Comment choisir son tire-lait ?

Comment choisir son tire-lait ?

Tu es jeune maman ou tu le seras bientôt? Tu as choisi d’allaiter ton bébé et te demandes comment choisir ton tire-lait. Exprimer son lait maternel à l’aide d’un appareil imitant la succion au sein du bébé peut être nécessaire pour diverses raisons. À la naissance, pour lancer la lactation. Si les mamelons ne sont pas assez stimulés ou si le nouveau-né ne peut pas téter. Pendant l’allaitement, pour amplifier la production de lait ou encore au moment de la reprise du travail. Mais aussi tout simplement lorsque tu décides d’aller au restaurant en amoureux ou de faire une sortie entre copines. Dans ce cas là, tu peux décider de tirer un peu de lait pour nourrir ton bébé en ton absence.

Selon l’usage que tu en fais, plusieurs critères seront importants à prendre en compte. Dans quel cas utiliser un tire-lait manuel ou électrique, à simple ou double pompage ? Quelles marques sont les plus fiables ? Comment se procurer un tire-lait et à quel prix ?

Je remercie toutes les mamans qui ont pris le soin de me communiquer leur expérience sur les réseaux sociaux. Cela m’a permis d’en faire un résumé et de vous proposer un article plus fourni que ma simple et désastreuse expérience personnelle avec un tire-lait électrique sans marque. Je te partage, dans la suite de cet article, les informations que j’ai réunies pour y voir plus clair.

Utilisation d’un tire-lait manuel ou électrique

Le tire-lait manuel

Le tire-lait manuel est un petit appareil muni d’une pompe que tu devras presser manuellement pour exprimer ton lait. 20 à 45 minutes pourront être nécessaires pour exprimer une quantité de lait suffisante. Ça peut donc rapidement être fatiguant. Cette option sera pertinente dans le cas où tu n’as pas prévu de tirer ton lait quotidiennement.

Le tire-lait manuel te sera utile en cas de potentiel engorgement. Si ta poitrine te tire car elle contient trop de lait de manière épisodique, tu auras besoin de désengorger un peu le sein pour que ce soit plus confortable. Il peut donc être d’un grand secours en cas d’urgence ! L’objectif premier ne sera pas forcément de nourrir ton bébé avec le lait exprimé. En revanche, si tu dois t’absenter quelques heures, il te permettra de proposer un peu de lait maternel à ton bébé en ton absence. En bref, il est utile pour les situations très ponctuelles, voire d’urgence. Son prix sera compris entre 15€ et 50€ environ.

Le tire-lait électrique

Un tire-lait électrique sera doté d’un petit moteur effectuant le pompage de manière automatisée. Il est adapté en cas de tire-allaitement quotidien ou régulier, à la maison ou au travail. Il sera aussi utile si le but est d’amplifier ou de relancer la production de lait.
Tu trouveras un certain nombre de modèles sur le marché. Les modèles à « simple pompage » comprennent une seule pompe et permettent donc d’exprimer le lait d’un seul sein à la fois. Tandis que les modèles à « double pompage » permettent de placer une pompe sur chaque sein en même temps. Son prix à l’achat pourra varier de 60€ à 250€. Tu peux aussi en trouver d’occasion ou en location.

Le choix d’un tire-lait électrique à simple ou double pompage

Simple pompage

Les modèles de tire-lait électrique à simple pompage sont intéressants si tu souhaites emporter ton tire-lait avec toi en voyage ou en déplacement et au travail. Ils sont généralement plus compacts que les doubles et tout aussi efficaces si le tire-allaitement est régulier. Il n’aura pas un si bon rendement que le double pompage mais peut convenir si tu travailles à temps partiel par exemple ou si tu t’absentes quelques heures par jour seulement.

Double pompage

Les modèles à double pompage présentent une pompe pour chaque sein. Ils permettent donc d’exprimer le lait en 2 fois moins de temps qu’avec une seule pompe. D’autant plus que lorsque l’on tire son lait sur un sein, un peu de lait s’écoule naturellement de l’autre sein. Utiliser une pompe pour chaque sein permet donc de gagner du temps grâce au fonctionnement naturel de notre corps. Les tire-laits électriques à double pompage permettraient d’obtenir en moyenne 18% de lait en plus. Le lait exprimé serait également plus riche en lipides et en calories.

Plusieurs tailles de téterelle

Taille de téterelle pour tire laitIl est extrêmement important de savoir que la plupart des tire laits (électriques ou manuels) sont à taille unique. C’est-à-dire que la téterelle qui va se poser sur le mamelon n’est pas interchangeable. Sa taille restera standard, c’est-à-dire de 24 ou 25mm. Or il est primordial d’avoir une téterelle adaptée à la taille de ton mamelon. Non seulement pour un obtenir un rendement correct, mais aussi pour éviter les douleurs ou irritations qu’une téterelle trop petite ou trop grande pourrait causer. D’une taille à l’autre, le temps passé et la quantité de lait exprimé n’auront rien à voir ! Crois-en ma dernière expérience. Voici comment mesurer ta taille à l’aide de ce schéma :

tire-lait

Une fois que tu connais ta taille, teste un ou plusieurs tire-laits si tu en as la possibilité. Peut-être peux-tu t’en faire prêter un ? Ou directement louer un modèle avec téterelle adaptable pour tester 2 tailles différentes si tu as un doute.

Les marques et modèles de tire-lait les plus fiables

Mon expérience avec un tire-lait sans marque

Évidemment, je ne te conseillerai sûrement pas de faire la même erreur que moi. J’ai fait le choix d’acheter un tire-lait électrique sans marque à moins de 40€ avant de partir en voyage sans Constance. Ce n’était pas la première fois que j’utilisais un tire-lait. J’en avais loué un auparavant pour des besoins très ponctuels pendant lesquels j’ai dû m’absenter à l’occasion de week-ends entre amis ou pour le travail. Mais lorsque j’ai dû partir plus loin et prendre l’avion. Il n’était pas possible d’emporter dans l’avion le tire-lait imposant que j’avais en location. Je ne voulais ni investir une grosse somme, ni m’encombrer. J’ai donc cru que c’était le choix le plus simple à faire. Grosse erreur !

Ce tire-lait à bas coût m’a valu de belles douleurs lors du tirage. Tirage qui prenait plus de 25 minutes pour vider un seul sein du surcroît. Étant donné qu’il n’avait que 20 minutes d’autonomie sur batterie, je te laisse imaginer la praticité de l’appareil… Un désastre ! Je tiens donc à te partager mon expérience mais surtout le fruit de mes recherches et des retours que j’ai pu réunir.

