus nous économisons notre énergie sur le long terme.

En faisant l’effort d’être l’exemple que nous voulons donner, nous permettons à notre enfant d’avoir confiance en notre discours et notre comportement car il seront cohérents.

Cependant, SuperMaman ne veut pas dire maman parfaite ! Apprendre à s’excuser lorsque l’on fait un faux pas, lorsque l’on n’a pas eu la bonne réaction, c’est aussi cela, montrer un bel exemple de maman humaine.

Avoir une organisation de SuperWoman

Dégager du temps pour les priorités et lâcher prise pour le reste, tout en ayant une organisation prédéfinie. En tant que maman, tout est une priorité et tout doit être fait, en temps et en heure n’est-ce pas ? Stop ! Pourquoi tant de pression ?! On se “pause” 30 secondes. On se demande, réellement, ce qui est le plus important tout de suite et pourquoi. Ensuite, on lâche prise sur le reste, sans compromis. Est-ce si grave si le sol est recouvert de semoule ? Elles aura séché demain et ce sera beaucoup plus simple de l’aspirer (technique d’une maman sereine :p). Est-ce si grave si notre enfant vide le placard à ustensiles de cuisine (dont nous avons préalablement retiré les éléments dangereux dans le but de sécuriser l’environnement) parce qu’il est ravi de les manipuler ?

Pratiquer l’écoute active

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Être à l’écoute de ton enfant ne passe pas seulement par le fait de lui répondre “Oui mon coeur ?”, “Wouah !” ou “Aaah ! Ok chéri.”. Écouter activement ton enfant va passer par le fait de te mettre à son niveau, de le regarder dans les yeux (plutôt que de ne pas tourner la tête car tu as le nez dans la vaisselle ou la panière à linge lol).

Il s’agit de lui accorder une réelle et entière attention, en reformulant ses propos pour lui montrer que tu écoutes et comprends son message, en le questionnant pour lui montrer que tu t’intéresses véritablement à ce qu’il te partage.

Bien s’entourer, former une équipe

Qu’il s’agisse de ton ou ta conjoint-e, de ta famille, de ta belle-famille ou encore des ainés, une bonne maman doit s’entourer. Passer le relais dès que nécessaire et idéalement avant que le besoin ne s’en ressente. Remplir ton réservoir affectif en visitant tes propres parents. Accepter l’aide de la Tatie des enfants ou de la maman du meilleur copain de ton enfant qui te propose de récupérer les enfants ce soir parce qu’elle vit juste à côté de chez toi. Partager tes soucis avec la communauté de Mamans Epanouies. Bref, tu n’es jamais seule !

Prendre soin de soi pour être une bonne maman

Comme je le dis souvent, tu ne peux donner que ce que tu reçois. Il est primordial de faire de ton bien-être physique et mental une priorité afin d’être capable de donner le meilleur de toi-même à tes enfants.

Être une bonne maman, c’est être ta propre meilleure amie. C’est être bienveillante avec toi-même. Te demander de quoi tu as besoin pour te sentir mieux chaque jour. C’est faire de ton épanouissement personnel une mission à part entière.

Être une bonne mère pour qui

Enfin, il est important de te demander pour qui tu veux “être une bonne maman”. J’entends par là le fait de savoir si tu veux ressembler à la “bonne maman parfaite”, qui sait se faire obéir et garde le contrôle sur la situation, ce modèle que te crie le regard des autres, braqué sur toi dans ce supermarché quand ton enfant fait sa “crise de colère“. Ou bien si, pour toi, “être une bonne mère” représente le cheminement vers les valeurs qui te sont les plus chères.

Prendre le temps de te demander quel parent tu veux être, selon quelles valeurs, et oser passer à l’action pour faire triompher tes véritables valeurs au sein de ta famille, c’est ça, pour moi, devenir une bonne maman.

 

En bref

  • Être une bonne maman, c’est accompagner son enfant au quotidien. Faire avec lui.
  • C’est montrer l’exemple. C’est aussi reconnaître son caractère humain et imparfait. Apprendre à s‘excuser lorsque l’on a mal réagi.
  • C’est s’organiser en déterminant avec objectivité nos priorités et en lâchant prise sur le reste.
  • C’est pratiquer l’écoute active en accordant une véritable attention à son enfant. Reformuler, questionner, permet de lui montrer que l’on a entendu et compris son message.
  • Être un bon parent, c’est aussi savoir s’entourer, savoir passer le relais.
  • C’est prendre soin de soi pour pouvoir donner le meilleur de soi-même.
  • Être la maman dont on rêve, c’est aussi se détacher du regard et du jugement des autres.

