Soumission et révolte: 2 conséquences de la punition.

Soumission et révolte: 2 conséquences de la punition.

Punitions et menaces sont-elles des bon choix pour le bon développement de l’enfant ? Ces agissements parentaux peuvent-ils s’inscrire dans une démarche d’accompagnement de l’enfant ? Que se passe t-il dans le cerveau de notre enfant lorsqu’on utilise les punitions et les menaces ?

Les punitions, humiliations, privations, menaces et autres châtiments corporels que nous avons vécu enfant se sont imprimés dans notre cerveau. Nous avons enregistré ces façons de répondre à certaines situations. Ce moment arrive lorsque l’enfant refuse de coopérer et/ou ne parvient plus à gérer ses émotions et est  donc est amené à faire une “crise”.

C’est très difficile de remettre en cause la façon dont nous avons été éduqué. Certains parents approuvent les fessées et les punitions qu’ils ont reçu étant enfant. Alors comment remettre en question un système bancal mais comme étant la norme ?

Quels signaux nous envoient les punitions et les  menaces ?

Si tu fais l’effort de te rappeler les émotions qui te traversaient lorsque tu vivais cela, que ressentais-tu ? C’est souvent le sentiment d’injustice qui est très présent. Le sentiment de culpabilité aussi, comme si l’amour de tes parents étaient soumis à des conditions : avoir de bonnes notes, se comporter sagement, être poli en toutes circonstances… etc

Et pourtant, les punitions, les menaces et le chantage ne changent pas grand chose. Les parents n’ont pas des enfants plus “obéissants” parce qu’ils utilisent ces méthodes (je préfère d’habitude utiliser le mot coopérant, mais dans ce cas de figure, le mot “obéissant” est plus approprié).

En réalité, les menaces, chantages et punitions ont souvent 2 types d’influences sur l’enfant :

La soumission

L’enfant devient soumis à ses parents, il est obéissant mais ne fait plus les choses de son propre chef. Les parents peuvent penser qu’ils ont fait du “bon boulot” car leur enfant est “sage”, mais en réalité c’est l’oppression qui le domine. L’enfant se retrouve pieds et poings liés face à un système éducatif dans lequel il n’a pas son mot à dire. Plus l’enfant grandit et plus la répression devient forte. C’est la voie royale vers une adolescence pétillante :-)

La révolte

Le système des punitions et menaces vient endurcir l’enfant. Opprimer l’enfant, mettre un couvercle sur ses émotions, se considérer supérieur à lui ont des effets très réactionnels : l’exposition à des crises de plus en plus violentes. L’enfant se met en révolte contre cette oppression qui le conditionne dans un rôle qu’il ne peut pas jouer. Alors il s’endurcit un peu plus à chaque punition.

Dans un cas comme dans l’autre, les résultats sont à l’opposé de ce que l’on recherche. Vient alors l’incompréhension, car la plupart du temps, les menaces et le chantage sont fait sur le compte du fameux “c’est pour ton bien”. Malgré cela, chaque parent reste perplexe par rapport aux réactions de son enfant. L’éducation peut facilement se transmettre de génération en génération jusqu’à ce que certaines réactions soient usuelles, communes et viennent s’inscrire dans la normalité la plus absolue.

Une alternative aux punitions et menaces

S’approprier de nouveaux réflexes et de nouvelles façons de faire qui soient positives et bienveillantes s’avère être souvent difficile. D’une part, parce que comme nous l’avons dit juste avant, ces façons de faire son ancrées en nous et il n’est pas facile de se défaire d’une mauvaise habitude. D’autre part parce que face à la témérité et la ténacité d’un enfant, le parent est à même de “craquer” avant son enfant !

A la maison, nous avons banni ce système de punitions, chantages, menaces et autres châtiments corporels. Arthur n’a jamais été puni, ni reçu de fessée. Il ne sait d’ailleurs pas ce que veut dire ces mots.

A la place, nous avons préféré mettre en place un autre système. Un système qui nous demande plus d’énergie à nous, parents. Cela exige de nous une remise en cause permanente, mais ce système nous permet de nous épanouir avec beaucoup de sérénité et d’obtenir une coopération spontanée et motivée par notre enfant. Cette solution c’est la négociation.

La négociation nous offre 3 avantages considérables :

Trouver une solution gagnant-gagnant

Chercher une solution acceptable par tous engage chacun des membres du foyer. Nous lui apprenons à faire des concessions, mais il voit que nous en faisons nous même. Pour ne pas avoir à négocier chaque situation de la vie courante, nous avons mené une réflexion en amont avec Fabien sur le cadre que nous souhaitions mettre en place chez nous au sujet des règles de vie qui ne peuvent être transgressées. Nous nous sommes rendus compte qu’il y en avait très peu mais qu’elles étaient essentielles : la sécurité et le respect. Tout le reste est négociable et aménageable en accord avec chacun de nous.

Malgré qu’elles soient essentielles, ces 2 règles s’inscrivent aussi dans la parentalité positive. Je te donne 2 exemples pour être que je sois claire.
Lors de notre dernier voyage en Asie, nous avons fait escale à Doha. Dans cet aéroport, il y a des sortes de petits caddies où on peut poser ses bagages à main. Nous avions mis Arthur dedans pour qu’il puisse se reposer. A un moment, il décide de s’y mettre debout. Nous savions qu’il voulait tester la situation et que, grâce à la motricité libre, il ne se met jamais de lui-même en danger puisqu’il les connaît. Et bien, une dame proche de nous a totalement paniqué et s’est empressé de nous prévenir que c’était dangereux. Dangereux pour elle mais ni pour nous ni pour Arthur. Il a mené sa propre expérience et il a mené car il savait qu’il pouvait le faire.

Arthur dort caddie

Concernant le respect, là aussi nous ne sommes pas dans la même vision que l’éducation traditionnelle. Nous avons tous été entraîné et obligé à dire bonjour, s’il te plaît et merci avant même nos 2 ans, et bien entendu sans jamais comprendre à quoi ça sert. Mais tout le monde est d’accord pour punir un enfant qui ne dit pas bonjour. Chez nous, Arthur apprend progressivement ces notions de politesse et à son propre rythme.

Instaurer une relation de confiance

Chaque membre du foyer a le droit d’être respecté en tant que tel. Une relation d’égalité est installé chez nous lorsque nous évoquons le respect. Bien entendu, nous avons cet ascendant, en tant que parents, qui nous permet d’orienter nos enfants sur le chemin à prendre, dans les directions vers lesquelles aller. Lorsque ces notions sont sainement installées dans le foyer, la confiance s’installe solidement et durablement.

Car avant de demander à être respecté par son enfant, il faut déjà le respecter !

Favoriser la réflexion et l’organisation des idées

Nous pouvons apprécier chaque jour un peu plus la réflexion qui se trame dans l’esprit d’Arthur. Ce que nous évoquons et ce dont nous discutons s’installe en lui et l’amène à réfléchir à des alternatives, à envisager des possibilités. Il ne reste pas braqué ou frustré sur une décision puisque notre système l’intègre pleinement et lui permet d’être acteur de sa propre réflexion et moteur de ses idées.

