1 seule bonne raison d’adopter la parentalité positive !

1 seule bonne raison d’adopter la parentalité positive !

Chère lectrice, cher lecteur,
La parentalité positive, le maternage proximal, l’écoute active ou encore l’empathie envers les enfants sont des pratiques qui se démocratisent, à l’image de la pédagogie Montessori et autres pédagogies alternatives reprisent un peu partout. Tout cela est très positif car cela indique que ces approches entrent doucement mais sûrement dans les foyers français pour le plus grand bonheur de tous les petits enfants.

Malgré tout, avoir une approche positive et empathique peut quelquefois s’avérer difficile tant nos réactions sont corrélées à ce que nous avons reçu dans notre enfance.

Certains adultes violents, très anxieux, très colériques sont comme les enfants, submergés par la peur, la colère, et par les instincts agressifs et défensifs générés par leur cerveau émotionnel et archaïque. […] Ces adultes se retrouvent comme les jeunes enfants, fréquemment envahis par de puissantes émotions, des impulsions, sans pouvoir les contrôler et se calmer. Les causes de ce mauvais développement du cortex préfrontral sont multiples mais l’une d’elles est la violence que certaines personnes ont subie dans leur enfance. (Catherine Gueguen, “Pour une enfance heureuse”)

L’enjeu de la bienveillance sur le cerveau de l’enfant est à présent démontré. Catherine Gueguen, pédiatre et auteur du livre “Pour une enfance heureuse” nous le démontre largement dans son ouvrage à l’aide d’études scientifiques, de faits réels et de sa propre expérience en tant que pédiatre.

Nous vous invitons d’ailleurs à lire cet ouvrage qui explique très bien comment la construction d’une relation empathique, aimante et positive avec son enfant va lui permettre de développer sereinement ses capacités intellectuelles et affectives.

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Le fonctionnement du cortex orbitofrontal

cortex orbitofrontal

Le cortex orbitofrontal est la zone directement reliée à la régulation des émotions, aux capacités d’affection et d’empathie. Cette zone est également prépondérante pour la bonne construction des relations humaines et de la vie sociale en général car c’est cette partie du cerveau qui, entre autre, développe notre sens moral et nos capacités à entreprendre des actions.

Allan Schore, scientifique américain spécialisé dans la psychiatrie et l’un des pères fondateurs des neurosciences affectives et sociales, démontre que les expériences vécues par l’enfant pendant sa plus tendre enfance vont aider le cortex orbitofrontal à se développer harmonieusement.

Si les parents […] offrent l’écoute et la sécurité nécessaire, le cortex orbitofrontal s’épanouit. S’ils sont indifférents ou abusifs, la croissance du cortex orbitofrontal s’enraye, entraînant une moindre capacité de régulation de la durée, de l’intensité ou de la fréquence des émotions. De bonnes relations humaines dépendent en partie de ce circuit neuronal. (Allan Schore)

Entre 5 et 7 ans, grâce à une poussée de croissance neuronale, le cortex orbitofrontal va pouvoir commencer à jouer son rôle de régulateur des émotions. Avant cet âge, l’enfant ne peut donc pas maîtriser ces émotions car son cortex orbitofrontal n’en a tout simplement pas les capacités. C’est pourquoi l’enfant peut soudainement se montrer impulsif, se mettre à crier ou à pleurer pour des raisons parfois dérisoires aux yeux de l’adulte spectateur.

Réprimander l’enfant, se fâcher, le punir, voir le frapper lorsque ce dernier se montre “capricieux” ne vont faire que reculer la maturation du cortex orbitofrontal et donc la capacité à l’enfant de réguler lui même ces émotions.

Agir pour le bon développement du cortex orbitofrontal

Comme nous l’avons vu précédemment, la bonne maturation du cortex orbitofrontal est étroitement corrélée à l’entourage proche de l’enfant et plus particulièrement aux parents de part leur présence quotidienne. Pour que le cortex orbitofrontal de l’enfant se développe sur de bonnes bases et puisse se renforce, la sécurité affective et l’écoute doivent être quotidiennement apportées à l’enfant.

Lorsque l’enfant entre dans une colère, une crise de larme, de cris ou s’exprime avec violence c’est que son cerveau n’a pas les clés pour gérer une émotion précédemment vécue. Quoique les parents fassent, l’enfant de moins de 7 ans sera toujours susceptible de rentrer dans des crises et plus particulièrement avant ses 5 ans. Aider l’enfant à traverser ce conflit émotionnel avec calme, empathie et dans l’écoute va permettre aux circuits du cortex orbito-frontal d’enregistrer la scène. Au fil du temps, les circuits du cortex orbitofrontal deviendront plus efficaces et aideront l’enfant à gérer ces conflits émotionnels dans le calme et la sérénité.

