LA POLITESSE CA SE COMPREND

LA POLITESSE CA SE COMPREND

Chères lectrices, chers lecteurs,

La politesse est un code assez étrange pour les jeunes enfants car bien souvent on les oblige à faire des choses qu’ils ne comprennent pas et/ou qu’ils n’ont pas envie de faire.

Avant 3-4 ans, il s’agit plus d’un automatisme que d’une réelle compréhension de la part de l’enfant. Or dans la parentalité positive, on inculque à l’enfant la compréhension et non pas l’obéissance sans réfléchir.

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Être et devenir un enfant libre

Être et devenir un enfant libre

Chères lectrices, chers lecteurs,

Être un enfant libre est-ce possible ? Qu’entend-on par liberté ? La liberté est-elle source de pouvoir ? Comment s’épanouir en liberté tout en respectant les règles “imposées” par la communauté ?

Ces questions reviennent souvent chez nous. Nous souhaitons accompagner nos enfants afin qu’ils se développent harmonieusement, qu’ils soient libres affectueusement mais aussi dans leur façon de penser et d’entreprendre. Nous sommes aussi conscient des contraintes et des exigences imposées par la société. Cette “société” n’est pas uniquement l’image de la nation au sens propre, car bien que celle-ci soit présente, à l’échelle de l’enfant, la famille et le cercle de proches est “le groupe humain” dans lequel l’enfant évolue quotidiennement.

Notre rôle est alors de donner à l’enfant assez d’outils afin qu’il conserve intacte sa façon d’être tout en veillant à respecter celle des autres.

Voilà ce que je souhaite aborder au travers de cet article, comment aider son enfant à être libre tout en agissant avec respect et empathie sur le monde qui l’entoure ?

Beaucoup d’ouvrages nous aident et nous guident à trouver notre propre style, à nous approprier les habitudes et les habiletés à développer. A ce sujet, nous pouvons vous conseiller le très bon livre : “Libres enfants de Summerhill” d’Alexander Sutherland Neill

Libres enfants de Summerhill

La liberté, le respect et l’empathie

Pour commencer, voici comment ses notions sont définies dans le dictionnaire.

Liberté

État de quelqu’un qui n’est pas soumis à un maître. Condition d’un peuple qui se gouverne en pleine souveraineté. Droit reconnu par la loi dans certains domaines, état de ce qui n’est pas soumis au pouvoir politique, qui ne fait pas l’objet de pressions. Situation de quelqu’un qui se détermine en dehors de toute pression extérieure ou de tout préjugé. Possibilité d’agir selon ses propres choix, sans avoir à en référer à une autorité quelconque. État de quelqu’un qui n’est pas lié par un engagement d’ordre contractuel, conjugal ou sentimental.

Respect

Sentiment de considération envers quelqu’un, et qui porte à le traiter avec des égards particuliers.

Empathie

Faculté intuitive de se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent.

Au sens que nous développons, la liberté s’attache énormément aux notions de respect, d’ordre et d’empathie. La liberté n’est pas l’anarchie. Pour être libre, il faut prendre en compte les besoins des autres avec empathie afin de ne pas entraver leur propre liberté. L’écoute et l’observation sont aussi des valeurs fondamentales qui vont permettre à l’enfant de se former efficacement. Lorsque l’enfant comprend le sens des règles auxquelles il doit se plier, il les accepte et le respect est naturel, facile, aisé.

“[…] C’était vraiment là le plus grand objet de surprise que l’on trouvait chez nos enfants; celui qui donnait le plus à réfléchir, qui semblait contenir quelque chose de mystérieux : l’ordre et la discipline unis si étroitement qu’ils engendraient la liberté.” (Maria Montessori dans “L’enfant”)

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Comprendre le sens des règles

La notion de règle à respecter est souvent associée à des actions négatives ou néfastes. Et pourtant, les règles sont importantes lorsque l’on vit en communauté (famille, groupe, école, …). Cependant, il y a, à mon sens, l’art et la manière d’amener l’enfant à les respecter.

Lorsque l’enfant est considéré comme une personne à part entière, il est naturel de lui expliquer le sens des choses et de les vivre à travers de vraies situations. C’est à dire se servir des moments concrets du quotidien comme support pédagogique.

