Accouchement Naturel : Comment Bien Gérer La Douleur ?

Accouchement Naturel : Comment Bien Gérer La Douleur ?

Tu aimerais donner naissance à ton enfant de manière naturelle, c’est-à-dire sans intervention médicale ni péridurale? Accoucher physiologiquement n’est pas un choix simple. Cependant, il le devient si tu sais que tu as, avec toi et en toi, toutes les ressources pour y parvenir sereinement.

J’ai accouché d’Arthur sous péridurale mais j’en garde un souvenir de frustration, avec ce sentiment d’être passée à côté de mon expérience de femme. Après m’être longuement renseignée sur la naissance naturelle, j’ai fait le choix d’accoucher de Gaspard et de Constance de façon physiologique pour pouvoir être complètement actrice de mon accouchement.

Ce choix m’a permis de gérer moi-même la douleur des contractions. Lors de mes accouchements, j’ai découvert et appliqué des techniques qui m’ont permis de réduire et de supporter la douleur d’un accouchement physiologique, et c’est que je vais te partager dans la suite de cet article.


La préparation mentale pour appréhender la douleur d’un accouchement naturel

Visualiser l’arrivée de bébé

Préparer son mental est pour moi, au-delà du corps, l’un des critères fondamentaux pour accoucher physiologiquement. Tout simplement parce que notre cerveau se met à produire les bonnes hormones permettant d’accompagner les contractions et les différentes phases de l’accouchement.

Et surtout, parce que visualiser que ton corps est en train de mettre ton enfant au monde te donne une force surhumaine. Se rappeler que chaque contraction nous rapproche de la rencontre avec notre enfant dans notre monde donne un sens tout particulier à cette douleur. Le fait de savoir que cette douleur est utile et physiologique change notre perception de la douleur, et donc son intensité.

Oui, on peut affirmer que notre cerveau a la capacité de diminuer l’intensité de la douleur ressentie !

Se reconnecter à son pouvoir féminin

« C’est le Docteur Y qui va vous accoucher Madame ». Mais qui accouche ? C’est l’équipe médicale ou c’est toi ?

Vivre un accouchement naturel, c’est reprendre notre pouvoir de femme. Celui qui nous donne la force de mettre un bébé au monde. Cette force et cet instinct de primate qui va chercher toutes les ressources  pour enfanter physiologiquement, comme le font les femmes depuis la Nuit des Temps.

C’est l’occasion magique de te reconnecter à ton essence féminine, à ce qui fait de toi une femme. Et quelle fierté de constater qu’on a su donner naissance sans intervention médicale. Parce qu’on en est capable, sans avoir besoin d’être une superwoman, simplement en étant pleinement ce que l’on est, une femme.


Haptonomie : accoucher ensemble de manière naturelle

accouchement-naturel
Pour Arthur, c’est l’haptonomie
que nous avons choisie pour nous accompagner au cours de la grossesse. C’est une « science de l’affectivité » qui permet d’entrer en relation avec bébé in utero par le toucher et la présence.

Cette technique nous a permis d’être impliqués tous les trois dès le départ jusqu’à la naissance d’Arthur. Grâce à ces séances d’haptonomie, nous avons appris des gestes précis sur des points d’acupuncture permettant de soulager la douleur. Mais aussi à tester des postures permettant de soulager les contractions. Et enfin, les clés pour pratiquer une poussée efficace pendant l’expulsion du bébé.

Le plus précieux dans cette pratique a été le lien et les échanges qu’elle nous a permis de créer avec Arthur avant sa naissance. Cette communication qui implique les deux parents à créer une relation avec bébé in utero a fait de nous trois une véritable équipe lors de l’accouchement. Et cela prend toute sont importance lorsque l’on veut donner du sens à la douleur, pour se la représenter comme un passage. Cela la rend psychologiquement, et donc physiquement, supportable.

Nous avons renouvelé l’expérience de l’haptonomie lorsque j’étais enceinte de Gaspard. Néanmoins, j’ai trouvé qu’elle ne m’a pas permise d’aller trouver suffisamment de ressources en moi pour réduire considérablement la douleur d’un accouchement naturel.

C’est la raison pour laquelle, pour Constance, nous avons choisi la méthode Bonapace pour nous accompagner.


Réduire la douleur d’un accouchement physiologique avec la Méthode Bonapace

Accouchement naturel
A l’instar de l’haptonomie, cette méthode moins connue donne une place fondamentale aux trois acteurs de la naissance d’un enfant : la maman, le bébé mais aussi le papa. C’est ce qui nous a séduit dans la méthode Bonapace, au-delà des très bons résultats qu’elle réalise dans la réduction de la douleur.

Respiration et visualisation

Dès les premières contractions, la maîtrise de notre respiration est indispensable pour accompagner le travail et la douleur. Elle permet d’oxygéner notre corps et notre esprit, et de relâcher nos muscles pour laisser la contraction faire son travail. Cela peut paraitre contradictoire, mais plus on laisse venir la contraction nous saisir entièrement en relâchant toute lutte ou crispation, plus elle peut faire avancer l’ouverture du col.