Encourager l’enfant dans ses entreprises personnelles, lui expliquer le fonctionnement des choses et des règles, faire preuve d’empathie et lui assurer une écoute de qualité sont autant de facteurs qui vont permettre au cortex orbitofrontal de se développer harmonieusement et assurer à l’enfant une vie sociale riche, des prises de décisions réfléchies et une gestion de ses émotions optimum.

Prenez bien soin de vous et de vos enfants :-)

A très bientôt,

Amélie

10 choses que l’on transmet naturellement à ses enfants

10 choses que l’on transmet naturellement à ses enfants

Chère lectrice, cher lecteur,

Vous êtes vous déjà attendri devant une expression ou une façon de faire que votre tout petit avait mais que vous ne lui aviez jamais appris. La reproduit-il par mimétisme ? Sûrement, oui :-)

C’est la le pouvoir de l’esprit absorbant de l’enfant. Il a cette faculté d’observation immense, il décrypte absolument tout ce qui se passe dans son quotidien afin de l’analyser, de le comprendre puis de le reproduire.

Le sociologue américain William Edward Burghardt Du Bois a dit à ce sujet :”Les enfants apprennent plus de ce que vous êtes que ce que vous enseignez“.

C’est pourquoi, en tant que figure de référence de nos enfants, nous leur transmettons de nombreux “codes”. Ces codes leurs serviront dans leur vie de tous les jours et vont façonner les petits êtres qu’ils sont. Ils garderont en mémoire ces “codes” et les reproduiront très facilement à chaque moment de leur vie d’enfant et d’adulte.

10 choses que l’on transmet naturellement à ses enfants

1 . L’humilité

L’être humain, bien que très avancé, reste imparfait. Reconnaître ses torts et ses faiblesses ne fait que renforcer le côté humain. Pour l’enfant, toute l’importance réside dans le fait que même ses personnes de références sont amenées à faire des erreurs. Les reconnaître lui permet de ne pas culpabiliser ou de se sentir inférieur lorsque lui même est amené à en faire.

2 . Être positif

“Voir le vide à moitié plein plutôt qu’à moitié vide”. Toute une philosophie ! Et c’est pourtant une des clés du dynamisme et de l’entrepreneuriat, quels que soient les domaines invoqués. Pour l’enfant, c’est lui donner l’énergie nécessaire dont il a besoin pour se développer en harmonie. C’est l’accompagner positivement au quotidien, tout en encourageant ces initiatives (même les moins bonnes ;-) ).

3 . Le respect

Vivre dans le monde d’aujourd’hui nécessite de respecter les règles et les “codes” de la société dans laquelle nous vivons, comme apprendre la politesse. Ce grand cadre sécurise l’enfant et lui ouvre les portes d’une vie sociale riche et fructueuse.

4 . Rêver

Quoi de plus poétique que de parler des rêves que l’on fait, des projets que l’on aimerait un jour voir se réaliser. Partir dans des discussions sans fins sur des idéaux convoités permet de prendre conscience que l’on ne peut satisfaire tous ses désirs mais qu’il est permis d’y penser pour se faire du bien, pour se rassurer.

5 . L’esprit de famille

Une famille soudée et unie, une notion de tribu sécurise l’enfant dès le plus jeune âge et permet de tisser des liens indestructibles entre parents et enfants. A l’âge adulte, les enfants garderont ses liens étroits avec leurs parents et reproduiront la même chose avec leurs enfants.

6 . La gratitude

Avoir de la gratitude permet de comprendre que l’on ne peut avancer sans son prochain. C’est reconnaître que les autres peuvent nous faire avancer et c’est prouver cette reconnaissance par un acte, une parole, un présent, une pensée… L’Homme n’est pas un être solitaire, il a besoin des autres pour se construire.

7 . L’amour

Une des choses les plus belles qui soit accessible à tous : l’amour. Il y a tellement d’amour différent autour de nous. L’amour peut être entre un homme et une femme, entre un frère et une sœur, entre deux amis… Il y a autant d’amour possible qu’il y a d’être humain sur terre. L’amour se montre, se donne, se reçoit, se partage…

Une petite aparté à ce sujet, l’autre jour dans la voiture Arthur me dit la chose suivante : “Maman, Gaspard je l’aime [un petit silence puis il renchaîne] Je l’aime parce qu’il est petit!”. C’est magique d’entendre son petit garçon de 3 ans dire ce genre de choses. A-t-il compris le concept de l’amour ou bien transpose-t-il sur son petit frère le fait que nous lui disons souvent “je t’aime”. Lui seul le fait… ou pas d’ailleurs :-)

8 . L’intégrité

La parentalité positive et bienveillante offre à l’enfant le fait de se construire sereinement. L’enfant trace son chemin tout en étant respecté. Il reproduira très certainement ce comportement avec ses propres enfants avec un automatisme déconcertant. Au fil des générations, peut être qu’il est possible de caresser l’espoir de voir disparaître les violences faites aux enfants grâce à des comportements intègre et respectueux.