Obéir pour échapper à une punition ou une menace est une solution à court terme mais créera un problème dans l’avenir. Notre façon de faire est plus longue, demande plus de travail, plus de souplesse et plus de remise en cause quotidienne mais elle représente une solution plus saine et plus positive pour l’avenir.

Prend soin de toi et de tes enfants.
Amélie

INSTRUCTION EN FAMILLE ET ECOLE DU TERRORISME ISLAMIQUE

INSTRUCTION EN FAMILLE ET ECOLE DU TERRORISME ISLAMIQUE

Oui je sais, super trash le titre mais ce que tu vas lire l’est bien plus !

A l’ère de l’information, nombreux sont les parents qui veulent offrir à leurs enfants une éducation respectueuse de leur rythme, de leur développement, de leur bien-être physique et mental. Il faut dire qu’il y a encore 10 ans, seuls les parents les plus motivés et déterminés étaient capables de trouver de l’information sur les pédagogies alternatives (Montessori, Freinet, Steiner…).

Avec Internet, n’importe qui aujourd’hui peut accéder depuis son smartphone à toute cette information, et se rendre compte que l’école traditionnelle en partage peu les valeurs. Il existe bien entendu des enseignants qui font un travail formidable et qui tous les jours, de leur propre chef, valorisent les enfants dans leurs apprentissages. De mes propres souvenirs d’écolier et de ce que je peux encore en percevoir aujourd’hui, j’ai l’impression que ces enseignants semblent bien isolés, quand ils ne sont pas décriés par une partie de leurs collègues et des parents.

Pourquoi l’Éducation Nationale ne forme toujours pas les nouveaux enseignants à la pédagogie positive ? L’apprentissage, par le respect et le plaisir, n’est plus une affaire de débats entre les traditionnels pour ou contre. C’est aujourd’hui une réalité validée par les sciences cognitives.

C’est quoi le résultat de tout cela ?

En 2012, le rapport du Haut Conseil de l’Éducation, fait état:

L’échec scolaire est trop important en France. Le nombre élevé de sortants sans diplôme (environ un jeune sur six chaque année) et la proportion d’élèves ayant des acquis insuffisants (15%) ou fragiles (25%), tant en fin d’école primaire qu’en fin de collège, en témoignent.

Le Haut Conseil de l’Éducation est un organisme consultatif, institué par la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école du 23 avril 2005. A la demande des ministres de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, il émet des avis et peut formuler des propositions sur la pédagogie, les programmes, l’organisation, les résultats du système éducatif et la formation des enseignants.

5 ans plutôt, en 2007, ce même conseil avait avancé les mêmes chiffres dans un précédent rapport. On peut y lire qu’à la fin du CM2:

25 % ont des acquis fragiles
Pour ces élèves, les acquis ne sont pas stabilisés en fin de CM2 et de nombreuses capacités sont encore en cours d’acquisition : tous les élèves n’arrivent pas à la fin de l’école primaire pourvus des capacités de lecture et de calcul qui leur permettront d’accéder à l’autonomie. Ils ne sont pas encore des lecteurs assez entraînés pour assimiler le contenu de livres scolaires, ou même pour les utiliser. Les professeurs de sixième constatent qu’ils lisent trop lentement parce qu’ils déchiffrent mal, ou bien qu’ils déchiffrent correctement mais ne comprennent que très partiellement ce qu’ils lisent, faute des connaissances linguistiques (lexique, grammaire) et culturelles suffisantes. En calcul, ils ne maîtrisent pas les opérations de base. Ces élèves aux acquis fragiles sont condamnés à une scolarité difficile au collège et à une poursuite d’études incertaine au-delà.

15 % connaissent des difficultés sévères ou très sévères
Leurs lacunes sont diverses : lexique très limité, difficultés de compréhension, repères méthodologiques et culturels très insuffisants. Dans le meilleur des cas, ces élèves déchiffrent, mais ne sont pas capables de comprendre l’ensemble du sens du texte qui leur est soumis ni d’en déduire quoi que ce soit ; dans le pire des cas, ils ne déchiffrent même pas. Ces lacunes rendent impossibles aussi bien un réel parcours scolaire de collège qu’une formation qualifiante.

Une proportion aussi élevée d’élèves en difficulté ou en très grande difficulté n’est pas une fatalité: les enquêtes internationales (PIRLS) montrent que certains pays, tels la Suède et les Pays-Bas, parviennent à la faire baisser à moins de 5 % à la fin du primaire.

Ce sont ainsi 300 000 enfants qui sortent chaque année de CM2 avec des difficultés. L’Éducation Nationale connaît donc très bien ces chiffres mais aucun changement n’a été fait entre 2007 et 2012. Je n’ai trouvé aucun autre chiffre depuis ces dates sur l’évaluation de la scolarité du primaire de nos enfants. A vrai dire à lire leur rapport de 2012, on peut tout à fait imaginer que les chiffres sont ceux repris de 2007. Cela voudrait dire que depuis 9 ans, après avoir constaté des chiffres incroyables et graves, personne n’a réévalué le niveau des enfants de CM2. En même temps, tu peux les comprendre, quand tu sais que t’as vraiment rien fait de bien probant pour améliorer tes résultats, tu évites de te faire évaluer. Au mieux tes chiffres sont stables. Parce que tu vois, c’est un peu compliqué d’aller dire aux citoyens que tu ne remplis pas ton rôle et qu’en plus c’est ton plus haut poste de dépenses.

Pour des raisons probablement politiques, le Haut Conseil de l’Éducation a été remplacé par le Conseil Supérieur des Programmes. Le dernier rapport du HCE date de décembre 2012 et le CSP a pris ses fonctions en octobre 2013. C’est sûr que l’instruction de nos enfants n’est pas à 10 mois près. Bref, ce nouveau conseil, qui n’en est pas un en fait puisque c’est lui qui était là avant le HCE, a émis diverses propositions d’évolution au ministère de l’Éducation Nationale que l’on peut retrouver en partie dans son rapport d’activité publié en avril 2016.

Depuis sa mise en place en 2013, ce conseil a connu la démission de son président Alain Boissinot en juin 2014 et du sénateur Jacques Grosperrin en mai 2015. Ce dernier dénonce « une commission très homogène dans son idéologie, marquée à gauche » qui forme selon lui « le bras armé souterrain de la ministre ». De l’aveu même de son ancien président Alain Boissinot “en France, on entre dans les questions pédagogiques par la philosophie politique, alors qu’ailleurs on est plus pragmatique, on part du niveau et des capacités des élèves.”

Vu de l’extérieur on a l’impression que, pour nos “élites”, l’avenir de nos enfants est vraiment une question de jeu politique.

Nos enfants seront-ils concernés par l’échec scolaire ?

Si tu es abonné(e) à notre lettre et que tu consultes régulièrement nos vidéos sur YouTube, c’est certainement que tu as décidé de prendre en main l’avenir de tes enfants. Rien que cette seule volonté t’amène certainement à réfléchir sur toi-même et sur ton comportement de parents. Sans trop s’avancer, on peut quand même imaginer que nos enfants seront à l’abri d’un échec scolaire car nous prendrons les dispositions nécessaires pour que cela n’arrive pas. La réussite et le bonheur des enfants est d’abord une affaire de famille. J’ai parfois l’impression que l’on donne une trop grande importance au rôle de l’école.

