Rentrée scolaire : comment la vivre de façon sereine et sans stress ?

Rentrée scolaire : comment la vivre de façon sereine et sans stress ?

La rentrée scolaire approche et tu veux être prêt(e) ? Il est possible de vivre une rentrée plus sereine. Je te parle, dans cet article, d’organisation et de gestion du stress. Toutefois, la priorité c’est bien l’équilibre émotionnel et le rythme de ton enfant. Tout ça pour quoi ? Pour être un parent serein la semaine du retour à l’école ! Je te livre mes conseils de Maman pour être mieux préparé(e) à l’approche de la rentrée des classes.

Organiser la rentrée scolaire de ses enfants
Rentrée scolaire

Qui dit rentrée des classes dit achats de fournitures (trousses, stylos, cahiers…), matériel (gourde, blouse…) et vêtements voire équipements (sport, activités extra-scolaires). Je te propose tout simplement de rentrer dans le clan des “To Do List makers” : de faire des listes par projet. Liste tes grandes tâches sur papier : fournitures scolaires, vêtements de sport, accessoires, rendez-vous médicaux, administratif, etc. Une fois que tes projets sont listés, découpe-les (ou regroupe-les s’ils peuvent être réalisés en même temps!) en mini-tâches. Planifie-les chaque jour ou par demi-journée. Ainsi, tu coches chaque action réalisée au fur et à mesure et tu vois ton stress diminuer à chaque petite croix. Plus tu découpes tes objectifs en petits objectifs, plus tu coches, plus tu restes zen, plus tu avances sereinement !

Oui mais il te reste 2 jours avant le jour J ?! Pas de panique. Ton enfant ne passera pas le baccalauréat lors de son premier jour d’école. Alors s’il lui manque un classeur ou un stylo vert, ou même son agenda, il sera toujours temps de s’en occuper la première semaine de la rentrée ! Le plus important c’est qu’il se sente frais, disponible et surtout, en confiance.

Tu es peut-être aussi confronté à la question de la propreté si ton enfant fait sa première rentrée en maternelle. Je t’invite à lire mon article sur le sujet de la continence.
Quelques moyens d’apaiser ton enfant avant ce jour stressant dans la suite de cet article.

Apaiser son enfant avant la rentrée des classes

Reprendre le rythme

Les habitudes prises en vacances sont tenaces. La première étape est de reprendre doucement le rythme de la reprise. Si l’heure du coucher s’est un peu décalée, avance-la de quelques minutes chaque soir (de 5 minutes chaque jour par exemple). Et mets un réveil que tu avances également de quelques minutes chaque jour par rapport à son heure de réveil naturel (s’il se lève plus tard que d’habitude!).

Si tu as laissé les routines ou le rituel du coucher de côté le temps des vacances, reprends-les. Ou c’est peut-être l’occasion de les mettre en place ! Les routines rassurent ton enfant. Elles lui permettent de s’appuyer sur des repères qu’il connait. Elle vont le rassurer et établir un climat contenant et sécurisant.

Sur le plan de l’alimentation, pendant les vacances, on se fait plaisir plus facilement. Il est temps de réduire progressivement les excès (notamment le sucre : glaces, bonbons, etc.). En effet, le sucre est un excitant. Il ne va pas faciliter le coucher, ni un sommeil récupérateur. Ça démarre dès le matin avec un petit déjeuner plus sain. On essaie de remplacer les célèbres céréales croquantes au miel ou au chocolat par des fruits frais entiers. La pâte à tartiner par des tartines de beurre voire un peu de sirop d’agave, miel ou sirop d’érable. Les protéines sont aussi excellentes à consommer le matin. Elles nous permettent de tenir toute la matinée car elles sont responsables du sentiment de satiété. Opte par exemple pour des oeufs brouillés ou un oeuf à la coque, avec des petites mouillettes de pain beurré.

Le soir, reviens aux salades fraîches et composées s’il fait encore chaud. Les crudités sont parfaites pour revitaliser le corps en minéraux. Mangez léger avant de dormir. Propose un gazpacho ou des soupes froides. Bref, innove mais raccroche-toi aux basiques sains et minéralisants pour faire une rentrée pleine de vitalité. Le cerveau de ton enfant a besoin d’un bon carburant pour gérer le tourbillon d’émotions de la rentrée scolaire.

Accueillir ses émotions

Comment se sent-il ? Comment voit-il sa rentrée ? Selon ce qu’il te répond, cherche à comprendre sans juger le pourquoi de son sentiment. S’il a peur demande-lui “pourquoi ?”. Cet article sur les peurs de l’enfant (notamment l’école) pourra aussi t’intéresser. Accueille ses émotions sans jugement ni interprétation. Voyez ensemble comment apaiser ses sentiments négatifs. Rends-le acteur de son développement personnel. Laisse-le trouver des solutions à ses questionnements et ses peurs. Il aura parfois les meilleurs mots pour se rassurer lui-même. Si non, tu es là pour l’y aider bien sûr. Mais allez en profondeur, si possible, en étant précis. Afin de désamorcer les scénarios terrifiants en les déroulant. Que peut-t’il arriver au pire ? Que peut-il mettre en place s’il perd pied ? Tu l’as compris, l’essentiel est d’en parler en détails afin de dédramatiser si angoisse il y a. Ton enfant se sentira écouté et soutenu. 

Pense à lui donner de ton côté un maximum d’informations sur ce qu’il va se passer (surtout s’il est petit). Va-t’il retrouver ses camarades de classe ? Quel enseignant va t-il avoir ? Qui va l’accompagner à l’école ? Qui va le récupérer à la sortie ? À quelle heure, après la sieste ? Revoyez ensemble le contenu de ses affaires. Fais-lui choisir sa tenue de rentrée des classes. Visitez l’école avant si c’est possible. Faites le trajet ensemble au préalable.

Ok, et toi dans tout ça ?

Être un parent plus serein pour l’entrée à l’école

Une rentrée scolaire sereine
Déposer ses propres peurs et lâcher prise

Des “éponges à émotions” ? Oui, nos enfants ressentent bien souvent notre stress. Comment l’épargner ? En étant plus serein soi-même. Premièrement, déculpabilise-toi, il est peut-être hyper confiant et excité à l’idée de rentrer à l’école ! Dépose tes préjugés, fais-lui confiance et écoute son ressenti, sans transposer tes propres peurs.