9 . Le courage

Le courage permet d’entreprendre des choses difficiles en surmontant sa peur et en affrontant le danger. L’enfant a besoin de beaucoup de courage pour réaliser ses propres expériences. L’encourager dans ses démarches lui donnera confiance en lui tout au long de sa vie.

10 . La confiance

La confiance ne se donne pas, elle s’acquiert. Avoir confiance en quelqu’un et être quelqu’un de confiance rassure l’enfant sur le chemin de sa construction. Cela lui assure des bases solides sur lesquelles il pourra avancer sereinement.

la confiance

Nous sommes tous imparfaits, le but n’est pas de devenir un parent parfait car cela serait bien impossible malheureusement. L’importance réside dans le fait de transmettre des bases saines et solides à l’enfant afin qu’il soit heureux et puisse se développer à travers l’harmonie. Toutes ces choses, nous les transmettons de manière plus ou moins consciente à nos enfants et la parentalité positive et bienveillante peut aider les parents à rendre le quotidien meilleur et épanoui.

A très vite

Amélie

7 raisons d’apprendre à lire avant 6 ans

7 raisons d’apprendre à lire avant 6 ans

Chère lectrice, cher lecteur,

Selon Maria Montessori, la période sensible du langage se situe entre 0 et 6 ans. C’est pendant cette période que l’enfant apprend simplement et naturellement à parler une langue, voire plusieurs langues mais également à apprendre à lire. Passé l’âge de 6 ans, les efforts à fournir pour apprendre à lire seront plus important de la part de l’enfant.

Fabien et moi sommes de grands lecteurs. Selon nous, les livres sont une ouverture sur le monde et des moyens d’apprendre extraordinaire. Maria Montessori, à travers sa pédagogie, préconise d’éveiller les enfants à la lecture dès leur plus jeune âge pour la simple et bonne raison que c’est entre 0 et 6 ans qu’ils en montrent pleinement l’intérêt et que c’est lors de cette période que l’apprentissage se fait le mieux.

“La capacité d’apprendre diminue considérablement après l’âge de six ans. Cette diminution s’accentue de plus en plus en vieillissant. La capacité d’apprendre est inversement proportionnelle à l’âge d’une personne” (Glenn Doman)

Nous avons donc multiplié les lectures sur le sujet afin de connaître les différentes approches existantes. Si vous souhaitez en savoir plus, parmi nos nombreuses lectures, voici 3 ouvrages très bien conçus qui ont vraiment retenu notre attention :

Glenn Doman dit la chose suivante à propos de l’apprentissage des bébés :

“Dès le jour de ma naissance, moi, bébé, je commence à apprendre et j’apprends vite. Apprendre est instinctif et naturel. L’apprentissage se fait sans aucun effort. Je n’ai jamais de doute quant à ma capacité d’apprendre. J’apprends, un point c’est tout. Avant l’âge de 6 ans, j’aurai probablement appris plus que je n’apprendrai pendant le reste de ma vie. Du jour de ma naissance, jusqu’à l’âge de six ans, j’apprendrai à marcher, à manger, j’apprendrai la propreté, les comportements sociaux adéquats et inadéquats. Je ferai aussi l’apprentissage du langage.”

Vous souhaitez aider votre enfant à acquérir l’un des plus grands savoir qu’est la lecture de manière naturelle et spontanée et vous voulez savoir ce que cela va lui apporter ?

A travers ce post je vais partager avec vous les 7 bénéfices que peuvent retirer les enfants qui sont stimulés à la lecture avant l’âge de 6 ans. Je vous donnerai également des pistes pour commencer à donner à votre enfant le goût de la lecture et décupler son envie d’apprendre à lire.

Apprendre à lire avant 6 ans : 7 bénéfices

Apprendre à lire à un enfant de moins de 6 ans va se faire différemment que les méthodes connues au CP. L’apprentissage va être beaucoup plus long mais moins fastidieux, récurent mais moins astreignant. L’idée étant de lui faire découvrir un nouveau moyen d’expression sans qu’il s’en rende compte. Dans son livre, Françoise Boulanger raconte à ce sujet une anecdote amusante à propos d’une bibliothécaire qui demande un jour à l’un de ses fils “qui t’as appris à lire ?” et l’enfant de répondre “Je savais dans ma tête !”