Même si les écoliers ne sont pas en échec scolaire, sont-ils pour autant épanouis dans leurs apprentissages? Prennent-ils un réel plaisir à apprendre ce qu’on leur enseigne à l’école? 6 heures par jour à partir de l’âge 3 ans avec tous le même programme, avec des matières et des exercices que la plupart trouve barbant. C’est vrai qu’à 10 ans, tous les enfants ont envie de connaître toute l’Histoire de L’Égypte ancienne. Ils aspirent tous à résoudre des équations à 2 inconnus. A croire que tout le monde va devenir historien ou mathématicien. Attention, je ne dis pas qu’il ne faut pas enseigner ces matières aux enfants, je dis simplement que tous les enfants n’aspirent pas au même chose au même moment. Personnellement, je me suis passionné pour l’Histoire à l’âge de 25 ans. et j’ai bien plus appris en 3-4 bouquins qu’en passant 10 ans à l’apprendre à l’école. Cela en dit long sur la manière dont notre cerveau apprend.

conseils-eviter-echec-scolaire

On s’étonne – ou pas d’ailleurs – que de nombreux élèves décrochent. Si les parents ne sont pas là pour récupérer le coup, t’es bon pour un échec scolaire. Au fil des années, l’Education Nationale nous apprend que le niveau des enfants baisse de plus de plus et notamment dans les milieux défavorisés. C’est sûr que l’échec de l’Education Nationale se voit moins à Neuilly-sur-Seine qu’à Saint-Denis. Où est donc l’école égalitaire que l’Etat nous vend depuis toutes ces années?

On le savait déjà mais le rôle des parents est la principale clé dans la “réussite” de l’instruction.

Comment serait notre monde si chacun des élèves étaient accompagnés avec bienveillance dans ses apprentissages? Comment seraient-ils si l’école formait des gens libres et heureux? Mais ceux qui nous gouvernent nous veulent-ils libres et entreprenants ou dociles et manipulables? C’est ce que nous allons voir plus loin.

Le boom des écoles aux pédagogies alternatives et de l’instruction en famille

Devant cet échec des pouvoirs publiques à instruire nos enfants, certains citoyens ont décidé de prendre les choses en main. Nous voyons donc logiquement des parents créer leurs propres écoles. Et bien souvent au détriment de leur carrière professionnelle et/ou de leur revenu. Certains peuvent offrir à leurs enfants une école auto-financée, d’autres, faute de moyens, quittent leur travail pour instruire leur enfant à domicile. Faut dire qu’une école Montessori n’est pas à la portée de toutes les bourses. Selon les chiffres 2010 de l’Education Nationale, la dépense moyenne par élève et par an est de 5 870 euros par élève du premier degré, et de 8 370 euros par collégien. Les écoles Montessori sont des écoles hors contrat, elles ne reçoivent donc aucune subvention de l’Etat. Malgré tout quelle grande ville aujourd’hui n’a pas au moins une école Montessori?

Il y a deux fois plus d’enfants qui font l’école à la maison qu’en 2008. 24 878 enfants en IEF et 56 400 élèves étudient dans des établissements hors contrat pour 2014-2015. Ce sont encore des chiffres très faibles comparés aux 12 millions d’élèves qui peuplent nos écoles traditionnelles.

L’État devrait ainsi se réjouir de voir tous ces parents prendre les choses en main. Essayer de réussir là ou il continue à échouer depuis de nombreuses années. L’enseignement scolaire est l’un des premiers postes de dépenses de l’Etat, les écoles alternatives et l’IEF ne leurs coûtent presque rien.

Vers un renforcement des contrôles des écoles hors contrat et à domicile

Najat Vallaud-Belkacem a présenté, jeudi 9 juin 2016, l’état des lieux de la scolarisation dans les établissements privés hors contrat et de l’instruction à domicile, ainsi que de nouvelles mesures visant à garantir le droit à l’éducation pour tous les enfants, dans le respect des valeurs de la République et de la liberté d’enseignement.

Alors même que chaque année, 300 000 élèves arrivent en 6e avec un niveau insuffisant et 150 000 sortent du parcours scolaire sans aucun diplôme, l’État a décidé de durcir les contrôles sur ces 70 000 enfants. Il voudrait gentiment nous faire croire que des parents qui paient 500€ par mois pour mettre leur enfant au primaire ou les instruire personnellement à domicile, avec toutes les contraintes qu’on imagine, ont besoin d’être plus contrôlés pour s’assurer qu’ils acquièrent les bonnes connaissances.

La ministre a demandé en 2015 à ses services de mener une enquête sur l’état de l’IEF en France. Deux tiers des enfants ont été contrôlés soit environ 16 500 élèves. Selon l’Etat les contrôles sont dans l’ensemble satisfaisants : seuls 7 % des premiers contrôles se sont avérés insuffisants. On ne sait rien par contre des critères de qualité des contrôles et du respect des apprentissages de l’enfant. Lorsqu’un deuxième contrôle a été effectué, 45 % de ces deuxièmes contrôles se sont avérés satisfaisants. 35 % des seconds contrôles non satisfaisants ont abouti à une mise en demeure de scolarisation. L’Etat a donc sommer environ 220 enfants d’aller à l’école. Proportionnellement si l’État avait réussi à contrôler tous les enfants en ief, il aurait demandé à 350 enfants d’être scolarisé. Soit environ 1,5% des 25 000 enfants en IEF. Oui oui tu as bien lu 1,5%. Là tu te dis, au moins pour ce petit 1,5%, il va être récupéré par l’école et sera sauvé de l’échec scolaire. Bah non, tu te rappelles 40% des enfants sortent du CM2 avec des acquis insuffisants :-)

Malgré tout l’État s’est donné pour objectif de renforcer les moyens humains pour contrôler les familles. Des enseignants volontaires seront mobilisés pour venir en appui des corps d’inspection. Ils bénéficieront de décharges de services d’enseignement et d’indemnités pour missions particulières (IMP). En gros moins d’enseignants à l’école pour mieux contrôler les 1,5% d’enfants potentiellement en échec. Pourtant il y a encore quelques mois, les professeurs eux-mêmes se plaignaient du manque d’enseignants. Plus de 10 000 jours de classes ont été manqués en France cette année dû à ce manque.

L’inspecteur sait mieux que toi

autorité sans fessée

Grosse nouveauté, les inspecteurs pourront soumettre les enfants à des exercices oraux ou écrits. Quand on sait que nombreux sont les parents à pratiquer les apprentissages informels et dont les enfants ne sont jamais soumis à aucun exercice, cela risque de faire des étincelles lors des contrôles. Et oui on peut apprendre énormément de choses sans être assis derrière un bureau et sans te dire que ce que tu connais est bien ou mal. Mais ça aussi tu le savais déjà :-)
Après 2 refus des parents de soumettre leurs enfants à ces contrôles, hop direction l’école. C’est bien connu la sanction, la répression, la punition c’est tellement efficace. Dorénavant, les familles pourront être convoquées dans un lieu défini par l’inspecteur: “Le texte prévoira désormais très clairement qu’il revient à l’autorité académique de déterminer les modalités et le lieu du contrôle”. Il faudra donc aller passer un examen de contrôle des acquis dans un lieu inconnu pour l’enfant. Sympa quand t’as 8 ans !!! L’inspecteur devra vérifier que les connaissances de l’enfant correspondent au socle commun qui entrera en vigueur à la rentrée 2016.