J’espère que cet article t’aura aidée à te rapprocher de la maman que tu souhaites être pour tes enfants. D’ailleurs, ça m’intéresse de savoir comment tu vois les choses : pour toi, c’est quoi être une bonne maman ?

Prends soin de toi et de tes enfants,

Amélie

5 Actions pour Initier les Enfants au Zéro Déchet

5 Actions pour Initier les Enfants au Zéro Déchet

Tu adoptes une démarche éco-responsable en intégrant des gestes écolos dans ton quotidien mais tu ne sais pas comment impliquer tes enfants dans cette démarche ? Sensibiliser les enfants au zéro déchet dès le plus jeune âge est possible et accessible. Tout comme tu peux les faire participer aux activités de vie pratique, il est facile de les intégrer à certaines routines écologiques. Je te propose, dans cet article, 5 actions simples pour initier tes enfants au zéro déchet et les responsabiliser en matière de respect de l’environnement.

Sensibiliser au zéro déchet en passant par le respect de la nature et de la biodiversité

Voyager aux Philippines en famille

Si tu nous suis en vidéo sur YouTube ou sur Instagram, tu dois savoir que nous sortons en nature quotidiennement avec les enfants, dans la mesure du possible. Lors de ces balades en forêt, à la mer ou autre, nous nous arrêtons sur chaque nouvelle découverte. Qu’il s’agisse d’un animal ou d’un insecte inconnu, une plante, une feuille, une fleur ou un arbre qui attire notre attention. Nous cherchons à en savoir plus et à comprendre le rôle de chacun dans le cycle de la vie et de la nature.

Par exemple, nous avons utilisé un livre sur les oiseaux avec Arthur. Un livre qu’il a très souvent utilisé pour découvrir de nouvelles espèces de volatiles. Il s’est également beaucoup amusé à construire son hôtel à insectes tout en étudiant le rôle de chaque insecte et leur éco-système. Selon l’âge des enfants, tu peux aussi leur faire faire un herbier ou encore une mangeoire à oiseaux.

Jouer aux petits explorateurs les ravit sans nul doute et leur permet de donner une place importante au respect et à l’amour de la nature. Profitez-en pour proposer des activités autour de l’eau, ils seront ravis ! C’est d’abord ça, à mon sens, une démarche responsable vis à vis de l’environnement : découvrir et apprendre à s’émerveiller des trésors naturels que porte notre planète Terre !

 

Faire ses courses zéro déchet dans les commerces de proximité

Choisir son pain de savon zéro déchet sans emballage sur un marché local

Si tu opères une transition écologique dans ta salle de bain, tu utilises peut-être des pains de savon bio et sans emballage ? Si c’est le cas, vous pouvez aller choisir vos savons ensemble. Sentir le parfum de chaque savon, deviner les senteurs. Les enfants peuvent découvrir comment l’artisan fabrique ses savons. Ce sont autant d’activités qui valorisent l’économie locale et les commerces de proximité, réduisant notre empreinte carbone.

Faire les courses ensemble avec des sacs en tissu

Certaines courses ne sont pas intéressantes à effectuer en compagnie des enfants. Cependant, aller choisir des fruits et légumes frais est agréable et source d’apprentissage. En privilégiant le vrac (si l’épicerie fraîche, le marché ou magasin bio local le propose) et les sacs en tissu pour emporter les fruits et légumes ou les céréales, c’est l’occasion de leur enseigner l’importance d’éliminer le plastique de notre consommation autant que possible. En les missionnant pour choisir les fruits qu’ils vont ensuite manger, ils participent à la vie pratique. Ils découvrent de nouveaux légumes à chaque nouvelle saison.

 

Cuisiner et jardiner zéro déchet

œufs-de-paques

Cuisiner des goûters maison sans emballage

Après avoir fait vos courses responsables, c’est l’occasion de poursuivre en préparant de délicieux goûters zéro déchet. Trouver et préparer ensemble des biscuits ou gâteaux sains. Découper les fruits de saison pour en faire une salade de fruits pour un goûter sain. Ramasser les fruits et légumes du jardin si vous avez la chance d’avoir un potager dans le jardin. Bref, tu l’auras compris, privilégier une alimentation saine en éliminant notamment les aliments transformés ou trop sucrés permet d’éviter d’acheter des produits sur-emballés.

