Manger sain : 5 Idées de repas équilibrés pour toute la famille

Manger sain : 5 Idées de repas équilibrés pour toute la famille

En tant que parents, on aimerait tous proposer une alimentation saine à notre famille en lui préparant de bons repas équilibrés. On entend tellement tout et son contraire en matière d’alimentation, qu’il n’est pas toujours évident de s’y retrouver lorsque l’on veut manger sainement.

Le principal conseil que j’aurais à te donner est de manger le plus simplement possible, c’est-à-dire d’éviter les produits transformés (gâteaux, plats préparés, farines, jus de fruits…) au maximum. En privilégiant les produits bruts comme les fruits et légumes avec un peu de viande, nous nous approchons de l’alimentation idéale de l’humain. Pour rappel, tu peux trouver ici les grandes lignes d’une alimentation saine recommandée par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé).
Voici donc 5 idées d’assiettes saines à déguster en famille dans la suite de cet article.

Un repas équilibré à base de quinoa

Le quinoa est l’une des céréales (c’est d’ailleurs une pseudo-céréale par son apport en protéines supérieur au blé) les plus digestes avec le millet. Elle est une excellente alternative aux céréales moins digestes et acidifiantes comme les pâtes à la farine de blé contenant du gluten aujourd’hui muté. On va pouvoir associer le quinoa à une jolie poêlée de légumes de saison comme la carotte, l’oignon, le navet ou le panais, coupés en petits morceaux et cuits dans un peu d’huile d’olive. Ils vont délicieusement s’associer au quinoa pour délivrer une assiette simple et saine. Cette assiette ne contenant pas de protéines animales, on peut la réserver pour le soir.

Alimentation vivante : une assiette de crudités

On parle beaucoup d’alimentation vivante en ce moment lorsque l’on cherche à manger sainement. L’alimentation vivante représente tous les aliments bruts et non raffinés consommés au plus proche de leur état initial comme les fruits et légumes bio et crus, les graines germées, les fruits oléagineux (noix, noisettes, amandes, noix de pécan…) et les céréales complètes non raffinées ou semi-complètes (riches en fibres et minéraux). L’avantage évident de l’alimentation crue est qu’elle est très riche en vitamines, minéraux et oligo-éléments, acides gras essentiels, acides aminés et autres, puisqu’ils n’ont pas été altérés par la cuisson.

Je te propose donc un menu équilibré à base de crudités principalement. Tu peux par exemple proposer une salade de mâche, des carottes râpées, des oignons, de l’avocat ou encore une salade d’endives avec des noix et un peu d’huile d’olive et de colza (riche en omégas-3). À cette assiette, tu peux ajouter une source de protéines comme la sardine ou un poisson blanc ou encore quelques lardons.

La bonne association alimentaire : légumes et viande

Repas équilibré

L’association alimentaire la plus désastreuse pour l’assimilation des nutriments par l’appareil digestif est le fait de manger un féculent (source d’amidons) et une viande (source de protéines). En effet, l’amidon a besoin d’un milieu alcalin pour se dégrader et les protéines ont besoin d’un pH acide. Les protéines étant plus fragiles, elles vont être traitées en priorité et les glucides complexes (amidons) vont être mis de côté en attendant leur tour et vont donc commencer à fermenter. Cette fermentation va entrainer des désagréments du type ballonnements, gaz ou encore constipation, la digestion étant ralentie et plus difficile.

Je te propose de composer plutôt un menu équilibré à bases de légumes et de viande afin d’éviter ces désagréments. Une viande blanche de préférence (dinde, poulet par exemple) avec des légumes verts (reminéralisants) comme le brocolis, le chou vert ou frisé, des épinards ou encore une fondue de poireaux au lait de coco et au curcuma.

Le potage : un repas équilibré du soir

L’incontournable de l’hiver : la soupe ou le potage de légumes de saison. En été, on peut très bien choisir la version fraîche : soupe froide ou gaspacho !

En privilégiant la cuisson à la vapeur douce (c’est-à-dire inférieure à 95 degrés Celsius), cuisson santé idéale, on préserve la qualité des vitamines et minéraux (et même de certaines enzymes!) des fruits et légumes consommés. On ramollit les fibres des aliments, ce qui les rend donc plus digestes, bref, le potage a tout bon. Et il a l’avantage de nous réchauffer les soirs d’hiver d’une manière incomparable.

Petite astuce pour rendre le repas plus fun pour les enfants : on peut l’associer à un oeuf à la coque avec des petites mouillettes de pain au levain.

L’assiette de lentilles corails et riz basmati au curry-coco

L’apport d’une protéine animale par jour étant suffisante, on peut choisir de préparer un plat sain à base de légumineuses comme les lentilles, les pois cassés, les pois chiches ou encore les fèves. Sources de protéines végétales, les légumineuses peuvent s’associer avec une céréale digeste comme le riz basmati qui présente un indice glycémique inférieur aux autres riz blancs.

À la manière d’un dhal, on peut associer de manière gourmande mais saine, des lentilles corails, du riz basmati ainsi que quelques légumes comme de l’oignon, de l’ail, des carottes et/ou de la tomate et des herbes aromatiques. On va terminer de cuire les aliments dans un lait de coco assaisonné au curry !

J’espère que cet article vous aura donné de belles idées de repas équilibrés et appétissants pour toute la famille ! As-tu des idées de recettes saines et équilibrées ou encore des exemples de goûters sains à nous partager pour cuisiner en famille ?

Par ailleurs, je pense que cet article sur l’organisation des repas te fera gagner du temps au quotidien, n’hésite pas à le consulter. Tu vas même pouvoir y télécharger notre planning hebdomadaire des repas.

Prends soin de toi et de ta famille,

Bon appétit,

Fabien

Tu peux être fort comme une fille, mon fils

Tu peux être fort comme une fille, mon fils

Cela fait plus de 3 ans que nous avons créé le blog Famille Epanouie. C’est notre petit bébé et on ne laisse jamais notre petit bébé à quiconque. Mais à 3 ans, il est assez grand pour s’ouvrir aux personnes de confiance. Après avoir reçu le mois dernier Elodie du Blog Ailes et Graines pour un article sur l’allaitement est-il un frein à la parole ?  Nous avons le plaisir d’avoir aujourd’hui Emmanuelle du blog Famille à l’Ouest.

Comme nous ne laissons pas notre bébé à n’importe qui, tu auras compris que c’est en toute confiance que nous le confions à Emmanuelle. Emmanuelle est la maman de Victor, oui c’est lui sur la photo. De dos, on pourrait croire que c’est Arthur :-)  

Emmanuelle est animatrice pour une association de soutien à l’allaitement et journaliste pour un super magazine de parentalité. Elle a créé son blog avec son mari Gaël en début d’année 2017. Ils ont même démarré très fort avec un article lu plus de 15 000 fois: Le prix de la meilleure « maman Montessori ». Emmanuelle et Gaël sont des parents comme nous, et sûrement comme toi, ils sont passionnés par les dernières découvertes sur le cerveau et le développement naturel de l’enfant, le maternage et bien évidemment  la parentalité positive.

Voilà pour l’intro, on se retrouve à la fin de l’article pour vous donner notre avis et notre retour d’expérience sur le sujet épineux que va traiter Emmanuelle.