Par ailleurs, comme dit plus haut, si ta To Do List n’est pas terminée, personne ne viendra te taper sur les doigts. Il est largement possible de la terminer la semaine de la rentrée scolaire. Alors pas de stress inutile ni de perfectionnisme mal placé, lâche prise !

Déléguer

Délègue ! La répartition des tâches est bienvenue en cette période. Et si c’est déjà le cas, n’hésites pas à demander davantage d’aide. Si tu as de la famille, parrain, marraine de ton enfant, amis proches prêts à te donner un coup de main. Vous pouvez peut-être grouper et vous répartir certaines tâches s’ils ont aussi des enfants. Et si ton enfant est assez grand (ou s’il a un grand frère ou une grande soeur), il peut effectuer certaines étapes en autonomie comme choisir sa trousse ou ses fournitures sur internet si c’est encadré.

Prendre soin de soi

Et enfin, prends du temps pour toi. Dors au moins 7 à 8 heures par nuit. Prends un bain chaud relaxant. Va faire du sport. Défoule-toi. Médite. Lis un bon bouquin. Bref, prends un temps quotidien (même petit) de qualité, pour te ressourcer et évacuer ton stress. Mets-toi en mode positif. Fais un pas en arrière, respire profondément et rappelle-toi les projets qui te tiennent personnellement à coeur pour cette rentrée (les prochaines vacances,  un nouveau travail, un nouveau projet personnel, une nouvelle activité…). Tu vas y arriver ! Fais-toi confiance. Tu as tout en toi et tu sais comment être une bonne maman, mais je te le rappelle dans cet article.

 

EN BREF :

  • Faire des listes.
  • Découper ses objectifs en mini-tâches pour constater ton avancée et rester zen.
  • Lâcher prise, la To Do List peut très bien se terminer la première semaine de la rentrée scolaire.
  • Reprendre progressivement le rythme et les routines : heure et rituel du coucher, réveil…
  • Reprendre une alimentation saine pour se revitaliser.
  • Accueillir les émotions de ton enfant sans juger ni interpréter. Je t’aide à le faire dans cet article grâce à la Communication Non Violente (CNV).
  • Parler de ses peurs ou de ses questionnements en détails et demandez-lui pourquoi.
  • Aider ton enfant à imaginer des solutions à ses problèmes. Il se sentira écouté, soutenu et apaisé.
  • Donner un maximum d’informations sur l’organisation et le déroulé de la rentrée des classes.
  • Déléguer davantage quand c’est possible.
  • Prendre un temps pour toi et positiver.

Partage ton expérience et tes conseils en laissant un commentaire pour aider le plus de mamans à vivre une rentrée scolaire plus sereine avec leurs enfants.
Comme tu le sais, nous avons fait le choix de l’instruction en famille pour nos enfants. Si le sujet t’intéresse, tu trouveras aussi un témoignage d’IEF dans cet article.

Prends soin de toi et de tes enfants.

Amélie.

Communiquer avec bébé : ce que vous devez savoir sur le langage

Communiquer avec bébé : ce que vous devez savoir sur le langage

Communiquer avec bébé est un point d’interaction primordial dès sa naissance. Au départ, cette interaction se fait à sens unique puisque le tout petit enfant n’a pas encore développé les mécanismes corporels nécessaires à la réalisation des sons.

Communiquer avec bébé pour le comprendre

L’importance et la qualité que nous mettons dans cet échange va façonner, au fil du temps, la manière de communiquer de notre enfant.

Depuis la nuit des temps, les humains se sont inventés des “codes” pour échanger et exprimer leurs idées. Le langage est un véritable moyen d’unir les hommes entre eux.

A l’inverse, ne pas parler le même “langage” peut devenir une véritable barrière, parfois synonyme d’isolement.

Lorsque nous observons la situation du point de vue de l’enfant, on retrouve ces différents aspects.

Comprendre son enfant facilite l’échange, évite les crises et les frustrations. Cela lui donne surtout confiance en lui insufflant l’élan nécessaire pour continuer à développer verbalement sa pensée.

A l’inverse, être incompris se révèle être très dur à gérer. La frustration et la colère peuvent survenir rapidement. L’enfant peut facilement perdre ses moyens. Toute la dynamique mise en œuvre s’effrite alors sous le poids d’une perte de confiance en soi et en ceux qui nous entourent.

Nous avons vécu des moments comme cela avec notre Gaspard entre 18 et 36 mois. Il avait l’envie d’exprimer de nombreuses association d’idées, mais ses mécanismes corporels n’étaient pas encore prêts et la langue des signes bébé ne lui suffisait plus.

Il est parfois entré dans des colères où nous devions faire preuve de patience, d’observation et d’un esprit d’analyse vif afin de réussir à le déchiffrer.

Et, comme par miracle, lorsque nous mettions oralement les bons mots sur sa pensée, les pleurs et la colère stoppaient pour laisser place à un sourire triomphant, plein de gratitude.

communiquer avec bébé gaspard

Gaspard à 2 ans et demi

Communiquer avec bébé : une adaptation spatio-temporelle

Au fil de mes lectures, j’ai découvert le principe selon lequel, à la naissance, le bébé ne possède par tous les attributs de l’adulte qu’il deviendra. A l’inverse, les autres mammifères possèdent immédiatement ces attributs. Par exemple, un chat sait miauler même s’il est isolé des autres chats à la naissance, tout comme un chien sait aboyer dans une situation similaire.

L’homme n’est pas doté de ce code pour la simple et bonne raison que cela nuirait à ses capacités d’adaptation.

En effet, selon l’endroit où l’on vit sur terre , nous ne parlons pas le même langage. Pour pouvoir nous adapter aux codes verbaux de la société dans laquelle nous vivons, nous devons être vierges de tous “codes”.

Nous sommes toutefois “programmés” pour développer un langage. L’humain est un être de langage (1).

Nous avons une capacité innée qui nous pousse naturellement à développer les moyens de notre communication avec les autres.

Les capacités de bébé pour communiquer

Dès 10 mois, l’enfant développe sa pensée. Il est déjà doté d’une intelligence qui lui permettrait des enchaînements d’idées.

Malheureusement, à cet âge-là, les mécanismes corporels du langage ne sont pas encore prêts à travailler ensemble pour produire des sons compréhensibles. L’enfant ne peut donc pas communiquer verbalement.

Cependant, il est capable de communiquer selon d’autres approches. La langue des signes en est une.