Par exemple, Arthur, qui a 3 ans et demi actuellement, est en phase d’acquisition des automatismes liés aux règles de politesse. Ces règles sont importantes car elles permettent une entrée cordiale et respectueuse au sein d’un groupe. Elles sont aussi, à mon sens, porteuses de joie partagée. La politesse permet des rapports gagnants-gagnants sous tous les points de vue. Il y a un lien très fort entre le fait de donner et celui de recevoir. C’est cette notion que nous expliquons à Arthur pour lui faire comprendre l’importance de ces règles. Dire “Bonjour”, “Au revoir”, “S’il te plaît” et “Merci” ne sont pas que des mots à prononcer systématiquement, ils s’accompagnent aussi d’un comportement et de sentiments. Ceux de vouloir donner du plaisir et d’en recevoir en retour. C’est du partage, même si la chose partagée n’est pas “palpable”, l’émotion qui passe est bien présente et d’une certaine manière nous pouvons la “sentir” ainsi que les répercussions positives sur notre humeur.

Pour qu’une règle soit acquise par l’enfant, il faut qu’elle soit simple et compréhensible, mais surtout que l’enfant ait la capacité de l’acquérir. C’est une perte de temps et d’énergie et c’est également néfaste pour l’épanouissement familiale que de vouloir forcer l’acquisition de certaines choses avant que l’enfant n’en soit physiologiquement prêt.

La patience, l’exemplarité et la mise à profit des situations vécues sont les vertus à cultiver au quotidien pour que les enfants se libèrent des automatismes rébarbatifs et qu’ils puissent ainsi cultiver leur propre liberté dans le respect de tous et ainsi vivre libre et heureux en société.

“Rien ne peut être accompli avec la seule aide du temps et de la patience, si l’on n’a pas profité des occasions qui se sont présentées pendant la période constructrice.” (Maria Montessori dans “L’esprit absorbant de l’enfant”)

Prenez bien soin de vous et de vos enfants

Amélie

FORMER UNE ÉQUIPE AVEC SON CONJOINT

FORMER UNE ÉQUIPE AVEC SON CONJOINT

Chères lectrices, chers lecteurs,

🚗✈🚌⛵✈🚕 Grosse journée de voyage entre le sud de la Thaïlande et le nord du Vietnam. Réveil à 5h pour tout le monde! Des enfants et des parents exténués par la fatigue. Comment faire pour ne pas craquer quand un enfant de 3 ans vous pose plusieurs fois les mêmes questions, qu’il ne veut plus marcher alors qu’il faut porter les bagages, qu’il se met à crier car son crayon rouge est tombé? Comment faire pour gérer le bébé qui hurle car trop fatigué pour s’endormir ?

A très vite

Amélie

“IL EST TRÈS BEAU TON DESSIN”

“IL EST TRÈS BEAU TON DESSIN”

Chers lectrices, chers lecteurs,

On a souvent le réflexe, pour vouloir faire plaisir à notre enfant, de juger la nature de son dessin, de sa construction de jouets, etc… C’est relativement naturel car nos parents nous ont habitué à cela, et nous faisons la même chose sans penser à mal. Pourtant, féliciter son enfant n’est pas toujours la meilleure solution. Il y a d’autres façons de l’encourager dans ses entreprises. Sinon, nous, on a changé de chambre pour qu’Arthur puisse jouer dehors. On perd la magnifique vue que nous avions mais on gagne un petit garçon complètement épanoui de jouer dans ce petit bout de jungle ☀

A très vite

Amélie

Mensonge chez l’enfant ! 3 pistes de réflexion.

Mensonge chez l’enfant ! 3 pistes de réflexion.

Chère lectrice, cher lecteur,
La confiance que l’on accorde est une chose fragile qui s’ acquiert avec le temps. La confiance se construit chaque jour. Cette petite flamme, qui tend à devenir foyer, dépend des agissements, de l’image renvoyée, des propos tenus, de la cohérence générée par rapport à ses propres croyances et ses convictions.
Devenir spectateur du mensonge de son enfant est déstabilisant. Cela peut renvoyer, plus ou moins directement, à l’image que l’on souhaite donner de soi et particulièrement à celle que l’on veut donner à son enfant.

Devons nous nous remettre en cause lorsque l’on découvre un mensonge chez l’enfant ? A quel type de mensonge pouvons nous être confronté ? Que faire lorsque l’enfant ment ? Autant de questions sur lesquelles nous allons revenir à travers cet article.

Dans son livre “J’ai tout essayé !”, Isabelle Filliozat indique à partir de quel âge un mensonge peut réellement être motivé par l’enfant.

Elle nous indique qu’avant 3 ans, l’enfant n’a aucune notion du concept de mensonge. Sa mémoire, sa cohérence et l’assemblage de ses idées ne lui permettent pas encore de faire preuve d’un tel raisonnement.
Vers 3 ans, l’enfant commence à faire preuve de raisonnement. Il assemble ses idées, commence à se rappeler des choses et à enregistrer les mécanismes. Cette construction peut apporter des confusions entre ce qui existe pour lui, uniquement dans son esprit, et ce qui existe vraiment.