C’est cette idée d’apprendre sans efforts et le plus naturellement possible qui pousse les enfants à toujours vouloir aller plus loin dans leur démarche, d’approfondir les choses avec envie et motivation. C’est la réussite qui entraîne la motivation.

Voici donc 7 bénéfices que peut retirer un enfant lorsqu’il apprend à lire avant 6 ans :

1 . Une lecture plus rapide et une meilleure compréhension

Cette affirmation se repose sur des expérimentations dans lesquelles l’apprentissage précoce de la lecture a été menée sur des enfants. Il a été constaté que les enfants ayant appris à lire avant 6 ans lisaient plus rapidement et comprenaient plus rapidement le texte lu.

2 . Un vocabulaire plus riche

L’enfant qui a accès à la lecture de manière autonome déchiffre naturellement les mots qu’il rencontre. L’enfant va être amené à rencontrer plusieurs fois le même mot mais dans des contextes différents. Il va alors en comprendre le sens et le garder en mémoire. De cette manière, son vocabulaire s’enrichit considérablement et très rapidement.

3 . Une orthographe excellente

L’enfant fait appel à sa mémoire visuelle pour identifier un mot. Pour Françoise Boulanger, “Ce n’est pas en recopiant dix fois un mot qu’on améliore son orthographe“. Donc plus l’enfant voit le mot, plus il le mémorise.

4 . Un facteur de réussite scolaire

De nombreux enfants sortent du CP en ayant une lecture approximative. Certains redoublent même cette classe si le niveau de lecture et d’écriture est jugé trop insuffisant. L’enfant en difficulté est donc mis en échec par un système qui dicte à l’enfant d’apprendre à lire en 1 an. Au contraire, l’enfant ayant appréhendé la lecture avant 6 ans se trouvera plus détendu par rapport à sa scolarité, sera plus confiant en lui et éloignera de nombreux facteurs d’échec.

5 . Un lien entre parent-enfant

Plus les parents font d’activités avec leur enfant, plus l’enfant deviendra autonome tout en créant un lien très fort avec ses parents. Un sentiment de sécurité affective va s’instaurer et l’enfant pourra se concentrer sereinement sur ses apprentissages.

6 . Une soif de découverte assouvie

L’enfant est naturellement un explorateur. Il aime apprendre et retient très facilement tout ce qu’il voit. La lecture ouvre un univers infini de connaissance à l’enfant qui va pouvoir approfondir les sujets qui lui tiennent à cœur.

7 . Un plaisir de lire instauré

L’enfant qui lit naturellement, rapidement et ne montre aucun problème de compréhension gardera tout au long de sa vie le plaisir des livres et de la lecture.

Aider un enfant à apprendre à lire

Apprendre à lire doit être un moment de plaisir partagé entre l’enfant et le parent. Il faut bien prendre en compte le plaisir que l’enfant montre pour cet apprentissage. C’est également un moyen idéal pour instaurer une relation forte entre l’enfant et le parent.

Voici 3 pistes qui susciteront le plaisir d’apprendre à lire chez l’enfant:

1 . Parler à l’enfant

Dès le plus jeune âge il est important de parler à son bébé. L’importance est de lui donner envie d’interagir. Le bébé que l’on encourage à parler sera plus serein dans la construction de son langage.

2 . Les livres

Certains livres comportent beaucoup d’images. Ces livres sont très intéressant car ils permettent de nommer les objets/choses sur les images et d’enrichir par la même occasion le vocabulaire du bébé.

3 . Les histoires

Lire une histoire dans un livre dès le plus jeune va instaurer à l’enfant le reflex de prendre un livre pour le lire. C’est aussi un moyen pour l’enfant de visualiser des mots et d’en apprendre des nouveaux.

 A bientôt

Amélie

3 méthodes naturelles pour soulager les coliques de bébé

3 méthodes naturelles pour soulager les coliques de bébé

Chère lectrice, cher lecteur,
Si vous sentez que votre bébé souffre de maux de ventre, que c’est après une tétée ou un biberon que ces douleurs interviennent et qu’il est inconsolable, même dans vos bras ? Votre bébé souffre alors très probablement des fameuses coliques du nourrisson.

La cause des coliques est encore inconnue à ce jour, il est donc assez difficile d’agir dessus. Bien sûr, essayer d’avoir un mode de vie sain, vivre dans une ambiance calme et détendue et faire preuve de “zenitude” en toute circonstance peuvent aider à mieux les gérer, mais malheureusement pas à les éviter. Les coliques de bébé sont une affection bénigne mais qui semblent entraîner des douleurs violentes et soudaines.

