Le manque de lait : un mythe plus qu’une réalité !

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Même si cette notion n’a pas de fondement véritable, (presque) toutes les femmes y pensent – ou y ont pensé.
J’ai moi même eu cette peur de ne pas avoir assez de lait lorsque Arthur pleurait après une tétée ou qu’il ne dormait pas 3 heures d’affilées alors que des personnes de « bons conseils » m’avaient assurées que les premières semaines il passerait son temps à téter et à dormir.

A travers les articles de ce blog, j’ai déjà évoqué le démarrage de l’allaitement et ces diverses étapes, je vais donc développer cette peur qui nous rassemble (presque) toute à un moment de notre allaitement : la peur du manque de lait.

Comment se « fabrique » le lait maternel ?

Pour avoir confiance en son allaitement, il est important de connaître et comprendre le mécanisme de la lactation.
Lorsque votre bébé est au sein, sa succion entraîne la libération de deux hormones : la prolactine et l’ocytocine.

  •  La prolactine est considérée comme l’hormone de la production du lait : plus le bébé tète, plus le corps de la mère libère de prolactine et plus les seins produisent du lait.
  • L’ocytocine est à la base du réflexe d’éjection. Cette hormone provoque des contractions musculaires dans les seins qui vont amener le lait dans les canaux lactifères et permettre l’éjection lorsque le bébé tète.

Comment votre corps s’adapte aux besoins de votre bébé?

La quantité de lait que produit les seins dépend de la fréquence des tétées et de l’efficacité de la succion du bébé au sein.
Au début de l’allaitement votre corps ne connaît pas les besoins de votre bébé, il va donc s’adapter en fonction de la fréquence des tétées. C’est le principe de l’offre et de la demande. L’allaitement à la demande permet à votre corps de produire automatiquement le volume de lait correspondant aux besoins de votre enfant.

Si votre bébé est dans une période de poussée de croissance, il va avoir besoin de plus de lait, il faut donc le faire téter plus souvent pour que le mécanisme de l’offre et de la demande s’adapte aux nouveaux besoins (vous pouvez donner les deux seins lors d’une même tétée).

Pour vous donner un autre ordre d’idée, les bébés tètent environ 8 à 12 fois par 24h, la durée des tétées varie de 5 à 30 min et la fréquence est souvent toutes les heures et demie à trois heures. Il s’agit d’une moyenne, certains bébés vont avoir des besoins inférieurs ou supérieurs.

Quelles sont les attitudes normales d’un bébé allaité ?

Certaines mamans pensent ne pas avoir assez de lait alors que tout se passe très bien. Si votre bébé prend du poids, qu’il déglutit bien, mouille et salit plusieurs couches par jour, alors il y a de grandes chances pour que tout aille pour le mieux. Même si certains comportements vous tracassent tels que :

  • Bébé tète souvent : c’est NORMAL ! Ne soyez pas déstabilisé par un rythme de tétée qui augmente, c’est la conséquence des besoins de votre bébé qui augmentent. Il faut laisser le temps à votre corps de s’adapter à ses nouveaux besoins et offrir un allaitement à la demande afin que vos seins soient bien stimulés.
  • Bébé semble toujours avoir faim : Le lait maternel se digère plus vite et plus efficacement que les laits industriels. La demande est donc plus fréquente, il est très important de mettre votre bébé au sein dès qu’il vous en communique le besoin.
  • Bébé ne fait pas ses nuits à 6 mois (ou plus) : Votre bébé régule lui même les quantités qu’il prend. S’il ne prend pas une quantité suffisante avant le coucher, il est tout à fait normal qu’il ait « faim » au milieu de la nuit. Soyez patiente, si vous répondez bien à ses demandes il finira par se caler sur un rythme « jour/nuit ».
  • Bébé augmente ou diminue brusquement la fréquence ou la durée des tétées : Si votre bébé augmente la fréquence et la durée des tétées il se peut qu’il soit en phase de croissance (elles se situent généralement autour de 3 et 6 semaines et 3 et 6 mois). Si votre bébé diminue la durée des tétées, il est possible qu’il tète plus efficacement.
  • Bébé pleure souvent : Un bébé qui pleure : rien de plus normal ! C’est son seul moyen de communiquer avec vous. Un bébé ne pleure pas uniquement par faim. Assurez vous qu’il n’a pas froid, que sa couche soit bien propre et qu’il soit dans une position confortable. Sachez qu’un enfant à besoin d’être dans vos bras, de sentir le bercement que procure vos mouvements, d’être proche de vous et de sentir les battements de votre cœur (qu’il connaît si bien). N’hésitez pas à le porter en écharpe de portage ou autres portes bébés physiologiques afin de continuer à vaquer à vos occupations.