Amélie et Fabien

Tu peux être fort comme une fille, mon fils

J’ai déjà écrit sur des sujets clivants, qui dérangent parfois certains parents qui peuvent se sentir jugés silencieusement lorsque nos choix éducatifs ne sont pas les mêmes qu’eux : que ce soit en rapport avec l’allaitement, le cododo, le choix de rester à la maison ou pas, la DME, la pédagogie Montessori (…).
Parce que lorsqu’ils ne se sentent pas confortés dans leurs choix car ce ne sont pas les nôtres, ils se sentent indirectement critiqués, laissant les ressources externes (livres, blogs…), parasiter leurs vies.

La solution pour moi est de prendre ses décisions en conscience, en puisant aussi et surtout dans mes ressources internes, savoir ce qui est bon pour ma famille, pour ainsi ne jamais avoir l’impression que, lorsque l’autre parle de lui, il parle indirectement de nous. Mais personne n’est à l’abri. Pas même moi, Emmanuelle, maman de Victor, 3 ans et demi.

Un sujet auquel je n’avais vraiment pas pensé, qui ébranle beaucoup de certitudes et habitudes sociétales, remet en cause des a priori, provoque des réactions que je n’avais absolument pas anticipées, surtout en ayant donné naissance à un garçon, était l’impact du regard de la société sur ce que « devrait faire » et « devrait être un garçon », en clair l’impact du sexisme sur le développement de mon fils.

Vraiment, je m’étais penchée sur la question concernant les femmes, en lisant , entre autres, « La domination masculine » de Pierre Bourdieu ou encore, « Le deuxième sexe » de Simone de Beauvoir, qui avaient servi mes recherches lors de la rédaction de mon mémoire durant mes études de journalisme.

Le sujet de ce dernier traitait des stratégies que mettent en place les femmes journalistes afin de palier les inégalités de la profession dues à leur sexe et en étudiant l’importance des genres dans la répartitions des sujets en presse régionale. Mais penser que les hommes subissaient aussi le sexisme ne m’avait jamais traversé l’esprit !

Je ne suis ni sociologue, ni biologiste, ni philosophe mais si j’avais eu une fille, j’étais blindée !

En plus ça tombait bien, j’en suis une ! Elle aurait eu droit de jouer avec des petites voitures, ne jamais porter de robes si elle ne le voulait pas, de se couper les cheveux courts ou encore de préférer le bleu… On a beau dire, il est presque valorisé par la société, ce fameux « garçon manqué » qui semble annoncer une femme forte et indépendante. Bon, c’est sans compter ceux qui auraient peur que la petite fille en question devienne lesbienne comme si, en plus, c’était une tare… Par contre, en ayant eu un petit garçon j’ai nagé en plein inconnu !

Je n’ai pas voulu lui acheter des “chaussures de fille”

Pour ceux qui n’ont pas lu les articles de notre blog, nous avons fait en sorte que notre fils ait la liberté de se développer le plus naturellement possible et cela a été facilité par le fait qu’il grandisse dans un univers familial et bienveillant, entouré d’amis ouverts d’esprit, bref d’une tribu qui nous fait du bien.

C’est l’idée que j’avais jusqu’à ce que ce qu’on me rapporte qu’un soit disant ami annonçait fièrement que, s’il avait un garçon un jour, il ne ferait pas comme mon mari et moi qui laissions notre fils jouer avec une poussette et une poupée. Je me suis prise cette remarque en plein cœur.

Pourquoi ? Parce qu’on touchait à mon enfant et que je me suis sentie jugée en tant que parent. Pourquoi cela m’a-t-il ébranlé ? Parce que, visiblement, les choses ne devaient pas être claires dans mon esprit non plus.

Cela m’a ramené quelques années plus tôt lorsque je suis allée acheter à notre fils ses premières chaussures. Je me souviens que, bébé, il avait flashé sur des chaussures vernies noires du rayon « fille ».

Brillantes, elles étaient du point de vue d’un enfant certes bien plus attrayantes que le modèle classique et terne du rayon « garçon ». J’étais vraiment embêtée, j’ai appelé mon mari au téléphone et nous avons convenu de ne pas lui acheter. Cela m’a fait mal malgré tout. Mal d’avoir l’impression de le conditionner et de nier si jeune ses envies.

Le temps a passé et notre fils a pu continuer à grandir tranquillement entouré de parents qui ont fait attention le plus possible à le laisser libre d’être lui même, bien décidés à se laisser influencer le moins possible.

Je suis assez fière du soin qu’il met et de l’attention qu’il porte aux bébés et à leurs besoins. Les petits garçons sensibilisés tôt ne sont-ils pas généralement de meilleurs pères ?
Il adore les petites voitures et le bricolage mais aime aussi coudre. Il a eu longtemps les cheveux longs et on l’a souvent pris pour une fille dans la rue mais il se trouve beau avec les cheveux courts aussi maintenant.

C’est sa tête, il choisit quoi faire de ses cheveux. Il rougit comme une pivoine lorsqu’il trouve une petite fille jolie et a déjà une « amoureuse ».
Et quand il a peur de quelque chose, il trouve de quoi fabriquer une épée pour se défendre. Il adore les dinosaures et écouter des histoires de princesses et chevaliers.  Il adore partir « entre mecs », comme il dit, pratiquer une activité extérieure avec son père.

Mon fils n’est ni aveugle ni sourd, il est lui

Il trouve toujours aussi jolies les sandalettes à paillettes chaque été et chaque été je trouve une parade et je culpabilise en même temps. Je me sens complice de quelque chose de vraiment pas cool. Avec le temps, il insiste moins, il semble avoir intégré ces codes sociétaux, il se résigne.

Est-ce une bonne chose ? La société va t-elle évoluer si l’on continue de faire autant l’autruche avec ce clivage ? De quoi a t-on peur ? Pour les sandales en plastique destinées à grimper dans les rochers j’ai dit « oui » pour les roses ». Quand j’y réfléchis, je me dis que le pouvoir que l’on a sur nos enfants et leurs avenirs est franchement effrayant !

Hier, j’ai vraiment eu un déclic. Nous sommes allés dans un magasin d’une grande enseigne d’équipements sportifs, lui acheter une bombe pour l’équitation. Parmi les casques noirs, bleus, roses (…) Victor en a choisit un violet, avec un fermoir de couleur rose. Le vendeur, après avoir précisé, au cas où nous serions aveugles, la présence de cette dernière couleur, s’est exclamé finalement amusé « il est marrant ». « Il est marrant » devant Victor, 3 ans et demi qui arborait son plus grand sourire, tenant fermement son casque contre lui.

Le vendeur croyait peut-être qu’en plus d’aveugle, il était sourd. Je crois qu’on aurait pu tomber sur pire, que ce n’était pas méchant. Mais un petit garçon a vu son plaisir un peu terni par la drôle de réaction du monsieur qui se tenait devant lui et j’ai vu son sourire s’éteindre un instant. Heureusement, sorti du magasin, la joie de tenir un casque aussi beau est revenue ! J’aimerais bien savoir si le vendeur aurait autant pris de liberté si son client avait été un adulte mais ça c’est un autre sujet ! En rentrant son père s’est exclamé «  excellent elle est super belle cette bombe ! ».
Tout était réparé dans son petit cœur.

Alors non monsieur, mon fils n’est pas « marrant ». Il est lui. Il est un garçon et ça c’est très clair pour lui. Il  ne refoule pas ses goûts pour certaines choses que notre société destine aux filles c’est tout.