Depuis la naissance d’Arthur (ou du moins ses premiers mois) nous signons les mots les plus courants (“encore”, “téter”, “dormir”, “manger”, “boire”, “bonjour”, les noms des proches, les aliments, les couleurs, les animaux, les choses, etc). Arthur a signé pour la première fois vers 12 mois, Gaspard vers 10 mois.

Certains bébés signent très tôt (vers 6 mois) alors que d’autres auront besoin de plus de temps. Soyez serein si votre enfant prend son temps. Chacun va à son rythme pour développer naturellement ses propres capacités physiques et intellectuelles.

Nous avons les moyens d’aider notre enfant à communiquer en lui parlant comme nous le ferions avec un adulte, en choisissant toutefois un vocabulaire adapté à son niveau de compréhension.

Avec nos enfants, nous prenons soin de parler avec grâce et courtoisie, d’employer un vocabulaire riche et varié. Nous prêtons une grande attention à la façon dont nous nous exprimons envers eux. Et bien sûr nous signons.

communiquer avec bébé

Une évolution lente et irrégulière du langage de bébé

L’évolution du langage de bébé peut sembler lente et irrégulière. On parle souvent de “l’explosion” du langage. En réalité, cette “explosion” a bien lieu, mais la plupart du temps, par palier.

Vers 2 ans 1/2, l’enfant connaît environ 200 mots. Ce n’est pas pour autant qu’il est capable de restituer ces 200 mots verbalement. Il est capable de les comprendre, d’en saisir le sens et d’apporter une interaction positive.

Chaque enfant gère aussi ses apprentissages de manières très différentes.

Arthur, notre premier enfant, a commencé à parler vers 18 mois. Au début, les mots étaient très difficilement compréhensibles. Avec le temps, l’entraînement et la répétition l’ont naturellement aidé à s’exprimer clairement et avec toute l’aisance nécessaire à sa prise de confiance.

Gaspard, quant à lui, fonctionne très différemment. Il a dit ses premiers mots (“papa”, “maman”, etc) vers 2 ans puis plus rien. Ce n’est qu’à partir de 2 ans 1/2 qu’il a commencé à nommer les choses et s’exprimer avec quelques mots. Par contre, les mots étaient tout de suite très compréhensibles. Comme s’il avait attendu la restitution “parfaite” pour s’exprimer.

J’observe d’ailleurs que Gaspard fonctionne ainsi sur de nombreuses choses…

Le langage de bébé : un développement naturel à accompagner

Le langage se développe, il ne s’enseigne pas (2). C’est une notion fondamentale. Nous placerions beaucoup d’énergie à “apprendre à parler” à notre bébé. Cela ne signifie toutefois pas que notre rôle est vain.

Au contraire, c’est à travers notre comportement, notre façon de parler et de nous exprimer, que nous allons influencer le développement du langage chez notre enfant.

Nous avons pu observer des enfants sauvages, comme Victor de l’Aveyron, qui n’ont jamais développé le langage par eux-mêmes car ils se sont retrouvés isolés des autres hommes pendant leur période “d’absorption”.

Cela ne veut pas dire qu’ils n’ont jamais pu apprendre à dialoguer. Mais que ce qui se fait naturellement est devenu pour eux un travail d’une réelle complexité.

Il faut bien comprendre que le développement du langage chez l’enfant résulte d’une complexité de mécanismes corporels œuvrant pour une même finalité.

Les sons qui composent les mots sont produits à l’aide de la langue, de la gorge, du nez et de certains muscles des joues. Physiologiquement parlant, il est donc impossible de “parler couramment” avant d’avoir suffisamment développé ces mécanismes.

Cependant, si nous ne pouvons aider ces mécanismes corporels à fonctionner plus rapidement, nous pouvons favoriser le développement du langage chez notre enfant. Nous pouvons l’aider à avoir confiance en lui afin de se lancer dans cette belle aventure qu’est la communication.

Nous avons un rôle fondamental à jouer pour communiquer avec bébé de façon harmonieuse, en lui apportant toute la consistance dont il a besoin pour se développer.

communiquer avec bébé

Pour aller plus loin et découvrir comment communiquer avec bébé en langage des signes, je vous invite à regarder cette vidéo :

Prends soin de toi et de tes enfants,

Amélie

Sources :
(1) Jean Itard “Victor de l’Aveyron”
(2) Maria Montessori “Education pour un monde nouveau”

Le “terrible two” ou comment bien gérer la crise des 2 ans ?

Le “terrible two” ou comment bien gérer la crise des 2 ans ?

La crise des 2 ans ou terrible two est une période normale de la vie de l’enfant qui se manifeste plus ou moins aux alentours des 2 ans.

Cette période où l’enfant, qui était alors un véritable petit ange blond et docile, se met à refuser clairement les choses, à crier et à pleurer à la moindre contrariété et à vous en faire voir de toutes les couleurs est bien souvent inévitable, et ce pour le parfait développement de votre chérubin.

D’où vient cette crise du terrible two ?

La première grande crise de l’enfant est donc nommée le terrible two car elle survient aux alentours des 2 ans et peut même durer jusqu’aux 3 ans. Il faut noter que l’autre grande crise bien connue de tous les parents et souvent redoutée est l’adolescence. Les adultes aussi peuvent connaître des périodes de crises, n’avez vous jamais entendu parler des crises de la trentaine, de la quarantaine ou de la cinquantaine ?

A deux ans, l’enfant maîtrise la marche, il commence à s’exprimer avec des mots, il vit de vrais échanges verbaux avec ses parents et il commence doucement à devenir autonome pour se nourrir, voire même se laver et s’habiller pour certains.

La crise des 2 ans ou terrible two à deux origines différentes:

– Votre enfant prend conscience qu’il est une personne à part entière, qu’il peut se déplacer seul et qu’il peut faire ses propres choix. C’est donc tout naturellement qu’il s’oppose à vos décisions afin de faire passer les siennes.

– La violence d’une crise tient principalement du fait qu’à deux ans, le cerveau entre dans une phase de maturation. Toutes les zones sont déjà bien développées mais encore immatures, les sautes d’humeurs peuvent donc être nombreuses et engendrer des colères techniquement incontrôlable pour l’enfant.terrible two

De nombreux ouvrages s’avèrent être d’excellentes ressources pour gérer au mieux cette crise. Voici 4 ouvrages que nous avons particulièrement apprécié pour leur clarté et le concret de leur proposition. C’est à l’aide de ces livres et de notre propre expérience que nous vous proposons cet article sur le terrible two.

 j'ai tout essayé  parents efficaces  se faire obérir sans crier  l'autorité sans fessées
J’ai tout essayé!
Isabelle Filliozat
Parents efficaces
Thomas Gordon
Se faire obéir sans crier
Barbara Unell et Jerry Wyckoff
L’autorité sans fessées
Edwige Antier

Arthur est entré dans cette période aux alentours de ses 18 mois avec cette fameuse période du non. Nous avions bien remarqué son changement de caractère et sa volonté de s’affirmer. Aujourd’hui (il a 27 mois), les crises sont extrêmement rares. Elles sont principalement causées par une grande fatigue, un rhume ou une maladresse de notre part.