La visualisation nous permet d’accompagner cette phase d’abandon à la contraction tout en respirant. Il s’agit de contrôler sa respiration pour expirer de la manière la plus lente possible, comme si l’on sortait la totalité de l’air de nos poumons en soufflant dans une paille. Pendant ce temps, nous visualisons notre bébé descendre dans notre bassin (notre mental envoie la bonne information à notre cerveau) ou bien simplement nous avons une pensée agréable pour conserver la détente musculaire.

Ce travail de visualisation permet de réduire au maximum la crispation du corps qui amoindrit l’efficacité de la contraction. Cette technique entraîne naturellement l’accélération de la descente du bébé et nous fait mobiliser la bonne énergie.

Points d’acupuncture 

En effectuant une pression forte et soutenue sur des points d’acupuncture, le principe est de créer une douleur (supportable en comparaison de la contraction) suffisamment importante qui va détourner notre attention de la contraction en cours. Ce travail de pressions sur des points spécifiques va également favoriser l’ouverture du col, l’efficacité des contractions et la descente du bébé dans le bassin.

Massages et présence soutenante

Entre les contractions, les temps de récupération et de détente sont fondamentaux. Le papa joue un rôle primordial ici. Cette fois-ci, on détend la zone douloureuse par des caresses, des massages, et une présence enveloppante qui nous accompagne pleinement.

Le soutien physique et psychologique est un critère essentiel dans le succès d’un accouchement physiologique. Si tu souhaites en savoir davantage, je raconte notre expérience avec la méthode Bonapace dans cet article.


Notre corps est notre meilleur allié pour accoucher physiologiquement

Le massage du périnée

Visualiser le moment de la poussée peut parfois impressionner par son intensité. Mais lors d’un accouchement naturel, cette irrépressible envie de pousser est plutôt libératrice. Notre corps travaille pour nous, une fois que notre bébé est au bon endroit, l’expulsion peut avoir lieu.

Pour réduire la potentielle douleur du passage de la tête et/ou des épaules du bébé, le massage du périnée, préalable à l’accouchement, est d’une grande aide. Cette information est encore trop peu partagée par les sage-femmes ou les gynécologues. Un massage régulier du périnée à l’aide d’une huile adaptée permet de détendre progressivement les muscles qui vont permettre d’expulser le bébé en réduisant considérablement les risques de déchirure et d’épisiotomie.

Je t’invite donc fortement à prendre soin de ton périnée, le muscle le plus puissant au monde, celui qui te permettra de donner naissance à ton enfant :)

« J’accouche bientôt : que faire de la douleur ? » De Maïtie Trélaün

Accouchement physiologique
On m’a conseillé un livre sur l’accouchement physiologique que je n’ai pas encore lu mais qui regroupe des notions clés pour apprivoiser la douleur d’un accouchement naturel. En expliquant avec des mots simples la physiologie de l’accouchement, il nous permet de toucher du doigt les mécanismes époustouflants qui se mettent en place.
Ceux qui nous permettent d’accoucher de manière naturelle.

Maïtie Trélaün, sage-femme, nous invite à nous reconnecter à nos ressentis, à comprendre notre physiologie et à accompagner la douleur plutôt qu’à aller à contre-courant, au risque de l’amplifier. En modifiant notre perception de la douleur, nous envoyons la bonne information à notre cerveau, lui permettant notamment de libérer l’endorphine, cet anesthésiant naturel de notre corps. Cet ouvrage offre également de nombreux témoignages d’accouchements physiologiques et d’expériences de femmes ayant trouvé et retrouvé confiance en elles grâce à cette expérience qui transforme tout notre être.


En bref :

  • Se préparer mentalement à un accouchement naturel est essentiel pour modifier notre perception de la douleur et donc son intensité. Accoucher physiologiquement nous apporte un sentiment de puissance et de confiance et nous reconnecte à notre pouvoir féminin.
  • L’haptonomie est une pratique que l’on a adoptée lorsque j’étais enceinte d’Arthur puis de Gaspard. Elle nous a permis de créer un lien fort avec notre bébé, d’apprendre à utiliser certains points d’acupuncture et des postures permettant de soulager les contractions notamment.
  • La méthode Bonapace a été notre accompagnement pour la naissance physiologique de Constance. Une méthode qui donne également une véritable place au papa. Elle travaille les points d’acupuncture, la déviation de l’attention de la maman sur les contractions en cours, l’imagerie mentale, la respiration et les massages, l’importance du soutien physique et psychologique pour accompagner chaque phase de l’accouchement, depuis les contractions jusqu’à la naissance de l’enfant.
  • Afin d’aborder le moment de la poussée de manière plus sereine et réduire le risque de déchirure ou d’épisiotomie, le massage du périnée est une pratique que j’encourage particulièrement.
  • L’important est de garder à l’esprit que notre corps est notre meilleur allié, capable de mécanismes physiologiques époustouflants pour nous permettre de donner naissance naturellement.

J’espère que cet article t’aura aidée à comprendre que tu as en toi les ressources pour accoucher de manière physiologique.

Si tu as déjà vécu l’expérience d’un accouchement naturel, n’hésite pas à partager ton témoignage en commentaires pour encourager les mamans qui souhaitent faire ce choix.

Prends soin de toi et de tes enfants,

Amélie.