C’est drôle, hein, comme une petite fille déguisée en pirate fait rire tout le monde, voir provoque une pointe de fierté chez les parents mais un petit garçon se déguisant en princesse rend beaucoup de gens mal à l’aise ! Nous n’avons jamais vécu cette situation mais j’ai le souvenir, enfant, d’un de mes ami se faisant réprimander quand nous nous déguisions et qu’il arborait fièrement mon diadème.

Car en quoi avoir des points communs avec des femmes (d’ailleurs elles-mêmes souvent conditionnées par la société)  est-il aussi mal vu ? Pourquoi est-ce à ce point dévalorisant ? Pense-t-on encore au « sexe faible » ?

Des tas de tribus voient leurs hommes se parer de collier aux couleurs chatoyantes, de dessins sur le corps et cela n’en fait pas moins de grands guerriers. Les femmes ne sont pas en reste ! Ne peuvent-elles pas être des scientifiques géniales, des artistes incroyables, des athlètes de hauts niveaux, des femmes aux foyers et des mères qui travaillent au courage digne de vraies guerrières ?

Alors oui mon fils, la société attend de toi que tu sois « fort comme un homme » en empruntant le chemin qu’elle a tracé pour toi mais tu peux aussi être « fort comme une femme ». Et tu peux, surtout, être toi avant tout,  tout simplement.

A bientôt

Et surtout écoutez-vous !

Emmanuelle du blog Famille à l’Ouest

famille à l'ouest

C’est re-nous :-)
On partage vraiment l’avis d’Emmanuelle car nous aussi, nous laissons bien évidemment Arthur (4 ans) jouer à la poupée (bon même si son truc, c’est plus les camions). Arthur adore aussi les activités minutieuses qui sont souvent réservées aux filles.

Dans notre société, les garçons sont trop souvent considérés comme des petits bulldozers qui jouent au foot dans la maison et qui sont difficiles à canaliser. Logiquement, ils ont tendance à se comporter comme nous les voyons.

Arthur a lui aussi ses tongs roses pour l’été. Il adore cette couleur et si on l’écoutait, il s’habillerait entièrement de cette couleur. Dès qu’un de ses vêtements a une petite touche de rose, il l’arbore fièrement.

Mais comme Gaël et Emmanuelle, nous limitons tout de même l’achat de vêtements considérés par notre société comme des vêtements de fille.

Pourquoi? N’est-ce pas incohérent avec les valeurs de parentalité positive que nous défendons?
Pour la simple raison que le regard des autres sera certainement plus difficile à supporter s’il est habillé tout en rose plutôt que d’être détourné avec bienveillance vers un pull bleu marine :-)

Prends soin de toi et de tes enfants.

Amélie et Fabien

 

L’allaitement est-il un frein à la parole?

L’allaitement est-il un frein à la parole?

Chères lectrices, chers lecteurs,

Aujourd’hui et pour la première fois, nous ouvrons notre blog à d’autres auteurs. Nous avons proposé à Elodie, une abonnée de longue date, de rédiger un article sur son domaine d’expertise: la psychanalyse. 
Elodie est Doctorante en Psychanalyse & Sciences de l’Education. Elle nous livre aujourd’hui son regard sur l‘allaitement comme vecteur de langage.
Nous vous laissons avec Elodie :-)
Amélie et Fabien

On l’a souvent entendu et on l’entend encore: l’allaitement maternel et notamment l’allaitement long serait un frein au langage. Se pourrait-il encore que certains puissent raconter qu’allaiter un enfant ne l’aidera pas à parler et donc retardera la prise de parole? Se pourrait-il encore que certains légitiment cette affirmation par certaines théories psychanalytiques?

Si oui, alors laissez moi vous montrer l’inverse !

1. Nous sommes tous des êtres de langage

Le langage fait de nous des êtres parlant et communiquant avec autrui, il nous permet d’exprimer nos pensées et nos sensations et par là de partager notre vie et rapport au monde. Le langage permet à chacun de nous d’avoir une place dans ce monde, une place unique qui nous identifie en tant que personne à part entière avec nos propres émotions et sensations.

Rien n’est censé être inexprimable. Pour Aristote : « le langage est le propre de l’homme » et chez l’homme, le langage est indissolublement lié à la communication. Le langage qu’acquiert le sujet humain est le produit d’une interaction avec le milieu au sein duquel il se développe. Cette interaction participe au développement du sujet, et donc à la construction de son identité-même. « Il n’y a rien dans l’esprit qui ne soit passé par les sens et la motricité », rappelle ainsi Didier Anzieu (psychanalyste, professeur émérite de psychologie à l’université Paris X-Nanterre et membre de l’Association psychanalytique de France).

2. Le langage est permis uniquement grâce aux sensations

Selon le centre national des ressources textuelles et lexicales, une sensation est un « phénomène par lequel une stimulation physiologique provoque chez un être vivant et conscient une réaction spécifique produisant une perception ». Ainsi en amont de la perception qui serait donc d’après cette définition une sensation, il y aurait une stimulation c’est-à-dire un ressenti. Ainsi pour qu’il y ait sensation il faut sentir quelque chose.

On sait de par les nombreuses recherches scientifiques, que les fœtus dès la vie in-utero développent leurs cinq sens alors même qu’ils sont encore dans la cavité utérine. Ainsi, au fur et à mesure de leur développement ils perçoivent toutes les sensations telles que le toucher, l’ouïe, l’odorat, le goût et enfin la vue. Ainsi le sentir est donc déjà existant, faisant base au futur langage (langage du corps et de la parole).

Pour mieux étayer cette dernière idée, je reprendrai l’exemple de Martin HEIDEGGER qui explique dans Essai et conférence que l’oreille n’est pas l’appareil auditif non pas car il est par nature une oreille mais parce que nous décidons d’entendre que c’est une oreille. Ce qui explique que certains enfants ou adultes dotés d’organes qui fonctionnent très bien d‘un point de vue médical restent sourds.

Cette surdité s’expliquerait dès lors par un refus d’entendre et donc un « souhait de se retirer du monde ». Chacun de nos sens peut alors être une source de douleur ou de plaisir. Le sentir serait donc plus physique, par exemple ici le tympan vibre correctement à l’arrivée du son, le cerveau le détecte, les neurones fonctionnent mais la personne n’a aucune perception du bruit. La sensation précéderait la perception, elle est plus psychique, plus volontaire; elle est le fruit de notre envie de nous connecter au monde.

Le passage de la sensation au langage correspond au passage du psychisme au physique car on accueille les sensations avec le langage (c’est un rapport au corps). Pour étayer ce propos il faut d’abord comprendre ce qu’est le langage.

Pour LACAN le langage serait tel un iceberg: la partie visible se définirait par ce que l’on voit du langage (ex: la communication orale) et la partie invisible mais plus « sauvage » serait du domaine de l’inconscient: communication non verbale, le ressenti…

Par exemple lorsque vous savez ce dont votre bébé a besoin alors même qu’il ne sait pas l’exprimer lui-même. Là est son premier langage, là sont vos premiers dialogues avec votre tout-petit. Là commence l’essentiel: allez-vous lui donner l’envie de s’exprimer

3. Allaitement: une sensation à part entière ouvrant le monde à l’enfant

Selon la théorie freudienne, la toute première communication; et donc la genèse du langage remonte à la coupure du cordon/mise au sein (d’où importance de « l’objet transactionnel »). Le langage serait alors marqué par la perte de la mère (objet transactionnel); l’enfant va donc prendre sur lui ce manque ce qui fera apparaître le langage.