Tu trouveras plusieurs comparatifs d’extracteur de lait maternel sur le net. Mais je te cite ici 3 modèles de tire-laits que je recommande pour différentes raisons :

Le tire-lait manuel Avent

Tire-lait manuel AventCelui-ci est manuel et donc très compact puisqu’il n’a ni moteur ni câble électrique à transporter. Tu peux l’emporter dans un sac à main de taille moyenne donc à peu près partout. Il sera silencieux mais lent. Il n’existe qu’avec une téterelle de 24mm. Je le trouve néanmoins ergonomique, facile à prendre en main. Les contenants Avent (biberons ou pots) s’adaptent directement à la pompe pour y exprimer le lait directement. Néanmoins, je précise que je ne l’ai pas testé car je me suis directement tournée vers un tire-lait électrique. Car l’inconvénient reste la manipulation nécessaire qui va monopoliser tes deux mains. Avec un tire-lait électrique, j’ai au moins une main de libre pour lire un livre.

Le tire-lait électrique Compact de Lansinoh

Tire-lait électrique Compact LansinohCe tire-lait est celui que les mamans de notre communauté m’ont majoritairement recommandé sur les réseaux sociaux via notre compte Instagram. Je les remercie tout particulièrement ! Il est donc électrique et, tu l’auras compris avec le nom du modèle, hyper compact ! C’est le plus compact parmi ceux que je t’ai cités ici. Il peut également s’utiliser sans fil avec une batterie externe. La téterelle est à taille unique en revanche. Il est à simple pompage donc pour un usage ponctuel, il sera largement suffisant. Si j’ai de nouveau besoin d’utiliser un tire-lait, c’est sur celui-ci que mon choix se portera.

Le tire-lait électrique Swing de Medela à simple pompage

Tire-lait Swing MedelaCe modèle réunit beaucoup de critères positifs à mon sens. Il est électrique mais hyper compact ! Idéal pour le retour au travail. Il tient dans un sac à main de taille moyenne et restera discret. Il fonctionne à piles (sans fil) ou sur secteur. Contrairement à bon nombre de tire-laits électriques, il est peu bruyant. La téterelle est interchangeable pour une taille différente à commander chez Medela. Et enfin, il existe aussi en double pompage. Testé et approuvé !

Le Symphony de Medela à double pompage

Le modèle de compétition à double pompage, c’est le Symphony de la marque Medela. Une machine ! Lol. C’est une référence dans le monde médical. On le trouve donc facilement en maternité et dans les pharmacies. Il est recommandé pour une utilisation sédentaire car il est très volumineux. Il est idéal si le tire-allaitement se fait à domicile et que tu n’as pas à le transporter. Le tire-allaitement exclusif signifie que la mère nourrit son bébé uniquement de son lait, qu’elle tire au préalable. Cela peut être nécessaire quand, pour diverses raisons médicales, le bébé ne peut pas téter au sein.

Le tire-lait Medela Symphony est un appareil puissant et très efficace pour lancer, relancer, amplifier une lactation ou encore nourrir un bébé, qui ne peut pas téter, exclusivement au lait maternel. Il est adapté pour les situations qui demandent un rendement exigeant. Les téterelles Medela de tailles différentes sont adaptables sur ce modèle.

Acheter ou louer 

Tu pourras te procurer un tire-lait en location auprès de ton pharmacie. Une option non seulement économique mais aussi écologique ! En effet, louer son tire-lait est un bon moyen de lutter contre la surconsommation d’équipements liés à la maternité. Une prescription médicale permettra la prise en charge de cette location. Je te conseille le site Grandir Nature qui propose un système de location en ligne avec livraison très pratique !

Tu peux louer sur du long-terme mais aussi sur du court-terme. Il m’est arrivé de louer un tire-lait seulement le temps d’un déplacement. Il suffit de prévenir la pharmacie suffisamment en avance (environ une semaine) au préalable afin que le tire-lait puisse être disponible au moment souhaité.
Tu peux ensuite acheter ou te faire prêter une téterelle à ta taille auprès d’amies ou de communautés de mamans allaitantes.

Tu peux aussi faire le choix d’investir dans ton propre tire-lait. Notamment si tu vises un modèle particulier, qui ne sera pas forcément disponible à la location (souvent les tire-laits compacts justement). Tu peux aussi en trouver d’occasion sur différentes plateformes ou encore via des groupes privés Facebook spécialisés.


EN BREF :

  • Le tire-lait manuel conviendra pour une utilisation très ponctuelle, sans attente de rendement. On en trouve à un prix compris entre 15€ et 50€ environ.
  • Le tire-lait électrique conviendra pour une utilisation régulière à quotidienne. En simple pompage pour un gain de place ou en double pompage pour une utilisation intensive (un bébé nourrit au lait maternel exclusivement en tire-allaitement par exemple) un gain de temps et d’efficacité doublée. Son prix à l’achat peut varier entre 60€ et 250€.
  • Tu peux bénéficier d’une prise en charge avec une prescription médicale pour louer ton tire-lait en pharmacie. Tous les modèles existants sur le marché ne seront pas forcément disponibles. Le site Grandir Nature propose un système de location en ligne très pratique.
  • Il est indispensable de connaitre sa taille de téterelle et de choisir un tire-lait avec téterelle interchangeable si ta taille n’est pas standard (24mm). Cela impactera grandement le confort et le rendement lors de l’expression du lait maternel. Pour connaitre ta taille, reporte-toi au schéma présent dans le paragraphe correspondant.
  • Les 4 modèles que je recommande ici sont le tire-lait manuel Avent, le tire-lait électrique Compact de Lansinoh, le tire-lait électrique Swing de Medela et le modèle Symphony de Medela également. Les 3 premiers sont compacts et silencieux mais n’auront pas la même efficacité. Et le dernier sera adapté pour une utilisation sédentaire, en cas de tire-allaitement quotidien et à domicile pour un rendement et un confort remarquables. Dans les marques citées ici, seuls les modèles Medela proposent plusieurs tailles de téterelles.

Si tu as fait l’expérience du tire-allaitement partiel ou exclusif, que tu pratiques un allaitement écourté ou prolongé, partage-nous ton expérience. Si tu as testé un tire-lait, n’hésite pas à nous faire part de ton retour en commentaire. Cela aidera très certainement un tas d’autres mamans allaitantes à faire leur choix.

Prends soin de toi et de tes enfants.
Amélie.