Le problème c’est que ce socle commun définit les connaissances à avoir à la fin de la scolarité à 16 ans. Il ne stipule rien sur les acquis de fin de cycle. D’un côté tant mieux mais de l’autre cela donne les pleins pouvoirs aux inspecteurs. Vu qu’il n’a aucun texte sur lequel s’appuyer, c’est lui qui décide de tout ! On peut imaginer que si un enfant ne sait pas lire en fin de CE2 (ce qui tout est à fait possible en apprentissage autonome), l’inspecteur lui demandera d’aller à l’école.

Des djihadistes infiltrés dans nos écoles

On eu les moutons égorgés dans les baignoires, le risque des bombes cachées dans les burkas et maintenant nous avons la formation de petits djihadistes en herbe :-)

enfants ief djihad

Le 6 avril dernier la ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a annoncé son intention de rendre plus difficile l’ouverture des écoles hors contrat. « Compte tenu des risques de radicalisation, je me demande si n’est pas venu le temps de passer d’un système de simple déclaration […] à un système de contrôle a priori, c’est-à-dire d’autorisation. » Et le premier ministre Manuel Valls «Les salafistes doivent représenter 1% aujourd’hui des musulmans dans notre pays, mais leur message, leurs messages sur les réseaux sociaux, il n’y a qu’eux finalement qu’on entend». Merci pour la précision statistique Manu. Par contre, on ne doit pas être sur les mêmes réseaux sociaux.

En France, il y a 1300 établissements hors contrat dont 300 de confessions religieuses: musulmanes, mais aussi des établissements juifs, catholiques, évangéliques et protestants. Sur ces établissements confessionnels, il y aurait environ 200 écoles catholiques, une cinquantaine de juives, une quarantaine de musulmanes et une quarantaine de protestantes.

Donc pour 40 écoles musulmanes à surveiller, l’Etat veut durcir l’ensemble des créations d’écoles à pédagogies alternatives. Ils auraient pu se creuser un peu plus la tête avant de sortir ça. Et cette stigmatisation à outrance est à vomir. “Bah ouais si t’es musulman, t’es un terroriste potentiel, c’est bien connu. Déjà que tu voles le travail et l’argent des bons petits blancs. Ah bah non je suis bête, pas le travail, c’est vrai que tu vis des allocations sociales.”

D’ailleurs l’Etat mène des procédures judiciaires pour faire fermer 5 établissements pour “faiblesses pédagogiques”. Oui oui 5 écoles sur 1300 soit 0,4%! Et même pas pour des raisons de risque de radicalisations religieuses.

Bref ! Malgré tout cela, il sera à l’avenir plus difficile de créer une école alternative en France. C’est l’Etat qui décidera si, oui ou non, la pédagogie que tu comptes offrir à tes enfants est bonne. Les écoles alternatives devront aussi être raccord avec le socle commun définit par l’Etat. Ce même État qui est incapable de remplir sa propre mission dans ses propres écoles. Quand bien même aujourd’hui la loi prévoit de pouvoir fermer les établissements à risques, c’est l’ensemble des écoles alternatives qui trinquent. Et soyons sérieux 2 minutes, si vraiment il y a un risque de radicalisation dans certaines écoles, est-ce vraiment ces “mesurettes” la solution? Bien sûr que non mais ça tu le sais déjà :-)

Garantir-droit-education_720-03_591474

Des atteintes à la liberté

On voit bien que les arguments de l’Etat ne tiennent pas la route.

Le premier argument consistant à nous dire qu’il faut veiller à ce que tous les enfants aient une bonne instruction est statistiquement inconcevable. D’un côté, on a 300 000 élèves de CM2 avec un niveau insuffisant et 150 000 qui sortent du parcours scolaire sans aucun diplôme. Et de l’autre côté 300 enfants en ief et 5 écoles hors contrats en faiblesse pédagogique.
Leur deuxième argument sur la radicalisation des écoles est aussi délirant on vient de le voir.

Vraiment on peut se demander pourquoi l’Etat s’acharne sur les pédagogies alternatives puisqu’elles sont encore une fois statistiquement plus efficaces. Il n’y a même pas de débats possibles tellement les chiffres parlent d’eux-mêmes. C’est un peu comme si Franck Ribéry t’expliquait les rudiments de la langue française.

routourne

On peut donc laisser aller notre imagination à toute les bizarreries. Peut-être que tous ces enfants libres peuvent faire peur. Ces adultes de demain parfaitement instruits ne seront peut-être pas des gentils citoyens dociles prêt à croire tout ce qu’on leur raconte. Tous ces enfants et adultes qui se posent de vraies questions sur l’avenir de la société et de la planète n’enrichiront peut-être pas Carrefour, Coca, McDo, Bayer, BNP ou Dassault ?
Et vu qu’ils commencent à devenir de plus en plus nombreux, mieux vaut ralentir ça avant qu’il ne soit trop tard ? Il faudrait quand même pas que ce soit l’effet boule de neige et qu’on se rende compte que l’école forme beaucoup de bons gentils soldats.

D’ailleurs, cela n’est pas un entêtement du gouvernement actuel car depuis Avril, divers députés de l’opposition s’attachent à présenter une loi pour rendre difficile la création d’une école hors contrat et carrément interdire l’instruction à domicile. Voici le début de leur texte. Si tu es debout, je t’invite vraiment à t’asseoir car eux ils ne sont pas là pour rigoler:

La loi du 28 mars 1882 dite « loi Ferry » a instauré pour tous les enfants, âgés de six à seize ans, une obligation scolaire. La loi française autorise néanmoins que cet enseignement soit dispensé dans des établissements privés hors contrat ou au sein de la famille.

Plus qu’une obligation de fréquentation d’une école, la loi impose en réalité une obligation d’instruction aux parents. Cette particularité a favorisé sur notre territoire l’émergence de deux phénomènes particulièrement préoccupants : la déscolarisation d’un nombre croissant d’enfants, surtout des filles, pour des motifs d’ordre essentiellement religieux d’une part, et la multiplication d’écoles privées hors contrat prônant un islam radical, d’autre part.

Les enfants sont alors victimes de propagande idéologique sous couvert de programmes éducatifs alternatifs. Ils risquent d’être marginalisés et embrigadés, car ils ne disposent pas encore de l’esprit critique qui leur permettrait de conserver leur liberté de conscience.

Franchement j’ai dû le relire tellement j’ai halluciné. Ils ne se prennent pas la tête eux, plus c’est gros plus ça passe ! Bon c’est juste une proposition de loi, cela veut dire qu’elle doit être mise au calendrier du parlement et votée par les députés et sénateurs. On a encore une chance que la raison des gens que nous avons élu l’emporte. Ah bah non en fait, car le gouvernement vient de court-circuiter cette proposition en adoptant un décret qui reprend la même chose pour les écoles hors contrat. Bon c’est vrai, ils n’ont pas encore osé interdire l’ief.