Trier ses déchets et alimenter un compost dans le jardin

Néanmoins, même si tu tends vers le sans emballage, il faut bien traiter les déchets restants. Si tu fais attention de trier tes déchets et si tu alimentes un compost, il est utile de pouvoir expliquer à tes enfants comment le faire et pourquoi. Il peuvent ensuite arroser la pelouse, planter des fleurs ou des herbes aromatiques, retirer les mauvaises herbes avec toi, etc. C’est un excellent moyen d’étudier la botanique de manière ludique dans le même temps et de découvrir la permaculture.

 

Emprunter des livres ou des jouets

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Se rendre à la bibliothèque

Si tu nous suis les réseaux sociaux, tu dois savoir que nous adorons les livres, les enfants et moi. Ils représentent des supports incontournables de notre instruction en famille. Et si nous achetions tous les livres que nous lisons, nous pourrions ouvrir une bibliothèque ! Alors pour une partie des ouvrages dont nous nous servons, nous les choisissons et les empruntons à la bibliothèque municipale.

En termes d’ouvrages sur le zéro déchet, j’ai découvert l’existence du livre de Jérémie Pichon et Bénédicte Moret  « Les Zenfants Zéro Déchet Ze Mission » qui s’adresse aux enfants à partir de 8 ans. Je ne l’ai donc pas encore parcouru avec Arthur mais je me le garde en note pour plus tard. Si tu as lu ce livre, n’hésite pas à nous en faire un retour en commentaire pour nous dire si tes enfants l’ont apprécié !

Faire une sortie ludothèque

De la même manière, si tu as une ludothèque à disposition dans ta commune, c’est aussi un excellent moyen de découvrir et d’utiliser des jouets ou jeux que tu n’achèterais pas. Cela leur permet de jouer avec du nouveau matériel, de susciter leur curiosité, tout en évitant de consommer ou surconsommer des produits neufs. 

J’ai aussi découvert la marque de jeux de société responsables et éthiques Bioviva. Ces jeux semblent captivants et très ludiques pour sensibiliser à l’écologie. Beaucoup de thèmes sont traités comme la découverte de la nature, l’environnement, la planète, le zéro déchet, la biodiversité. J’ai hâte de proposer l’un d’entre eux à Arthur et Gaspard. D’autant plus qu’il y en a pour tous les âges.

 

Développer le marché de l’occasion, le troc, le don ou le fait maison

jouets seconde main

Réutiliser, donner, échanger, acheter seconde main

Évidemment, Gaspard et Constance profitent du matériel et de la garde robe qui ont servi à Arthur s’ils ne sont pas trop abîmés. Mais quand on n’utilise plus ce matériel ou certains jouets ou vêtements parce qu’ils ne sont pas ou plus adaptés, nous décidons de faire le tri ensemble. Une fois le tri effectué, nous allons ensemble apporter ces jouets auprès d’associations caritatives locales récupérant les objets d’occasion pour que d’autres personnes en profitent.

Nous pouvons, par la même occasion, trouver de nouveaux jouets seconde main, de nouveaux habits si besoin. Nous saisissons l’opportunité de participer éventuellement à quelques vide-greniers pour faire de belles trouvailles.

Il existe dans certaines villes des boutiques ou des plateformes en ligne de troc ou l’on peut s’échanger du matériel, des vêtements ou tout autre objet déjà utilisé.

Fabriquer son propre matériel

Si tu es manuelle et créative, tes enfants adoreront également se voir proposer des activités DIY (Do It Yourself) pour fabriquer votre propre matériel. Vous pouvez créer des cartes de nomenclatures pour proposer comme ici une activité autour des animaux. À l’occasion d’un anniversaire, vous pouvez fabriquer vos propres cadeaux. Je te donne dans cet article quelques idées de cadeaux minimalistes pour un enfant de 0 à 1 an par exemple. Vous pouvez aussi customiser des vêtements ensemble pour en faire des déguisements. Bref, les idées sont multiples pour exploiter et réutiliser les objets d’occasion. Fabriquer et recycler permet de réduire notre consommation pour poursuivre une démarche zéro déchet.