10 Conseils Pour Voyager Avec Des Enfants

10 Conseils Pour Voyager Avec Des Enfants

Tu envisages de partir en voyage avec tes enfants. On aimerait tous vivre un trajet et un séjour sereins malgré l’adaptation que peut représenter le fait de voyager avec des enfants. Tu te demandes comment anticiper les potentielles difficultés liées au rythme d’un bébé. Gérer les crises ou les conflits hors de la maison est souvent moins facile. Découvre tout de suite mes 10 conseils pour voyager sereinement avec tes enfants.

Anticiper le départ en voyage

Plus tu anticipes le départ en vacances, plus tu as de chances d’être serein(e). Il s’agit de choisir la meilleure destination pour voyager en famille, réserver à l’avance ou encore s’enregistrer en ligne. Effectuer le maximum d’actions avant le jour du départ te permettra d’avoir l’esprit libre et disponible pour gérer tes enfants. Par ailleurs, si la longueur du trajet le permet, tu peux décider de partir au moment de la sieste ou de nuit si possible. Si les enfants dorment tout ou partie du trajet, c’est toujours ça de pris pour gagner en sérénité !

Avoir le temps et faire de vraies pauses

Que vous voyagiez en voiture, en train ou en avion, soyez larges ! Il est bon d’être prêts à partir 1 à 2 heures avant l’heure fixée. Tu peux repérer les aires d’autoroute munies d’espaces de jeux pour enfants. À l’aéroport ou à la gare, les laisser se dégourdir les jambes, courir ou jouer avant d’embarquer. Une fois que le trajet a commencé, faites de vraies pauses. Je te conseille de prendre le temps de marcher, d’aller au toilette, de faire des étirements. En voiture, on recommande de s’arrêter toutes les 2 heures entre 20 et 30 minutes (et plus lors des repas).

Préparer un sac de voyage pour bébé léger

Tu auras probablement besoin de produits de soin mais leur nombre peuvent être réduit. En effet, tu peux faire le choix d’un savon bio (sans emballage donc écologique en plus!) doux, sans huile essentielle, qui pourra être utilisé par toute la famille. Une huile végétale multi-usages pure et biologique de Calendula (adaptée aux peaux les plus sensibles) peut faire office d’huile de soin pour tout le monde et d’huile de change également. Et enfin, regarde la météo afin de cibler le choix des tenues. Tu pourras ainsi limiter la quantité de vêtements à emmener. Privilégie les couleurs foncées ou à motifs pour éviter de mettre en valeur des tâches tenaces. Prévois d’emporter un bon savon de Marseille ou un savon détachant. De manière générale, voyager léger te facilitera la vie lors des déplacements.

Emporter une poussette ou un porte-bébé

Si tu voyages avec un bébé ou un enfant en bas âge, la question de la poussette va se poser. Tu dois savoir que nous avons fait le choix de ne plus avoir de poussette depuis nos mésaventures en visite avec Arthur. En effet, quelle liberté, à nous les escaliers et les randonnées ! Le choix du porte-bébé (il en existe de très légers pour l’été) est un choix pratique, que ce soit pour le trajet, pour les déplacements lors du séjour et pour sa motricité en général. Il est aussi un précieux moyen d’apaiser ton enfant en cas de crise ou de fatigue. Pour moi, c’est un “must have” pour voyager avec des enfants. Pour rappel, je te parle des bienfaits du portage dans cet article.

Faire participer tes enfants à la préparation du voyage

Afin que tes enfants n’aient pas la sensation de vous suivre sans avoir leur mot à dire, tu peux leur proposer de préparer leurs affaires. Selon leur âge, ils peuvent, par exemple, choisir les jeux et jouets qu’ils préfèrent emporter avec eux. Ils seront forcément plus captivés par les jouets qu’ils ont eux-mêmes sélectionnés. Ils peuvent aussi participer à certaines tâches. Les laisser t’aider à charger les valises ou les petits sacs dans la voiture. Ils se sentiront impliqués et acteurs de ce voyage.
De manière générale, il s’agit d’appliquer les principes de base de l’Éducation Positive, je t’en résume les 7 points clés dans cet article.

Emmener des jeux et des jouets faciles à transporter

S’il est judicieux de les laisser choisir ce qu’ils souhaitent emporter, mieux vaut éviter d’emporter le train en bois ou le garage à voitures ! Tenter de les orienter si besoin vers des jouets de petites tailles. Prévoir d’inclure un casque audio et des CDs pour enfants pour pouvoir écouter de la musique ou bien des histoires racontées. Les laisser emporter leurs livres préférés en limitant à 2 ou 3. Tu peux leur montrer la contenance du sac dans lequel doit rentrer la totalité des jouets qu’ils souhaitent emmener. Je te montre ici les jouets que nous avons pris en vacances.

Prévoir de la nourriture adaptée pour voyager avec des enfants

Il faut savoir que la nourriture pour bébé est autorisée dans les bagages en cabine. Pour le reste, mieux vaut miser sur des encas qu’ils sont sûrs d’aimer et de manger, surtout au moment du décollage ou de l’atterrissage si vous voyagez en avion. Sans mastiquer, leurs petites oreilles pourraient souffrir à ces moments-là. Si tu allaites ou que ton enfant prend la sucette ou le biberon, c’est aussi le moment de lui donner. Tu peux aussi opter pour des fruits simples à grignoter comme le raisin, la banane.

Rester connecté(e) à leurs besoins

Pour établir et maintenir un climat apaisé pendant le trajet, tu as besoin de te connecter à tes enfants. Pour cela, tu as besoin d’être hyper disponible. On se met à leur niveau, on s’intéresse à ce qu’ils font, pensent, ressentent. On gagne leur confiance dès le début de la journée. Oui, la confiance de tes enfants se gagne chaque jour. Ainsi, lorsque qu’une vague d’émotions (c’est-à-dire quand une “crise”!) pointe le bout de son nez, il est beaucoup plus facile de les aider à la gérer. Je te donne d’ailleurs des outils précieux pour cela dans cet article pour appliquer la Communication Non Violente (CNV) au quotidien. Et cette connexion, ne la lâche pas ! Elle te sera précieuse pour voyager avec des enfants.

Improviser et rester créatif quand on voyage avec des enfants


Quand leur intérêt ou leur concentration s’essouffle et que tu sens monter l’ennui et l’agacement. C’est le moment de proposer une nouvelle activité ! Chanter une chanson ensemble, écouter son CD préféré, dessiner, jouer aux devinettes, jouer à “Je vois un objet..” et l’enfant doit trouver l’objet grâce à tes indications.
Si une tempête émotionnelle survient pour une raison, fais diversion. Joue la surprise ou l’émerveillement en portant soudainement son attention sur quelque chose qu’il aime. “Oh ! Regarde, on aperçoit un avion là-bas !”. Cela permet à son cerveau émotionnel de déconnecter pour switcher sur son cerveau rationnel. Pour plus de détails, je te propose de lire cet article pour savoir comment occuper tes enfants en voiture.