Quelles sont les causes d’un véritable manque de lait ?

La Leche League note qu’une expérience clinique limitée aux pays industrialisés a fait apparaître la conclusion suivante : l’insuffisance de la lactation due à des causes purement physiologiques représente au maximum 1 à 5% des cas.

Voici les cas :

  • Mauvais développement de la glande mammaire dès la vie embryonnaire ou à la puberté.
  • Trouble hormonal important.
  • Intervention chirurgicale d’augmentation et/ou de réduction mammaire.
  • Causes mentales (deuil, dépression sévère…)
  • Causes cliniques (hémorragie grave en début de lactation, maladie chronique (diabète, anémie) ou aigue (fièvre))
  • Autres causes : alimentation gravement carencée, déshydratation, rétention placentaire, prise de certains médicaments (pilule contraceptive contenant des oestrogènes), nouvelle grossesse.

La peur du manque de lait entraîne certaines mamans à donner des compléments de laits industrialisés au biberon à leur bébé. C’est souvent cette action qui entraîne petit à petit l’arrêt de l’allaitement. Ces mêmes mamans diront qu’elles « n’avaient plus de lait ». Or leur lactation s’est uniquement ralenti parce qu’elles ont commencé à donner des compléments à leur bébé.

Gardez confiance en vous et en vos capacités à allaiter votre bébé. Faites vous aider par des personnes qui sauront vous épauler et vous donner l’énergie positive nécessaire à la bonne mise en place de votre allaitement. Faites suivre votre bébé régulièrement par un pédiatre, médecin ou à la PMI de votre ville afin de vous assurer de son bon développement poids/taille.

J’espère que cet article vous a permis de mieux comprendre le fonctionnement de la lactation. Vous avez encore des doutes ou des questions ?
N’hésitez pas à nous faire partager vos expériences personnelles, nous les attendons avec impatience.

A très bientôt,
Amélie

About Amelie Blot

Je me rappelle étant petite que je disais à ma maman : "quand je serai grande je ne punirai pas mes enfants !". Les années ont passé, je suis devenue maman et ce principe qui "était" en moi est plus fort que jamais. Je me forme au quotidien, à travers mes lectures enrichissantes et auprès de mon petit Arthur, à une méthode d'éducation respectueuse et bienveillante. J'espère pouvoir vous transmettre le goût de vivre la fabuleuse aventure de la parentalité tout en préservant l'épanouissement familiale si nécessaire au bonheur.

4 4 commentaires

  1. En fait, les pics de croissances ont lieu à 3,6,9 jours/3,6,9 semaines et 3,6,9 mois. Il peut s’agir de pics de croissance physique ou intellectuelle (acquisition de l’équilibre par exemple). Bien sûr, ce sont des observations statistiques à ne pas prendre au pied de la lettre ^^

    • Bonjour Emilie,
      Merci pour votre commentaire. Il est important de savoir situer à peu près les périodes de croissance de bébé pour pouvoir anticiper ses nouveaux besoins. Et surtout, il faut bien rester à l’écoute de son bébé, car comme le dit Emilie, se sont des observations générales données par les médecins, mais chaque bébé est unique.

  2. Infos supplémentaires qu on ne parle pas assez, la contraception diminue la lactation même si on nous donne la cerazette….

    • Bonjour Céline,
      Merci pour votre précision. Je n’ai malheureusement pas pu vérifier cette information scientifiquement parlant, cependant, il est préférable de ne pas ingérer d’hormones lorsqu’on allaite son enfant. Ces hormones vont forcément se retrouver dans le lait, et franchement ça parait plutôt angoissant.
      Il existe des méthodes beaucoup plus naturelle pour se protéger d’une grossesse, comme le stérilet en cuivre par exemple.
      A très bientôt,
      Amélie

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