En effet, c’est par la perte que découle le manque, car c’est par le manque que le besoin de demande apparaît et c’est ce déclencheur qui pousse le bébé à s’exprimer. En effet, un bébé ne pleure jamais pour rien, ses pleurs expriment un manque à combler et la faim en fait partie.

Là où le sein apporte un réconfort de satiété, il amène également une multitude et un florilège de sensations que lui seul peut apporter: l’odeur de la mère, la chaleur de son corps, le goût du lait qui évolue au cours de la tétée mais aussi selon les repas de la mère, le son du cœur de la mère qui renvoie aux souvenirs in-utero et enfin bien sûr la vision de la mère elle-même.

Ainsi tous les sens sont en éveil, toutes ces sensations de bien-être vont donner au bébé l’envie de découvrir le monde qui l’entoure puisque les sensations qu’on lui procure sont d’un immense plaisir.

En grandissant, le sein restera une source de réconfort et de sécurité à celui qui veut découvrir le monde. Comme pour nous lorsqu’après une longue journée on retrouve sa maison, son canapé, son lit, son conjoint… on s’y ressource avant de repartir vers de nouvelles aventures plus reposé, plus posé, plus confiant.

C’est par cette sécurité affective que l’allaitement procure que l’on permet à l’enfant de trouver sa place dans le monde à son propre rythme. De plus, Freud écrit dans Trois essais sur la théorie sexuelle que la personne qui s’occupe de l’enfant (pour lui il s’agit de la mère… rappelons que FREUD a écrit cet ouvrage en 1905!) « apprend à l’enfant à s’aimer en faisant son devoir »; c’est à dire en l’allaitant, en le caressant, en l’embrassant, en lui apportant toutes les marques de tendresse possibles. C’est ainsi que la mère en fera un être humain accompli.

Loin de moi l’idée de dire que les mères non allaitantes ne permettent pas l’épanouissement de leur enfant; je souhaitais juste signaler que pour FREUD, père de la psychanalyse et médecin neurologue de formation, l’allaitement n’était absolument pas un frein, bien au contraire !

Pour conclure, on peut dire que c’est avec le rapport à l’autre que se crée le langage.

Dès lors, la question de la sensation comme ouverture au langage devient la question de la sensation comme ouverture au monde. Le sein allaitant, à l’origine d’un panel de sensations, permettant sécurité et maternage, serait dès lors un outil magnifique à la communication. Une communication tendrement composée d’amour d’une mère pour son enfant.

LILY
Doctorante en Psychanalyse & Sciences de l’Education

SOURCES
DOREZ-FOUCARD, Freud, la psychanalyse, l’allaitement et le maternage, site de la lèche league, 2016.
DUCCINI, Psychogénèse du langage, Archives ouvertes, février 2016.
FOUCHEY, Le stade oral, psychology, avril 2010.
FREUD, Trois essais sur la théorie sexuelle (1905), Gallimard, coll. « Folio », 1989.
FREUD, 1923, “Le moi et le ça”, in Essais de psychanalyse, Payot, 1981.
HEIDEGGER, Essai et conférence, Gallimard, 1980.
MAROT,  De la sensation au langage, Errances philosophiques, septembre 2015.
LACAN, Le séminaire: Tome XI, les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, Poche, édition 2014.
SALIGNON, Théories et cliniques psychanalytiques, 2016.

Mort subite du nourrisson par asphyxie et écrasement thoracique – Enquête

Mort subite du nourrisson par asphyxie et écrasement thoracique – Enquête

Dans mon dernier post Facebook sur le cododo, j’affirmais que, même si le risque zéro n’existe pas, une maman n’écrase pas son bébé. J’ai d’ailleurs partagé notre article sur le Cododo: 10 règles de sécurité à respecter.mort subite du nourisson

En effet, dans l’esprit de la plupart des personnes, le risque du cododo serait d’écraser ou d’étouffer  son bébé. Ce qui, je le conçois volontiers, est un risque réel quand on ne respecte pas les consignes de sécurité et notamment l’allaitement.

Suite à ce post, il y a eu de vives réactions de protestation. J’aime les informations précises et je dois avouer qu’avant d’affirmer ce genre de choses, j’ai vérifié l’information à plusieurs reprises. Ce que j’affirme n’est pas nécessairement LA vérité – chacun a la sienne – mais c’est notre vérité avec notre vécu, notre expérience mais surtout nos propres recherches approfondies.

Quand avec Amélie, nous avons fait le choix du cododo, c’est un projet qui a été mûrement réfléchit. Nous avons passé beaucoup de temps à nous informer. Nous fonctionnons de la sorte pour tous les choix qui régissent la vie avec nos enfants.

Cela prend du temps mais cela permet surtout de mettre le doute et la culpabilité de côté.
Nous savons que le choix que nous avons fait est le meilleur pour nous. Bien évidemment, nous pouvons nous tromper et en aucun cas, nous ne pensons détenir la vérité.
Mais c’est vrai que bien souvent, nous sommes à contre courant de l’ensemble de la population : parentalité positive, maternage proximal, allaitement long, pas de punitions…

Les recommandations officielles et le cododo

Par contre, je conçois qu’au niveau national, on ne peut pas officiellement dire qu’il faut pratiquer le cododo.

D’ailleurs les recommandations officielles stipulent:

Un couchage séparé mais à proximité est recommandé. Le risque de MSN est réduit lorsque l’enfant dort dans la même chambre que sa mère. Bien que le partage du lit puisse faciliter l’allaitement maternel, les preuves scientifiques tendant à démontrer que le partage du lit est plus dangereux que le partage de la chambre dans des lits séparés, il n’est pas recommandé de partager le lit de son nourrisson. L’enfant peut être mis dans le lit de ses parents pour un moment (tétée, soins, réconfort) mais doit être replacé dans son lit ou berceau quand l’adulte va se rendormir. Lorsque l’adulte est fatigué ou a pris des médicaments ou des substances psychotropes pouvant diminuer sa vigilance, il ne devrait pas prendre l’enfant dans son lit. La Task Force recommande que le lit ou couffin soit placé dans la chambre des parents, près de leur lit, ce qui facilite l’allaitement et le contact. Les nourrissons ne doivent pas partager leur lit avec d’autres enfants. Il faut éviter de dormir avec un enfant sur un canapé ou dans un fauteuil, car cela peut être dangereux.

Le sommeil partagé occasionnel montre cependant certaines limites. Le cododo occasionnel est difficile à tenir car la maman peut s’endormir involontairement en donnant une tétée. Elle peut le prendre dans le lit quand son bébé pleure pour le calmer et cela peut durer assez longtemps. Difficile dans ces cas pour la maman de rester éveiller, surtout quand on sait que les cycles d’une maman qui allaite sont calés sur ceux de son bébé. Se rendormir pour elle est tout à fait logique et naturel.

Voici une très bonne explication du site cododo.free.fr:
Ces situations peuvent être dangereuses, car les parents ne les ont pas prévues et ils n’ont donc pas adapté l’environnement au bébé. Egalement le bébé ne s’est pas progressivement habitué à dormir contre un adulte, et n’a pas développé toutes les capacités qui peuvent lui être utiles dans ce cas de figure. Le lit partagé habituel présente donc des avantages en terme de sécurité de l’enfant par rapport au lit partagé occasionnel. Si les parents font le choix de n’adopter le lit partagé que ponctuellement, ils auront tout intérêt à toujours préparer leur lit pour y accueillir en toute sécurité leur enfant, et donc à être informés.