Alléger le planning des activités sur place

Je te suggère de ne pas avoir pour objectif de visiter la destination du voyage de fond en comble ! Que ce soit concernant le trajet ou les vacances en elles-mêmes, il est préférable de prévoir un planning léger. De cette manière, on ne court pas après le temps ni l’énergie, on se détend et on profite. Par exemple, tu peux planifier une seule grosse activité par jour (exemple : visite d’une réserve naturelle) et une petite (une partie de jeu de société ou une activité manuelle). Essaie toujours d’organiser une sortie en extérieur par jour. Dans ces conditions, les esprits en seront plus aérés et ressourcés. Et la soirée promet d’être plus cool. Voici par exemple, comment nous nous avons organisé notre voyage aux Philippines.

EN BREF :

  • Anticiper le départ, réserver, s’enregistrer en ligne, partir en avance, si possible pendant la sieste.
  • Avoir le temps, prendre le temps et faire de vraies pauses. Repérer les aires d’autoroute avec aires de jeux.
  • Partir avec des bagages légers. Utiliser des produits compatibles pour toute la famille. Regarder la météo pour réduire la quantité de vêtements à emporter.
  • Emmener une poussette versus un porte-bébé physiologique.
  • Impliquer tes enfants dans la préparation du voyage.
  • Choisir des jouets faciles à transporter.
  • Prévoir de la nourriture adaptée pour les petits creux.
  • Rester connecté(e) aux besoins de tes enfants.
  • Faire preuve de créativité. Utiliser le switch du cerveau émotionnel au cerveau rationnel pour éviter les “crises”.
  • Alléger le planning des vacances pour rester détendu(e) et se reposer. Prévoir une seule grosse activité par jour. Sortir quotidiennement.

J’espère que ces 10 conseils t’auront aidé(e) et réconcilié(e) avec l’idée de voyager avec des enfants ! Partage-nous tes propres astuces en commentaire. Tu aideras certainement d’autres parents à voyager sereinement en famille.

Prends soin de toi et de tes enfants.
Amélie.

Rentrée scolaire : comment la vivre de façon sereine et sans stress ?

Rentrée scolaire : comment la vivre de façon sereine et sans stress ?

La rentrée scolaire approche et tu veux être prêt(e) ? Il est possible de vivre une rentrée plus sereine. Je te parle, dans cet article, d’organisation et de gestion du stress. Toutefois, la priorité c’est bien l’équilibre émotionnel et le rythme de ton enfant. Tout ça pour quoi ? Pour être un parent serein la semaine du retour à l’école ! Je te livre mes conseils de Maman pour être mieux préparé(e) à l’approche de la rentrée des classes.

Organiser la rentrée scolaire de ses enfants
Rentrée scolaire

Qui dit rentrée des classes dit achats de fournitures (trousses, stylos, cahiers…), matériel (gourde, blouse…) et vêtements voire équipements (sport, activités extra-scolaires). Je te propose tout simplement de rentrer dans le clan des “To Do List makers” : de faire des listes par projet. Liste tes grandes tâches sur papier : fournitures scolaires, vêtements de sport, accessoires, rendez-vous médicaux, administratif, etc. Une fois que tes projets sont listés, découpe-les (ou regroupe-les s’ils peuvent être réalisés en même temps!) en mini-tâches. Planifie-les chaque jour ou par demi-journée. Ainsi, tu coches chaque action réalisée au fur et à mesure et tu vois ton stress diminuer à chaque petite croix. Plus tu découpes tes objectifs en petits objectifs, plus tu coches, plus tu restes zen, plus tu avances sereinement !

Oui mais il te reste 2 jours avant le jour J ?! Pas de panique. Ton enfant ne passera pas le baccalauréat lors de son premier jour d’école. Alors s’il lui manque un classeur ou un stylo vert, ou même son agenda, il sera toujours temps de s’en occuper la première semaine de la rentrée ! Le plus important c’est qu’il se sente frais, disponible et surtout, en confiance.

Tu es peut-être aussi confronté à la question de la propreté si ton enfant fait sa première rentrée en maternelle. Je t’invite à lire mon article sur le sujet de la continence.
Quelques moyens d’apaiser ton enfant avant ce jour stressant dans la suite de cet article.

Apaiser son enfant avant la rentrée des classes

Reprendre le rythme

Les habitudes prises en vacances sont tenaces. La première étape est de reprendre doucement le rythme de la reprise. Si l’heure du coucher s’est un peu décalée, avance-la de quelques minutes chaque soir (de 5 minutes chaque jour par exemple). Et mets un réveil que tu avances également de quelques minutes chaque jour par rapport à son heure de réveil naturel (s’il se lève plus tard que d’habitude!).

Si tu as laissé les routines ou le rituel du coucher de côté le temps des vacances, reprends-les. Ou c’est peut-être l’occasion de les mettre en place ! Les routines rassurent ton enfant. Elles lui permettent de s’appuyer sur des repères qu’il connait. Elle vont le rassurer et établir un climat contenant et sécurisant.

Sur le plan de l’alimentation, pendant les vacances, on se fait plaisir plus facilement. Il est temps de réduire progressivement les excès (notamment le sucre : glaces, bonbons, etc.). En effet, le sucre est un excitant. Il ne va pas faciliter le coucher, ni un sommeil récupérateur. Ça démarre dès le matin avec un petit déjeuner plus sain. On essaie de remplacer les célèbres céréales croquantes au miel ou au chocolat par des fruits frais entiers. La pâte à tartiner par des tartines de beurre voire un peu de sirop d’agave, miel ou sirop d’érable. Les protéines sont aussi excellentes à consommer le matin. Elles nous permettent de tenir toute la matinée car elles sont responsables du sentiment de satiété. Opte par exemple pour des oeufs brouillés ou un oeuf à la coque, avec des petites mouillettes de pain beurré.

Le soir, reviens aux salades fraîches et composées s’il fait encore chaud. Les crudités sont parfaites pour revitaliser le corps en minéraux. Mangez léger avant de dormir. Propose un gazpacho ou des soupes froides. Bref, innove mais raccroche-toi aux basiques sains et minéralisants pour faire une rentrée pleine de vitalité. Le cerveau de ton enfant a besoin d’un bon carburant pour gérer le tourbillon d’émotions de la rentrée scolaire.