Malgré tout, il existe des méthodes tout à fait naturelles pour soulager les coliques de bébé. Ces méthodes ont fonctionné avec Arthur et Gaspard nos deux garçons. Nous pouvons donc vous les conseiller en connaissance de cause et vous inviter à les tester au plus vite auprès de votre bébé.

Avant d’entrer dans le détail de ces 3 méthodes qui visent à soulager les coliques chez le nourrisson, sachez qu’il s’agit de méthodes visant à soulager votre enfant de manière naturelle. En aucun cas ces méthodes ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux. D’une manière générale, les coliques peuvent durer jusqu’aux 4 mois de l’enfant. N’hésitez pas à consulter un médecin, homéopathe ou naturopathe si vous vous sentez trop inquiet(e) par rapport à l’état de santé de votre bébé.

3 méthodes pour soulager les coliques du nourrisson

1. Maintenir bébé en position verticale

Lorsque votre bébé n’est pas dans vos bras, vous pouvez le coucher/poser sur un matelas légèrement incliné afin de détendre un peu son ventre. Cette position va lui permettre d’évacuer ses reflux plus facilement. C’est une position qui étire moins le ventre que la position classique qui consiste à coucher le bébé complètement à plat sur le dos.

2. Porter bébé en écharpe

C’est vraiment une solution miraculeuse chez nous ! Nous ne pouvons que vous conseiller de porter votre bébé au maximum. L’idéal est l’écharpe de portage physiologique. Il existe de nombreux modèles qui proposent des solutions de portages physiologiques adaptées à chacun.

Un bébé porté est rassuré par :

l’odeur de sa maman qu’il reconnaît entre toutes les autres (ou celle de son papa)
le rythme cardiaque qu’il a entendu pendant ses 9 mois de vie intra-utérine
la chaleur corporelle de celle ou celui qui le porte
la position verticale qui lui soulage le ventre
le fait d’être contenu qui lui rappelle également des sensations vécues à l’intérieur de l’utérus de sa maman.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le portage nous vous invitons à lire notre article sur le sujet : “Porter son bébé en écharpe de portage physiologique“.

3. Les massages

Les massages agissent pleinement sur l’état de bébé et permettent de soulager les coliques de manière très concrète. Ils vont aider à l’évacuation des gaz ou des selles coincés dans le côlon de bébé et à libérer la pression accumulée dans les intestins.

Voici les 3 massages que nous utilisons pour soulager les coliques de Gaspard.

Le massage “Roue à aubes”

Ce massage est tout à fait utile à l’évacuation des gaz et selles coincés dans le côlon.

Placez votre main droite perpendiculairement au corps de votre bébé sous son sein gauche puis abaissez votre main, tel une pagaie, vers le bas du ventre.
Changez ensuite de main et faites de même à partir de l’autre sein.

massage-bébé

Le massage “Fer à cheval”

Ce massage est parfaitement adapté pour accélérer le processus d’élimination de bébé.

Placez une main sur le côté gauche de l’abdomen de bébé puis allez du côté droit dans un mouvement circulaire.
Enchainez ce mouvement avec votre autre main et recommencez ainsi de suite.

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Le massage “I love you”

Ce massage va aider à libérer la pression accumulée dans les intestins.

Réalisez les 3 mouvements comme sur l’image.
Le “I” est réalisé de haut en bas.
Le “L” est réalisé à l’envers et de gauche à droite
Le “U” est également réalisé à l’envers et de gauche à droite

massage I love you

Vous pouvez réaliser ces mouvements plusieurs fois en prenant en compte les réactions de votre bébé. S’il aime vous pouvez continuer et à l’inverse s’il montre des signes de fatigue ou d’énervement, il est préférable d’arrêter et de recommencer à un autre moment.

Soyez bien vigilant à appuyer doucement sur le ventre de bébé, il faut exercer une légère pression à peine plus forte qu’une caresse.

Mise en garde : ces massages stimulent le ventre, il est donc judicieux de les réaliser à des moments éloignés des tétées ou biberons sinon bébé peut tout refluer :-)

Prenez soin de vous et de vos enfants ;-)

Amélie

5 conseils pour apprendre la politesse à son enfant

5 conseils pour apprendre la politesse à son enfant

Chère lectrice, cher lecteur,
Votre enfant commence à grandir et vous vous interrogez sur la façon dont vous allez vous y prendre pour lui apprendre la politesse ? Vous aimeriez qu’il saute systématiquement au cou de ses grands-parents pour leur dire bonjour ? Vous souhaiteriez qu’il soit irréprochable en toute circonstance : dans son bain, lorsqu’il mange, pendant qu’il joue, lorsque vous êtes avec des proches ? Vous voudriez qu’il se montre poli et respectueux envers vous et vos proches ?