Comment être bien dans sa peau après la grossesse ?

Comment être bien dans sa peau après la grossesse ?

Être bien dans sa peau est un but que nous sommes nombreuses à rechercher quotidiennement.

Avoir un ou plusieurs enfants c’est formidable. Nous sommes plein de gratitude devant ses petits êtres qui viennent enchanter notre quotidien. Ils sont nos trésors, et ce, malgré toute l’énergie qu’il nous faut au quotidien afin de leur transmettre le meilleur de nous.

Cependant, une grossesse (et encore plus lorsqu’il y en a eu plusieurs) laisse des marques sur notre corps de femme. Des marques qui rappellent de belles émotions, de bons moments ou parfois des moments plus douloureux. Chaque femme vit ses grossesses différemment et l’épanouissement maternel n’est pas le même pour chacune de nous.

Les changements peuvent même s’opérer de manière aléatoire sur nos différentes grossesses. Quoi qu’il en soit, après une grossesse, le corps change. La peau du ventre n’est plus tout à fait la même, la poitrine a augmenté ou diminué. Parfois une zone graisseuse vient s’installer de chaque côté des hanches (la fameuse “culotte de cheval”) et bien entendu, quelques kilos, que l’on juge superflus, ont du mal à prendre leur envol.

Parfois, on a aussi dû mal à accepter ce corps. Notre confiance en soi diminue. Celle mise en notre féminité aussi. On commence à avoir du mal à accepter le regard des autres sur nous. On ne se sent pas toujours à l’aise.

Les solutions essayées sont nombreuses mais les résultats peinent à apparaître. On se montre impatiente, alors on se décourage et on abandonne.

Le vrai problème c’est qu’en général on ne s’attaque pas à la source réelle du problème. A travers cet article, je vais te présenter 3 principes qui me permettent d’être bien dans ma peau malgré mes 3 grossesses.

Avant cela, je tiens vraiment à te rappeler à quel point la patience, la constance et la rigueur doivent devenir tes 3 meilleures amies si tu veux un résultat optimal et satisfaisant.

La où je veux t’emmener ce n’est pas de ressembler à telle ou telle personne. Ton objectif personnel doit être la recherche de ton propre bien être.

Si tu te sens bien dans ton corps, tu irradieras et tu retrouveras la confiance dont tu as besoin. Celle dont tu as besoin pour être heureuse et épanouie chaque jour.

être bien dans sa peau

Être bien dans sa peau : La rééducation du périnée

La rééducation post natale du périnée est primordiale dans la récupération physique de la jeune maman. Lors d’une grossesse, le périnée et la sangle abdominale sont mis à rude épreuve.

Le périnée est un muscle. Après un accouchement, il peut y avoir un relâchement du périnée. Il est alors crucial de ré-acquérir le tonus nécessaire au bon fonctionnement du périnée en le musclant de manière appropriée. Sache que le rôle principal du périnée est d’assurer la continence urinaire et fécale. Une bonne rééducation et des exercices quotidiens éloigneront ces problèmes.

Pour cela, je te conseille d’aller consulter une sage-femme ou une kiné qui se chargera de te montrer comment ré-acquérir le tonus nécessaire.

Et je ne peux que t’encourager à faire chaque jour quelques uns des exercices dont elle t’aura parlé. Il faut les prendre au sérieux et les réaliser chaque jour avec constance et rigueur.

En ce qui me concerne, je fais environ 4 séries de 3 exercices chaque jour. C’est complètement ancré et automatisé dans mon quotidien.

C’est après le bilan de la sage-femme ou du kiné que tu pourras passer à l’étape suivante !

être bien dans sa peau

Être bien dans sa peau : Pratiquer une activité sportive régulière

Je tiens vraiment à préciser que l’activité sportive peut être reprise après la rééducation du périnée, ou du moins avec l’aval de la sage-femme ou kiné. Des efforts musculaires excessifs menés sur la sangle abdominale et/ou un entraînement des abdominaux non approprié peut entraîner des lésions plus ou moins grave du périnée.

Peu importe le sport que tu choisis, il doit devenir vital, exutoire. Il doit te faire du bien et te donner la sensation de te dépasser. C’est ainsi qu’une partie de ta confiance en toi va s’affirmer et se développer. Le sport est un moyen de se faire du bien à la tête et au corps.

Pour être bien mené, il est important de savoir être à l’écoute de ses propres capacités. Essayer de se dépasser, mais en le faisant au rythme qu’il nous est possible de tenir. Dans le cas contraire, une baisse de la motivation suivie d’un échec sera la conséquence négative qui finira par arriver.

Lorsque j’ai repris le sport après avoir accouché de Constance, j’ai choisi une activité favorisant mon renforcement musculaire et faisant travailler mon rythme cardiaque. Il nous est demandé de soulever des charges. Je place donc les charges sur ma barre en fonction de mes possibilités mais en suivant mon propre axe de progression.

Il ne s’agit pas de faire un effort trop intense qui me découragerait et me pousserait à abandonner. Au contraire, je suis à l’écoute de mes sensations pour intensifier doucement et régulièrement l’effort fourni. Ainsi, je prends mes marques, je (re) prends le contrôle de mon corps et je me fais confiance.

