Faire face aux pleurs de bébé

La réponse à la question « Quand répondre aux pleurs de son bébé? » devrait être simple et unanime : A CHAQUE FOIS!

A travers cet article, je vais vous expliquer POURQUOI il est important de répondre aux pleurs de son bébé, et je vais vous montrer ce qui peut se passer lorsqu’on laisse son bébé pleurer.

On parle ici de bébé, mais les conseils indiqués dans cet article sont également valables pour les enfants en bas âge, il s’agit juste d’une question d’adaptation.

Pourquoi les bébés pleurent ?

Pendant la grossesse on s’imagine avec un bébé sage, calme, qui gazouille tranquillement sur son tapis d’éveil. Au fond de nous on sait bien qu’il pleurera de temps en temps, mais on se sent assez fort et pleins de ressources pour trouver la solution idéale au moment venu (Vous vous reconnaissez peut être dans ces propos ?). Sauf que le tableau est souvent bien différent, bébé pleure, veut être pris dans les bras, veut être au sein et au final nous laisse peu de répit pour faire des choses parfois essentiel comme s’habiller le matin.
Surtout que pendant le séjour à la maternité, bébé dort beaucoup. Il est très fatigué par l’effort intense qu’il vient de fournir. Imaginez-vous qu’il a subit les contractions et mis (lui aussi) toute son énergie pour s’expulser du ventre de sa maman, et ce pendant plusieurs heures. La durée moyenne d’un accouchement par voie basse classique est de 6h30, cela peut même aller au delà des 12h pour une primipare (pour un 1er enfant).

Les gens qui viennent vous rendre visite à la maternité vous disent

« Il a l’air calme et serein »

et c’est plutôt vrai puisqu’ils le voient en train de dormir profondément et passer de bras en bras sans esquisser le moindre mouvement de sourcil! A ce moment vous pensez que tout est gagné, que vous avez fait un charmant petit bébé qui vous épargnera des pleurs stridents.
Et pourtant, le retour à la maison peut être parfois très violent pour les mamans, car elle se retrouvent avec une maison à gérer, parfois d’autres enfants dont il faut s’occuper, et ce petit être, si calme et si paisible à la maternité, se montre alors sous un tout nouveau jour… beaucoup plus bruyant !

SOYEZ RASSURÉ(E)S : C’EST NORMAL !

Les bébés pleurent pour un grand nombre de causes diverses et variées, voici les plus fréquentes :
– lorsqu’ils ont sommeil
– lorsqu’ils ont faim
– lorsqu’ils sont malades ou qu’ils ne sont pas bien
– lorsqu’ils ont la couche sale
– lorsqu’ils ont trop froid ou trop chaud
– lorsqu’ils veulent un câlin ou être pris dans les bras
– lorsqu’ils subissent trop de stimulations (trop de monde/trop d’éclairage/trop de bruits…)

Les parents, et d’autant plus les nouveaux parents, se posent toujours la question de savoir comment gérer les pleurs de leur bébé. Nous nous sommes posés la question également, et pour savoir ce qu’il fallait faire, nous nous sommes informés par le biais de livres spécialisés et d’articles traitant du sujet. Je vous propose donc une synthèse de toutes les informations glanées.

Pourquoi répondre aux pleurs de bébé ?

La question peut paraitre bizarre, mais certains parents laissent leurs enfants pleurer dans certaines situations. Le bébé, pendant les premiers mois de sa vie terrestre, communique essentiellement par les pleurs. Il ne maitrise pas le langage de la parole ni celui des signes. Le langage corporel va certes se développer au fil des mois, mais il se passera tout de même un long moment avant que vous ne puissiez commencer à comprendre réellement ce que veut votre bébé par ses moyens d’expression.

Si un bébé se met à pleurer c’est que quelque chose ne va pas. Un bébé ne pleure JAMAIS pour rien. Il n’a pas le cerveau assez développé pour pleurer « par caprice » ou « pour rien ». S’il pleure, c’est pour vous avertir qu’il a besoin de vous.

Il en est de même pour un enfant un peu plus âgé: les caprices n’existent pas, c’est un mot que l’on utilise pour résumer l’état d’esprit d’un enfant qui vit une situation bancale à un instant T ou parce que l’un de ses besoins est insatisfait.

Répondre aux pleurs de votre bébé c’est l’encourager à communiquer, ce sont les prémices de la communication. Plus on laisse un enfant s’exprimer, plus il s’exprimera et écoutera à son tour.