Voilà Voilà :-)
Que des nouvelles bien réjouissantes pour nos libertés. Mais bon cela nous fait plus sourire que cela nous inquiète réellement. En tout cas, ce n’est pas ça qui entache notre bonne humeur. Si on nous interdit l’instruction en famille, on trouvera bien une solution :-)

Policier ief

Car l’Etat ne s’en rend peut-être pas compte mais quand une famille décide de garder ses enfants à la maison toute la journée, décide de l’instruire soi-même et donc indirectement ne pas bénéficier des 800€ d’aides (c’est ce que coûte l’école gratuite à l’Etat), c’est pas une visite de la gendarmerie pour venir chercher ton fils ou ta fille de 6 ans qui te fait peur.

Et je vais finir par un dernier chiffre qui n’a vraiment rien de drôle mais qui va te faire relativiser le rôle de bon samaritain que veut se donner l’Etat. Il existe aujourd’hui en France plus de 98 000 cas connus d’enfants en danger, c’est-à-dire 10% de plus qu’il y a dix ans. 19 000 sont victimes de maltraitance et 78 000 se trouvent dans des situations à risque. Chaque année, 600 à 700 enfants sont tués par leurs parents.

Alors on voudrait nous faire croire que l’État s’inquiète pour une poignée d’enfants qui n’aurait pas les bases pédagogiques alors même qu’il a laissé 10 000 enfants mourir depuis 2000 ? Pourquoi autant tarder à abolir les châtiments corporels en France? Ces 10 000 enfants morts sont-ils le prix à payer pour que les parents puissent fesser tranquillement? 0 mort par an en Suède grâce à cette loi ! Et là je ne te parle même pas de l’inintérêt manifeste d’user de la violence sur un enfant.

Et pourtant, je croyais que l’on voulait restreindre nos libertés pour lutter contre le terrorisme ? Bah ouais ton enfant a statistiquement plus de risques que tu le tues plutôt que ce soit fait par un terroriste. Je te laisse méditer là-dessus !

Fabien

Opt In Image
Es-tu abonnée à la Lettre Famille Epanouie ?

Si tu n'es pas abonnée à La Lettre, je t'invite à t'inscrire ci-dessous en renseignant ton prénom et ton email. Tu recevras immédiatement mon guide des 8 idées reçues sur l'éducation de nos enfants.

Chaque semaine, je partage mes réflexions sur la parentalité positive, le maternage proximal ou encore la pédagogie Montessori et les activités pédagogiques que nous réalisons à la maison 🙂

Sources:
http://www.education.gouv.fr/cid103081/garantir-le-droit-a-l-education-pour-tous-les-enfants.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_sup%C3%A9rieur_des_programmes
http://www.hce.education.fr/gallery_files/site/21/40.pdf
http://cache.media.education.gouv.fr/file/CSP/52/5/2016_CSP_rapport_activite_2013_2015_interieur_WEB_570525.pdf
http://www.lepoint.fr/societe/education-nationale-alain-boissinot-les-raisons-d-une-demission-11-06-2014-1835278_23.php
http://www.education.gouv.fr/cid195/les-chiffres-cles.html
http://www.leparisien.fr/ablis-78660/les-professeurs-s-inquietent-du-manque-d-enseignants-03-09-2015-5059815.php
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/02/19/01016-20160219ARTFIG00169-faute-de-remplacants-au-moins-6000-jours-de-cours-perdus-depuis-la-rentree.php
http://cache.media.education.gouv.fr/file/2013/06/8/DEPP_NI_2013_11_CEDRE_acquis_eleves_troisieme_histoire_geographie_education_civique_2012_258068.pdf
http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20160407.OBS8085/le-gouvernement-renforce-le-controle-des-ecoles-confessionnelles.html
http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20160609.OBS2208/ecole-a-la-maison-etablissements-hors-contrat-des-controles-renforces.html
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/valls-une-minorite-salafiste-en-train-de-gagner-la-bataille-de-l-islam-en-france_1779423.html
http://cache.media.education.gouv.fr/file/17/45/6/Socle_commun_de_connaissances,_de_competences_et_de_culture_415456.pdf
http://www.lenfantbleutoulouse.fr/quelques-chiffres-sur-la.html

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Apprentissage de la propreté, comment faire ?

Apprentissage de la propreté, comment faire ?

L’apprentissage de la propreté est un sujet très vaste et c’est souvent vers les 2 ans de l’enfant que l’on commence à penser cet apprentissage. La rentrée en petite section de maternelle (autour des 3 ans) est souvent une échéance pour de nombreux parents. Puis au fur et à mesure, une certaine pression de l’entourage par rapport à l’apprentissage de la propreté peut se faire ressentir, comme s’il s’agissait d’un enjeu, d’un objectif crucial dans la vie de l’enfant. Cette pression n’est d’ailleurs pas toujours voulue. Je me rappelle une fois un proche me demandant tout simplement “Il est propre Arthur ?” (il avait 34 mois) et moi répondant en toute honnêteté “Non pas encore”. Cette question, même posée très simplement et sans arrières pensées peut vraiment être ressentie comme une pression. C’est aussi très intime, après tout, les selles d’un enfant ne regardent que lui et ses parents.

Alors comment aider son enfant ? Comment l’accompagner dans cette acquisition ? Comment lui faire comprendre ? Comment rester discret et le laisser entreprendre ? Comment l’aider à ressentir ses propres besoins? Autant de questions que nous nous sommes posées et auxquelles nous allons proposer des axes de réponses.

apprentissage de la propreté 37 mois

Arthur à 37 mois… (avec Gaspard 5 mois)

Apprentissage de la propreté : par où commencer ?

Pour commencer nous n’aimons pas l’idée d’un apprentissage de la propreté. Faire ses besoins est une fonction naturelle et vitale, dans cette optique, parler d’acquisition de la propreté est plus adéquat.

Tous les enfants sont propres à un moment ou un autre. Si on leur laissait l’entière autonomie de cette acquisition on pourrait s’en rendre tout à fait compte. Cependant, un gros problème se pose pour de nombreux parents : très peu d’écoles acceptent de prendre un enfant n’étant pas encore propre et/ou portant des couches.

L’entrée à l’école devient, de ce fait, l’échéance ultime pour que l’enfant soit propre et autonome sur ce point là. Et ce qui est une demande des écoles, devient alors la normalité applicable à tous les enfants.

C’est un peu comme si TOUS les enfants devaient savoir marcher à 12 mois. Certains marcheront déjà à cet âge et d’autres marcheront à 18 mois. Chaque enfant a son propre rythme, lui imposer un autre rythme que le sien est facteur de problèmes pour l’enfant, mais aussi source de problèmes pour les adultes autour de lui.

Pour ne provoquer aucun problème, ne faire sentir aucune pression ou attente, pour ne pas déséquilibrer, voire abimer la relation parent-enfant il est important que cette acquisition soit motivée par l’enfant.