 

En bref :

  • Sensibiliser au respect de l’environnement et de la biodiversité en jouant aux petits explorateurs lors de ballades en nature. Proposer des activités manuelles comme la construction d’un herbier ou d’un hôtel à insectes.
  • Faire participer les enfants au choix des fruits et légumes en utilisant des sacs à vrac en tissu. Reconnaître et choisir les senteurs des pains de savon sans emballage. Prendre l’habitude ensemble d’éliminer naturellement le plastique et le sur-emballage.
  • Cuisiner et consommer des goûters sains et fait-maison ou des fruits frais entiers naturellement zéro déchet.
  • Trier ses déchets ensemble, alimenter un compost et jardiner pour étudier la botanique de façon ludique.
  • Emprunter des livres à la bibliothèque ou utiliser les jouets de la ludothèque.
  • Sensibiliser par la lecture ou les jeux éducatifs, responsables et éthiques sur les thèmes de la nature, de l’écologie et du respect de la planète comme les jeux Bioviva ou le livre “Les Zenfants Zéro Déchet Ze Mission” de Jérémie Pichon et Bénédicte Moret.
  • Réutiliser, donner, trier ensemble, échanger, acheter seconde main, faire les vide-greniers ou fabriquer son propre matériel. Faire des DIY, des activités de récupération permettant le recyclage d’objets. Customiser un vêtement usé pour en faire un déguisement. Les idées d’activités éco-responsables sont nombreuses et faciles à réaliser.

 

Si tu es en transition écologique, que tu cherches à tendre vers le zéro déchet, partage-nous tes astuces en commentaire. Je suis curieuse de connaître les activités et routines écolos qui plaisent le plus à tes enfants.

En espérant que cet article t’aura donné de bonnes pistes si tu souhaites initier tes enfants à une démarche éco-responsable.

Prends soin de toi et de tes enfants.
Amélie.

Accouchement Naturel : Comment Bien Gérer La Douleur ?

Accouchement Naturel : Comment Bien Gérer La Douleur ?

Tu aimerais donner naissance à ton enfant de manière naturelle, c’est-à-dire sans intervention médicale ni péridurale? Accoucher physiologiquement n’est pas un choix simple. Cependant, il le devient si tu sais que tu as, avec toi et en toi, toutes les ressources pour y parvenir sereinement.

J’ai accouché d’Arthur sous péridurale mais j’en garde un souvenir de frustration, avec ce sentiment d’être passée à côté de mon expérience de femme. Après m’être longuement renseignée sur la naissance naturelle, j’ai fait le choix d’accoucher de Gaspard et de Constance de façon physiologique pour pouvoir être complètement actrice de mon accouchement.

Ce choix m’a permis de gérer moi-même la douleur des contractions. Lors de mes accouchements, j’ai découvert et appliqué des techniques qui m’ont permis de réduire et de supporter la douleur d’un accouchement physiologique, et c’est que je vais te partager dans la suite de cet article.


La préparation mentale pour appréhender la douleur d’un accouchement naturel

Visualiser l’arrivée de bébé

Préparer son mental est pour moi, au-delà du corps, l’un des critères fondamentaux pour accoucher physiologiquement. Tout simplement parce que notre cerveau se met à produire les bonnes hormones permettant d’accompagner les contractions et les différentes phases de l’accouchement.

Et surtout, parce que visualiser que ton corps est en train de mettre ton enfant au monde te donne une force surhumaine. Se rappeler que chaque contraction nous rapproche de la rencontre avec notre enfant dans notre monde donne un sens tout particulier à cette douleur. Le fait de savoir que cette douleur est utile et physiologique change notre perception de la douleur, et donc son intensité.

Oui, on peut affirmer que notre cerveau a la capacité de diminuer l’intensité de la douleur ressentie !

Se reconnecter à son pouvoir féminin

« C’est le Docteur Y qui va vous accoucher Madame ». Mais qui accouche ? C’est l’équipe médicale ou c’est toi ?

Vivre un accouchement naturel, c’est reprendre notre pouvoir de femme. Celui qui nous donne la force de mettre un bébé au monde. Cette force et cet instinct de primate qui va chercher toutes les ressources  pour enfanter physiologiquement, comme le font les femmes depuis la Nuit des Temps.

C’est l’occasion magique de te reconnecter à ton essence féminine, à ce qui fait de toi une femme. Et quelle fierté de constater qu’on a su donner naissance sans intervention médicale. Parce qu’on en est capable, sans avoir besoin d’être une superwoman, simplement en étant pleinement ce que l’on est, une femme.