Quelles sont les causes principales d’une crise lors du terrible two ?

En faisant une crise, l’enfant envoi un message, ce message peut provenir de situations différentes. La liste que nous vous proposons n’est pas exhaustive mais recense les principales causes de crises.

  • L’enfant est dépassé par une émotion et/ou une situation. La crise lui permet d’évacuer une tension qu’il n’arrive pas à maîtriser seul.
  • L’enfant peut être frustré car vous lui refusez quelque chose qu’il convoitait.
  • L’enfant désire attirer votre attention.
  • L’enfant sait, par expérience, que vous finissez par lui céder lorsqu’il se met à crier et à pleurer.

terrible two

Comment gérer la crise des 2 ans: le terrible two ?

Il faut commencer par avoir bien en tête le fait que la crise des deux ans est un passage normal pour tous les enfants.

C’est vrai que cela est usant pour les parents, d’autant plus pour les mamans car dans la plupart des cas, l’enfant fait de sa maman sa figure d’attachement. C’est donc avec elle qu’il va laisser aller toutes ces émotions sans chercher à contrôler ni contenir.

Avis à toutes les mamans : déculpabilisez-vous et ne tenez aucunement compte des messages accusateurs tels que “Avec moi tout se passe toujours bien !” ou encore “Tu t’y prends vraiment mal!” Car en réalité, les mamans n’y peuvent rien. L’enfant accumule des tensions en l’absence de sa maman qu’il ne relâche qu’en sa présence car il sait que sa maman est sa source d’amour inconditionnelle.

L’enfant n’a, en général, qu’une seule figure d’attachement. Dans la plupart des cas il s’agit de la maman car c’est souvent la mère qui prend le congé maternité et reste à la maison pour s’occuper de l’enfant, mais si c’est le papa qui prend le congé maternité et passe le plus de temps à s’occuper de l’enfant, alors la figure d’attachement de l’enfant est le papa.

Voici les 6 points clés pour recevoir une crise du terrible two de votre enfant avec bienveillance et empathie.

Écouter

Mettez vous à hauteur de votre enfant, prenez le dans vos bras, serrez le contre vous, dîtes lui que vous comprenez son mécontentement et que vous êtes à ses côtés. Voici autant d’actions qui vont tendre à calmer l’enfant et à l’apaiser. L’enfant obtient votre attention et se sent en confiance pour exprimer la cause de son mal être.

Garder son calme

Plus facile à dire qu’à faire ? oui, nous en sommes conscient! Cependant, l’enfant a besoin de vous sentir “solide” pour que vous l’aidiez à gérer ce moment difficile pour lui. Le fait de vous voir calme va d’autant plus l’inciter à retrouver le sien par mimétisme. Je vous invite à consulter ma vidéo comment se faire obéir sans crier ?

Utiliser le message “Je”

Oui vous avez le droit de lui dire que son comportement vous affecte. Pour cela il est très important de lui parler à la première personne, c’est à dire en utilisant le “je” pour parler de vous. L’enfant se rend alors compte que son comportement est gênant pour vous et pour l’entourage. Au fil du temps, il prendra l’habitude d’écouter les messages que vous lui faites passer et modifiera son comportement.

Accueillir sa crise avec empathie

Faites preuve d’empathie envers lui. Faites lui comprendre que vous comprenez ce qu’il ressent et que c’est normal de ressentir de tels sentiments parfois. Vous pouvez lui dire que vous aussi vous êtes en colère à certains moments parce que des choses vous énerve ou vous frustre. Expliquez lui qu’en règle général la colère finit par passer et qu’après on se sent mieux.

Expliquer

Lorsque la crise est la cause d’un refus de votre part, prenez le temps de lui expliquer les vraies raisons de ce refus. Dites lui toujours la vérité en prenant votre temps. Assurez vous qu’il ait bien compris le message. Lorsque vous êtes au supermarché et que votre enfant souhaite un produit que vous n’aviez pas prévu d’acheter, expliquez lui que vous n’aviez pas prévu cet achat aujourd’hui mais que par contre vous avez besoin de son aide pour aller chercher un autre produit de votre liste. Responsabilisez-le en lui demandant de vous indiquer ou d’aller chercher les bananes que vous devez acheter par exemple.

Donner lui la possibilité d’exprimer sa crise

Si la crise se manifeste chez vous, vous pouvez lui proposer de taper dans un coussin pour relâcher les tensions. Demandez lui s’il préfère que vous restiez à ces côté ou s’il préfère être seul ?

keep calm its the terrible two

D’une manière générale, votre enfant a besoin de vous sentir de son côté, il a besoin de votre soutien car pour lui aussi c’est un mauvais moment à passer. N’oublions pas que la crise n’est jamais une intention délibérée de l’enfant de nous embêter! Votre enfant n’a aucunement conscience d’être dans cette phase que les adultes ont nommé terrible two.

Si vous voulez aller plus loin, je vous invite à regarder cette vidéo attentivement:  Comment GERER les CRISES de notre ENFANT.

Comment changer son environnement émotionnel ?

Comment changer son environnement émotionnel ?