être bien dans sa peau

Être bien dans sa peau : L’alimentation est la clé de voûte

Nous avons tendance à minimiser le rôle de l’alimentation dans nos vies. Et pourtant, chaque aliment que nous choisissons pour nous nourrir va avoir un effet sur notre corps. C’est en fonction de ces aliments que nous allons pouvoir obtenir les effets que nous recherchons.

Lorsque l’on a compris le principe, on peut grossir, maigrir, augmenter sa masse musculaire, s’assécher… et ce, de manière presque mécanique. Pour réussir, il faut juste savoir comment bien manger et comment s’entraîner.
C’est aussi simple à mettre en place que c’est compliqué à tenir. Je ne te cache qu’il faut se développer un mental de champion.

Lorsque j’étais enceinte de Gaspard, Fabien était mince, affûté et sec. Il faisait du trail (course à pied de distance moyenne à très longue menée sur terrain accidenté et comprenant souvent de très fort dénivelés), il avait donc besoin d’être assez léger pour pouvoir se “porter” sur de très longues distances. Lui qui était obèse (plus de 100kg encore 2 ans auparavant) a travaillé son corps grâce à l’alimentation afin d’aller là ou il le voulait. Aujourd’hui, ses aspirations sportives ont évoluée, il a donc a nouveau travaillé sur son alimentation pour aller vers son nouvel objectif.

Fabien, passionné par le sujet de l’alimentation, m’aide chaque jour à aller là ou je veux. Il m’aide à atteindre mon objectif à mon rythme, sans me décourager et surtout en faisant en sorte que la confiance en moi soit mon propre guide à travers l’information qu’il me donne et dont je me nourris moi même pour cheminer positivement.

Avec lui, je fais équipe pour faire que chaque jour soit meilleur que le précédent et pour arriver à réaliser l’objectif final que je me suis fixée. Celui-ci est simple : être bien dans mon corps et dans ma tête afin de cheminer avec assurance auprès de mes enfants et ainsi, de les porter eux aussi toujours plus haut.

Nous sommes des exemples pour nos enfants. Nous nous devons de passer à l’action pour eux. Pour leur montrer que cela est possible. Pour leur montrer que quoi que l’on décide, on peut le faire. Mais pour ça, il faut avoir les bonnes informations, s’entourer des bonnes personnes et le vouloir vraiment.

être bien dans sa peau

Prends soin de toi et de tes enfants.

Amélie

Je suis maman. Ce qui a changé depuis la naissance d’Arthur.

Je suis maman. Ce qui a changé depuis la naissance d’Arthur.

Maman. Voilà ce que je suis devenue quand Arthur s’est retrouvé sur mon ventre, quelques secondes après s’être extrait de mon corps.

Quelle émotion. Difficile d’exprimer avec de simples mots tout ce qui a pu se passer en moi à ce moment là…

Un bébé ? ok…

Au commencement, il y a notre “envie” d’enfant dont on parle en couple. Vient ensuite la période d’essais qui est semée de désillusions… Un jour pourtant, après plus ou moins longtemps d’attente, on y est ! La vie est en nous. Elle va grandir, se développer, se nourrir de nous.

Rapidement, je me suis projetée avec ce bébé. Mais plus concrètement, j’ai eu à cœur de lui offrir le plus doux des girons. Je voulais qu’il s’y sente bien et qu’il ait envie d’y rester jusqu’au bout ! Après tout, nous formions une équipe et il n’était pas question que l’un de nous deux quitte le navire en cours de route. J’ai pris soin de moi, fais attention à mon alimentation et à mes émotions. Avec Fabien, nous avons choisi de faire notre préparation à l’accouchement par le biais de l’haptonomie. C’était formidable car nous nous sentions complètement connecté à notre bébé (toutefois je tiens à préciser que dans mon cas cette préparation ne s’est pas avérée suffisante pour un accouchement physiologique. J’ai donc eu une péridurale pour mon premier accouchement).

Pendant 9 mois je me suis préparée à lui, à le rêver, à l’imaginer, à lui parler, à me projeter une vie idéale avec lui. J’ai réfléchi à mon futur rôle de mère, à ce que je pouvais lui offrir. J’ai pensé à l’organisation, à l’aménagement de la maison…. et puis…

avant-naissance

Je suis maman

Avant même d’avoir tout “checké”, 9 mois se sont écoulés ! Et oui déjà !!!

Ca y est il est sur moi ! C’est du concret maintenant. Qu’est ce que je fais ? Par quoi je commence ?

Comme je voulais l’allaiter, j’ai commencé par la tétée d’accueil. Et puis en fait, tout c’est déroulé doucement mais sûrement. Il est né à 6h du matin, ce qui veut dire que peu après sa naissance il y a eu le changement d’équipe à la maternité et pour le coup on nous a laissé tranquille tous les 3 en salle de naissance. Nous avons eu un très long moment en peau à peau, puis Fabien l’a habillé. Il est revenu dans mes bras et nous sommes montés dans une chambre vers 9h. Notre vie à 3 commençait !

Nous avons conçu Arthur. Il est devenu un bébé. Il a fait de Fabien un papa, il a fait de moi une maman, il a fait de nous une famille.