Haptonomie : accoucher ensemble de manière naturelle

accouchement-naturel
Pour Arthur, c’est l’haptonomie
que nous avons choisie pour nous accompagner au cours de la grossesse. C’est une « science de l’affectivité » qui permet d’entrer en relation avec bébé in utero par le toucher et la présence.

Cette technique nous a permis d’être impliqués tous les trois dès le départ jusqu’à la naissance d’Arthur. Grâce à ces séances d’haptonomie, nous avons appris des gestes précis sur des points d’acupuncture permettant de soulager la douleur. Mais aussi à tester des postures permettant de soulager les contractions. Et enfin, les clés pour pratiquer une poussée efficace pendant l’expulsion du bébé.

Le plus précieux dans cette pratique a été le lien et les échanges qu’elle nous a permis de créer avec Arthur avant sa naissance. Cette communication qui implique les deux parents à créer une relation avec bébé in utero a fait de nous trois une véritable équipe lors de l’accouchement. Et cela prend toute sont importance lorsque l’on veut donner du sens à la douleur, pour se la représenter comme un passage. Cela la rend psychologiquement, et donc physiquement, supportable.

Nous avons renouvelé l’expérience de l’haptonomie lorsque j’étais enceinte de Gaspard. Néanmoins, j’ai trouvé qu’elle ne m’a pas permise d’aller trouver suffisamment de ressources en moi pour réduire considérablement la douleur d’un accouchement naturel.

C’est la raison pour laquelle, pour Constance, nous avons choisi la méthode Bonapace pour nous accompagner.


Réduire la douleur d’un accouchement physiologique avec la Méthode Bonapace

Accouchement naturel
A l’instar de l’haptonomie, cette méthode moins connue donne une place fondamentale aux trois acteurs de la naissance d’un enfant : la maman, le bébé mais aussi le papa. C’est ce qui nous a séduit dans la méthode Bonapace, au-delà des très bons résultats qu’elle réalise dans la réduction de la douleur.

Respiration et visualisation

Dès les premières contractions, la maîtrise de notre respiration est indispensable pour accompagner le travail et la douleur. Elle permet d’oxygéner notre corps et notre esprit, et de relâcher nos muscles pour laisser la contraction faire son travail. Cela peut paraitre contradictoire, mais plus on laisse venir la contraction nous saisir entièrement en relâchant toute lutte ou crispation, plus elle peut faire avancer l’ouverture du col.

La visualisation nous permet d’accompagner cette phase d’abandon à la contraction tout en respirant. Il s’agit de contrôler sa respiration pour expirer de la manière la plus lente possible, comme si l’on sortait la totalité de l’air de nos poumons en soufflant dans une paille. Pendant ce temps, nous visualisons notre bébé descendre dans notre bassin (notre mental envoie la bonne information à notre cerveau) ou bien simplement nous avons une pensée agréable pour conserver la détente musculaire.

Ce travail de visualisation permet de réduire au maximum la crispation du corps qui amoindrit l’efficacité de la contraction. Cette technique entraîne naturellement l’accélération de la descente du bébé et nous fait mobiliser la bonne énergie.

Points d’acupuncture 

En effectuant une pression forte et soutenue sur des points d’acupuncture, le principe est de créer une douleur (supportable en comparaison de la contraction) suffisamment importante qui va détourner notre attention de la contraction en cours. Ce travail de pressions sur des points spécifiques va également favoriser l’ouverture du col, l’efficacité des contractions et la descente du bébé dans le bassin.

Massages et présence soutenante

Entre les contractions, les temps de récupération et de détente sont fondamentaux. Le papa joue un rôle primordial ici. Cette fois-ci, on détend la zone douloureuse par des caresses, des massages, et une présence enveloppante qui nous accompagne pleinement.

Le soutien physique et psychologique est un critère essentiel dans le succès d’un accouchement physiologique. Si tu souhaites en savoir davantage, je raconte notre expérience avec la méthode Bonapace dans cet article.


Notre corps est notre meilleur allié pour accoucher physiologiquement

Le massage du périnée

Visualiser le moment de la poussée peut parfois impressionner par son intensité. Mais lors d’un accouchement naturel, cette irrépressible envie de pousser est plutôt libératrice. Notre corps travaille pour nous, une fois que notre bébé est au bon endroit, l’expulsion peut avoir lieu.