Si vous ne répondez pas à votre bébé lorsqu’il pleure, il y a de fort risques pour qu’il cesse de communiquer. Vous aurez peut être un bébé qui ne pleure plus, mais vous aurez surtout un bébé qui comprend que communiquer ne sert à rien puisque personne ne répond à ses appels. Ce sentiment de ne pas être écouté peut gêner son bon développement futur.

Comment répondre aux pleurs de bébé ?

Vous allez très vite trouver les causes des pleurs de votre bébé car au fil des jours vous allez apprendre à le connaitre, et surtout à reconnaitre ses besoins. Je vais reprendre la liste des causes des pleurs les plus fréquent et vous proposer des solutions adéquates qui ont su faire leur preuve avec notre petit Arthur.

Les pleurs liés au sommeil

Que se soit pour une sieste ou pour la nuit, un petit bébé appréhende de se retrouver seul dans une pièce alors qu’il a passé ses neuf premiers mois nichés au creux du ventre de sa mère. Rappelons nous qu’il a été bercé par les déplacements de sa maman, par son rythme cardiaque, par le son de sa voix et par tous les autres bruits de son corps.
Rester près de lui jusqu’à ce qu’il s’endorme lui permettra de s’endormir sereinement. La mère peut choisir de l’endormir au sein, et/ou, d’une manière plus générale le père et la mère peuvent endormir leur enfant à tour de rôle en le berçant dans les bras ou à l’aide d’un lit à bascule, en le caressant, en lui parlant ou en lui susurrant une berceuse. Il est très important qu’il ne se sente pas abandonné dans son lit. (Je suis en train de préparer un article sur le sujet, il sera mis en ligne très prochainement, n’hésitez pas à vous abonner à ce blog afin de ne pas le louper !)

Les pleurs liés à la faim et à la couche sale

C’est l’une des situations les plus faciles à gérer, car après avoir nourri et/ou changer son enfant, le retour au calme se fait assez rapidement.

Les pleurs liés au fait qu’ils soient malades ou ne se sentent pas bien

Lorsqu’ils sont malades il est conseillé d’aller chez le médecin afin qu’ils suivent le traitement adéquat à leur bon rétablissement. Lorsqu’ils ne sont pas bien à cause de coliques, de poussées dentaires, ou pour tout autre raison, n’hésitez pas à les porter sur vous à l’aide d’une écharpe de portage ou dans un porte bébé physiologique. Votre bébé retrouvera les bercements qu’il a connu dans le ventre de sa maman, sentira la chaleur de votre corps, entendra les battements de votre cœur. Il se sentira bien contre vous et cela le calmera à coups sur.

Les pleurs liés au froid ou au chaud

Il est plus facile de savoir si un bébé à trop chaud, car il peut transpirer légèrement et être un peu moite dans le dos et dans la nuque. Dans ce cas là enlevez lui une épaisseur. D’une manière générale il faut mettre à son bébé une épaisseur de plus que ce que l’on porte. Après il faut ajuster suivant les situations particulières.
Pour savoir s’il a trop froid, les pieds sont souvent un très bon indicateur de température. Donc s’il a les pieds froids n’hésitez pas à le couvrir d’avantage.

Les pleurs liés à un besoin de câlins

Les bébés ont un très grand besoin de contacts physique, d’autant plus avec leur parent. N’hésitez pas à porter votre petit bébé le plus souvent possible et surtout ne craignez pas d’en faire un enfant « pot de colle » ou qu’il ne devienne « capricieux » car ce sont des liens de cause à effet totalement faux. Les bébés ont, physiologiquement parlant, ce besoin d’être porté et bercé. Dès qu’Arthur nous demandait un câlin, nous le prenions dans nos bras, si nous devions faire une autre activité en même temps nous le placions systématiquement en écharpe de portage. Nous l’avons porté ainsi jusqu’à ses 12-13 mois environ, je ne saurais compter le nombre de fois ou il s’est endormi contre moi alors que je passais l’aspirateur, que je faisais le ménage ou la cuisine. Depuis quelques semaines nous sommes passés sur un porte-bébé physiologique Mei-Tai afin de le porter facilement dans notre dos, et surtout de pouvoir l’y placer sans l’aide d’un autre adulte.

Portage en écharpe
Arthur et sa maman à 3 mois

Les bébés ont besoin d’être porté le plus souvent possible. Le bercement, la chaleur du corps, le rythme cardiaque leur rappelle leur vie intra-utérine, et de ce fait, les rassure et les calme très vite.