Accueillir ses émotions

Comment se sent-il ? Comment voit-il sa rentrée ? Selon ce qu’il te répond, cherche à comprendre sans juger le pourquoi de son sentiment. S’il a peur demande-lui “pourquoi ?”. Cet article sur les peurs de l’enfant (notamment l’école) pourra aussi t’intéresser. Accueille ses émotions sans jugement ni interprétation. Voyez ensemble comment apaiser ses sentiments négatifs. Rends-le acteur de son développement personnel. Laisse-le trouver des solutions à ses questionnements et ses peurs. Il aura parfois les meilleurs mots pour se rassurer lui-même. Si non, tu es là pour l’y aider bien sûr. Mais allez en profondeur, si possible, en étant précis. Afin de désamorcer les scénarios terrifiants en les déroulant. Que peut-t’il arriver au pire ? Que peut-il mettre en place s’il perd pied ? Tu l’as compris, l’essentiel est d’en parler en détails afin de dédramatiser si angoisse il y a. Ton enfant se sentira écouté et soutenu. 

Pense à lui donner de ton côté un maximum d’informations sur ce qu’il va se passer (surtout s’il est petit). Va-t’il retrouver ses camarades de classe ? Quel enseignant va t-il avoir ? Qui va l’accompagner à l’école ? Qui va le récupérer à la sortie ? À quelle heure, après la sieste ? Revoyez ensemble le contenu de ses affaires. Fais-lui choisir sa tenue de rentrée des classes. Visitez l’école avant si c’est possible. Faites le trajet ensemble au préalable.

Ok, et toi dans tout ça ?

Être un parent plus serein pour l’entrée à l’école

Une rentrée scolaire sereine
Déposer ses propres peurs et lâcher prise

Des “éponges à émotions” ? Oui, nos enfants ressentent bien souvent notre stress. Comment l’épargner ? En étant plus serein soi-même. Premièrement, déculpabilise-toi, il est peut-être hyper confiant et excité à l’idée de rentrer à l’école ! Dépose tes préjugés, fais-lui confiance et écoute son ressenti, sans transposer tes propres peurs.

Par ailleurs, comme dit plus haut, si ta To Do List n’est pas terminée, personne ne viendra te taper sur les doigts. Il est largement possible de la terminer la semaine de la rentrée scolaire. Alors pas de stress inutile ni de perfectionnisme mal placé, lâche prise !

Déléguer

Délègue ! La répartition des tâches est bienvenue en cette période. Et si c’est déjà le cas, n’hésites pas à demander davantage d’aide. Si tu as de la famille, parrain, marraine de ton enfant, amis proches prêts à te donner un coup de main. Vous pouvez peut-être grouper et vous répartir certaines tâches s’ils ont aussi des enfants. Et si ton enfant est assez grand (ou s’il a un grand frère ou une grande soeur), il peut effectuer certaines étapes en autonomie comme choisir sa trousse ou ses fournitures sur internet si c’est encadré.

Prendre soin de soi

Et enfin, prends du temps pour toi. Dors au moins 7 à 8 heures par nuit. Prends un bain chaud relaxant. Va faire du sport. Défoule-toi. Médite. Lis un bon bouquin. Bref, prends un temps quotidien (même petit) de qualité, pour te ressourcer et évacuer ton stress. Mets-toi en mode positif. Fais un pas en arrière, respire profondément et rappelle-toi les projets qui te tiennent personnellement à coeur pour cette rentrée (les prochaines vacances,  un nouveau travail, un nouveau projet personnel, une nouvelle activité…). Tu vas y arriver ! Fais-toi confiance. Tu as tout en toi et tu sais comment être une bonne maman, mais je te le rappelle dans cet article.

 

EN BREF :

  • Faire des listes.
  • Découper ses objectifs en mini-tâches pour constater ton avancée et rester zen.
  • Lâcher prise, la To Do List peut très bien se terminer la première semaine de la rentrée scolaire.
  • Reprendre progressivement le rythme et les routines : heure et rituel du coucher, réveil…
  • Reprendre une alimentation saine pour se revitaliser.
  • Accueillir les émotions de ton enfant sans juger ni interpréter. Je t’aide à le faire dans cet article grâce à la Communication Non Violente (CNV).
  • Parler de ses peurs ou de ses questionnements en détails et demandez-lui pourquoi.
  • Aider ton enfant à imaginer des solutions à ses problèmes. Il se sentira écouté, soutenu et apaisé.
  • Donner un maximum d’informations sur l’organisation et le déroulé de la rentrée des classes.
  • Déléguer davantage quand c’est possible.
  • Prendre un temps pour toi et positiver.

Partage ton expérience et tes conseils en laissant un commentaire pour aider le plus de mamans à vivre une rentrée scolaire plus sereine avec leurs enfants.
Comme tu le sais, nous avons fait le choix de l’instruction en famille pour nos enfants. Si le sujet t’intéresse, tu trouveras aussi un témoignage d’IEF dans cet article.

Prends soin de toi et de tes enfants.

Amélie.

Allaitement Maternel : Une Durée Maximum ?

Allaitement Maternel : Une Durée Maximum ?

Allaitement maternel d'un bambin | une durée maximum pour allaiter ?

Il est maintenant largement admis que l’allaitement maternel exclusif est conseillé dès la naissance. Nous savons aussi qu’allaiter exclusivement jusqu’à la diversification alimentaire est la durée minimum conseillée pour un bénéfice optimal (encore faut-il admettre qu’un bébé ne devrait pas être diversifié avant 6 mois sauf pathologie particulière). Mais y-a t’il une durée maximum au-delà de laquelle il serait inutile voire néfaste de donner le sein ? Je te réponds tout de suite en 3 points, afin que tu puisses décider, de manière éclairée, du moment idéal pour sevrer ton enfant.

Les recommandations officielles sur la durée de l’allaitement maternel

L’OMS (Organisme Mondial de la Santé) recommande officiellement un allaitement exclusif au sein jusqu’à 6 mois. Et ce, dès la première heure suivant la naissance, à la demande de jour comme de nuit, sans aucun complément alimentaire ou liquide (même de l’eau!). Ensuite, le lait devrait encore constituer l’aliment principal de l’enfant jusqu’à 1 an. Les recommandations précisent également, pour garantir la réussite d’un allaitement, de ne pas introduire de biberon, tétine ou sucette. Ce dernier conseil permet d’éviter ce que l’on appelle la confusion sein-tétine. Le bébé pouvant perdre la technique particulière de succion au sein au profit du biberon (ou de la tétine). Il peut aussi finir par préférer le biberon au sein par facilité.