1 asphyxie par cododo pour 600 000 naissances

L’Institut de Veille Sanitaire a enquêté en 2011 sur les MIN (morts inattendues des nourrissons) de moins de 2 ans (2007-2009). Sur la zone et la durée de l’enquête, ce sont environ 600 000 naissances (fourchette basse) qui sont concernées.

Sur la période de l’enquête, 281 MIN ont été signalées par les correspondants Samu des départements participants. Parmi elles, 256 ont été incluses, 220 MIN de moins d’1 an et 36 MIN d’1 à 2 ans.

Sur l’ensemble des morts inattendues des nourrissons, 72 ont pu être expliquées. Sur celles-ci, 18 cas relèveraient de “suffocation et strangulation accidentelles dans un lit.

Sur ces 18 cas d’accidents, 7 cas seulement impliquent la présence d’une autre personne au moment du décès :

– un enfant d’1 mois, couché sur le côté, dans le lit de sa mère et de ses frères, trouvé sur le ventre. Les cinq personnes de cette famille très défavorisée vivaient dans 20 m².

– un enfant de 8 jours dormant dans le lit de ses parents, couché et trouvé sur le dos, dont le décès était asphyxique.

– un enfant de 2 mois, dormant sur un canapé avec sa mère, couché et trouvé sur le dos, présentant des signes d’asphyxie mais aussi des traces de fractures à la radiologie. La maltraitance n’a pas été identifiée comme la cause du décès.

– un enfant de 2 mois, partageant un canapé avec sa mère, trouvé sur le ventre et présentant à l’autopsie des signes d’asphyxie.

– un enfant de 2 mois, couché dans un lit d’adulte, sur le dos, sur un oreiller et sous une couette, retrouvé hyper-thermique, ayant glissé sous la couette en bas de l’oreiller. L’autopsie a été refusée par les parents.

– un enfant de 4 mois et demi, issu d’une grossesse gémellaire non suivie, ayant présenté un syndrome de sevrage du cannabis en période néonatale, couché sur le ventre avec son frère jumeau, trouvé sur le ventre face contre le matelas. Le lieu du décès n’a pas été vu car la mère a amené l’enfant décédé dans une clinique proche du domicile. La mère et son conjoint avaient fumé du cannabis le soir du décès. L’autopsie a montré des signes d’asphyxie.

– un enfant d’1 mois, écrasé sous son père qui s’est endormi, saoul, dans un canapé avec l’enfant

Sur ces 7 cas de décès, on constate, que pour 6 d’entre eux, les bonnes conditions du cododo ne sont pas du tout remplies. Ainsi sur l’ensemble de l’enquête incluant 600 000 naissances, nous avons seulement “un enfant de 8 jours dormant dans le lit de ses parents, couché et trouvé sur le dos, dont le décès était asphyxique.” On aurait aimé avoir plus d’informations sur les conditions du décès comme savoir si la maman allaitait.

Le risque zéro n’existe pas même quand on prend toutes les précautions. Pour certains spécialistes de la petite enfance, le cododo pourrait même prévenir les risques de mort subite du nourrisson. Au regard des conditions de certains décès dans les lits et chambres séparés, on peut tout à fait les comprendre.

On voit dans ce cas précis qu’il est toujours important de bien analyser les données, surtout quand les informations proviennent des grands médias. En règle général, les défenseurs du cododo interpréteront les décès dans un lit séparé comme évitable car la maman aurait pu être là et intervenir. Les défenseurs du lit séparé interpréteront les décès en cododo comme évitable car la maman ou le papa l’ont asphyxié.

Un enfant qui décède en cododo n’est pas forcément étouffé par ses parents comme le montre cette enquête. Il y a bien d’autres causes possibles de décès, et je vous invite à lire l’enquête pour vous faire votre propre avis.

Si vous souhaitez pratiquer le cododo, veillez à bien respecter les consignes de sécurité.

Prends soin de toi et de tes enfants.

Fabien

Sources
Lactation is associated with an increase in slow-wave sleep in women. DM Blyton, CE Sullivan, N Edwards. J Sleep Res 2002 ; 11(4) : 297-303. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12464097
Why babies should never sleep alone: a review of the co-sleeping controversy in relation to SIDS, bedsharing and breast feeding. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15911459
http://invs.santepubliquefrance.fr/publications/2011/morts_nourrissons/morts_inattendues_nourrissons.pdf 

INSTRUCTION EN FAMILLE ET ECOLE DU TERRORISME ISLAMIQUE

INSTRUCTION EN FAMILLE ET ECOLE DU TERRORISME ISLAMIQUE

Oui je sais, super trash le titre mais ce que tu vas lire l’est bien plus !

A l’ère de l’information, nombreux sont les parents qui veulent offrir à leurs enfants une éducation respectueuse de leur rythme, de leur développement, de leur bien-être physique et mental. Il faut dire qu’il y a encore 10 ans, seuls les parents les plus motivés et déterminés étaient capables de trouver de l’information sur les pédagogies alternatives (Montessori, Freinet, Steiner…).

Avec Internet, n’importe qui aujourd’hui peut accéder depuis son smartphone à toute cette information, et se rendre compte que l’école traditionnelle en partage peu les valeurs. Il existe bien entendu des enseignants qui font un travail formidable et qui tous les jours, de leur propre chef, valorisent les enfants dans leurs apprentissages. De mes propres souvenirs d’écolier et de ce que je peux encore en percevoir aujourd’hui, j’ai l’impression que ces enseignants semblent bien isolés, quand ils ne sont pas décriés par une partie de leurs collègues et des parents.

Pourquoi l’Éducation Nationale ne forme toujours pas les nouveaux enseignants à la pédagogie positive ? L’apprentissage, par le respect et le plaisir, n’est plus une affaire de débats entre les traditionnels pour ou contre. C’est aujourd’hui une réalité validée par les sciences cognitives.

C’est quoi le résultat de tout cela ?

En 2012, le rapport du Haut Conseil de l’Éducation, fait état:

L’échec scolaire est trop important en France. Le nombre élevé de sortants sans diplôme (environ un jeune sur six chaque année) et la proportion d’élèves ayant des acquis insuffisants (15%) ou fragiles (25%), tant en fin d’école primaire qu’en fin de collège, en témoignent.

Le Haut Conseil de l’Éducation est un organisme consultatif, institué par la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école du 23 avril 2005. A la demande des ministres de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, il émet des avis et peut formuler des propositions sur la pédagogie, les programmes, l’organisation, les résultats du système éducatif et la formation des enseignants.

5 ans plutôt, en 2007, ce même conseil avait avancé les mêmes chiffres dans un précédent rapport. On peut y lire qu’à la fin du CM2:

25 % ont des acquis fragiles
Pour ces élèves, les acquis ne sont pas stabilisés en fin de CM2 et de nombreuses capacités sont encore en cours d’acquisition : tous les élèves n’arrivent pas à la fin de l’école primaire pourvus des capacités de lecture et de calcul qui leur permettront d’accéder à l’autonomie. Ils ne sont pas encore des lecteurs assez entraînés pour assimiler le contenu de livres scolaires, ou même pour les utiliser. Les professeurs de sixième constatent qu’ils lisent trop lentement parce qu’ils déchiffrent mal, ou bien qu’ils déchiffrent correctement mais ne comprennent que très partiellement ce qu’ils lisent, faute des connaissances linguistiques (lexique, grammaire) et culturelles suffisantes. En calcul, ils ne maîtrisent pas les opérations de base. Ces élèves aux acquis fragiles sont condamnés à une scolarité difficile au collège et à une poursuite d’études incertaine au-delà.