Chères Mamans,

Être maman est l’une des plus belles choses qu’il nous soit donné de vivre. Et pourtant, quelle intensité, quelle patience et quelle énergie cela nous demande!
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Peut-être qu’aujourd’hui tu en as marre de la version du parent que tu es.
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Tu en as marre de ne pas être assez patiente, de devoir crier pour te faire écouter, de ne pas passer assez de temps avec tes enfants et de ne pas être la maman que tu aimerais être.
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Peut-être aussi que tu te sens seule car incomprise par ton partenaire.
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Tu as cette sensation désagréable de t’enfermer dans une spirale infernale et tu as conscience qu’à tout moment tu peux en perdre le contrôle.
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Ta fragilité et ta sensibilité sont exacerbées car tes besoins les plus fondamentaux ne sont plus assouvis. Et peut-être que tout cela te rend triste et malheureuse. Peut-être as-tu l’impression de passer à côté du bonheur que tu t’étais imaginé et promis…
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Comment serait ta vie si tu étais pleinement heureuse? Est-ce que tu te sentirais mieux? Quelles choses changerais-tu?
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Imagine-toi dans une autre relation avec tes enfants, une relation plus consciente et épanouie. Quelle force pourrais-tu en tirer? Quels besoins seraient comblés par la richesse de cette relation?
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Imagine-toi vivre une complicité sans faille avec ton partenaire. Visualise ton couple comme les deux piliers d’une construction indestructible. Est-ce que cette promesse d’une vie conjugale meilleure embellirait ton quotidien?
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Il est évident que le bonheur “par” et “avec” les autres est une puissance et une richesse personnelle inestimable… mais avant de s’attacher à tes relations avec les autres, as-tu pensé à ta relation à toi-même ?
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Et si tu étais la clé d’un avenir prometteur? Si tu avais déjà en toi tout ce dont tu as besoin, mais que tes déceptions étaient simplement liées à une mauvaise utilisation de tes ressources?

L’environnement émotionnel

Pour donner le meilleur de toi-même, tu as besoin d’être dans un état émotionnel positif. Tu as besoin de te sentir bien. Et pour cela il y a un concept fondamental à mettre en place : celui de revaloriser son environnement.
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Tu peux commencer par observer ce qui te porte, ce qui te plaît, ce que tu apprécies, ce que tu aimes.
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Le plaisir de la vie, le plaisir de vivre n’est pas toujours inné. Lorsque tu focalises ton attention sur ce qui est positif, tu profites de ces petites choses qui n’ont pas l’air grand chose mais qui font une énorme différence dans la réalité.

Comment changer son environnement émotionnel ?

Parler positivement

Concrètement, pour commencer à t’immerger dans un environnement émotionnel positif, tu peux prendre soin de changer ton vocabulaire.
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Par exemple, lorsque nous passons une mauvaise nuit, nous éprouvons parfois le besoin d’en parler. Nous nous exprimons souvent ainsi : “j’ai passé une mauvaise nuit” ou “ j’ai très mal dormi” , “j’ai passé une nuit horrible” où “j’en peux plus”.
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Cela nous fait du bien de partager cela, ceux qui nous écoutent ont tendance à nous plaindre et nous nous confortons dans leur retour plus ou moins positifs : “je sais pas comment tu fais”, “ma pauvre”, “t’as pas une vie facile”.
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Mais si on s’attache à observer la situation, on se rend compte que ce n’est pas positif du tout! Cela tient même d’un champ lexical très négatif.
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Le problème c’est que notre corps réagit à la manière dont nous nous exprimons. Donc si nous concluons que nous sommes au bout du rouleau, nous serons réellement au bout du rouleau. Tu vois où je veux en venir?
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Ainsi, lorsque tu évoques tes nuits, si tu t’exprimes plutôt en disant : “je suis un peu fatiguée”, “ je manque d’un peu de sommeil”, “j’ai besoin de repos”, tu changes indéniablement ta façon de voir la réalité. Tu t’offres plus de positivité et, disons-le aussi, tu es sûrement plus proche de la réalité car en matière de sommeil, j’avais lu une étude sur le sujet il y a quelques années, nous sous-estimons toujours immanquablement notre quantité de sommeil réel.
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Ces petits changements qui n’ont l’air de rien du tout, sont en réalité d’une importance capitale. Nos pensées sont connectées à nos cellules donc l’impact sur notre état interne est très fort. Des études ont montré qu’une pensée négative avait 7 fois plus d’impact qu’une pensée positive. Les mots sont de vrais déclencheurs d’émotions!

Penser positivement

Nous venons de le voir, le rapport à l’analyse de notre environnement impacte directement notre état émotionnel.
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La retranscription orale de cet environnement est influencé par nos pensées.
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Changer ses pensées, c’est changer son environnement.
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Tu peux penser que ta maison trop petite et t’en plaindre mais, à la place, tu peux aussi aimer ce nid douillet qui a servi de décor à tant de belles émotions.
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Ton travail te semble déprimant et ennuyeux, mais à la place, tu peux avoir de la gratitude d’avoir un travail et essayer chaque jour un peu plus de le faire évoluer positivement.
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En ce qui concerne tes enfants, tu les trouves peut-être fatigants et ingérables, mais à la place, tu peux aussi mesurer l’immense chance que tu as de les avoir dans ta vie.
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Je vais te raconter quelque chose qui m’arrive souvent et qui doit sûrement t’arriver à toi aussi.
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J’aime regarder mes enfants dormir. Je prends plaisir dans ces moments où ma présence est secrète, guidée par l’amour que je leur porte. Et lorsque je les observe confiants, sereins et totalement plongés dans leur sommeil, je ressens au fond de moi une vague d’amour intense et sans limite. Un tsunami d’amour m’inonde littéralement!
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Pourtant, quand ils traversent une “tempête émotionnelle”, je suis comme tout le monde, je n’aime pas cela. Une émotion de colère peut m’atteindre et le retour au calme me prend beaucoup d’énergie.
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Et bien dans ces moments-là, je me suis habituée à faire apparaître “l’image mentale” de mes enfants en train de dormir.
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Et je passe en une ½ seconde d’un état chaotique à un état empathique.
Je mesure alors à quel point ils sont vulnérables, à quel point ils ont besoin de moi et de mon amour… et la pression retombe.
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Je suis alors dans un état favorable pour accompagner mon enfant vers un retour à un état émotionnel positif.

 

Visualiser l’objectif

Pour rester concentrée au maximum sur des émotions positives, je reste concentrée sur les solutions, j’aide mon corps à être bien grâce à une pensée positive.
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Penser aux problèmes, c’est dépenser une énergie considérable pour se maintenir dans un état de fatigue, de morosité, de relations négatives, qui peut finir par une grande lassitude autour de sa propre vie.
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Charles Garfield, un spécialiste du développement professionnel qui a mené plusieurs études d’observation, a remarqué une capacité que les athlètes de haut niveau avaient tous en commun.
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Cette capacité, c’est leur pouvoir de visualisation. Les athlètes savent voir et ressentir. Ils vivent déjà en pensée ce qu’ils vont accomplir. Ils partent avec le résultat en tête et ils n’ont plus qu’à suivre la route jusqu’à cet objectif.
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Comme les athlètes, tu peux toi aussi reprendre le contrôle de ton environnement et lui donner une dimension positive en visualisant clairement ce à quoi tu aspires concrètement.
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Avec un cheminement et des habitudes de pensée positive, tu vas placer ton énergie dans des actions qui vont t’aider à t’élever et à te dépasser.
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En étant contente de toi, tu auras un sentiment d’auto-satisfaction qui viendra renforcer ton estime de toi… Et si tu as une meilleure estime de toi, tu es plus confiante, et ainsi de suite… Le cercle vertueux est en marche!
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Il ne reste plus qu’à l’entretenir chaque jour.