Mais cela ne s’arrête pas là. L’OMS précise que l’allaitement maternel devrait se poursuivre jusqu’à au moins 2 ans en l’associant à une alimentation diversifiée. En effet, selon les dernières recherches anthropologiques, la durée “normale” de l’allaitement d’un humain se situerait entre 2 ans et demi et 7 ans. Sur le plan biologique, nous sommes prévus pour pouvoir téter jusqu’à environ 7 ans. À cet âge, les premières dents de lait sont progressivement remplacées par une dentition définitive. La durée minimale de l’allaitement prévue par notre espèce serait donc de 2 ans et demi.

Retrouve les recommandations de l’OMS dans cet article. Je t’explique ci-après, au-delà des données officielles, quels sont les avantages et bienfaits d’un allaitement après 6 mois.

Avantages et bienfaits de l’allaitement longBesoins nutritionnels et allaitement maternel

Santé et nutrition

Concernant la santé de l’enfant de manière générale, l’OMS affirme aujourd’hui, avec certitude, que l’allaitement diminue le taux de mortalité de l’enfant. On peut même attester que l’allaitement maternel a des répercussions positives jusqu’à l’âge adulte.

Sur le plan nutritionnel, le lait maternel fournit toutes les calories et nutriments nécessaires à la croissance. Il continue de couvrir 50% ou plus des besoins nutritionnels de l’enfant pendant le second semestre de sa vie (soit entre 6 mois et 1 an). Il couvre ensuite jusqu’à 1/3 de ses besoins pendant la seconde année.

Le lait maternel offre une protection renforcée contre les maladies infectieuses et chroniques puisque le bébé profite des anticorps produits par l’organisme de la maman. Anticorps qu’un lait de croissance ne peut malheureusement pas apporter.
La Leche League – association internationale référente de soutien et d’information à l’allaitement maternel – rapporte d’ailleurs une déclaration de l’OMS affirmant que les laits de croissance ne sont pas indispensables à une alimentation diversifiée. Ils n’apportent pas de valeur supplémentaire. De plus, selon les marques, ils contiennent bien trop souvent des sucres ajoutés.

Aussi, la succion au sein demande un effort important. L’enfant développe considérablement les muscles de sa mâchoire. Il est ainsi bien préparé à pouvoir mâcher de façon tonique. C’est un avantage pour aborder la diversification alimentaire, notamment si l’on fait le choix de la DME (Diversification Menée par l’Enfant) ou Alimentation autonome. Des études rapportées par la Leche League montrent également que donner le sein permettrait de réduire les risques d’otites à répétition de manière significative. Cela abaisse le nombre d’infections respiratoires de manière générale.

L’équilibre affectif

Sur le plan affectif, il est indéniable que l’allaitement maternel participe à l’établissement d’un lien d’attachement très fort avec son enfant. On sait maintenant, grâce aux neurosciences, que ce lien avec la figure d’attachement est primordial à la construction d’un sentiment de sécurité chez l’enfant. Ce sentiment participe à construire un état de confiance chez lui. Cela l’accompagnera dans son autonomie et la prise de son indépendance lorsqu’il sera prêt.
Enfin, c’est pour lui, une expérience sensorielle et cognitive extraordinaire. C’est aussi un réconfort immense que de vivre cette connexion physiologique avec sa maman.

Ayant fait le choix d’un allaitement prolongé pour mes 3 enfants, je ne peux que t’encourager à vivre cette expérience, si c’est ton choix, et en dépit du regard des autres… C’est un tel bonheur et une source de joie et de douceur infinie à partager. Lorsqu’il est fatigué, énervé, triste, le temps d’un câlin, après une chute ou quand il est malade pour le réconforter. C’est aussi une solution à des centaines de situations du quotidien. Et cette simplicité est bienvenue aussi quand la maman est épuisée. On n’a pas toujours les ressources pour établir un dialogue bienveillant sur l’instant. Parfois, une tétée vaut mieux que mille mots.

Quand et comment décider du sevrage d’un enfant allaité ?Un allaitement maternel prolongé favorise le lien d'attachement.

Données officielles et scientifiques

L’Académie américaine de pédiatrie recommande un sevrage à 1 an. En France, les professionnels de santé encouragent rarement un allaitement après 6 mois de façon spontanée.
Le primate, mammifère le plus proche de l’homme en termes de patrimoine génétique, sèvre ses petits lorsqu’ils atteignent 4 fois leur poids de naissance. Un enfant moyen atteint ce poids autour de 27 mois pour un garçon et 30 mois pour une fille.

Mon expérience de maman allaitante

Jusqu’à présent c’est Arthur qui détient le record de l’allaitement le plus long : 27 mois de tétées à la demande avec un sevrage naturel. C’est-à-dire qu’il a progressivement arrêté de téter naturellement. J’espère que cela ira bien au-delà avec ma Constance <3

Si tu as choisis l’allaitement mixte ou que tu reprends le travail bientôt, mon article sur le choix du tire-lait (manuel, électrique, simple ou double pompage, pour quelle utilisation, etc.) va probablement t’intéresser.

Les principaux obstacles que tu peux rencontrer dans la poursuite d’un allaitement après 1 an, ce sont, selon moi : la fatigue (notamment si les tétées nocturnes perdurent) et le regard extérieur. Sur ce sujet, il est facile d’être heurté par le jugement des autres. Notre société occidentale n’admet pas encore l’allaitement prolongé comme la norme actuelle de notre espèce, malgré qu’elle le soit dans bon nombre d’autres pays.

L’épuisement physique ou mental

Le sevrage “induit”, c’est-à-dire provoqué volontairement par la maman, pourra donc être décidé dans ces cas-là. En effet, si la fatigue est trop forte. Si tu n’as pas les moyens d’adapter ton environnement pour aménager davantage de repos, ce sera probablement le moment pour toi de sevrer ton enfant. Tu pourras être fière d’avoir mené ton allaitement jusqu’ici !

La pression extérieure

Si la pression de ton entourage, de ta famille ou le regard de la société pèse trop lourd, tu préfèreras sevrer ton enfant. Et c’est ok, si tu es en accord avec ce choix. Dans le cas contraire, entoure-toi de personnes bienveillantes et qui respectent tes choix. Discute et rencontre des mamans qui pratiquent un allaitement prolongé. Sur le net, lors de réunions d’allaitement de ta commune, dans des associations, via des blogs sur l’allaitement, trouve du soutien et de l’information. Rien ne sert de chercher à convaincre mais informe-toi pour savoir répondre aux principales interrogations de tes proches comme le fait que l’allaitement serait un frein à la parole par exemple.

S’écouter

Quoi qu’il en soit, l’allaitement maternel ne doit jamais devenir une source d’angoisse ou de contrainte trop forte pour l’enfant ou la maman. Le meilleur conseil que je puisse te donner, c’est de t’écouter avec bienveillance et indulgence. Ton parcours sera le meilleur pour toi, dans ta situation et avec ton cadre de référence, tant que tu es en accord avec toi-même.