15 % connaissent des difficultés sévères ou très sévères
Leurs lacunes sont diverses : lexique très limité, difficultés de compréhension, repères méthodologiques et culturels très insuffisants. Dans le meilleur des cas, ces élèves déchiffrent, mais ne sont pas capables de comprendre l’ensemble du sens du texte qui leur est soumis ni d’en déduire quoi que ce soit ; dans le pire des cas, ils ne déchiffrent même pas. Ces lacunes rendent impossibles aussi bien un réel parcours scolaire de collège qu’une formation qualifiante.

Une proportion aussi élevée d’élèves en difficulté ou en très grande difficulté n’est pas une fatalité: les enquêtes internationales (PIRLS) montrent que certains pays, tels la Suède et les Pays-Bas, parviennent à la faire baisser à moins de 5 % à la fin du primaire.

Ce sont ainsi 300 000 enfants qui sortent chaque année de CM2 avec des difficultés. L’Éducation Nationale connaît donc très bien ces chiffres mais aucun changement n’a été fait entre 2007 et 2012. Je n’ai trouvé aucun autre chiffre depuis ces dates sur l’évaluation de la scolarité du primaire de nos enfants. A vrai dire à lire leur rapport de 2012, on peut tout à fait imaginer que les chiffres sont ceux repris de 2007. Cela voudrait dire que depuis 9 ans, après avoir constaté des chiffres incroyables et graves, personne n’a réévalué le niveau des enfants de CM2. En même temps, tu peux les comprendre, quand tu sais que t’as vraiment rien fait de bien probant pour améliorer tes résultats, tu évites de te faire évaluer. Au mieux tes chiffres sont stables. Parce que tu vois, c’est un peu compliqué d’aller dire aux citoyens que tu ne remplis pas ton rôle et qu’en plus c’est ton plus haut poste de dépenses.

Pour des raisons probablement politiques, le Haut Conseil de l’Éducation a été remplacé par le Conseil Supérieur des Programmes. Le dernier rapport du HCE date de décembre 2012 et le CSP a pris ses fonctions en octobre 2013. C’est sûr que l’instruction de nos enfants n’est pas à 10 mois près. Bref, ce nouveau conseil, qui n’en est pas un en fait puisque c’est lui qui était là avant le HCE, a émis diverses propositions d’évolution au ministère de l’Éducation Nationale que l’on peut retrouver en partie dans son rapport d’activité publié en avril 2016.

Depuis sa mise en place en 2013, ce conseil a connu la démission de son président Alain Boissinot en juin 2014 et du sénateur Jacques Grosperrin en mai 2015. Ce dernier dénonce « une commission très homogène dans son idéologie, marquée à gauche » qui forme selon lui « le bras armé souterrain de la ministre ». De l’aveu même de son ancien président Alain Boissinot “en France, on entre dans les questions pédagogiques par la philosophie politique, alors qu’ailleurs on est plus pragmatique, on part du niveau et des capacités des élèves.”

Vu de l’extérieur on a l’impression que, pour nos “élites”, l’avenir de nos enfants est vraiment une question de jeu politique.

Nos enfants seront-ils concernés par l’échec scolaire ?

Si tu es abonné(e) à notre lettre et que tu consultes régulièrement nos vidéos sur YouTube, c’est certainement que tu as décidé de prendre en main l’avenir de tes enfants. Rien que cette seule volonté t’amène certainement à réfléchir sur toi-même et sur ton comportement de parents. Sans trop s’avancer, on peut quand même imaginer que nos enfants seront à l’abri d’un échec scolaire car nous prendrons les dispositions nécessaires pour que cela n’arrive pas. La réussite et le bonheur des enfants est d’abord une affaire de famille. J’ai parfois l’impression que l’on donne une trop grande importance au rôle de l’école.

Même si les écoliers ne sont pas en échec scolaire, sont-ils pour autant épanouis dans leurs apprentissages? Prennent-ils un réel plaisir à apprendre ce qu’on leur enseigne à l’école? 6 heures par jour à partir de l’âge 3 ans avec tous le même programme, avec des matières et des exercices que la plupart trouve barbant. C’est vrai qu’à 10 ans, tous les enfants ont envie de connaître toute l’Histoire de L’Égypte ancienne. Ils aspirent tous à résoudre des équations à 2 inconnus. A croire que tout le monde va devenir historien ou mathématicien. Attention, je ne dis pas qu’il ne faut pas enseigner ces matières aux enfants, je dis simplement que tous les enfants n’aspirent pas au même chose au même moment. Personnellement, je me suis passionné pour l’Histoire à l’âge de 25 ans. et j’ai bien plus appris en 3-4 bouquins qu’en passant 10 ans à l’apprendre à l’école. Cela en dit long sur la manière dont notre cerveau apprend.

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On s’étonne – ou pas d’ailleurs – que de nombreux élèves décrochent. Si les parents ne sont pas là pour récupérer le coup, t’es bon pour un échec scolaire. Au fil des années, l’Education Nationale nous apprend que le niveau des enfants baisse de plus de plus et notamment dans les milieux défavorisés. C’est sûr que l’échec de l’Education Nationale se voit moins à Neuilly-sur-Seine qu’à Saint-Denis. Où est donc l’école égalitaire que l’Etat nous vend depuis toutes ces années?

On le savait déjà mais le rôle des parents est la principale clé dans la “réussite” de l’instruction.

Comment serait notre monde si chacun des élèves étaient accompagnés avec bienveillance dans ses apprentissages? Comment seraient-ils si l’école formait des gens libres et heureux? Mais ceux qui nous gouvernent nous veulent-ils libres et entreprenants ou dociles et manipulables? C’est ce que nous allons voir plus loin.

Le boom des écoles aux pédagogies alternatives et de l’instruction en famille

Devant cet échec des pouvoirs publiques à instruire nos enfants, certains citoyens ont décidé de prendre les choses en main. Nous voyons donc logiquement des parents créer leurs propres écoles. Et bien souvent au détriment de leur carrière professionnelle et/ou de leur revenu. Certains peuvent offrir à leurs enfants une école auto-financée, d’autres, faute de moyens, quittent leur travail pour instruire leur enfant à domicile. Faut dire qu’une école Montessori n’est pas à la portée de toutes les bourses. Selon les chiffres 2010 de l’Education Nationale, la dépense moyenne par élève et par an est de 5 870 euros par élève du premier degré, et de 8 370 euros par collégien. Les écoles Montessori sont des écoles hors contrat, elles ne reçoivent donc aucune subvention de l’Etat. Malgré tout quelle grande ville aujourd’hui n’a pas au moins une école Montessori?

Il y a deux fois plus d’enfants qui font l’école à la maison qu’en 2008. 24 878 enfants en IEF et 56 400 élèves étudient dans des établissements hors contrat pour 2014-2015. Ce sont encore des chiffres très faibles comparés aux 12 millions d’élèves qui peuplent nos écoles traditionnelles.