Portage en écharpe pleurs bébé
Arthur et son papa à 9 mois

Les pleurs liés à la sur-stimulation

Les bébés ont besoin de calme, surtout les premiers mois, mais il est évident que vous ne pouvez pas vous couper du monde parce que vous venez d’avoir un enfant.
Si vous êtes invités dans un endroit ou vont se rassembler beaucoup de monde, gardez le bien avec vous (en écharpe par exemple), le contact avec vous le rassurera. Évitez de le faire passer de bras en bras. Votre tout petit à besoin de repères, si vous comptez déjà les grands-parents, les frères et sœurs, les oncles et tantes, vous verrez que c’est déjà largement suffisant pour un si petit être.
Si vous décidez d’emmener votre ainé(e) dans une foire ou dans fête foraine, n’hésitez pas à le faire garder si vous en avez la possibilité, sinon, gardez le bien près de vous, toujours en écharpe.

Il n’est pas toujours évident de faire face aux pleurs de son bébé. Quoi qu’il arrive, restez calme. Si vous sentez de l’impatience, de l’énervement ou de la colère monter en vous, alors posez votre bébé dans un endroit sécurisé et allez retrouver votre calme pendant quelques minutes. Sachez que vous ne devez JAMAIS secouer votre bébé pour qu’il cesse ses pleurs, cela peut lui être fatal.

J’espère que cet article vous aidera à faire face aux pleurs de votre petit bébé. Si vous avez d’autres petits conseils à appliquer face aux larmes n’hésitez pas à les partager !

A très bientôt,
Amélie

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Chaque semaine, je partage mes réflexions sur la parentalité positive, le maternage proximal ou encore la pédagogie Montessori.
Je partage également les activités pédagogiques que nous réalisons à la maison 🙂

About Amelie Blot

Je me rappelle étant petite que je disais à ma maman : "quand je serai grande je ne punirai pas mes enfants !". Les années ont passé, je suis devenue maman et ce principe qui "était" en moi est plus fort que jamais. Je me forme au quotidien, à travers mes lectures enrichissantes et auprès de mon petit Arthur, à une méthode d'éducation respectueuse et bienveillante. J'espère pouvoir vous transmettre le goût de vivre la fabuleuse aventure de la parentalité tout en préservant l'épanouissement familiale si nécessaire au bonheur.

12 12 commentaires

  1. Je suis (tellement !) d’accord avec la totalité de l’article. Pour les coliques, une bouillotte spéciale bébé sur le ventre, des massages et un portage sur le bras en « panthère sur la branche » peuvent aider.
    Toutefois, vous ne parlez pas des pleurs de décharge. Chez les nourrissons, typiquement, ces pleurs qu’on appelle parfois « coliques » à tort car ils ne sont pas liés aux maux de ventre. Ces pleurs qui arrivent tous les soirs vers la même heure par exemple et qui désarçonne beaucoup les parents.
    Que pensez-vous de la théorie d’Aletha Solter sur le sujet : les pleurs de décharges seraient un besoin du bébé pour évacuer la tension. Il faudrait donc le laisser s’exprimer sans chercher à le faire taire par l’allaitement, une tototte, des bercements etc. MAIS en accompagnant ces pleurs, en y mettant des mots et en restant avec son bébé en l’écoutant.

    • Cécile,

      A mon sens, la nature fait que la maman répond « naturellement » à l’appel de son bébé. Je pense aussi que les pleurs de décharge évacuent une tension, mais selon moi, la différence est qu’il ne s’agit pas de le faire taire. Il s’agit de l’aider à surmonter ces pleurs, et l’arrêt des pleurs n’est que la conséquence de cette aide.
      Le pleur est son moyen de communication le plus fort et je pense qu’il veut nous dire quelque chose. Je pense qu’il veut tout simplement être aidé.
      Le faire taire n’est pas le but, mais l’aider à surmonter cette épreuve est l’objectif.

      Merci pour ta participation, c’est en partageant ensemble de façon constructive que l’on apprend.

      Fabien

  2. Trés bel article !! Merci je partage à 100% :) Mais honnêtement la principale difficulté est bien le regard des autres… L’évidence pour « les autres » c’est frustrer l’enfant dès les premières semaines et de surtout ne pas répondre à ses pleurs pour ne pas « se laisser bouffer » par eux !! De mon côté j’ai beaucoup de mal à « me battre » constamment contre ces préjugés. Même histoire pour l’allaitement… J’allaite encore ma première fille (2 ans et 2 mois) tout en attendant la 2e :) donc encore bravo : ça fait très plaisir de vous lire !!!