EN BREF :

  • La durée recommandée par l’OMS pour un allaitement prolongé après diversification alimentaire est de 2 ans minimum.
  • Des recherches anthropologiques montreraient que l’allaitement serait prévu pour perdurer jusqu’au remplacement des dents de lait par une dentition définitive, soit vers 7 ans.
  • Ses bienfaits sur les plans nutritionnel et affectif sont clairement admis jusqu’à l’âge adulte : 50% ou plus des besoins nutritionnels couverts par l’allaitement le second semestre de vie et jusqu’à 1/3 la seconde année.
  • L’allaitement offre une protection renforcée contre les maladies infectieuses et chroniques, accélère la guérison et réduit les infections respiratoires à répétition telles que les rhumes et les otites.
  • Il représente une solution à des centaines de situations du quotidien : colères, fatigue, maladie, chute, câlin…
  • Le moment idéal du sevrage n’obtient pas de consensus, si ce n’est le bon moment pour la maman et l’enfant. S’écouter est le maître mot pour un allaitement long serein.
  • Si la fatigue ou la pression sociale est trop forte, entoure-toi de personnes informées et bienveillantes, qui respectent tes choix. Si tu vis des moments de doute, je t’invite à consulter cet article dans lequel je te rappelle les points essentiels pour être une bonne maman.

Partage ton expérience en commentaire pour aider le plus de mamans dans la poursuite de leur allaitement.

Prends soin de toi et de tes enfants.

Amélie.

Les problèmes du quotidien : comment les surmonter définitivement

Les problèmes du quotidien : comment les surmonter définitivement

Chère Maman,

Tu le sais aussi bien que moi, la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Nous traversons toutes un jour ou l’autre des zones de turbulences, noyées sous les problèmes du quotidien.

Mais souvenons-nous aussi que la vie est belle, et je vais te montrer quel est ton pouvoir pour agir sur ces problèmes et positiver.

IDENTIFIER LES PROBLÈMES DU QUOTIDIEN

J’observe souvent que les problèmes du quotidien les plus récurrents sont liés soit :

  • à notre relation avec nos enfants,
  • à notre relation de couple,
  • ou à notre charge mentale.

Ces trois incontournables de notre vie qui ne se passent pas comme on l’espérait nous éloignent de notre idéal de vie.

Prenons quelques instants pour analyser ensemble ces problèmes :

  • Les problèmes avec les enfants

Tous les jours, tu dois crier sur tes enfants pour te faire entendre. Parlementer des minutes interminables avec ton enfant qui refuse de mettre son manteau alors qu’il fait -5° dehors. Ou assumer leurs crises en public quand tu fais les magasins avec eux;

Même avec la meilleure volonté du monde, tu en as assez d’être devenue une donneuse d’ordre. Peu à peu le sentiment d’abîmer profondément cette relation que tu chéris, t’envahit.

L’énergie que tu dépenses pour éduquer tes enfants est telle que tu te sens vidée chaque soir. Parfois même avant la fin de la journée!

Tu te demandes régulièrement ce que tu as fait pour mériter ça. Pourquoi tes enfants sont aussi difficiles alors que tu fais toujours de ton mieux pour qu’ils se sentent bien…

  • Les problèmes de couple

Tout allait plutôt bien dans ton couple avant d’avoir les enfants. Et puis, l’arrivée du premier bébé a transformé ton couple en une source de conflits incessants. Vous n’êtes plus sur la même longueur d’ondes.

D’un côté ton conjoint te reproche ce que tu fais, de l’autre, tu as le sentiment de n’avoir aucun soutien et de ne susciter aucune empathie.

Tu te sens isolée et ne comprends pas comment ta vie de couple a pu se détériorer à ce point…

  • Les problèmes de charge mentale

Les journées défilent et tu n’as aucune prise sur le temps qui passe.

Tu as l’impression de tout faire, de tout donner, de courir partout et de ne jamais t’arrêter. Pourtant, tout n’est que recommencement, comme si tout ce que tu faisais était vain et improductif.

Ta charge mentale s’accumule et tu as l’impression de passer à côté de l’essentiel. Tu as ce sentiment désagréable d’être forcée à renoncer à ton idéal de vie…

Les problèmes du quotidien sont des problèmes fréquents

Rassure-toi, ces problèmes du quotidien sont des problèmes fréquents que la plupart des femmes connaissent un jour ou l’autre dans leur vie, et que j’ai moi-même connus.

Comme toi, je rêvais de construire une relation épanouie avec Arthur, mon premier enfant. J’imaginais une relation de couple sous le signe du dialogue et de la communication avec Fabien.

Je me suis lancée, pleine d’énergie, dans la fabrication de matériels pour Arthur et la confection de ses vêtements, tout en continuant à gérer mes activités habituelles.

Je me suis tellement imaginée cette vie idéale que je la touchais presque du doigt!

Dans la réalité, ça ne fonctionne malheureusement pas comme ça. Il ne suffit pas de rêver notre vie pour la vivre.

Prendre de la hauteur pour comprendre pourquoi ces problèmes surviennent

La seule projection d’un idéal à atteindre ne peut être assez puissante. La projection de cet idéal se réalise uniquement lorsque nous y ajoutons du carburant.

Notre propre carburant.

C’est comme cela que, petit à petit, dans les problèmes que je rencontrais au quotidien, j’ai pris conscience du carburant qui m’anime. Un carburant qui pouvait contribuer à changer positivement ma vie et inverser la tendance problématique dans laquelle je tombais.

Mon carburant, c’est simplement d’accepter l’idée que je suis responsable des résultats que j’obtiens.

En d’autres termes, il s’agit de voir les choses qui surviennent dans ta vie sous un autre angle : ne plus penser que les problèmes viennent t’impacter, mais prendre ta part de responsabilité dans leur survenance.

problèmes du quotidien

RÉGLER LES PROBLÈMES DU QUOTIDIEN

Si tu rencontres un problème dans ta relation avec ton enfant, dans ta relation de couple et même plus largement dans ta relation avec un proche, un voisin ou un collègue, si tu es complexé par ton poids, si tu as des soucis de santé, une addiction, ou des difficultés financières, alors l’idée essentielle à retenir si tu veux trouver une solution est que tu dois reconnaître ta part de responsabilité.

Accepter sa responsabilité

Attention, je ne dis PAS qu’il faut se sentir coupable de tous nos problèmes du quotidien. L’idée ici est de comprendre COMMENT on a pu participer à ce résultat, comment on a pu générer ce problème.