Ce n’est que vers 3 ans 1/2 – 4 ans que l’enfant peut mentir sciemment. Ses mensonges peuvent avoir des motivations diverses :
– Tester le pouvoir de ses mots,
– Se protéger du jugement,
– Éviter des conséquences,
– … etc.

Pourquoi l’enfant ment ?

Dans son livre “Libres enfants de Summerhill”, Alexander S. Neill aborde les deux principales motivations du mensonge chez l’enfant.

Si votre enfant ment, ou il a peur ou il vous imite. Les parents menteurs ont des enfants menteurs. Si vous voulez que votre enfant dise la vérité, ne lui mentez pas.

Il s’explique de ce jugement par la redondance entre l’éducation que le parent eût reçu et l’influence de cette éducation sur l’adulte qu’il est devenu.

La grande difficulté en ce qui concerne la vérité, c’est que nous ne nous la disons pas à nous-mêmes. Nous nous mentons et nous mentons aux autres.[…]. Nous mentons parce qu’on nous a enseigné à atteindre un niveau de moralité inaccessible. C’est l’éducation reçue dans notre enfance qui nous donne un fantôme que nous essayons toujours de cacher.

Alexander S. Neill aborde également “les mensonges imaginatifs” ceux-la même que Maria Montessori qualifiait de “mensonges normaux”. Ces mensonges ne doivent pas être qualifiés comme tel, mais plutôt comme des inventions de l’enfant. Ils doivent être perçus comme une forme artistique émanant de l’enfant.

Il est important d’observer la différence entre les “mensonges normaux” c’est à dire ceux n’ayant pas de finalité personnelle et/ou ne comportant aucunement l’intention de tromper de ceux qui laissent transparaitre une soumission, une peur de l’enfant. Car bien souvent, le mensonge est l’arme de défense de l’enfant envers l’adulte.

3 pistes de réflexion pour éviter le mensonge de l’enfant

A la lecture de “L’enfant”, de Maria Montessori et de “Libres enfants de Summerhill”, d’Alexander S. Neill, il est intéressant de constater que pour ces deux spécialistes l’absence d’autorité punitive éloigne significativement le mensonge.

Pour l’un comme pour l’autre, la principale motivation du mensonge est la peur, c’est à dire la protection de la conséquence de ses actes.

C’est aussi une façon idéale de rentrer dans le moule “idéalisé” par la société.

[…] si on analyse la vie sociale, on se rend compte qu’elle baigne dans le mensonge comme dans une atmosphère dont on ne pourrait la séparer sans bouleverser la société. […] la discipline et les rapports sociaux s’étant organisés sur le mensonge, la sincérité inconnue semblait bouleverser la base de l’éducation. (Maria Montessori dans “L’enfant”)

3 pistes de réflexion s’offrent à nous pour aider l’enfant à grandir en exprimant et en fondant librement sa pensée.

La confiance

Une chose semble évidente, pour éviter le mensonge au maximum il faut donner à l’enfant la confiance dont il a besoin. La confiance en lui bien sûr, mais aussi la confiance qu’il va développer envers ses parents. Cette confiance qui va lui permettre de se raccrocher à sa figure d’attachement en cas de doute, de malaise ou de peur. Cette confiance qui va lui permettre de s’épanouir sereinement et de construire ses idées en paix avec ses émotions.

L’exemplarité

Se montrer tel que l’on est à l’enfant. Être sincère et dire la vérité quoi qu’il arrive. On ajuste alors ses mots à ce que l’enfant peut comprendre mais on reste en cohérence avec la réalité afin qu’il puisse comprendre.

Ôter l’idée du mensonge

Pour éviter d’inciter l’enfant à dire des mensonges, Isabelle Filliozat propose d’éviter de mettre l’idée du mensonge dans son cerveau. C’est à dire que lorsque l’on se rend compte d’un mensonge, on attire l’attention de l’enfant sur ce qui a pu se passer réellement plutôt que de le contraindre à un rôle de “menteur” et de le qualifier comme tel.

On retrouve aussi cet état d’esprit dans “L’enfant” de Maria Montessori :

Quand le petit se défend, l’attention de l’adulte n’est pas attirée sur le véritable état de choses : il traite de désobéissance, de méchanceté tout ce que fait l’enfant pour sauver sa propre vie.

Prenez soin de vous et de vos enfants,
Amélie

Comment occuper ses enfants en voiture

Comment occuper ses enfants en voiture

Chères lectrices, chers lecteurs,

La route est longue, surtout en huis clos avec des enfants impatients. Pour éviter que le voyage ne vire au drame, voici nos conseils testés et approuvés. Occuper ses enfants en voiture ? Suivez le guide, c’est tout droit !

A très vite

Amélie et Fabien

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