    • Il faut vraiment essayer de se détacher de ce regard en te disant que toi, tu sais ce que tu fais. Tu sais ce que tu fais parce que tu as décidé de t’informer. Il ne faut pas essayer de se battre car tu perdras. Les personnes qui choisissent de ne pas s’informer seront bien plus nombreuses et tu devras argumenter sans cesse contre plusieurs personnes en même temps. Ce sera vain!
      Fais les choses comme tu le ressens, ne doutes pas!

  3. Merci pour votre réponse :)

  4. Bonjour,

    Je suis à 100% d’accord avec vous. Je n’ai pas beaucoup porté mon fils les 3 premiers mois puis oui. Je me rappelle qu’à 1 mois et demi on m’a dit de ne pas le bercer (même en poussette!) – car il allait prendre l’habitude. Puis qu’il se faisait les poumons, là c’était un caprice, là il faisait son cinéma etc…
    Donc à un moment je n’ai plus écouté et ai suivi mon instinct: que de soulagement! tétée, portage, tout allait mieux! (sauf quand nous étions en société).
    Or là je reprends le travail et mon fils va aller en micro crèche à temps partiel. En pleine adaptation… Une petite crèche pourtant à l’écoute, qui aide à l’allaitement… et mon fils a pleuré pour réclamer le sein.
    On m’a dit: « quand il est dans les bras il se calme ». Donc: « Habituez-le à ne plus le porter, on voit que c’est un enfant beaucoup porté etc… puis « il faudrait arrêter de lui donner des tétées (biberons de mon lait par mon mari) en journée. »
    Alors retour en arrière…
    Je me pose la question suivante: à 6 mois, en crèche, si un enfant pleure, ne faudrait-il pas le porter les premiers temps? sécurisé il pourrait ensuite gagner en confiance… et explorer le monde.
    Qu’en pensez-vous?

    • Bonjour Belmonte,
      Merci pour votre témoignage. C’est bien que votre instinct ait pris le dessus sur le lot de stupidité que vous avez entendu. Je vous rassure tout de suite : calmer, bercer, porter, allaiter un bébé n’en fait pas un enfant capricieux, bien au contraire.
      Beaucoup de parents adaptent les besoins de leur bébé aux leurs, c’est à dire qu’ils préfèrent mettre une barrière corporelle entre eux afin de retrouver l’autonomie et la liberté qu’ils avaient avant l’arrivé de bébé. Or un bébé a besoin de contact, de chaleur, d’amour et de tendresse. Quoi de plus normal que de répondre aux besoins d’un bébé qui pleurs ?
      Au niveau de l’allaitement, sachez que l’OMS préconise un allaitement jusqu’à 2 ans pour les bébés.
      Un bébé porté et sécurisé par ses parents ou par une tierce personne sera un enfant beaucoup plus autonome et confiant qu’un enfant qu’on aura laissé pleuré. Que se soit à la crèche, chez la nourrice ou autre part, il est toujours necessaire de répondre aux besoins de l’enfant.
      J’espère vous avoir rassuré et conforté dans votre parentalité positive et bienveillante.
      A très bientôt,
      Amélie

  5. Bonsoir,
    Ce que vous racontez au sujet de la crèche, Belmonte est très difficile. Je suis éducatrice de jeunes enfants de formation et suis toujours effarée par les inepties que je peux entendre de la bouche de certains « professionnels ». Savez vous qu’en Angleterre, il est préconisé de ne plus porter, câliner les enfants en crèche:-(( ce qui est très dangereux pour leur développement!! Des pétitions rédigées par des professionnels existent en France, pour signifier que ces mesures freinent le développement de l’enfant, et sont en parfaite contradiction avec les connaissances actuelles.
    Porter, câliner, rassurer… sont le b à ba d’une éducation saine et constructive pour ce petit d’homme.
    L’allaitement est un cadeau merveilleux que vous donnez à votre enfant et à vous même! Nous pouvons allaiter jusqu’à ce que l’enfant en ai besoin (c’est à dire quand il s’arrêtera de lui même naturellement).
    Carole