 

Positiver son environnement émotionnel

Le plus grand problème que nous rencontrons lorsque nous cherchons à mener une vie plus constructive réside en nous : notre champ de vision n’est pas assez ouvert. Nous avons tendance à perdre le sens des proportions à cause d’états émotionnels trop forts.
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Nous perdons l’équilibre à force de vouloir tout contrôler.
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Généralement, nous oublions de redonner de la valeur à notre environnement naturel, et, au nom d’un idéal inatteignable, nous en venons à délaisser les relations les plus précieuses de nos vies.
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Alors pour travailler sur un changement concret, tu peux commencer par travailler sur ses 3 aspects fondamentaux.
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Parler positivement : adopte un champ lexical positif et privilégie les aspects factuels plutôt qu’émotionnels.
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Penser positivement : choisis une image mentale très forte et très positive à laquelle tu penseras dans les moments les plus durs à vivre.
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Visualiser l’objectif : rester concentrée sur ton objectif personnel. Fais-en un moteur pour avancer.
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Tu as le pouvoir de changer les choses. La solution est en toi. Ensemble, nous allons la faire émerger.
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Si tu veux découvrir ma méthode personnelle pour être heureuse, quoi qu’il arrive, clique sur ce lien : dans cette vidéo, je t’aide à réaliser à quel point ta vie est belle et comment faire pour en prendre conscience.

Prends soin de toi et de tes enfants

Amélie

Tu peux être fort comme une fille, mon fils

Tu peux être fort comme une fille, mon fils

Cela fait plus de 3 ans que nous avons créé le blog Famille Epanouie. C’est notre petit bébé et on ne laisse jamais notre petit bébé à quiconque. Mais à 3 ans, il est assez grand pour s’ouvrir aux personnes de confiance. Après avoir reçu le mois dernier Elodie du Blog Ailes et Graines pour un article sur l’allaitement est-il un frein à la parole ?  Nous avons le plaisir d’avoir aujourd’hui Emmanuelle du blog Famille à l’Ouest.

Comme nous ne laissons pas notre bébé à n’importe qui, tu auras compris que c’est en toute confiance que nous le confions à Emmanuelle. Emmanuelle est la maman de Victor, oui c’est lui sur la photo. De dos, on pourrait croire que c’est Arthur :-)  

Emmanuelle est animatrice pour une association de soutien à l’allaitement et journaliste pour un super magazine de parentalité. Elle a créé son blog avec son mari Gaël en début d’année 2017. Ils ont même démarré très fort avec un article lu plus de 15 000 fois: Le prix de la meilleure « maman Montessori ». Emmanuelle et Gaël sont des parents comme nous, et sûrement comme toi, ils sont passionnés par les dernières découvertes sur le cerveau et le développement naturel de l’enfant, le maternage et bien évidemment  la parentalité positive.

Voilà pour l’intro, on se retrouve à la fin de l’article pour vous donner notre avis et notre retour d’expérience sur le sujet épineux que va traiter Emmanuelle.

Amélie et Fabien

Tu peux être fort comme une fille, mon fils

J’ai déjà écrit sur des sujets clivants, qui dérangent parfois certains parents qui peuvent se sentir jugés silencieusement lorsque nos choix éducatifs ne sont pas les mêmes qu’eux : que ce soit en rapport avec l’allaitement, le cododo, le choix de rester à la maison ou pas, la DME, la pédagogie Montessori (…).
Parce que lorsqu’ils ne se sentent pas confortés dans leurs choix car ce ne sont pas les nôtres, ils se sentent indirectement critiqués, laissant les ressources externes (livres, blogs…), parasiter leurs vies.

La solution pour moi est de prendre ses décisions en conscience, en puisant aussi et surtout dans mes ressources internes, savoir ce qui est bon pour ma famille, pour ainsi ne jamais avoir l’impression que, lorsque l’autre parle de lui, il parle indirectement de nous. Mais personne n’est à l’abri. Pas même moi, Emmanuelle, maman de Victor, 3 ans et demi.

Un sujet auquel je n’avais vraiment pas pensé, qui ébranle beaucoup de certitudes et habitudes sociétales, remet en cause des a priori, provoque des réactions que je n’avais absolument pas anticipées, surtout en ayant donné naissance à un garçon, était l’impact du regard de la société sur ce que « devrait faire » et « devrait être un garçon », en clair l’impact du sexisme sur le développement de mon fils.

Vraiment, je m’étais penchée sur la question concernant les femmes, en lisant , entre autres, « La domination masculine » de Pierre Bourdieu ou encore, « Le deuxième sexe » de Simone de Beauvoir, qui avaient servi mes recherches lors de la rédaction de mon mémoire durant mes études de journalisme.

Le sujet de ce dernier traitait des stratégies que mettent en place les femmes journalistes afin de palier les inégalités de la profession dues à leur sexe et en étudiant l’importance des genres dans la répartitions des sujets en presse régionale. Mais penser que les hommes subissaient aussi le sexisme ne m’avait jamais traversé l’esprit !

Je ne suis ni sociologue, ni biologiste, ni philosophe mais si j’avais eu une fille, j’étais blindée !

En plus ça tombait bien, j’en suis une ! Elle aurait eu droit de jouer avec des petites voitures, ne jamais porter de robes si elle ne le voulait pas, de se couper les cheveux courts ou encore de préférer le bleu… On a beau dire, il est presque valorisé par la société, ce fameux « garçon manqué » qui semble annoncer une femme forte et indépendante. Bon, c’est sans compter ceux qui auraient peur que la petite fille en question devienne lesbienne comme si, en plus, c’était une tare… Par contre, en ayant eu un petit garçon j’ai nagé en plein inconnu !

Je n’ai pas voulu lui acheter des “chaussures de fille”

Pour ceux qui n’ont pas lu les articles de notre blog, nous avons fait en sorte que notre fils ait la liberté de se développer le plus naturellement possible et cela a été facilité par le fait qu’il grandisse dans un univers familial et bienveillant, entouré d’amis ouverts d’esprit, bref d’une tribu qui nous fait du bien.