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Être maman, ce que cela a changé

Être maman : ce qui a changé physiquement

J’ai vécu mon accouchement (par voie basse) comme un réel passage. Les jours qui ont suivi la naissance m’ont fait prendre conscience de la beauté de la nature. J’y pense encore souvent car je trouve cela profondément fort et émouvant. Cet accouchement m’a donné plus confiance en moi, mon corps a donné la vie. Ce sentiment s’est renforcé aux naissances de Gaspard et Constance (avec un accouchement physiologique). Car en plus de faire confiance à mon corps, j’ai réalisé à quel point je pouvais ME faire confiance aussi. Avec assez de force et de conviction il m’a été possible de surmonter la douleur et d’aller là ou je voulais aller. Alors je peux le dire, la maternité m’a apporté plus de confiance en moi.

Et pourtant, cela peut paraître contradictoire car mon corps a changé. La ou il y avait fermeté et tonus… des zones plus ou moins “molles” sont arrivées et se sont installées ;-)

Mais finalement, avec une alimentation saine et adaptée, une dose d’exercices physiques et une motivation à toute épreuve, on finit toujours par “se” retrouver :-)

Être maman : ce qui a changé moralement

C’est plus à ce niveau là que les changements se sont fait “vraiment” ressentir pour moi. Être maman, c’est commencer à réfléchir selon les besoins de quelqu’un d’autres avant les siens. En tout cas c’est ainsi que je l’ai vécu. Être disponible tout de suite, tout le temps et à tous moments du jour et de la nuit… c’est une sacrée affaire et ce n’est pas toujours évident.

Certains m’ont dit de “laisser” un peu mon bébé. C’est à dire le laisser pleurer le soir, le laisser pleurer en journée, le faire garder un peu. Et puis vers 6 mois on a commencé à me parler de “couper le cordon”, arrêter l’allaitement, le faire dormir dans sa chambre… Avant de le prendre comme une critique, je l’ai surtout pris comme une interrogation.

Je commençais à multiplier mes lectures sur la parentalité, et mes convictions personnelles rejoignaient les grandes idées des auteurs que je lisais. Mais surtout, mes lectures apportaient de la constance et de la consistance à ce que je ressentais au plus profond de moi.

Je ressentais le besoin de répondre à CHAQUE appel de mon bébé. Je ressentais le besoin d’être auprès de lui à chaque minute. Mon épanouissement passait par là. Et bizarrement, peu de proche le comprenait…

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Être maman : ce qui a changé au sens plus large

C’est à ce moment que j’ai aussi compris que la maternité avait le pouvoir de changer le regard que l’on porte sur les autres, sur les choses, sur ce qui nous entoure. C’est un moment où je me suis remise en question. J’ai appris à faire preuve d’humilité. J’ai arrêté d’avoir des jugements hâtifs (et des jugements tout court !), j’ai compris que chacun suivait des motivations personnelles. Chacun fait comme il veut, et peut être un peu comme il peut aussi…

La maternité m’a apaisé, m’a calmé et m’a permis de me recentrer sur mon objectif principal. C’est à ce moment là qu’avec Fabien nous avons songé à changer de projet professionnel. “Reprendre” des risques et “repartir” de zéro pour se reconstruire un mode de vie compatible avec l’investissement que je souhaitais investir auprès de nos enfants… (mais ça, j’aurai l’occasion d’en reparler ;-) )

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Être maman

Pour finir, je suis devenue maman et j’ai compris l’importance de prendre du recul. De ne pas se laisser envahir par des émotions négatives. Tout cela se travaille, et j’y travaille encore chaque jour au quotidien. Ne pas attacher trop d’importance à ce qui n’en a pas. Faire preuve de discernement et continuer à lire et à m’informer avec frénésie :-)

Voilà ce qui rythme mon quotidien depuis que je suis maman. Et bien sur, mon cœur a grossi, il déborde d’amour et chaque petit cœur qui vient rejoindre notre vie le fait grossir encore plus…

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Tout n’est jamais rose… mais je m’attache à rendre chaque chose plus belle, à ma façon. J’ai compris l’importance de se remettre en question, d’ouvrir vraiment les yeux, d’agir avec humilité et de se faire confiance. Tout à vraiment pu changer à partir du moment ou j’ai pris conscience que ce que je voulais était en moi. Chaque jour est une nouvelle page, et c’est moi, par mes actions, par mes pensées et par mes paroles qui en écrit les lignes principales…

Prends soin de toi et de tes enfants,
Amélie

Valise maternité : La liste de mes essentiels pour un séjour serein !

Valise maternité : La liste de mes essentiels pour un séjour serein !

La fameuse “valise maternité”! On a souvent beaucoup de hâte à la préparer. Cela signifie que la rencontre avec bébé est imminente. Elle nous projette dans un univers concret auquel on a beaucoup pensé durant notre grossesse.