Est-ce à cause des décisions que nous avons prises un jour, de notre façon de faire, de nos opinions?

Comment accepter sa responsabilité ?

Pour commencer, il est important de se poser clairement les questions : comment est-ce que je peux améliorer ma vie chaque jour, comment améliorer mon bien-être, ma relation avec mes enfants, mon alimentation, ma condition physique, ma relation de couple, mes relations sociales, etc.

Prenons un exemple : je peux passer une journée très agréable avec les enfants et me sentir comblée. Mais le lendemain, je peux me lever en n’ayant pas assez dormi, être préoccupée et manquer de disponibilité d’esprit, je peux avoir à supporter une charge mentale alourdie par un imprévu, être sous tensions pour plusieurs raisons…

Il y aura toujours 1000 choses qui arriveront et autant de sources de nouveaux problèmes.

En acceptant ma part de responsabilité, je me reconnais pleinement actrice de la situation. Je ne subis plus ce qui m’arrive, je vis la situation en pleine conscience.

Etre engagée

Si je ne suis pas satisfaite par ce que je vis, je sais que moi seule ai le pouvoir de changer les choses. Ainsi, je prends conscience que c’est en agissant différemment que j’obtiendrais des résultats différents.

Einstein ne disait-il pas : “Aucun problème ne peut être résolu avec le même niveau de conscience qui l’a créé.”

Ce qu’il faut comprendre de cette citation, c’est que notre niveau de responsabilité dans un problème exige de notre part un niveau d’engagement supérieur pour le régler.

C’est pour cela que si tu rencontres un problème avec le comportement de ton enfant, tu ne le résoudras pas en agissant sur son comportement (même niveau) mais en engageant tes capacités à le régler (niveau supérieur).

Assumer les conséquences

Quotidiennement, nous prenons des décisions et nous agissons. Nous faisons cela en accord avec les principes et valeurs qui nous animent au plus profond de nous.

Nous sommes libres de choisir nos actions. En revanche, nous ne sommes pas libres d’en choisir les conséquences. Celles-ci découlent naturellement – et logiquement – de nos actions.

Mes actes engagent des conséquences que je me dois d’assumer pour avancer.
Tout cela devient évident lorsque nous agissons avec la conscience de notre responsabilité. En acceptant la responsabilité de nos actes, nous engageons notre responsabilité dans les conséquences de ces actes.

C’est donc à nous de définir comment nous voulons agir, en fonction de ce que nous voulons obtenir comme conséquence.

Cette acceptation de notre responsabilité, tant dans nos actes que dans les conséquences de nos actes, est très puissante car, à elle seule, elle permet de ressentir une forme de liberté extraordinaire.

Revoir ses habitudes

Cela peut paraître convenu, mais le pouvoir de nos habitudes est très fort. Un article publié en 2006 par un chercheur d’université américaine indiquait que plus de 40% de nos actions quotidiennes ne relèvent pas de véritables décisions mais sont le fruit de nos habitudes.

Accepter sa part de responsabilité et faire les choses différemment implique de modifier ses habitudes.

Je sais que faire évoluer une habitude n’est pas évident, prend du temps, peut être compliqué… mais c’est toujours possible.

Nous prenons conscience de notre capacité à évoluer positivement à partir du moment où nous acceptons notre responsabilité et que nous sommes prêts à nous engager différemment.

Colin Powell, ancien secrétaire d’Etat aux États-Unis a prononcé un jour cette phrase qui m’avait beaucoup fait réfléchir à l’époque : “Un rêve ne devient pas réalité grâce à la magie ; il faut de la sueur, de la détermination et un travail acharné.”

Alors, grâce à l’acceptation de notre responsabilité, nous avons enfin le pouvoir de changer certaines de nos habitudes et d’en construire de nouvelles. De nouvelles habitudes qui nous feront avancer vers l’objectif que nous nous sommes, un jour, promises d’atteindre.

problèmes du quotidien

Régler les problèmes du quotidien : accepter sa responsabilité

Chaque matin, je me pose ces questions : comment j’ai fait pour obtenir ce que j’ai aujourd’hui? Comment je peux faire pour continuer à obtenir ce que je souhaite, ce qui me plaît, ce que j’aime, ce qui me fait vibrer?

Ta façon d’accepter ta responsabilité est le point de départ de tes attitudes et comportements. Je t’assure que la façon dont tu acceptes ta responsabilité peut modifier ta façon de voir ta vie et de la vivre.

Si tu acceptes tes responsabilités et que tu agis en conséquence, tu auras la chance de vivre une vie bien différente de la personne qui pense qu’elle subit les évènements.

Pour prendre les choses en main et commencer dès à présent à inverser la tendance problématique dans laquelle tu te démènes, je te propose de réfléchir sur ces 3 notions essentielles :

  • Être engagée : notre responsabilité dans un problème exige de nous que nous prenions de la hauteur pour le régler (s’engager à un niveau supérieur).
  • Accepter les conséquences : reconnaître notre responsabilité dans nos actes afin d’accepter la responsabilité de leurs conséquences.
  • Revoir ses habitudes : transformer une habitude demande des efforts, mais c’est toujours possible.

 

Pour t’accompagner dans ce cheminement, t’aider au quotidien et te permettre d’accéder à un niveau de sérénité qui te fera te sentir mieux dans ta vie, je t’invite à découvrir le programme Maman Epanouie que j’ai lancé pour accompagner les mamans à devenir sereines et épanouies grâce à la magie de la parentalité positive.

Si tu souhaites vivre sereinement, rester zen face aux petits tracas du quotidien, retrouver du souffle dans tes journées, t’épanouir auprès de tes enfants et de ton conjoint, passer des moments de qualité avec ta famille, créer des relations positives capables de changer la perception de ta vie ou encore renforcer les liens entre vous aussi longtemps que possible… le programme est peut-être fait pour toi !

Je te propose de découvrir les 4 vidéos du lancement du Programme Maman Epanouie. Ces vidéos ont énormément de valeur et je te garantis que tu auras tes premiers résultats juste en suivant ces 4 vidéos.

Clique sur ce lien pour démarrer une nouvelle étape de ta vie, dans laquelle je serai à tes côtés pour t’épauler et te conseiller. Le Programme Maman Epanouie, c’est aussi une formidable communauté de mamans qui s’entraident.

Tu peux partager cette lettre à toutes celles et ceux qui ont la volonté et le désir d’améliorer leur bien-être, et surtout, l’envie de surmonter définitivement leurs problèmes du quotidien 🙂

Prends soin de toi et de tes enfants

Amélie