C’est l’idée que j’avais jusqu’à ce que ce qu’on me rapporte qu’un soit disant ami annonçait fièrement que, s’il avait un garçon un jour, il ne ferait pas comme mon mari et moi qui laissions notre fils jouer avec une poussette et une poupée. Je me suis prise cette remarque en plein cœur.

Pourquoi ? Parce qu’on touchait à mon enfant et que je me suis sentie jugée en tant que parent. Pourquoi cela m’a-t-il ébranlé ? Parce que, visiblement, les choses ne devaient pas être claires dans mon esprit non plus.

Cela m’a ramené quelques années plus tôt lorsque je suis allée acheter à notre fils ses premières chaussures. Je me souviens que, bébé, il avait flashé sur des chaussures vernies noires du rayon « fille ».

Brillantes, elles étaient du point de vue d’un enfant certes bien plus attrayantes que le modèle classique et terne du rayon « garçon ». J’étais vraiment embêtée, j’ai appelé mon mari au téléphone et nous avons convenu de ne pas lui acheter. Cela m’a fait mal malgré tout. Mal d’avoir l’impression de le conditionner et de nier si jeune ses envies.

Le temps a passé et notre fils a pu continuer à grandir tranquillement entouré de parents qui ont fait attention le plus possible à le laisser libre d’être lui même, bien décidés à se laisser influencer le moins possible.

Je suis assez fière du soin qu’il met et de l’attention qu’il porte aux bébés et à leurs besoins. Les petits garçons sensibilisés tôt ne sont-ils pas généralement de meilleurs pères ?
Il adore les petites voitures et le bricolage mais aime aussi coudre. Il a eu longtemps les cheveux longs et on l’a souvent pris pour une fille dans la rue mais il se trouve beau avec les cheveux courts aussi maintenant.

C’est sa tête, il choisit quoi faire de ses cheveux. Il rougit comme une pivoine lorsqu’il trouve une petite fille jolie et a déjà une « amoureuse ».
Et quand il a peur de quelque chose, il trouve de quoi fabriquer une épée pour se défendre. Il adore les dinosaures et écouter des histoires de princesses et chevaliers.  Il adore partir « entre mecs », comme il dit, pratiquer une activité extérieure avec son père.

Mon fils n’est ni aveugle ni sourd, il est lui

Il trouve toujours aussi jolies les sandalettes à paillettes chaque été et chaque été je trouve une parade et je culpabilise en même temps. Je me sens complice de quelque chose de vraiment pas cool. Avec le temps, il insiste moins, il semble avoir intégré ces codes sociétaux, il se résigne.

Est-ce une bonne chose ? La société va t-elle évoluer si l’on continue de faire autant l’autruche avec ce clivage ? De quoi a t-on peur ? Pour les sandales en plastique destinées à grimper dans les rochers j’ai dit « oui » pour les roses ». Quand j’y réfléchis, je me dis que le pouvoir que l’on a sur nos enfants et leurs avenirs est franchement effrayant !

Hier, j’ai vraiment eu un déclic. Nous sommes allés dans un magasin d’une grande enseigne d’équipements sportifs, lui acheter une bombe pour l’équitation. Parmi les casques noirs, bleus, roses (…) Victor en a choisit un violet, avec un fermoir de couleur rose. Le vendeur, après avoir précisé, au cas où nous serions aveugles, la présence de cette dernière couleur, s’est exclamé finalement amusé « il est marrant ». « Il est marrant » devant Victor, 3 ans et demi qui arborait son plus grand sourire, tenant fermement son casque contre lui.

Le vendeur croyait peut-être qu’en plus d’aveugle, il était sourd. Je crois qu’on aurait pu tomber sur pire, que ce n’était pas méchant. Mais un petit garçon a vu son plaisir un peu terni par la drôle de réaction du monsieur qui se tenait devant lui et j’ai vu son sourire s’éteindre un instant. Heureusement, sorti du magasin, la joie de tenir un casque aussi beau est revenue ! J’aimerais bien savoir si le vendeur aurait autant pris de liberté si son client avait été un adulte mais ça c’est un autre sujet ! En rentrant son père s’est exclamé «  excellent elle est super belle cette bombe ! ».
Tout était réparé dans son petit cœur.

Alors non monsieur, mon fils n’est pas « marrant ». Il est lui. Il est un garçon et ça c’est très clair pour lui. Il  ne refoule pas ses goûts pour certaines choses que notre société destine aux filles c’est tout.

C’est drôle, hein, comme une petite fille déguisée en pirate fait rire tout le monde, voir provoque une pointe de fierté chez les parents mais un petit garçon se déguisant en princesse rend beaucoup de gens mal à l’aise ! Nous n’avons jamais vécu cette situation mais j’ai le souvenir, enfant, d’un de mes ami se faisant réprimander quand nous nous déguisions et qu’il arborait fièrement mon diadème.

Car en quoi avoir des points communs avec des femmes (d’ailleurs elles-mêmes souvent conditionnées par la société)  est-il aussi mal vu ? Pourquoi est-ce à ce point dévalorisant ? Pense-t-on encore au « sexe faible » ?

Des tas de tribus voient leurs hommes se parer de collier aux couleurs chatoyantes, de dessins sur le corps et cela n’en fait pas moins de grands guerriers. Les femmes ne sont pas en reste ! Ne peuvent-elles pas être des scientifiques géniales, des artistes incroyables, des athlètes de hauts niveaux, des femmes aux foyers et des mères qui travaillent au courage digne de vraies guerrières ?

Alors oui mon fils, la société attend de toi que tu sois « fort comme un homme » en empruntant le chemin qu’elle a tracé pour toi mais tu peux aussi être « fort comme une femme ». Et tu peux, surtout, être toi avant tout,  tout simplement.

A bientôt

Et surtout écoutez-vous !

Emmanuelle du blog Famille à l’Ouest

famille à l'ouest

C’est re-nous :-)
On partage vraiment l’avis d’Emmanuelle car nous aussi, nous laissons bien évidemment Arthur (4 ans) jouer à la poupée (bon même si son truc, c’est plus les camions). Arthur adore aussi les activités minutieuses qui sont souvent réservées aux filles.

Dans notre société, les garçons sont trop souvent considérés comme des petits bulldozers qui jouent au foot dans la maison et qui sont difficiles à canaliser. Logiquement, ils ont tendance à se comporter comme nous les voyons.