On prend un grand soin à préparer notre valise maternité. En ce qui me concerne, je choisis la première petite tenue de mon bébé avec beaucoup d’attention. L’arrivée de bébé est très “violente” pour lui. Il passe d’un état de “foetus” à un état “d’enfant”. D’une vie intra-utérine contenante, chaude, tamisée, douce, sécurisée, bercée et où tous les besoins sont assouvis en temps et en heure à une vie extra-utérine où le son et la lumière sont agressifs pour ses yeux et ses oreilles, où il doit apprendre à manger et respirer par lui-même, où il doit communiquer pour prévenir d’un besoin… Une vie beaucoup plus compliquée en somme !

Alors, pour lui offrir un maximum de confort, je prends soin de choisir un petit pyjama douillet,  bien chaud et à sa taille. Je prépare aussi un bonnet et un gilet bien chaud pour l’aider à conserver la chaleur de son corps.

Bien sur, je garde en tête que ce dont mon enfant a besoin par dessus tout, c’est de moi. De mes bras, de ma chaleur, de mon odeur naturelle, de ma contenance, du son de ma voix, des battements de mon cœur et du contact direct avec ma peau. Ces choses là ne se mettent pas dans la valise maternité ;-) Mais tout le reste oui !

valise maternite

Comme tu peux te l’imaginer (et comme d’habitude!), je me simplifie la vie au maximum.

Un séjour classique à la maternité après un accouchement par voie basse dure entre 3 et 5 jours. Ce séjour peut être raccourci (pour Gaspard je suis sortie 36h après sa naissance – sur demande), ou il peut être rallongé si l’enfant et/ou la maman ont besoin de soins spécifiques sur une plus longue durée.

Comme on ne peut pas tout prévoir, je pars du principe que tout va bien se passer. Je ne prend que les essentiels pour le confort  de mon bébé et le mien. Si je dois rester plus longtemps ou si les besoins de bébé impliquent du “matériel” supplémentaire, je compte sur Fabien pour me les apporter !

Je te propose donc un récapitulatif de ce qui se trouve dans ma valise maternité.

Valise maternité : côté bébé

Je pars sur la base d’un séjour court (3 jours). C’est une solution que je trouve équilibrée afin de prendre le temps de récupérer et faire connaissance avec mon bébé, et en même temps, pour revenir au “nid” le plus vite possible !

Layette pour ma valise maternité

Je prends une tenue par jour car il peut y avoir des régurgitations. A la maternité, mon bébé reste en pyjama. C’est ce qu’il y a de plus simple et de plus confortable, et surtout, ça évite de le changer plusieurs fois par jour. Je pense à lui avant tout, et porter de jolies petites tenues n’est pas dans la liste des priorités de mon bébé (ni dans la mienne;-) )! Nous aurons le temps un peu plus tard pour cela :-)

  • 4 bodys
  • 4 pyjamas
  • 4 gilets : un petit bébé a besoin d’être bien au chaud afin de retrouver l’agréable sensation de chaleur connue dans le giron maternel
  • 1 paire de chausson : il est souvent difficile de réchauffer les extrémités (mains et pieds), la petite paire de chausson va donc aider à maintenir ses petits pieds bien au chaud.
  • 1 bonnet. Il est très utile en salle d’accouchement afin d’aider le bébé à maintenir sa chaleur corporelle au maximum. Les jours suivants, je peux aussi être amené à lui mettre pour continuer à l’aider à se réchauffer si le besoin s’en fait ressentir.

Matériel de puériculture pour ma valise maternité

  • Sling et/ou écharpe de portage. Lors du séjour à la maternité, j’ai tendance à avoir mon bébé dans les bras en quasi permanence. Mais si je veux retrouver la mobilité de mes bras pour une raison ou une autre, le moyen de portage est ce qu’il y a de plus adapté afin de répondre aux besoins de mon bébé.
  • Topponcino. C’est un tout petit matelas adapté aux dimensions de bébé que l’on retrouve dans la pédagogie Montessori. Cela permet de le contenir et de le poser plus facilement. Et si ta maman, ou ta belle-maman veulent porter ton bébé, c’est un bon compromis que de leur proposer dans le topponcino (cela limite les changements d’odeurs, de températures et de contenance) ! Pour plus d’infos sur le topponcino (comment le fabriquer, ou l’acheter… etc), voici mon article complet sur le sujet.

Accessoires de toilettes pour le change à mettre dans ma valise maternité

  • Couches jetables. Je pars sur une base de couches jetables écologiques car je n’ai pas de possibilités de laver les couches à la maternité. Et puis pour les premiers jours je préfère le côté pratique des jetables, mon bébé sera en couches lavables vers la fin de son premier mois. Pour tout savoir sur mes couches lavables, voici l’article que je te propose.
  • Compresses en non tissées. Là aussi, je pars sur du jetable car je ne peux pas laver mes carrés de coton en tissus à la maternité. Et puis pour enlever le méconium (selles des premiers jours) qui “colle” bien, c’est plus pratique ! Ces compresses en non tissées vont aussi me permettre de faire les soins du cordon et de laver les yeux et le nez. (Je les ai acheté en pharmacie)
  • 1 petite bouteille d’eau. Mes enfants sont lavés uniquement avec de l’eau au niveau du change. En cas de selles collantes je peux leur mettre un peu de liniment oléo-calcaire mais j’évite car cela “encrasse” mes couches lavables et puis je ne veux pas perturber le système d’hydratation naturel de la peau.
  • Sérum physiologique. Le sérum physiologique va me permettre de faire les soins du cordon et de nettoyer les yeux et le nez.