Pour réduire la potentielle douleur du passage de la tête et/ou des épaules du bébé, le massage du périnée, préalable à l’accouchement, est d’une grande aide. Cette information est encore trop peu partagée par les sage-femmes ou les gynécologues. Un massage régulier du périnée à l’aide d’une huile adaptée permet de détendre progressivement les muscles qui vont permettre d’expulser le bébé en réduisant considérablement les risques de déchirure et d’épisiotomie.

Je t’invite donc fortement à prendre soin de ton périnée, le muscle le plus puissant au monde, celui qui te permettra de donner naissance à ton enfant :)

« J’accouche bientôt : que faire de la douleur ? » De Maïtie Trélaün

Accouchement physiologique
On m’a conseillé un livre sur l’accouchement physiologique que je n’ai pas encore lu mais qui regroupe des notions clés pour apprivoiser la douleur d’un accouchement naturel. En expliquant avec des mots simples la physiologie de l’accouchement, il nous permet de toucher du doigt les mécanismes époustouflants qui se mettent en place.
Ceux qui nous permettent d’accoucher de manière naturelle.

Maïtie Trélaün, sage-femme, nous invite à nous reconnecter à nos ressentis, à comprendre notre physiologie et à accompagner la douleur plutôt qu’à aller à contre-courant, au risque de l’amplifier. En modifiant notre perception de la douleur, nous envoyons la bonne information à notre cerveau, lui permettant notamment de libérer l’endorphine, cet anesthésiant naturel de notre corps. Cet ouvrage offre également de nombreux témoignages d’accouchements physiologiques et d’expériences de femmes ayant trouvé et retrouvé confiance en elles grâce à cette expérience qui transforme tout notre être.


En bref :

  • Se préparer mentalement à un accouchement naturel est essentiel pour modifier notre perception de la douleur et donc son intensité. Accoucher physiologiquement nous apporte un sentiment de puissance et de confiance et nous reconnecte à notre pouvoir féminin.
  • L’haptonomie est une pratique que l’on a adoptée lorsque j’étais enceinte d’Arthur puis de Gaspard. Elle nous a permis de créer un lien fort avec notre bébé, d’apprendre à utiliser certains points d’acupuncture et des postures permettant de soulager les contractions notamment.
  • La méthode Bonapace a été notre accompagnement pour la naissance physiologique de Constance. Une méthode qui donne également une véritable place au papa. Elle travaille les points d’acupuncture, la déviation de l’attention de la maman sur les contractions en cours, l’imagerie mentale, la respiration et les massages, l’importance du soutien physique et psychologique pour accompagner chaque phase de l’accouchement, depuis les contractions jusqu’à la naissance de l’enfant.
  • Afin d’aborder le moment de la poussée de manière plus sereine et réduire le risque de déchirure ou d’épisiotomie, le massage du périnée est une pratique que j’encourage particulièrement.
  • L’important est de garder à l’esprit que notre corps est notre meilleur allié, capable de mécanismes physiologiques époustouflants pour nous permettre de donner naissance naturellement.

J’espère que cet article t’aura aidée à comprendre que tu as en toi les ressources pour accoucher de manière physiologique.

Si tu as déjà vécu l’expérience d’un accouchement naturel, n’hésite pas à partager ton témoignage en commentaires pour encourager les mamans qui souhaitent faire ce choix.

Prends soin de toi et de tes enfants,

Amélie.

Méthode Montessori : Comment l’Appliquer à la Maison ?

Méthode Montessori : Comment l’Appliquer à la Maison ?

Tu t’intéresses à la méthode Montessori. Les différentes étapes de développement de l’enfant, l’esprit absorbant et les périodes sensibles sont, à présent, des notions qui te sont familières. Tu cherches à mettre en pratique tes connaissances sur cette démarche.  Tu souhaites concrètement savoir comment appliquer la pédagogie Montessori à la maison.

Par quoi commencer ? Quelle posture adopter ? Quelles activités proposer ?

Je te propose, dans la suite de cet article, des pistes concrètes pour mettre en place la méthode Montessori à la maison, avec ton enfant.

 

La méthode Montessori nous pose en observateur et guide de notre enfant

Présenter les activités et montrer l’exemple

En tant que parent, la pédagogie Montessori nous invite à nous positionner en « guide » pour notre enfant. Plutôt qu’en adulte supérieur et autoritaire qui lui dirait quoi faire, nous allons montrer.

L’enfant est le plus grand observateur du monde grâce à son esprit absorbant. Il apprend par l’exemple et l’expérience.