Arthur a lui aussi ses tongs roses pour l’été. Il adore cette couleur et si on l’écoutait, il s’habillerait entièrement de cette couleur. Dès qu’un de ses vêtements a une petite touche de rose, il l’arbore fièrement.

Mais comme Gaël et Emmanuelle, nous limitons tout de même l’achat de vêtements considérés par notre société comme des vêtements de fille.

Pourquoi? N’est-ce pas incohérent avec les valeurs de parentalité positive que nous défendons?
Pour la simple raison que le regard des autres sera certainement plus difficile à supporter s’il est habillé tout en rose plutôt que d’être détourné avec bienveillance vers un pull bleu marine :-)

Prends soin de toi et de tes enfants.

Amélie et Fabien

 

Comment gérer les disputes entre frère et sœur

Comment gérer les disputes entre frère et sœur

Les conflits au sein d’une fratrie sont fréquents et reflètent une réalité vécue dans de nombreux foyers. Lorsque frère et sœur se disputent on a vite tendance à penser qu’ils ne s’aiment pas, ne s’apprécient pas. Mais ce qui est encore plus gênant et surtout fatiguant, se sont les cris que cela génère dans la maison. Disons le franchement, entendre ses enfants crier c’est stressant et ça peut très vite nous énerver.

Chez nous, Arthur et Gaspard peuvent se montrer complices un instant et s’arracher les jouets des mains l’instant d’après. C’est souvent déstabilisant car nous n’avons jamais eu ce type de comportement avec Arthur. On se demande pourquoi il agit ainsi et surtout sur quel exemple il reproduit cela.

Ces “disputes” n’existaient pas lorsque Gaspard ne se déplaçait pas encore. Depuis qu’il est autonome dans ses déplacements, leur relation a beaucoup évolué. Gaspard vient presque systématiquement près de son grand frère pour toucher et prendre les jouets qu’il utilise. Cette situation met Arthur dans un état de grand désespoir, et comme il gère encore mal ses émotions, une crise peut survenir à tout moment. Et quand ce n’est pas Arthur qui est frustré, c’est Gaspard qui se voit le jouet convoité arraché des mains. Tout cela peut vite devenir invivable et je considère que mon rôle dans ces moments là est de les aider à vivre ces moments afin qu’ils trouvent leur équilibre par eux-mêmes.

On aimerait que ces crises entre frère et sœur n’aient pas lieu. Elles ont pourtant l’avantage d’être une source de remise en cause et de questionnements. De quelle nature sera la relation qu’ils vont construire ? S’apprécieront-ils ? Dois-je les aider à être heureux ensemble ? Quelle est ma place dans leur relation ? Est-ce que je peux faire quelque chose pour les aider ? Toutes ces questions s’inscrivent dans une logique d’apaisement. Car lorsque cela dégénère entre eux, cela a vite fait de nous faire dégénérer aussi ;-)

Enfants dans un nido montessori

Frère et sœur, leur plus gros problème

L’un des plus gros problèmes que peuvent rencontrer un frère et une sœur dans la construction de leur relation, ce sont les adultes. Il peut s’agir des parents, mais aussi de toutes autres personnes venant se mêler de leur problème. Lorsqu’il intervient, l’adulte gène la capacité des enfants à gérer les conflits par eux-même. Trop souvent, et involontairement, on prend parti pour l’un ou pour l’autre parce qu’il est plus petit, parce qu’il crie plus fort, parce qu’il a tourné l’histoire à son avantage…etc

Il ne faut pas non plus tomber dans l’extrême inverse et ne plus intervenir au risque de ne pas répondre à une réelle détresse d’un des enfants.

L’observation est très importante dans ces moments là. Prêter une oreille attentive et un regard discret sur leur comportement et leur façon de faire peut nous aider à désamorcer certaines situations. Car je pense qu’il est nécessaire d’intervenir lorsque l’un des enfants montre un signe de détresse. Notre intervention se doit alors d’être juste et ne pas prendre un parti plus que l’autre. Notre rôle consiste à les aider à trouver une solution par eux-même. Cette solution peut-être évoquée, suggérée ou trouvée par les enfants eux mêmes selon l’âge qu’ils ont.

enfants qui jouent dehors

Préparer l’enfant à l’arrivée d’un frère ou d’une sœur

Pour éviter que ces disputes ne soient répétées trop souvent, et aussi pour s’épargner une perte d’énergie dans la gestion de conflit déclenché, nous avons préparé Arthur. Dès que nous avons observé qu’à chaque fois que Gaspard s’approchait et prenait un jouet appartenant à Arthur il se créait un problème entre eux, nous avons puisé dans nos lectures afin de trouver des solutions. Nous avons mis en place des choses très simple qui nous ont permis de préparer Arthur sur le fait que Gaspard allait venir “envahir” sa vie.

Apporter les ressources

Nous avons apporté les ressources nécessaires à Arthur afin qu’il adopte des réflexes bienveillants envers son petit frère. De la même manière que nous nous formons à la parentalité, nous accompagnons Arthur dans son rôle de grand frère. On le guide. On lui suggère d’essayer de trouver des alternatives comme apporter un jouet à Gaspard lorsqu’il veut toucher au sien.

Laisser les enfants gérer

C’est sûrement l’une des choses les plus difficiles, mais ne pas intervenir (trop rapidement) va permettre aux enfants de chercher des solutions par eux-mêmes. Pour que cela soit optimum, il faut que l’entourage respecte aussi les enfants en leur laissant l’opportunité de trouver des solutions par eux-mêmes.

Intervenir sur un besoin précis

Comme je l’ai dit un peu plus haut, il est important de réaliser à quel point nos interventions peuvent altérer la capacité qu’ont les enfants à gérer les conflits par eux-mêmes. Avec Fabien nous intervenons lorsque nous sentons notre présence indispensable pour désamorcer une situation. Nous intervenons avec un mélange d’implication et de détachement afin d’aider les enfants à trouver les solutions sans pour autant imposer nos propres solutions et clôturer le problème nous mêmes.

enfants qui jouent

Si tu souhaites aller plus loin et savoir comment anticiper les crises de nos enfants pour les réduire au maximum. Pourquoi les enfants font des crises, comment les éviter avec des solutions concrètes pour les gérer. Comment aider son enfant à se calmer rapidement. Car c’est notre comportement de parents qui peut tout changer. Je t’invite à regarder cette vidéo en cliquant ici.

Prends soin de toi et de tes enfants

Amélie

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