Il est primordial de résister à la pression venant de l’extérieur, de se montrer patient et à l’écoute des besoins de son enfant. Le fait de laisser glisser cette pression est très importante car lorsqu’elle disparaît, les relations s’apaisent et se détendent comme par enchantement. Alors qu’au contraire, l’emmagasiner est un grand risque de la voir rejaillir à un moment ou un autre sur l’enfant.

“Les parents capables d’être patients jusqu’à ce que leur enfant manifeste les signes prouvant qu’il est prêt […] – habituellement entre deux et quatre ans – ne risquent pas de rencontrer de sérieux problèmes. (T. Berry Brazelton – “Points forts, Les moments essentiels du développement de votre enfant”)

Encourager l’acquisition de la propreté

Toutes luttes qui tendent à rendre propre son enfant est perdue d’avance, pour le parent comme pour l’enfant. Cette période d’acquisition sera alors nettement rallongée et beaucoup plus contraignante pour l’enfant comme pour le parent.

Des problèmes peuvent même survenir pour l’enfant. S’il cherche à se retenir, il peut être amené à souffrir de constipation chronique ou d’autres maux. La constipation entraîne alors des douleurs dans l’évacuation des selles qui peuvent devenir sources d’angoisses et de stress pour l’enfant.

Chez nous, la possibilité de pouvoir laisser cette acquisition s’installer de manière autonome et être mené par Arthur a été possible puisque nous n’avions pas la pression de l’école. Il est devenu propre en journée au cours de son 37 ème mois. Arthur a compris assez rapidement la présence des toilettes dans notre maison. Le sujet n’étant pas tabou, nous lui avons expliqué, autant de fois qu’il en a exprimé le besoin, à quoi servait les toilettes. Lorsqu’il y portait un grand intérêt, nous lui proposions de les essayer. Parfois il en avait envie, d’autre fois non, lors de ces “essais” il ne faisait jamais ses besoins. Nous avons commencé à en parler avec lui et nous avons acheté deux livres sur le sujet: Caca Prout et Propre de Catherine Dolto.

dolto-caca-proutdolto-propreAu fur et à mesure, son intérêt pour les toilettes s’est développé. Il avait la possibilité d’y aller de manière autonome grâce à une marche et un réducteur de toilette. Lorsqu’il a commencé à faire dans les toilettes nous lui avons proposé d’enlever la couche. Il n’a pas voulu tout de suite, mais au fil du temps, l’idée s’est installée en lui, elle a mûri, puis le jour est arrivé où il a été d’accord pour enlever sa couche. Deux-trois petites fuites après, il était propre !

Lorsque la fuite arrive, il est judicieux de ne pas appuyer dessus. L’enfant en subit déjà pleinement les conséquences. Ce serait donc peu constructif de lui faire remarquer. Au contraire, nous pouvons le rassurer et lui indique que cela peut parfois arriver.

En ce qui concerne la nuit, il chemine actuellement vers cette nouvelle acquisition qui tendra à le rendre définitivement propre et autonome de jour comme de nuit. Il y va à son rythme, sans pression, sans demande particulière de notre part. Nous lui faisons confiance. Nous savons à présent que chaque acquisition faite par l’enfant lui-même s’inscrit plus solidement et plus efficacement en lui. Chaque acquisition participe à la construction de son estime personnelle et à la confiance qu’il place en lui, mais aussi en nous, ses parents.

J’avais déjà publié il y a quelques mois un post sur sur l’apprentissage de la propreté où je parlais entre autres des conséquences d’un apprentissage trop précoce. : Comment un enfant apprend à être propre ?

Prends bien soin de toi et de ta famille.
Amélie

Où sont les enfants sages et obéissants ?

Où sont les enfants sages et obéissants ?

Les enfants sages et obéissants sont-ils en voie de disparition ? Est-ce que la sagesse et l’obéissance se perdent de génération en génération ? Aujourd’hui, accouchons-nous d’enfants prédestinés à être “terribles” ?

Tu voudrais que ton enfant soit sage et t’obéisse au doigt et à l’œil ? Le voudrais-tu ou le veux-tu ? Lorsqu’on remonte dans nos souvenirs d’enfance, on se souvient de l’obéissance que l’on devait à nos parents. La question est de savoir si cette obéissance était vécue comme une coopération ou ressemblait davantage à une contrainte entraînant des frustrations et des émotions refoulées ?

“Un des buts principaux de l’éducation est jusqu’à présent de plier la volonté de l’enfant pour y substituer celle de l’adulte, sous prétexte d’obéissance.”

Cette phrase est toujours porteuse de sens, bien que le “présent” de Maria Montessori est censé être notre “passé”. Pourtant cette pensée s’inscrit encore et toujours dans une réalité actuelle.

Il est très facile d’avoir des enfants sages et obéissants, c’est peut être plus facile que d’avoir des enfants libres et heureux. Mais quels sont les sacrifices à faire pour avoir des enfants obéissants ? Renoncer à leur personnalité ? Bafouer leurs désirs et leurs attentes ? Étouffer leurs ardeurs ? Conditionner leurs émotions ? Limiter leurs entreprises ?

Lorsqu’on pense à l’enfant idéal, on le pense sage, gentil, propre, obéissant, docile, doux…

Et pourtant, alors qu’on déploie une énergie négative effroyable à les soumettre à ces principes, on passe trop souvent à côté du pouvoir incroyable de la nature. Car les enfants ont tous ces aptitudes en eux. Ces aptitudes leurs sont naturelles. Les enfants sont aimants, ordonnés, travailleurs, doux, coopérants, justes, observateurs…

“[…] la volonté implique un but à atteindre, difficile à vaincre. Si nous considérons que les actes volontaires sont des mouvements presque toujours désordonnés, il serait alors nécessaire de dompter la volonté; […]. Mais la réalité, c’est que la volonté ne mène pas au désordre ni à la violence; ce sont là des signes de déviation et de souffrance.”

A force d’imposer nos volontés à nos enfants, nous renforçons leurs dispositions à résister, leurs capacités à s’opposer, leur expression de la contradiction. Nous dictons des conduites à l’enfant qui vont à l’inverse de leurs élans naturels. A force d’oppositions, de restrictions et d’interdits, nous finissons par façonner des êtres qui sont exactement l’inverse de ce que nous avions imaginé, et qui sont en plus dans un état de confusion extrême. D’un côté, ils ont cette force en eux qui les guide vers l’évolution, vers le mouvement, vers l’élévation de leurs facultés. Mais de l’autre côté, ils ont ces menaces et ces contraintes auxquels ils doivent se plier sous peine de sanctions. Et cela les mènent immanquablement vers un état statique à l’inverse de leurs aspirations.

enfant joue avec des lettres

Les enfants sages “veulent ce qu’ils font”

Offrir à l’enfant la chance de se développer en harmonie, selon son rythme, ses aspirations et ses inspirations. Pour qu’il grandisse en construisant sa propre harmonie, pour qu’il s’éveille et s’émerveille du monde qui l’entoure, pour que son regard soit toujours curieux et ses entreprises audacieuses, il doit immanquablement vouloir ce qu’il fait. Il est tellement facile de briser un élan volontaire par de la répression que notre mission de parents est d’aider nos enfants à entreprendre ce qu’ils veulent.

