Le sommeil de bébé est l’un des aspects les plus difficile à gérer durant les premiers mois, et les difficultés peuvent se poursuivre jusqu’à 2 ans voir plus.

Les parents attentifs aux besoins de leur enfant ont bien souvent du mal à le laisser pleurer jusqu’à ce qu’il s’endorme. Et pourtant, c’est souvent cette dernière méthode que l’entourage encourage vivement de pratiquer. Les parents ayant eu recours à la méthode du “laisser pleurer” pensent qu’elle est vraiment efficace étant donné que leur bébé ne pleure plus lorsqu’ils le posent dans le lit.

Pourquoi laisser pleurer bébé pour qu’il s’endorme est mauvais ?

Un bébé qui pleure cherche simplement à communiquer avec ses parents. Même si certains le pensent très fort, un bébé ne pleure JAMAIS pour rien. Lorsque un bébé pleure dans son lit, c’est pour appeler ses parents. N’oublions pas qu’il n’a pas d’autres moyens de le faire puisqu’il ne sait pas parler. Si les parents ne viennent pas, il est à peu près certain qu’au bout d’un certain temps, plus ou moins long selon chaque enfant, bébé finisse par s’endormir. Il y a de grande chance pour que les fois suivantes il ne pleure plus, ou de moins en moins. Les parents se félicitent alors d’avoir un bébé qui ne pleure pas pour aller se coucher. En réalité ils ont juste un bébé qui ne communique plus. L’appréhension pour aller se coucher est toujours là, mais bébé l’intériorise puisqu’il sait que personne ne répondra à ses appels. Cet état de frustration pourra se ressentir en grandissant. L’enfant sera alors plus susceptible de faire de grosses crises pour être écouté de ses parents, comparé à un enfant dont les besoins ont toujours été pris en compte.

Pourquoi est-il nécessaire d’accompagner son enfant dans le sommeil ?

Pour bien comprendre la nécessité d’accompagner son enfant à s’endormir, il faut se rappeler qu’un bébé passe 9 mois dans un petit cocon bien chaud, bercé par les mouvements de sa maman. A sa naissance, son environnement change radicalement. Il se sépare physiquement de sa maman et doit composer avec de nouvelles sensations, pas toujours agréables, comme avoir faim, froid, chaud, être excité, être fatigué…

La nuit et/ou la sieste sont des périodes critiques sur plusieurs points :

– l’enfant se retrouve seul et immobile dans une pièce obscure,

– le silence pesant est plus angoissant à supporter que les bruits ambiants de la journée,

– il va être séparé de sa maman pour un moment.

A moins de s’endormir en même temps que bébé, ces 3 sensations sont vrais pour tous les bébés. Ceux qui dorment dans une chambre tout seul, ceux qui dorment dans la chambre de leur parents mais dans leur propre lit, ceux qui bénéficient du cododo ou bien encore ceux dont les parents ont un autre style d’organisation.

On parle souvent de l’agitation des bébés en fin de journée que l’on met, à tort, sur le compte de la fatigue. La plupart des bons pédiatres parlent plutôt de  l’angoisse de la nuit.

Afin que votre bébé trouve le sommeil sereinement il est primordial de l’accompagner dans son endormissement. Il est vrai que cela peut prendre du temps chaque soir. Il est vrai aussi que certains soir vous n’aurez pas envie. C’est pourquoi il faut que les deux parents soutiennent cet accompagnement, il ne faut pas hésiter à se relayer auprès de bébé. Sachez qu’il se sentira bien en présence des personnes en qui il a le plus confiance : ses parents.

Au fil du temps, et toujours avec votre aide, il saura trouver les ressources nécessaires pour s’endormir seul. Il faut savoir être patient car chaque enfant avance à son propre rythme. Mais soyez rassuré de savoir que c’est auprès de votre bébé qu’est votre place.

Un jour, nos enfants n’auront plus besoin de nous, c’est à ce moment que nous repenserons avec tendresse à tous les moments ou notre présence leur était nécessaire.

Comment favoriser l’endormissement de bébé sans pleurs ?

Voici les notions clés essentielles à l’endormissement dans le calme.