Vous qui tenez tant à cette politesse, vous vous sentez démuni(e), désorienté(e) voire gêné(e) lorsque du jour au lendemain le comportement de votre enfant change et qu’il ne veut plus dire bonjour à sa mamie ou à son oncle, qu’il ne veut plus dire “s’il te plaît” ni “merci”, qu’il se montre agressif envers vous ou des proches… etc

Nous avons vécu de telles périodes avec Arthur, et nous en vivons encore par moment. A travers nos lectures, nous avons pu trouver les ressources et solutions nécessaires pour atténuer les comportements qui nous gênaient et à l’inverse, encourager les comportements positifs que nous souhaitions voir perdurer de façon stable et constante.

Dans cet article, je vais vous expliquer pourquoi les parents désirent tant apprendre la politesse à leur enfant dès le plus jeune âge, et ensuite je vous livrerai 5 conseils pour apprendre la politesse à son enfant de manière naturelle et positive.

dessin dire bonjour

Apprendre la politesse : pourquoi c’est si important pour les parents ?

Beaucoup de parents pensent qu’un enfant poli est l’un des gages de la réussite d’une bonne éducation. Aux yeux des autres ils se sentent valorisés par le comportement de leur enfant, et l’estime que l’on nous porte et que l’on se porte (l’estime de soi) est très importante pour avancer.

Les parents commencent souvent à attacher de l’importance à l’apprentissage de la politesse dès les deux ans de l’enfant, voire avant. Manque de chance, c’est aussi la période du terrible two :-)

Cette anxiogénéité face à l’apprentissage de la politesse résulte de plusieurs causes :
– L’image que l’on renvoie de notre capacité à être un parent capable de “gérer” son enfant
– L’image que notre enfant va donner de lui et qui va refléter sa position sociale
– La capacité de l’enfant à se faire accepter en société

L’éducation que nous révélons reflète nos structures sociales, elle est la charpente de toutes position dans la société. Elle montre notre respect des autres, elle est essentielle pour se faire accepter d’eux.(T. Berry Brazelton)

Car nous sommes tous plus ou moins conditionnés par des règles et des influences extérieures qui nous poussent à agir de telle ou telle manière ou bien à adopter certains comportements face à certaines situations.

Les règles, comme les manières, définissent le comportement que les autres attendent de nous.(T. Berry Brazelton)

Ces comportements d’adultes sont normaux, en agissant ainsi on prouve son adaptabilité et sa capacité à se socialiser, trait de caractère inhérent à tout être humain.

Et c’est donc tout naturellement que nous voulons que notre enfant reproduise la même chose afin d’être accepté de tous et donne une image positive de lui en toute circonstance.

Les bonnes manières reflètent les conventions qui sous-tendent notre comportement social; elles donnent un libre accès aux gens extérieurs à la famille. Un enfant sensible aux sentiments d’autrui, et qui a de “bonnes manières”, trouvera sur son chemin plus de sourires et de nouveaux amis, que de méfiance et de visages fermés lorsqu’il partira à la découverte du monde. (T. Berry Brazelton)

Le problème, c’est qu’un enfant, plus il est petit, ne peut pas agir avec la même rigueur et la même régularité qu’un adulte. Un enfant peut avoir une émotion qui le gêne et qui va venir bousculer son comportement et ses habitudes.

les bonnes manières

5 conseils pour apprendre la politesse de manière naturelle et positive

Donner l’exemple

Cela peut paraître simpliste, mais faire preuve d’exemplarité est la première chose à faire en toute circonstance. Les parents sont des exemples aux yeux des enfants. Il faut donc commencer par adopter précisément et avec constance tous les comportements que nous souhaitons de notre enfant pour lui apprendre la politesse.

Relâcher la pression

Il est important que l’enfant reproduise un comportement positif par envie et non par peur de la sentence ou de la menace. Il n’est pas d’une grande utilité de mettre la pression à son enfant pour lui apprendre la politesse car celle-ci risque d’être néfaste et pour le coup c’est le contraire qui risque d’être obtenu !

apprendre la politesse

Inciter les proches à adopter un comportement qui va aider l’enfant

Votre enfant ne veut pas dire bonjour à son oncle ou à sa mamie, ok ! Pas la peine d’insister puisque vous allez complètement le braquer et cela risque d’être encore plus compliqué la fois suivante. Au contraire, incitez le proche à faire le premier pas pour venir dire “bonjour” à votre enfant plutôt que l’inverse. Laissez le embrasser votre enfant, mais ne forcez pas votre enfant à dire “bonjour” en retour. Il peut y avoir quelque chose qui le gêne et il sera judicieux d’en parler tranquillement avec votre enfant ensuite afin de connaître les raisons de son comportement.