Lorsque je vois Arthur concentré et impliqué dans une activité qu’il a voulu, l’émotion me gagne. J’aime le voir dans cet état, et pourtant, je ne le pousse pas à être ainsi. J’ai bien observé que lorsqu’il agissait avec la liberté de choisir ce qu’il faisait, l’aboutissement et le chemin pour y parvenir étaient plus forts, plus marqués. Je me suis habituée à le voir ainsi, et lui c’est habitué à agir ainsi.

Il ne fait pas ce qu’il veut, car nous agissons en ayant des règles familiales simples, mais il veut ce qu’il fait. C’est une chose bien plus puissante et glorieuse que de faire ce que l’on veut. Vouloir ce que l’on fait implique une volonté, un choix, une décision, une réflexion. Cette liberté constructive et positive lui permet d’évoluer à son rythme. Il est libre de prendre le temps nécessaire dont il a besoin pour se construire.

enfant puzzle

La sagesse est le fruit d’une évolution naturelle

Les crises et autres tempêtes émotionnelles qui s’abattent sur nos enfants ne sont que les conséquences d’émotions trop fortes. L’immaturité du cerveau des enfants ne leur permet pas de garder le contrôle de la situation. Ils perdent pied et nous le font comprendre par des cris et des larmes.

Lorsque Arthur s’oppose avec force et vigueur à une proposition que je lui fais, je l’écoute et prend en compte son choix. Je ne cherche pas à voir de rébellion là ou sa résistance est uniquement motivée par un acte volontaire. En lui laissant la possibilité de faire ses choix, je l’aide à s’affirmer, à argumenter, à construire sa propre personnalité. Je pense avoir compris que la coopération volontaire, plus que l’obéissance (qui est un mot que je n’aime pas) est une acquisition naturelle qui vient au fil du temps et des expériences.

Au départ, l’enfant est conduit et motivé par des actes volontaires qui vont le façonner, puis, en grandissant sa conscience va se former. Il sera alors traversé par des réflexions et des questionnements qui lui permettront d’évoluer, de grandir. Enfin, viendra le moment ou sa coopération volontaire sera guidée par sa volonté consciente.

enfant dessine

Ce cheminement peut être plus ou moins long. Notre rôle de parent joue une part très importante dans ce cheminement. Lorsque j’aide Arthur à traverser ses crises, lorsque je l’aide à s’apaiser, lorsque je lui laisse la liberté d’avoir le choix, lorsque je l’aime inconditionnellement, lorsque je m’informe afin de l’accompagner au mieux… c’est la possibilité de se construire en laissant le meilleur de lui-même se révéler pleinement et naturellement que je lui offre en réalité.

Pour aller plus loin, voici mon post sur comment se faire obéir sans crier.

Prends soin de toi et de ta famille.

Amélie

Quand les écrans envahissent le quotidien

Quand les écrans envahissent le quotidien

Cela fait un petit moment que je ne me suis pas posée devant mon clavier pour prendre le temps de t’écrire. C’est vrai que ces derniers temps, j’ai privilégié la vidéo car c’est un format plus facile à gérer pour moi avec 2 enfants à la maison. Arthur n’aime pas du tout me voir installé à l’ordinateur quand bien même il est capable de jouer seul pendant des heures.

Dès que j’en viens à m’installer trop longtemps sur mon pc, il vient rapidement me solliciter. En fait, il a gardé cette habitude qu’il avait quand il était encore bambin. Avec Fabien, nous passions nos journées à travailler, de très tôt le matin à très tard le soir. Alors même que nous nous rendions disponible le plus possible, il sentait bien que j’étais moins présente quand je travaillais sur mon bureau.

Quand en 2009, nous avons décidé avec Fabien, de quitter nos jobs parisiens bien payés pour devenir entrepreneur, c’était pour être libre et avoir tout le temps nécessaire pour profiter de nos futurs enfants. Mais nous avions gardé ces habitudes que nous inculque la société. Nous avions sans cesse peur du lendemain, nous avions peur d’échouer, nous avions peur du regard des autres, nous avions peur de ne pas pouvoir être heureux.

Alors, on a décidé de changer de style de vie. A quoi bon travailler plus de 12 heures par jour pour réussir si on a pas le temps de profiter de la vie ? A quoi bon bien gagner sa vie si on ne prend pas le temps de vraiment l’apprécier ? On dit souvent que l’argent contribue au bonheur. Pour moi, cette phrase a tendance à nous faire croire que nous ne pouvons pas être heureux sans argent.

Du coup, la plupart des gens se complaise dans leur situation et ne cherche pas à se rapprocher du bonheur. Ils savent très bien au fond d’eux-mêmes qu’ils ne seront jamais riche. La richesse ce n’est pas l’argent. La richesse c’est ce que nous sommes et ce que nous faisons pour ceux que l’on aime. Nous accompagnons nos enfants pour qu’ils soient libres et heureux, pas pour qu’ils soient dociles, pas pour qu’ils soient bien éduqués, pas pour qu’ils soient soumis, pas pour qu’ils soient prêt à la société de demain, pas pour qu’ils soient plus intelligents. La question que l’on s’est posée c’est: comment offrir la liberté à nos enfants si nous-mêmes n’avons pas la sensation d’être libre ?

Nous avons choisi un mode de vie différent, une consommation différente, une alimentation différente, une réflexion différente. Et tu sais quel est le premier moyen pour arriver à tout ça? C’est déjà s’affranchir de la télévision et des médias traditionnels. Je ne t’ai pas dit, à partir de maintenant, j’ai décidé de te tutoyer. J’ai pris conscience que si tu lis cette lettre, c’est qu’on pourrait très bien être amis dans la vie et que nous avons pas mal de choses en commun.

Depuis que nous ne regardons quasiment plus la télévision et surtout que nous ne lisons, écoutons ou regardons plus les infos ou émissions d’infos, notre regard sur la vie en général a changé. Nous ne pensons plus du tout de la même façon. Nous sommes beaucoup plus positifs. Par le passé, nous avons été des gros consommateurs d’actualités médiatiques, et ce durant des années. Tous les jours, je lisais le journal Le Monde, Fabien c’était le quotidien économique Les Echos. Dès le réveil, nous étions branchés sur les actualités TV puis sur les émissions de radio du matin. En fait, notre cerveau était disponible pour écouter et entendre en permanence des mauvaises nouvelles. Comment être positif quand notre cerveau baigne dans du négatif ? Comment être libre quand on s’enchaîne au malheur des autres ?

Un exemple tout simple: la pénurie actuelle d’essence. Notre ville est l’une des plus touchée. Les gens se sont rués sur les pompes à essence alors même qu’il n’y avait pas de problème d’approvisionnement. Les gens ont vidé les stations par peur de manquer d’essence. Du coup, tout le monde est obligé de faire la même chose pour ne pas devenir le dindon de la farce. Tout le monde a peur de manquer de carburant, alors nous roulons tous avec un réservoir plus rempli qu’à la normale. Cela créer du stress, de la peur de manquer et du temps de perdu à faire la queue. Si nous avions tous continué à agir comme d’habitude, il n’y aurait eu aucune pénurie. Sans toutes ces images relayées par les médias, nous n’en serions pas là.

