Je ne passerai plus après mon bébé

Je ne passerai plus après mon bébé

Lorsque je suis devenue maman, la chose qui a été la plus dure pour moi, au delà de mes difficultés à allaiter, de la fatigue, des nuits entrecoupées, de mon panier à linge plus haut que l’Everest, de l’impossibilité d’être seule aux toilettes, de la difficulté à manger plus de 3 bouchées d’affilée sans avoir à me lever, ce fut endormir bébé que se soit le soir, la nuit ou lors des siestes.

Pourquoi?

Au-delà du fait que ces pleurs inscrivent en moi un sentiment désagréable et inconfortable, ils me fatiguent et m’épuisent.

Quand les autres me rassuraient sur le fait qu’il était normal que mon enfant pleure, j’entendais sans écouter.

Mon coeur, ma tête et tout mon corps avaient besoin d’entendre un autre message.

Je suis alors partie en quête de comprendre les pleurs de mon bébé pour trouver des solutions d’apaisement pour eux autant que pour moi.

Que se passe-t-il quand je pleure ?

J’ai commencé par observer ce qu’il se passait en moi lorsque je pleurais.

J’ai rapidement compris que mes pleurs étaient le reflet d’un besoin, d’un sentiment de manque, d’un message qui n’était pas (ou mal) passé, d’une blessure réveillée, de mots blessants…

Pleurer était pour moi un moyen de décharger mes angoisses, ma tristesse et mon mal-être passager.

Quand je pleure, j’aime que quelqu’un me prenne dans ses bras, m’écoute, me donne de l’amour.

Je n’ai pas besoin d’être rassurée, car je sais que mes pensées ne sont pas la vérité.

Mes pensées ne sont qu’un aspect subjectif de mes perceptions. Mes pensées ne sont pas la réalité, elles peuvent le devenir si je persiste à y croire, mais au moment où je les émets, elles ne le sont pas encore.

Personne n’a le pouvoir de changer mes pensées à part moi.

Mais indéniablement, lorsque je suis soutenue dans mon chagrin, je me sens mieux. Je me sens mieux car ma douleur est reconnue. J’ai ce sentiment d’amour et d’importance qui m’est envoyé tel un drapeau blanc en signe d’auto-apaisement.

Cette considération m’apporte un souffle de confiance et je comprends que mes émotions sont normales.

Et même si personne ne peut véritablement m’apporter de solutions, une présence aimante lorsque je pleure m’aide à aller mieux.

Et c’est en allant mieux que je peux réfléchir à mes pensées et les changer.

Bien sûr, un bébé n’a pas encore la capacité de faire évoluer ses pensées (quoique…), mais il a le droit, lui aussi, d’être soutenu dans son chagrin.

Il a le droit d’avoir une présence affectueuse pour l’aider à reprendre confiance en lui, pour l’aider à chasser ses angoisses, pour l’aider à comprendre que pleurer est normal et qu’il est bon, parfois, de pleurer dans les bras de quelqu’un.

Oui, cela fait du bien de pleurer dans les bras de quelqu’un.

câlin garçon avec maman

Commencer par changer ce dont on a conscience

C’est alors que j’ai compris pourquoi les pleurs de mon bébé étaient si durs à gérer et pourquoi ils me fatiguaient autant: ils induisaient un accompagnement et un don de temps et d’énergie auxquels je n’étais pas préparée.

J’ai compris aussi que la plupart des parents qui laissaient pleurer leurs enfants le soir ne le faisaient pas endormir bébé seul à la dure ou à faire sa nuit.

Mais tout simplement parce que, eux non plus, n’étaient pas préparés à offrir ce temps et cette énergie.

Nous n’avons pas conscience du temps et de l’énergie que nous devons allouer pour répondre aux besoins de notre bébé lorsque nous devenons parents.

Et on ne peut changer que ce dont on a conscience.

La conscience m’aide chaque jour et m’ouvre des horizons et des possibilités que je n’entrevoyais pas avant.

Je me suis donc fait une promesse: répondre aux besoins de mes enfants tout en respectant les miens.

Et c’est à ce moment-là que ma parentalité a changé.

En quelques mois, je n’ai plus subi les émotions de mon enfant, ses pleurs, ses frustrations et ses colères.

J’avais fait évoluer mon accompagnement vers la conscience et en misant sur la qualité de mon implication.