Tempérer vos réactions

Il ne sert à rien de “sur féliciter” un enfant qui a dit “bonjour”, “merci” ou qui a eu un comportement qui vous a beaucoup plus à un certain moment car votre enfant risque ensuite de se servir de cela lorsqu’il voudra vous montrer son désagrément ou sa contradiction. N’oublions pas que la politesse ne doit pas être attendu en retour de quelque chose, elle doit être réalisée de manière naturelle et avec envie.

Discuter avec l’enfant

Prendre le temps de discuter avec son enfant et lui expliquer comment se passe les choses lorsque l’on arrive chez quelqu’un ou que l’on sort quelque part permet à l’enfant de se projeter et de ne pas être pris au dépourvu. Cela lui laisse aussi le temps d’assimiler l’information. De même, si votre enfant a eu un comportement qui vous a déplu, parlez lui en calmement et essayez, avec la méthode de l’écoute active par exemple, de savoir pourquoi il a eu ce comportement. Essayez de vous mettre d’accord ensemble sur la meilleure solution à adopter pour la fois suivante.

la politesse

Malgré tous ces conseils, les enfants ne sont pas des robots. Un comportement que vous jugerez négatif est souvent provoqué par quelque chose qui gêne ou à gêné l’enfant. Chercher la cause du comportement est bien souvent la meilleure solution pour faire avancer les choses positivement et dans le respect de la personnalité de l’enfant.

Prenez soin de votre petite famille :-)

Amélie BLOT

Les 5 peurs les plus fréquentes chez les enfants

Les 5 peurs les plus fréquentes chez les enfants

La peur des enfants comme des adultes, que chacun l’estime rationnelle ou non, est bien réelle. Votre nourrisson pleure beaucoup ? Votre enfant parait angoissé devant certaines situations ? Il se referme dès que vous abordez un sujet en particulier ? Il s’agrippe à vous dès que vous rencontrez de nouvelles personnes ? Votre enfant pleure chaque matin pour aller à l’école ? Des cauchemars le réveillent souvent la nuit ?

D’où vient la peur des enfants ? Comment la gérer et l’apaiser ?

En tant que parents, nous devons nous même faire face aux peurs de notre fils, Arthur. C’est dans l’attention de l’accompagner au mieux dans la gestion de ses peurs, de ses émotions et de sa personne que nous nous sommes intéressés aux causes et aux solutions pour accompagner au mieux la gestion de la peur des enfants. Le livre de T. Berry Brazelton Points forts : Les moments essentiels du développement de votre enfant a été d’une précieuse ressource dans notre chemin de parents.

Les adultes qui respectent le besoin qu’ont les enfants […] d’avoir peur devant les nouvelles expériences marquantes, les aident en même temps à surmonter ces craintes, et à apprendre à affronter celles qui viendront par la suite. (T. Berry Brazelton)

Le rôle de la peur des enfants dans leur développement

La plupart des enfants connaissent des périodes de peur et d’angoisse lorsqu’ils développent de nouvelles compétences. L’indépendance, l’autonomie et les progrès qu’ils acquièrent perturbent, d’une certaine manière, l’équilibre qu’ils s’étaient crées et auquel ils s’étaient habitués.

Cependant, la peur va jouer comme un moteur fournissant à l’enfant l’énergie et le courage nécessaire à la nouvelle adaptation auquel il doit faire face. En affrontant sa peur, l’enfant apprend à connaître, maîtriser et gérer ses émotions. Le rôle du parent est d’être là pour l’enfant, de l’accompagner de manière bienveillante afin que l’enfant ressente cette confiance qui va lui donner également l’énergie nécessaire pour aller au delà de sa peur.

La peur est universelle et sera présente tout au long de la vie d’une personne. C’est pourquoi il est important de bien la prendre en compte, de l’accueillir et de la respecter comme il se doit. Être présent auprès de l’enfant et soutenir ses efforts dans le dépassement de ses peurs c’est lui offrir le meilleur des accompagnements.

La peur n’est pas négative, elle assure le contrôle et la gestion du corps et de l’esprit face à des situations ou des personnes. Accueillir la peur de l’enfant avec empathie va l’aider dans sa démarche de dépassement de soi et dans la faculté qu’il va avoir à maîtriser cette peur pour mieux la dépasser ensuite.

Les 5 peurs les plus fréquentes chez les enfants

1. La peur de tomber ou du vide

La peur de tomber est présente chez presque tous les nouveaux-nés, on la reconnaît par la manifestation d’un sursaut appelé le “réflexe de Moro”.