Si on habitue trop tôt nos enfants à la télévision, il sera difficile pour eux de s’en détacher à l’âge adulte.

Les écrans prennent une place de plus trop importante dans nos vies. La télévision, les tablettes, les ordinateurs, les téléphones… nous côtoyons au moins l’un de ces écrans quotidiennement.

Alors comment faire pour que ces écrans ne prennent pas trop de place dans la vie de nos enfants ? Quels sont les dangers d’une exposition trop forte aux écrans ? Comment cette proximité avec tous ces écrans peut-elle devenir addictive ?

Préserver sa vie familiale des écrans

Les écrans s’invitent dans de nombreux foyer et captent l’attention et le temps disponible des parents mais également celui des enfants. Certains foyers mangent devant la télévision, d’autres garderont le téléphone à leur côté en toute situation. Dans de tels moments, la relation familiale se casse, le dialogue et la communication sont coupés. Le réflexe de se savoir “connecté” est tellement fort que l’intérêt pour tous ces écrans devient parfois plus attrayant que celui des membres du foyer.

De nombreuses personnes travaillent avec les écrans comme support, et nous en faisons partie. Nous sommes donc nous mêmes exposés aux écrans. Notre façon de nous protéger est de savoir s’en détacher et d’en gérer l’utilisation.

Chez nous, les écrans sont présents, mais non utilisés par les enfants. La télévision est toujours éteinte, nous l’allumons à l’occasion le soir pour regarder un film. Les enfants ne la regardent jamais. La tablette est utilisée par moment comme support pour écouter le son des instruments de musique, le bruit des animaux ou pour chercher une information. En dehors de cela, nous l’utilisons lorsque les enfants sont couchés. Il nous reste ensuite un ordinateur chacun que nous utilisons pour travailler et nous n’avons qu’un seul téléphone portable. Nous limitons donc au maximum notre “consommation d’écrans”.

Il est important de montrer l’exemple aux enfants. En ne faisant pas des écrans une priorité on leur transmet aussi un message, celui de leur faire comprendre que la vie est riche, que l’on trouve du plaisir dans de très nombreuses activités, que l’on peut privilégier les rencontres et les sorties.

Lorsque les parents montrent qu’il est possible de faire d’autres choses que d’être devant les écrans, et ce dès le plus jeune âge, les enfants le comprennent et sont ensuite capables de réguler leur rapport aux écrans beaucoup plus facilement lorsqu’ils grandissent.

Les dangers d’une exposition quotidienne aux écrans

Notre cerveau fonctionne avec des ondes, les écrans envoient également leurs propres ondes qui viennent alors modifier le bon fonctionnement de nos ondes cérébrales.

Par exemple, la télévision plonge notre cerveau et notre corps dans une passivité proche de l’état hypnotique. Les informations regardées viennent donc directement s’inscrire dans notre subconscient.

Les producteurs et autres réalisateurs d’émissions de télévision ont bien compris ce principe. Leur travail consiste à rendre notre cerveau disponible afin que les industriels puissent vendre leur produit dans les temps de publicité. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’ex-PDG de TF1, Patrick Le Lay:

Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective ”business”, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit (…). Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible (…). Rien n’est plus difficile que d’obtenir cette disponibilité. C’est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l’information s’accélère, se multiplie et se banalise. “

Nous avons lu un très bon livre sur le sujet, TV Lobotomie de Michel Desmurget. Dans cet ouvrage, Michel Desmurget nous indique que les enfants sont très influencés par la télévision, qu’elle a un pouvoir sur eux qui est difficilement gérable, que l’imagination même des enfants est négativement impactée.

“La télévision capture l’imagination mais ne l’affranchit pas. Un bon livre stimule et libère immédiatement l’esprit.” Michel Desmurget.

Les écrans ont cette façon “d’agresser” qui est néfaste pour les enfants, surtout pour les plus petits d’entre eux qui n’ont pas encore le cerveau assez mature pour prendre le recul nécessaire. Les écrans déclenchent des tempêtes émotionnelles en eux qu’ils ne peuvent gérer. Il semble primordial de ne pas mettre les enfants devant des écrans le plus longtemps possible. La télévision, la tablette ou le téléphone ne sont pas des “baby-sitter” ;-)

Quand l’addiction aux écrans est latente

La télévision et les écrans en général peuvent très vite prendre beaucoup de place dans la vie des enfants. Par exemple, lorsque l’enfant est exposé très tôt à la télévision il peut développer un reflex de Pavlov. Ce reflex consiste à anticiper en associant une action présente à une situation qui va suivre. Par exemple, arriver à la maison et commencer par allumer la télévision.

Les écrans peuvent très rapidement devenir addictif car ils entraînent un état de passivité qui ne demande pas d’effort à fournir, ni physique ni cérébral. C’est donc une activité très attrayante pour les enfants, notamment lorsqu’ils sont fatigués. Le problème c’est qu’ils vont venir énerver les enfants et ajouter de la tension à l’enfant déjà fatigué. La crise n’est plus très loin…

Lorsque l’habitude est lancée, les enfants s’accoutument aux écrans et le temps disponible dont ils disposent pour jouer, créer, imaginer, se dépenser… est alors très nettement diminué.

Les problèmes qu’apportent les écrans sont réels. Les enfants très exposés à ces fameux écrans sont plus susceptibles de développer des troubles attentionnels, des troubles du comportement et des troubles du sommeil. Ils ont trois fois plus de chance d’être en surpoids et augmentent de plus d’un tiers le risque d’échec scolaire. Cette liste de dangers n’est pas exhaustive malheureusement.

Tu l’auras compris, il est préférable de favoriser des activités manuelles, ludiques, d’aller se promener et de faire de “vraies” rencontres.

Tu peux regarder cette vidéo que j’ai faîte sur le sujet: https://youtu.be/1IzrajO3IZI

Prends bien soin de toi et de ta famille.

Amélie


Nous sommes aussi sur les réseaux sociaux:
Sur Facebook, je partage mes réflexions, ce que j’aime et quelques citations inspirantes. Tu peux d’ailleurs y partager cette lettre: https://www.facebook.com/famille.epanouie/
Je fais quasiment une vidéo tous les jours sur YouTube: https://www.youtube.com/famille.epanouie/
Sur Instagram, je prends des photos de notre quotidien et des activités d’Arthur et Gaspard. Cela peut te donner de bonnes idées: https://www.instagram.com/famille_epanouie/
Tu peux aussi retrouver la présentation de mes ateliers ici:https://www.famille-epanouie.fr/atelier-YT

Mon nouvel atelier sur la gestion des crises est pratiquement terminé. Je t’en reparle très vite.

 

 

CRISE = CÂLIN

CRISE = CÂLIN

Chères lectrices, chers lecteurs,
Lorsque l’enfant est dans une crise de larme, il a avant tout besoin d’être rassuré, écouté et aimé. Ce sont ses comportements qui vont ramener le calme chez lui. Vous pouvez le prendre dans vos bras, lui faire un câlin, lui caresser le dos, pratiquer l’écoute active. Plus vous serez dans l’empathie avec votre enfant, plus le retour au calme se fera sereinement.
Prenez soin de vous et de votre famille
Amélie