Il suffit donc de lui montrer comment faire, en effectuant l’action lentement, à côté de lui. Si nécessaire, nous pouvons ajouter des commentaires avant ou après l’action, puis répéter l’action.

Observer sans intervenir pour favoriser l’expérience et l’autodiscipline

Une fois que l’enfant a saisi l’action à réaliser, on le laisse le reproduire. L’objectif n’étant pas le résultat mais bien la répétition de l’action.

Il est conseillé de laisser l’enfant effectuer son activité jusqu’au bout, sans l’interrompre. S’il fait une « erreur », cela fait partie intégrante de son apprentissage. Il s’auto-corrigera en répétant l’action ou en constatant le résultat lui-même.

Laisser l’enfant libre de ses choix pour bâtir sa volonté et sa confiance

L’enfant exerce sa capacité à prendre des décisions. Cela participe à la construction de son identité.

Il ne souhaite pas mettre cette paire de chaussure ? Il préfère mettre sa veste jaune plutôt que son manteau bleu ? Laissons-le choisir en autonomie (tout en encadrant ce choix). On peut lui proposer de choisir entre un pull vert et un pull rouge, ou bien un bonnet gris ou un chapeau, etc. Le tout est de lui proposer des alternatives cohérentes, pour lui permettre d’exercer sa volonté.

Le libre choix de l’enfant contribue à bâtir sa confiance en lui pour la vie adulte.

Laisser faire seul pour favoriser l’autonomie

En mettant à disposition des équipements faciles à prendre en main, l’enfant peut faire seul. Et il adore ça !

En préférant des chaussures à scratchs plutôt qu’à lacets, il peut s’exercer à insérer son pied dans la chaussure pour refermer les scratchs ensuite.

En lui proposant des vêtements amples à élastiques plutôt qu’à boutonnière ou fermeture (selon son âge!), on lui permet de tenter de s’habiller seul (avec de l’aide quand il en exprime le besoin). Laisser faire seul, c’est prendre plus de temps au départ pour lui permettre de faire des pas de géants par la suite en matière d’autonomie.

 

L’environnement préparé de la pédagogie Montessori pour son bébé ou son enfant

Environnement préparé Montessori

Proposer le lit Montessori au sol pour bébé

Qu’il s’agissent d’un bébé ou d’un jeune enfant, favoriser l’autonomie et la liberté passe par l’étape importante de la chambre à coucher.

Il s’agit d’adapter son environnement et de lui proposer un espace de liberté sans danger. Un espace dans lequel il puisse exercer sa liberté de mouvement sans limite. Cela implique d’avoir sécurisé l’espace. Proposer un matelas fin et près du sol. Accoler un tapis moelleux au bord du matelas si l’enfant venait à bouger et sortir du matelas. Disposer des coussins autour du lit au sol pour délimiter l’espace et amortir ses mouvements dans son sommeil pour plus de confort. Mettre hors de portée tout objet dangereux.

Pour en savoir plus, je t’invite à lire notre article sur l’aménagement d’une chambre de bébé version Montessori.

Positionner ses jeux et activités à hauteur d’enfant

En effet, un des moyens pratiques de favoriser l’autonomie et la liberté de choix de l’enfant est de lui permettre d’accéder à ses jouets ou activités sans avoir besoin de nous.

Il suffit de disposer les jouets à hauteur d’enfant via un meuble bas. L’espace est idéalement délimité et organisé sans être surchargé pour ne pas encombrer son esprit.

Le choix doit être facile et la présentation doit lui donner envie visuellement.

Lui préparer un espace d’autonomie dans chaque pièce

Toujours dans le but de favoriser son autonomie et sa liberté de mouvement, il s’agit d’adapter les espaces communs à l’enfant.

D’abord, dans la cuisine, on peut lui laisser un placard bas à disposition pour y ranger ses assiettes et ses couverts.

Ensuite, dans la salle de bain, on peut placer une corbeille dans laquelle il pourra trouver une serviette et son nécessaire de toilette voire une bassine pour se laver les mains.

Quelques livres peuvent être présentés sur une petite étagère basse dans le salon dans un espace où il pourra s’installer confortablement en autonomie, etc.

 

La vie pratique familiale, une mine d’or pour l’apprentissage selon la méthode Montessori

Vie pratique Montessori

Participer à la préparation du repas en cuisine

L’enfant a besoin d’expérimenter la vie réelle. La vie pratique est une opportunité extraordinaire de proposer des activités pédagogiques pour un enfant entre 3 et 6 ans.