Certaines maternités fournissent le sérum physiologique, les compresses en non tissées et les couches. (se renseigner au préalable auprès de sa maternité)

Accessoires pour les “repas” à mettre dans ma valise maternité

  • 4 bavoirs. J’emmène de tous petits bavoirs afin d’essuyer la commissure des lèvres après la tétée (si besoin) et en cas de régurgitations.

Je précise ici que j’ai fait le choix d’allaiter mon bébé. Comme l’on été Arthur et Gaspard. Pour plus d’infos sur l’allaitement je te renvoie directement aux articles que j’ai déjà écrit sur le sujet.

Comment bien préparer l’allaitement maternel?
Les 6 règles d’or pour bien démarrer l’allaitement maternel
10 idées reçues sur l’allaitement maternel
Le manque de lait : un mythe plus qu’une réalité

Voilà pour la valise maternité du côté de mon bébé. Certains “basiques” n’y sont pas, voilà pourquoi :

  • Turbulette. Je pratique le cododo dès la première nuit, mon bébé est donc tout contre moi et bénéficie de ma chaleur. La couverture/drap vient recouvrir en plus le bas de son corps si nécessaire.
  • Sortie de bain. Les premiers bains sont donnés au bout de quelques jours afin de laisser le temps au vernix caseosa d’agir comme une barrière protectrice et hydratante le plus longtemps possible. Afin d’en savoir plus sur notre rapport à l’eau, voici un article écrit il y a quelques mois.
  • Doudou. Je laisse mon enfant s’attacher à moi et non pas à un éventuel objet de transition. Arthur et Gaspard n’en ont jamais eu. C’est une solution qui convient à notre organisation.
  • Tétine. J’allaite à la demande. Il n’est pas envisagé que le besoin de succion de mon bébé soit assouvi par autre chose que mon sein.

Valise maternité : côté maman

De mon côté, c’est le confort et la praticité qui sont privilégiés avant tout le reste ! Voici ce que j’emporte dans ma valise maternité.

Mes habits pour la valise maternité

Le confort avant tout. Je prends des habits dans lesquels je me sens super bien mais dans lesquels je n’ai pas non plus l’air en pyjama!

  • 2 caleçons (type corsaire pour le sport) et/ou pantalons fluides. J’adapte selon la saison et le temps prévu
  • 2 hauts d’allaitement
  • 1 gilet
  • 3 soutien-gorge d’allaitement
  • 2 pyjamas
  • 5 culottes. Exception pour les culottes, car les pertes de sang du postpartum sont très abondantes. Je prévois donc une éventuelle fuite !
  • Espadrille. J’adore les espadrilles! J’en ai 2 paires : chaussons et chaussures. C’est tellement confortable et rapide à enfiler!

Je ne prends pas ma tenue pour la sortie de la maternité afin de ne pas encombrer ma valise. Elle est prête mais reste à la maison. Fabien me l’apportera la veille de ma sortie (en échange du sac de linge sale :-) )

Ma trousse de toilette pour la valise maternité

Elle est composée des produits que j’utilise au quotidien. Tout simplement. Côté organisation, mes produits se trouvent tous dans ma trousse depuis quelques jours. De cette manière elle est prête et je n’ai plus qu’à la glisser dans ma valise maternité au moment de partir pour le grand évènement!

Dans la valise maternité, je glisse tout de même quelques accessoires spécifiques à la maternité.

Mes “papiers” pour la valise maternité

  • Dossier maternité. Il comprend mes résultats d’analyse, les comptes-rendus de l’échographe et ceux de la sage-femme.
  • Ma carte de groupe sanguin
  • Ma carte d’identité
  • Ma carte vitale
  • Notre livret de famille

Mes “effets personnels” pour la valise maternité

  • Un livre. Où que j’aille et quoi que je fasse, je me déplace toujours avec un livre. Pour ce troisième accouchement j’ai choisi le livre de Charlotte Ducharme “Cool Parents make happy kids“. Charlotte est aussi l’auteur du blog du même nom :-)
  • Carnet de grossesse. Pour cette troisième grossesse, je me suis offert un carnet de grossesse sous forme de mandala. Je l’emmène pour noter tous les petits détails liés à l’accouchement et aux premiers instants.

Et voilà pour le tour complet de mes essentiels “valise maternité”. Après, c’est l’attente et l’impatience qui s’installent… ;-)

valise maternite

Pour aller plus loin, je vous propose de découvrir en vidéo ma valise pour la maternité:

Valise maternité

Prends soin de toi et  de tes enfants.
Amélie

Comment préparer un retour anticipé à la maison avec bébé ?

Comment préparer un retour anticipé à la maison avec bébé ?

Votre terme approche et vous avez hâte de faire votre première rencontre avec l’enfant que vous portez et que vous chérissez déjà tant ? Vous avez envie de vivre ces moments merveilleux en toute quiétude et en toute intimité, mais la maternité ne vous semble pas forcément être un endroit approprié pour cela, bien qu’aujourd’hui, les maternités fassent de nombreux efforts pour respecter au maximum l’intimité des familles. Vous appréhendez alors la durée de votre séjour à la maternité ? Vous aimeriez pouvoir anticiper le retour à la maison avec bébé ?