L’État devrait ainsi se réjouir de voir tous ces parents prendre les choses en main. Essayer de réussir là ou il continue à échouer depuis de nombreuses années. L’enseignement scolaire est l’un des premiers postes de dépenses de l’Etat, les écoles alternatives et l’IEF ne leurs coûtent presque rien.

Vers un renforcement des contrôles des écoles hors contrat et à domicile

Najat Vallaud-Belkacem a présenté, jeudi 9 juin 2016, l’état des lieux de la scolarisation dans les établissements privés hors contrat et de l’instruction à domicile, ainsi que de nouvelles mesures visant à garantir le droit à l’éducation pour tous les enfants, dans le respect des valeurs de la République et de la liberté d’enseignement.

Alors même que chaque année, 300 000 élèves arrivent en 6e avec un niveau insuffisant et 150 000 sortent du parcours scolaire sans aucun diplôme, l’État a décidé de durcir les contrôles sur ces 70 000 enfants. Il voudrait gentiment nous faire croire que des parents qui paient 500€ par mois pour mettre leur enfant au primaire ou les instruire personnellement à domicile, avec toutes les contraintes qu’on imagine, ont besoin d’être plus contrôlés pour s’assurer qu’ils acquièrent les bonnes connaissances.

La ministre a demandé en 2015 à ses services de mener une enquête sur l’état de l’IEF en France. Deux tiers des enfants ont été contrôlés soit environ 16 500 élèves. Selon l’Etat les contrôles sont dans l’ensemble satisfaisants : seuls 7 % des premiers contrôles se sont avérés insuffisants. On ne sait rien par contre des critères de qualité des contrôles et du respect des apprentissages de l’enfant. Lorsqu’un deuxième contrôle a été effectué, 45 % de ces deuxièmes contrôles se sont avérés satisfaisants. 35 % des seconds contrôles non satisfaisants ont abouti à une mise en demeure de scolarisation. L’Etat a donc sommer environ 220 enfants d’aller à l’école. Proportionnellement si l’État avait réussi à contrôler tous les enfants en ief, il aurait demandé à 350 enfants d’être scolarisé. Soit environ 1,5% des 25 000 enfants en IEF. Oui oui tu as bien lu 1,5%. Là tu te dis, au moins pour ce petit 1,5%, il va être récupéré par l’école et sera sauvé de l’échec scolaire. Bah non, tu te rappelles 40% des enfants sortent du CM2 avec des acquis insuffisants :-)

Malgré tout l’État s’est donné pour objectif de renforcer les moyens humains pour contrôler les familles. Des enseignants volontaires seront mobilisés pour venir en appui des corps d’inspection. Ils bénéficieront de décharges de services d’enseignement et d’indemnités pour missions particulières (IMP). En gros moins d’enseignants à l’école pour mieux contrôler les 1,5% d’enfants potentiellement en échec. Pourtant il y a encore quelques mois, les professeurs eux-mêmes se plaignaient du manque d’enseignants. Plus de 10 000 jours de classes ont été manqués en France cette année dû à ce manque.

L’inspecteur sait mieux que toi

autorité sans fessée

Grosse nouveauté, les inspecteurs pourront soumettre les enfants à des exercices oraux ou écrits. Quand on sait que nombreux sont les parents à pratiquer les apprentissages informels et dont les enfants ne sont jamais soumis à aucun exercice, cela risque de faire des étincelles lors des contrôles. Et oui on peut apprendre énormément de choses sans être assis derrière un bureau et sans te dire que ce que tu connais est bien ou mal. Mais ça aussi tu le savais déjà :-)
Après 2 refus des parents de soumettre leurs enfants à ces contrôles, hop direction l’école. C’est bien connu la sanction, la répression, la punition c’est tellement efficace. Dorénavant, les familles pourront être convoquées dans un lieu défini par l’inspecteur: “Le texte prévoira désormais très clairement qu’il revient à l’autorité académique de déterminer les modalités et le lieu du contrôle”. Il faudra donc aller passer un examen de contrôle des acquis dans un lieu inconnu pour l’enfant. Sympa quand t’as 8 ans !!! L’inspecteur devra vérifier que les connaissances de l’enfant correspondent au socle commun qui entrera en vigueur à la rentrée 2016.

Le problème c’est que ce socle commun définit les connaissances à avoir à la fin de la scolarité à 16 ans. Il ne stipule rien sur les acquis de fin de cycle. D’un côté tant mieux mais de l’autre cela donne les pleins pouvoirs aux inspecteurs. Vu qu’il n’a aucun texte sur lequel s’appuyer, c’est lui qui décide de tout ! On peut imaginer que si un enfant ne sait pas lire en fin de CE2 (ce qui tout est à fait possible en apprentissage autonome), l’inspecteur lui demandera d’aller à l’école.

Des djihadistes infiltrés dans nos écoles

On eu les moutons égorgés dans les baignoires, le risque des bombes cachées dans les burkas et maintenant nous avons la formation de petits djihadistes en herbe :-)

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Le 6 avril dernier la ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a annoncé son intention de rendre plus difficile l’ouverture des écoles hors contrat. « Compte tenu des risques de radicalisation, je me demande si n’est pas venu le temps de passer d’un système de simple déclaration […] à un système de contrôle a priori, c’est-à-dire d’autorisation. » Et le premier ministre Manuel Valls «Les salafistes doivent représenter 1% aujourd’hui des musulmans dans notre pays, mais leur message, leurs messages sur les réseaux sociaux, il n’y a qu’eux finalement qu’on entend». Merci pour la précision statistique Manu. Par contre, on ne doit pas être sur les mêmes réseaux sociaux.

En France, il y a 1300 établissements hors contrat dont 300 de confessions religieuses: musulmanes, mais aussi des établissements juifs, catholiques, évangéliques et protestants. Sur ces établissements confessionnels, il y aurait environ 200 écoles catholiques, une cinquantaine de juives, une quarantaine de musulmanes et une quarantaine de protestantes.

Donc pour 40 écoles musulmanes à surveiller, l’Etat veut durcir l’ensemble des créations d’écoles à pédagogies alternatives. Ils auraient pu se creuser un peu plus la tête avant de sortir ça. Et cette stigmatisation à outrance est à vomir. “Bah ouais si t’es musulman, t’es un terroriste potentiel, c’est bien connu. Déjà que tu voles le travail et l’argent des bons petits blancs. Ah bah non je suis bête, pas le travail, c’est vrai que tu vis des allocations sociales.”

D’ailleurs l’Etat mène des procédures judiciaires pour faire fermer 5 établissements pour “faiblesses pédagogiques”. Oui oui 5 écoles sur 1300 soit 0,4%! Et même pas pour des raisons de risque de radicalisations religieuses.

Bref ! Malgré tout cela, il sera à l’avenir plus difficile de créer une école alternative en France. C’est l’Etat qui décidera si, oui ou non, la pédagogie que tu comptes offrir à tes enfants est bonne. Les écoles alternatives devront aussi être raccord avec le socle commun définit par l’Etat. Ce même État qui est incapable de remplir sa propre mission dans ses propres écoles. Quand bien même aujourd’hui la loi prévoit de pouvoir fermer les établissements à risques, c’est l’ensemble des écoles alternatives qui trinquent. Et soyons sérieux 2 minutes, si vraiment il y a un risque de radicalisation dans certaines écoles, est-ce vraiment ces “mesurettes” la solution? Bien sûr que non mais ça tu le sais déjà :-)

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Des atteintes à la liberté

On voit bien que les arguments de l’Etat ne tiennent pas la route.