Percevoir les signes de fatigue

Un bébé a bien souvent du mal à comprendre ses propres signes de fatigue. Il est donc important de l’observer afin de déceler chez lui les signes tels que se frotter les yeux, devenir grognon, bailler, pleurer, être moins vigoureux … la liste est longue, mais au fil du temps vous saurez très facilement les reconnaitre. Un enfant qui commence à être fatigué présente les meilleurs dispositions pour s’endormir rapidement et sereinement.

Instaurer un rituel

Un bébé a besoin de repères. Avoir un rituel de coucher permet à bébé de savoir à quoi s’attendre et donc d’être rassuré sur le déroulement des évènements. Afin de bien anticiper ces événements, il est important de les répéter quotidiennement et surtout, toujours dans le même ordre. Par exemple, le bain, le repas, la tétée/le biberon, la fermeture des volets, l’histoire, l’extinction de la lumière. Bien sur, il faut garder une part de souplesse car certains soir le rituel doit être mis de côté, par exemple lorsque vous êtes de sortie, lorsque vous recevez de la famille ou des amis chez vous ou lorsque vous êtes en vacances. A d’autres moments, il sera bien vu de sauter des étapes du rituel, par exemple, lorsque votre bébé montre des signes de fatigue, ce n’est plus le moment de lui lire une histoire.

Amenez bébé à s’attacher à un objet

Je tiens à être prudente sur ce point et surtout à ne pas faire d’amalgame rapide. L’objet favori ne remplace en aucun cas les parents. Il s’agit plutôt d’un objet que bébé puisse retrouver chaque soir dans son lit et qui lui apporte un certain réconfort par sa présence, son toucher, son odeur. Certains enfants n’ont pas de doudou (c’est le cas de notre petit Arthur) et d’autres en ont plusieurs. Il n’y a pas de règles précises, l’important est de respecter les désirs et les besoins des enfants.

Créer des signaux de sommeil

Ces signaux ont pour but de faire comprendre à votre bébé que le coucher va être imminent. Ils se situent juste après le rituel. Les signaux peuvent être verbaux, “C’est le moment de faire dodo”, ou chantés, fredonner une berceuse. Vous pouvez aussi faire écouter une bande sonore instrumentale très calme, mais souvent l’effet est moins efficace que la voie des parents. Il est très important de réserver ces signaux uniquement lorsque bébé est sur le point de se coucher afin qu’il lui puisse facilement établir le lien entre ce signal et le fait que se soit le moment de se coucher.

Un sommeil paisible et sans pleurs

Pour conclure cet article, je pense qu’il est bien de dire qu’il faut savoir écouter son cœur pour accompagner sereinement ses enfants dans leur évolution. Il faut faire les choses comme on les ressent et ne pas se laisser influencer par un entourage qui se veut pourtant toujours plein de bons conseils.

J’espère que cet article vous aidera dans votre quotidien avec bébé. Pour le rédiger, je me suis appuyée sur le livre d’Elizabeth PantleyUn sommeil paisible et sans pleurs “. Je vous conseille vivement de le lire si vous voulez en savoir plus sur le sujet. Ce livre, bien écrit et très documenté, m’a beaucoup aidé dans mon quotidien avec Arthur. Il m’a notamment permis de reprendre confiance dans le fait qu’il est bon pour Arthur d’être accompagné dans sa phase d’endormissement et m’a remotivé sur le point suivant: je n’ai rien de mieux à faire que d’être aux côtés d’Arthur lorsqu’il s’endort.

Et vous, comment endormez-vous vos enfants? Avez-vous lu Un sommeil paisible et sans pleurs d’Elizabeth Pantley?

A très bientôt,

Amélie

Amelie Blot
À propos de Amelie Blot

Je me rappelle étant petite que je disais à ma maman : “quand je serai grande je ne punirai pas mes enfants !”. Les années ont passé, je suis devenue maman et ce principe qui “était” en moi est plus fort que jamais. Je me forme au quotidien, à travers mes lectures enrichissantes et auprès de mon petit Arthur, à une méthode d’éducation respectueuse et bienveillante. J’espère pouvoir vous transmettre le goût de vivre la fabuleuse aventure de la parentalité tout en préservant l’épanouissement familiale si nécessaire au bonheur.