Cette peur peut être atténuée par le fait de bien maintenir le corps du petit bébé lorsqu’il est porté, et notamment la tête qui doit toujours être soutenue lorsque le bébé est pris ou déposé.

Pour dormir, il est également possible d’enrouler son bébé dans une couverture afin de l’emmailloter. Dans cette couverture, l’enfant est complètement enveloppé et contenu, ce qui va lui rappeler la proximité et l’étroitesse de l’utérus de sa maman.

2. La peur des inconnus

La peur des inconnus est observable chez tous les enfants. Elle se manifeste même déjà chez les nourrissons. Car dès 1 mois, l’enfant “reconnaît” ses parents, il reconnaît leur visage, leur voix et leurs attitudes.

Plus tard, l’enfant peut se sentir angoissé à l’idée de rencontrer des gens pour la première fois, ou même de voir des personnes qu’il voit par moment mais pas de façon régulière.

Cette peur peut être atténuée de différente manière :

– Éviter de faire passer un nourrisson dans les bras de plusieurs “inconnus” le même jour
– Porter l’enfant en position ventre contre ventre dans un lieu qui lui est encore peu familier, voire inconnu
– Présenter à l’enfant les personnes qu’il va rencontrer
– Expliquer le déroulement d’une situation
– Ne jamais le forcer à aller vers la personne inconnue pour lui dire bonjour, laisser plutôt cet inconnu venir embrasser l’enfant
– Laisser à l’enfant une période d’adaptation afin qu’il s’approprie les lieux et les personnes
– Se tenir toujours près de l’enfant, à sa hauteur et en le touchant lorsque l’enfant montre une certaine angoisse ou une certaine appréhension.

3. La peur des animaux

Il s’agit souvent des animaux domestiques comme les chiens, les chats, les lapins…

N’est-ce pas effrayant un chien qui arrive en courant et en aboyant ? Imaginez cette expérience vécue du haut de la taille d’un enfant !

Si l’enfant en ressent le besoin, il ne faut pas hésiter à le porter lorsque des animaux dont il semble avoir peur sont en sa présence. Il est judicieux de laisser l’enfant observer l’animal en question : son aspect, sa démarche, ses attitudes, le bruit qu’il fait.

4. La peur du noir et les cauchemars

C’est une peur que l’on peut commencer à observer chez les enfants à partir de 12 mois, avec un pic entre 2 et 3 ans. Bien évidemment, cette peur survient souvent la nuit. L’enfant, alors projeté dans l’obscurité, perd tous ses repères et peut même sembler complètement perdu. Cette peur est souvent le résultat d’une progression rapide dans sa quête d’indépendance et d’autonomie.

Lors de ces moments là, il est nécessaire de bien écouter son enfant et de prendre en compte sa peur dès l’instant où il l’exprime. Pour l’aider à exprimer cette peur, il est possible d’utiliser l’écoute active.

peur du noir

La peur du noir

5. La peur de l’école

Il faut bien garder à l’esprit que le petit d’homme est prêt à la sociabilisation vers 6 ans. En dessous de cet âge là, il est donc tout à fait normal de voir un enfant ressentir de l’appréhension à se rendre à l’école, qui plus est, représente une “séparation” avec ses parents. Bien sur, l’école est une étape à laquelle tous les parents travaillant à l’extérieur de leur domicile sont contraints.

Cependant, avec beaucoup d’écoute et un accompagnement bienveillant, il est possible de rendre cette étape plus agréable à l’enfant. Il ne s’agit pas de lui vanter les points positifs que peut lui apporter l’école, mais plutôt d’écouter ce qu’il n’aime pas afin de voir avec lui ce qu’il est possible de trouver comme solution. L’enfant devient alors acteur de son émotion en cherchant à régler son propre problème.

Je vais être honnête avec vous mais l’école traditionnelle n’est pas la panacée pour de jeunes enfants. A un âge où ils ont énormément besoin d’écoute, d’empathie, où ils ont besoin que l’on s’adapte en permanence à eux face à leurs découvertes de la vie, l’école traditionnelle leur demande exactement l’inverse. C’est à l’enfant de s’adapter à l’école et de faire preuve d’écoute. De nombreux parents ne sont plus en phase avec ces traditions archaïques et ont décidé de créer des nouvelles écoles alternatives.
Si vous souhaitez aller plus loin sur le sujet, je vous invite à lire notre article sur l’école Montessori et le témoignage de Eve Herrmann (auteur “Montessori”)  sur l’instruction en famille.

Prenez soin de vous et de votre famille.

Amélie BLOT