Aussi, des gestes simples comme mettre le couvert, laver les fruits et les légumes, laver la table, essuyer la vaisselle ou encore utiliser une louche ou verser de l’eau ou du riz raviront l’enfant.

Prendre soin de soi : la toilette et l’habillage

Apprendre à prendre soin de soi va passer par des gestes très ludiques pour l’enfant.

Par exemple, il va pouvoir se laver les mains ou les dents seul, se brosser les cheveux, se moucher, se nettoyer le visage ou le corps. Comme décrit plus haut, on peut lui proposer des vêtements faciles à enfiler pour favoriser l’habillage en autonomie.

Faire le ménage ensemble

Un enfant va spontanément nous venir en aide pour plier le linge ou sortir les vêtements de la machine à laver. Il le fera avec plaisir et cela le restera tant que cet élan spontané ne sera pas coupé.

C’est pourquoi on peut inviter l’enfant à balayer (avec une balayette ou un balai à sa taille), nettoyer une vitre, changer l’eau des fleurs.

Si vous avez un extérieur, c’est un terrain de jeu splendide pour lui proposer de prendre soin des plantes, utiliser un arrosoir, observer la nature, les animaux ou encore désherber.

Les activités de vie pratique pour Arthur, Gaspard et Constance

Chez nous, les activités de vie pratique Montessori représentent une grande partie du temps. Étant donné que nous sommes avec eux à la maison la plupart du temps, les tâches du quotidien sont une part importante de notre journée. En effet, il faut bien préparer à manger, laver notre linge, faire notre toilette et s’habiller. Et comme nous laissons les enfants agir le plus possible en autonomie, cela prend du temps mais ça me fait fondre de bonheur de les voir faire par eux-mêmes !

Concernant la préparation des repas, nous leur avons mis à disposition un petit plan de travail à leur hauteur pour qu’ils puissent nous aider. Ils sont ravis de participer aux tâches culinaires comme casser des oeufs pour Arthur par exemple. Couper des légumes à l’aide du coupe-légumes à lames ondulées (qui ne coupe pas les doigts) pour Gaspard. Mélanger ou transvaser un liquide ou des ingrédients pour Constance.

C’est un plaisir de les voir si concentrés et heureux lorsqu’ils effectuent ces tâches.

 

J’espère que cet article t’aura plu. En voici un petit résumé.


EN BREF :

  • Se positionner en observateur et guide pour l’enfant. Il s’agit d’observer notre enfant agir sans l’interrompre. Identifier ses centres d’intérêts spécifiques pour lui proposer des activités en fonction de ses affinités. Montrer les gestes à effectuer pour le laisser reproduire et le laisser apprendre par l’exemple. Le laisser exercer sa capacité à prendre des décisions. Favoriser le libre choix de l’enfant et sa liberté de mouvement pour développer son autonomie.
  • Adapter son environnement afin de lui permettre d’agir seul et de gagner en autonomie. Préparer une chambre Montessori, aménager des espaces de jeux et de lecture où il puisse s’installer sans votre intervention. Aménager des espaces dans chaque pièce pour lui permettre de participer à la vie de la maison à son niveau (un placard bas avec ses couverts dans la cuisine, un petit fauteuil ou tapis pour lire dans le salon, etc.).
  • L’intégrer au quotidien et à la vie pratique familiale. Préparer le repas ensemble (laver les légumes, mettre le couvert…) ou plier le linge. Faire sa toilette ou s’habiller seul avec des vêtements amples, faciles à prendre en main (élastiques à la ceinture, chaussures à scratchs…). Prendre soin de l’intérieur (nettoyer, balayer…) ou de l’extérieur de la maison (planter, désherber, observer la nature, arroser…).


Si tu pratiques la pédagogie Montessori avec tes enfants, n’hésite pas à nous partager en commentaire ce que tes enfants préfèrent comme activités. Décris-nous comment tu as réussi à adapter leur environnement pour favoriser leur autonomie et leur liberté. Ton expérience aidera certainement d’autres parents à mettre la méthode Montessori en place par des actions simples.

Petit bonus, je te partage ici un des principaux livres qui m’ont aidée à appliquer la méthode Montessori à la maison : “Apprends-moi à faire seul : La pédagogie Montessori expliquée aux parents” de Charlotte Poussin.

Prends soin de toi et de tes enfants.
Amélie.