Pour notre premier enfant, Arthur, nous n’étions pas préparé à un retour anticipé à la maison avec lui. Du coup j’ai passé 4 nuits et 5 jours à la maternité, dont ma première nuit avec mon bébé dans une chambre double avec l’enfant de ma voisine de lit qui n’a pas arrêté de pleurer. Je sais que je ne  suis pas la plus à plaindre car beaucoup de femmes passent leur séjour entier en compagnie d’une voisine de chambre, mais cette expérience m’a fait réaliser à quel point se retrouver dans le cocon de sa maison était important.

Dans quels cas le retour à la maison avec bébé peut être anticipé ?

La maternité sera plus encline à vous laisser sortir dans les cas suivants :

– Vous et votre bébé êtes en bonne santé
– Votre accouchement c’est bien passé, c’est à dire par voie basse et sans complications particulières
– La mise en place de l’allaitement semble très bien se passer
– Vous êtes à l’aise avec votre bébé
– Vous avez le moral et êtes en forme (comme on peut l’être après un accouchement !)
– Votre bébé ne présente aucun risque particulier (comme la jaunisse ou autre infection)
– Vous avez déjà anticipé et surtout préparé votre retour à la maison et en avez fait part au personnel médical de la maternité
– Vous avez préparé un “projet de naissance”

Dans certains cas, cela peut être plus compliqué d’anticiper le retour à la maison avec bébé :

– Césarienne
– Pathologie du nourrisson
– Fatigue extrême de la maman
– Courbe de poids de bébé qui chute dangereusement

Le personnel soignant, ne voulant prendre aucun risque, peut trouver toutes sortes d’arguments pour vous garder sous surveillance.

C’est alors qu’une une discussion constructive entre la maman, le papa et le personnel soignant s’impose afin que chacun exprime ses motivations, ses besoins et ses attentes. Après avoir réfléchi aux différentes solutions, une décision peut alors être prise.

Peut importe votre décision, ne prenez pas de décision à la hâte et pensez à votre santé et à celle de votre bébé. Pour bien vous occuper de votre bébé, vous avez besoin d’être en forme. En aucun cas vous ne devez subir de pressions concernant votre choix.

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Bien choisir sa sage-femme à domicile

Anticiper le retour à la maison avec bébé

Vous voulez vraiment raccourcir au maximum votre séjour à la maternité ? Sachez que cela est possible, toutefois il y a de grandes chances pour que vous passiez tout de même un petit séjour à la maternité :

2 à 3 jours si vous et votre bébé êtes en bonne santé après un accouchement par voie basse
3 à 4 jours si vous et votre bébé êtes en bonne santé après un accouchement par césarienne

Bien anticiper son retour à la maison avec bébé c’est prévoir les points suivants :

Assurer le suivi du bébé

Votre bébé doit être observé, médicalement parlant, lors de ces premiers jours. Ce suivi est principalement porté sur son poids, sa bonne hydratation, sa température et son comportement général.

Pour cela, une sage-femme doit venir à votre domicile pour examiner votre bébé. Vous devez absolument prévoir les 3 visites suivantes et en faire part au personnel soignant dès votre arrivée à la maternité :

– La première doit avoir lieu dans les 24h qui suivent votre sortie de la maternité
– La deuxième doit avoir lieu dans les 6 jours qui suivent votre sortie de la maternité
– La troisième doit avoir lieu dans les 15 jours qui suivent votre sortie de la maternité

Vous devez également prévoir la réalisation du test de Guthrie :

Au quatrième jour de votre bébé, vous devrez prévoir que la sage-femme venant à votre domicile pourra effectuer le test de Guthrie. Ce test est un prélèvement sanguin effectué au niveau du talon de bébé lors de son 4ème jours de vie. Il permet de dépister certaines maladies rares comme la mucoviscidose. Assurer vous que votre sage-femme soit apte à réaliser ce test.

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Test de Guthrie

Assurer le suivi de la maman

En tant que maman, vous aurez aussi besoin d’un suivi, notamment si vous avez eu une épisiotomie, une césarienne ou si des douleurs sont ressenties suite à l’accouchement. L’idéal étant que la sage-femme venant pour votre bébé puisse vous examiner par la même occasion.

Le suivi avec la sage-femme permet également de faire le point sur la mise en place de l’allaitement.

Votre sage-femme peut aussi être une personne de confiance à qui vous pourrez parler de votre ressentie de nouvelle maman sans tabous et sans retenues.

Le retour à la maison avec bébé est souvent un très beau moment fortement désiré par tous les jeunes parents. Cependant, n’hésitez pas à vous faire aider si vous en ressentez le besoin, n’hésitez pas à vous confier à votre sage-femme ou à un proche si vous en ressentez le besoin également. Même si tout ne vous semble pas parfait comme vous l’aviez imaginé, prenez un maximum de recul et profitez à 100% des premiers jours avec votre bébé.

Je vous invité à aller plus loin en découvrant notre article sur la bonne mise en place de l’allaitement maternel.

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