Le premier argument consistant à nous dire qu’il faut veiller à ce que tous les enfants aient une bonne instruction est statistiquement inconcevable. D’un côté, on a 300 000 élèves de CM2 avec un niveau insuffisant et 150 000 qui sortent du parcours scolaire sans aucun diplôme. Et de l’autre côté 300 enfants en ief et 5 écoles hors contrats en faiblesse pédagogique.
Leur deuxième argument sur la radicalisation des écoles est aussi délirant on vient de le voir.

Vraiment on peut se demander pourquoi l’Etat s’acharne sur les pédagogies alternatives puisqu’elles sont encore une fois statistiquement plus efficaces. Il n’y a même pas de débats possibles tellement les chiffres parlent d’eux-mêmes. C’est un peu comme si Franck Ribéry t’expliquait les rudiments de la langue française.

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On peut donc laisser aller notre imagination à toute les bizarreries. Peut-être que tous ces enfants libres peuvent faire peur. Ces adultes de demain parfaitement instruits ne seront peut-être pas des gentils citoyens dociles prêt à croire tout ce qu’on leur raconte. Tous ces enfants et adultes qui se posent de vraies questions sur l’avenir de la société et de la planète n’enrichiront peut-être pas Carrefour, Coca, McDo, Bayer, BNP ou Dassault ?
Et vu qu’ils commencent à devenir de plus en plus nombreux, mieux vaut ralentir ça avant qu’il ne soit trop tard ? Il faudrait quand même pas que ce soit l’effet boule de neige et qu’on se rende compte que l’école forme beaucoup de bons gentils soldats.

D’ailleurs, cela n’est pas un entêtement du gouvernement actuel car depuis Avril, divers députés de l’opposition s’attachent à présenter une loi pour rendre difficile la création d’une école hors contrat et carrément interdire l’instruction à domicile. Voici le début de leur texte. Si tu es debout, je t’invite vraiment à t’asseoir car eux ils ne sont pas là pour rigoler:

La loi du 28 mars 1882 dite « loi Ferry » a instauré pour tous les enfants, âgés de six à seize ans, une obligation scolaire. La loi française autorise néanmoins que cet enseignement soit dispensé dans des établissements privés hors contrat ou au sein de la famille.

Plus qu’une obligation de fréquentation d’une école, la loi impose en réalité une obligation d’instruction aux parents. Cette particularité a favorisé sur notre territoire l’émergence de deux phénomènes particulièrement préoccupants : la déscolarisation d’un nombre croissant d’enfants, surtout des filles, pour des motifs d’ordre essentiellement religieux d’une part, et la multiplication d’écoles privées hors contrat prônant un islam radical, d’autre part.

Les enfants sont alors victimes de propagande idéologique sous couvert de programmes éducatifs alternatifs. Ils risquent d’être marginalisés et embrigadés, car ils ne disposent pas encore de l’esprit critique qui leur permettrait de conserver leur liberté de conscience.

Franchement j’ai dû le relire tellement j’ai halluciné. Ils ne se prennent pas la tête eux, plus c’est gros plus ça passe ! Bon c’est juste une proposition de loi, cela veut dire qu’elle doit être mise au calendrier du parlement et votée par les députés et sénateurs. On a encore une chance que la raison des gens que nous avons élu l’emporte. Ah bah non en fait, car le gouvernement vient de court-circuiter cette proposition en adoptant un décret qui reprend la même chose pour les écoles hors contrat. Bon c’est vrai, ils n’ont pas encore osé interdire l’ief.

Voilà Voilà :-)
Que des nouvelles bien réjouissantes pour nos libertés. Mais bon cela nous fait plus sourire que cela nous inquiète réellement. En tout cas, ce n’est pas ça qui entache notre bonne humeur. Si on nous interdit l’instruction en famille, on trouvera bien une solution :-)

Policier ief

Car l’Etat ne s’en rend peut-être pas compte mais quand une famille décide de garder ses enfants à la maison toute la journée, décide de l’instruire soi-même et donc indirectement ne pas bénéficier des 800€ d’aides (c’est ce que coûte l’école gratuite à l’Etat), c’est pas une visite de la gendarmerie pour venir chercher ton fils ou ta fille de 6 ans qui te fait peur.

Et je vais finir par un dernier chiffre qui n’a vraiment rien de drôle mais qui va te faire relativiser le rôle de bon samaritain que veut se donner l’Etat. Il existe aujourd’hui en France plus de 98 000 cas connus d’enfants en danger, c’est-à-dire 10% de plus qu’il y a dix ans. 19 000 sont victimes de maltraitance et 78 000 se trouvent dans des situations à risque. Chaque année, 600 à 700 enfants sont tués par leurs parents.

Alors on voudrait nous faire croire que l’État s’inquiète pour une poignée d’enfants qui n’aurait pas les bases pédagogiques alors même qu’il a laissé 10 000 enfants mourir depuis 2000 ? Pourquoi autant tarder à abolir les châtiments corporels en France? Ces 10 000 enfants morts sont-ils le prix à payer pour que les parents puissent fesser tranquillement? 0 mort par an en Suède grâce à cette loi ! Et là je ne te parle même pas de l’inintérêt manifeste d’user de la violence sur un enfant.

Et pourtant, je croyais que l’on voulait restreindre nos libertés pour lutter contre le terrorisme ? Bah ouais ton enfant a statistiquement plus de risques que tu le tues plutôt que ce soit fait par un terroriste. Je te laisse méditer là-dessus !

Fabien

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Chaque semaine, je partage mes réflexions sur la parentalité positive, le maternage proximal ou encore la pédagogie Montessori et les activités pédagogiques que nous réalisons à la maison 🙂

Sources:
http://www.education.gouv.fr/cid103081/garantir-le-droit-a-l-education-pour-tous-les-enfants.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_sup%C3%A9rieur_des_programmes
http://www.hce.education.fr/gallery_files/site/21/40.pdf
http://cache.media.education.gouv.fr/file/CSP/52/5/2016_CSP_rapport_activite_2013_2015_interieur_WEB_570525.pdf
http://www.lepoint.fr/societe/education-nationale-alain-boissinot-les-raisons-d-une-demission-11-06-2014-1835278_23.php
http://www.education.gouv.fr/cid195/les-chiffres-cles.html
http://www.leparisien.fr/ablis-78660/les-professeurs-s-inquietent-du-manque-d-enseignants-03-09-2015-5059815.php
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/02/19/01016-20160219ARTFIG00169-faute-de-remplacants-au-moins-6000-jours-de-cours-perdus-depuis-la-rentree.php
http://cache.media.education.gouv.fr/file/2013/06/8/DEPP_NI_2013_11_CEDRE_acquis_eleves_troisieme_histoire_geographie_education_civique_2012_258068.pdf
http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20160407.OBS8085/le-gouvernement-renforce-le-controle-des-ecoles-confessionnelles.html
http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20160609.OBS2208/ecole-a-la-maison-etablissements-hors-contrat-des-controles-renforces.html
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/valls-une-minorite-salafiste-en-train-de-gagner-la-bataille-de-l-islam-en-france_1779423.html
http://cache.media.education.gouv.fr/file/17/45/6/Socle_commun_de_connaissances,_de_competences_et_de_culture_415456.pdf
http://www.lenfantbleutoulouse.fr/quelques-chiffres-sur-la.html

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