  6. Bonjour,
    Jeune maman d’une pépette de 2 mois, je suis ravie de lire un article et des témoignages comme ceux là! Les principes et valeurs dont vous parlez font totalement sens pour moi, mais il est vrai que parfois c’est fatiguant et même déstabilisant de devoir argumenter face aux conseils (complètement dépassés et absurdes) des autres.
    Je me sens pour l’instant en pleine recherche et expérimentation face à mon nouvel état de maman, mais j’essaye de rester connecter à mon instinct, et même si parfois le doute s’immisce quand trop de pleurs, trop de régurgitations, des tétées compliquées, etc… Je sais que je suis sur la bonne voie! Cependant si quelqu’un pouvait m’apporter son éclairage sur le portage, j’en serais très reconnaissante! J’ai une sling et un physiocarrier, et je rêve de porter ma puce le plus souvent possible! Mais ma louloute n’est pas tjs d’accord, et elle s’énerve souvent lorsque je tente de l’installer. J’ai déjà « forcé » un peu mais je n’aime pas ça, c’est beaucoup de stress pour quelque chose qui devrait être agréable pour nous deux. Est ce qu’elle pourrait ne pas aimer ça?! J’avais dans l’idée que tous les bébés appréciaient le portage…
    Merci d’avance pour vos commentaires :)

  7. Bonjour, je suis maman d’un petit garçon de 15 mois, mon entourage a toujours insisté pour que je laisse pleurer mon bébé pour s’endormir mais je n’en ai jamais été capable, aujourd’hui pas plus que lors de ses premiers mois, mais je le faisais en pensant mal faire. Votre blog m’a déchargée d’un poids car il met des mots sur ce que je faisais par instinct mais sans vraiment pouvoir le justifier ou l’argumenter et me conforte à m’écouter encore plus. Mais j’ai une petite question: je travaille toute la semaine (sauf le mercredi) et mon fils est gardé par une nounou de 7h à 15h30, donc pour la sieste elle le met dans le lit et le laisse pleurer jusqu’à ce qu’il s’endorme, mais ça prend parfois beaucoup de temps. ça me rend malade d’y penser mais je ne peux pas y faire grand chose car elle s’occupe de 2 autres enfants et je ne me vois pas lui demander de l’endormir aux bras. Moi je l’endors à la tétée et elle m’a même suggérer d’arrêter de l’endormir ainsi car c’est pour ça que c’est aussi difficile que ça de s’endormir autrement pour lui. Que dois-je faire? Mon fils est-il capable de faire la part des choses et de savoir avec qui il est? Merci d’avance pour vos conseils.

  8. Bonjour,
    Pour ma part les premiers temps, je me suis sentie très mal et angoissée à me sentir obligée de tenir mon bébé dans les bras constamment. De même, j’ai eu beaucoup de mal à utiliser l’écharpe de portage. J’ai dû ruser pour trouver des solutions pour satisfaire ses besoins que je savais légitimes sans me sentir harcelée, ou déchiquetée par le contact constant.
    C’est en revenant sur mon histoire que j’ai compris que le contact physique m’était angoissant à cause de maltraitance. Et lire qu’il fallait tenir son bébé constamment contre soi était très culpabilisant.

    Du coup j’ai opté pour le co-canapé. Je posais ma fille sur le canapé mais contre ma jambe en tailleur, ma main sur son ventre. Avec le temps, elle s’est exprimée de mieux en mieux et moi j’ai appris à apprivoiser ma peur.

    Voilà tout ça pour dire que ne pas porter un bébé peut ne pas être dû à de mauvais conseils ou une inquiétude de rendre son bébé capricieux, mais bien parce qu’on a une histoire compliquée, qu’on est dépassé par autant de demandes et d’exigences de la part d’un être si petit et qu’on se perd complètement. Je voudrais dire à toutes les mamans qui ne se reconnaissent pas dans le « full portage  » de ne pas s’inquiéter, mais de trouver des solutions qui vous vont à vous et à votre bébé, et que l’important est surtout d’avoir de l’empathie et d’être à l’écoute. Et ça commence par être à l’écoute de soi -même.

    Pour vous dire j’ai maintenant une petite fille adorable, confiante, qui n’a peur de rien et qui semble convaincue que sa maman est invincible et peut gérer tous les problèmes. A coeur sincère, rien n’est impossible.

  9. De même que les autres je ne laisse pas mon bébé pleurait et j’essaye au mieux de répondre à ses besoins ! Mais que ce soit sur l allaitement le cododo le maternage proxinal éducation bienveillante c’est parfois très dur d assumer ses choix car on est toujours obligé de polimiquer des heures ! Et cela me fatigue bien plus que mon petit qui ne fait pas ses nuits !

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