Je ne peux pas offrir une disponibilité intégrale à mes enfants. Mais je peux leur offrir ma présence dans les moments où ils en ont le plus besoin.

J’ai tenté une autre approche, une autre posture. Au fil des jours, mon rôle et ma mission auprès d’Arthur, mon premier enfant, a pris tout son sens.

Je devenais la mère que je voulais être, et encore au-delà, je devenais la personne que je voulais être pour lui, mais avant tout pour moi.

Pas une personne parfaite, oh non !

Chaque jour, je continue à prendre conscience de mes failles, et j’apprends aussi à m’assumer dans ma globalité. Et surtout, j’apprends à prendre soin de moi dans les bons, mais encore plus, dans les mauvais moments.

amelie blot

La solution est en nous

Nous attendons trop longtemps que la solution vienne de l’extérieur.

En cherchant au mauvais endroit, nous passons à côté de la mine d’or qui est en nous et qui a le pouvoir de rendre notre vie brillante. La solution est en nous.

En nous réappropriant l’essence même du rôle de parent, nous inscrivons chacun de nos gestes avec cohérence pour mener à bien la plus belle et la plus grande mission de toute notre vie.

Nos enfants ont besoin de nous maintenant. Pas demain, pas après les vacances, pas quand nous aurons le temps… Ces moments n’arriveront jamais.

Attendre le bon moment, c’est prendre le risque de se placer en spectateur de sa vie. C’est prendre le risque de regretter toutes ces choses que l’on aurait pu faire.

Notre quotidien et les exigences auxquelles nous devons répondre chaque jour ne nous rendent pas la vie facile, et pourtant, rien n’est impossible.

Aujourd’hui, il existe des hommes-troncs, sans bras ni jambes, qui traversent des mers.

Alors il nous suffit de quelques mots, de quelques gestes, et d’une décision pour que l’impossible devienne possible.

Allaitement maternel prolongé d'un bambin

Endormir bébé sans pleurs

Pour moi, la décision a été claire comme de l’eau de roche: je devais commencer par changer mes soirées et faire en sorte que mon petit Arthur s’endorme paisiblement chaque soir avec la même constance

Et lorsque mes soirées ont changé, mes journées ont changé!

Avec de la volonté et une approche simple et naturelle, j’ai transformé le moment que je redoutais le plus chaque jour en un grand moment de plaisir.

Mon enfant a ressenti ce changement au plus profond de lui-même et cela lui a donné assez de confiance pour s’apaiser et lâcher prise tous les soirs de sa vie.

Nous transmettons inconsciemment tout ce qu’il se passe en nous à nos enfants. Pour changer toutes ces choses qui nous déplaisent, nous devons commencer par aller puiser en nous.

A ce jour, j’ai de la gratitude pour la détermination qui m’a guidée dans ce cheminement et qui m’a permise d’accompagner chacun de mes enfants à s’endormir naturellement et sans pleurs.

Soyez certaines que vous êtes capables d’accompagner votre enfant à trouver le sommeil sans pleurs et sans cris.

Plus vous l’accompagnerez, plus il sera simple d’endormir bébé seul. Et plus vous serez nourrie par ce sentiment très fort d’accomplissement.

Confiance, gratitude et apaisement s’installeront durablement en vous et vous ne vous sentirez plus fatiguée.

Non pas que vous n’aurez plus rien à faire pour accompagner votre enfant, mais vous saurez comment le faire pour que ses besoins et les vôtres soient respectés.

Et surtout, vous saurez “pourquoi” vous le faites.

La réponse à cette question cruciale sera votre carburant le plus efficace pour vous mener vers une vie sereine et épanouie.

Pour aller plus loin et découvrir comment endormir bébé dans le calme et sans pleur, j’ai mis au point un programme basé sur ma propre histoire et mon expérience.

Ce programme 100% en ligne a déjà accompagné des centaines de parents à retrouver des nuits sereines et épanouies. Je t’invite à cliquer ici pour découvrir le programme “Bébé dort”.

Le sommeil de l'Enfant avec constance

Constance qui dort

Prends soin de toi et de tes enfants

Amélie

Qu’est-ce que l’Éducation Positive en 7 Points Clés ?

Qu’est-ce que l’Éducation Positive en 7 Points Clés ?

On entend beaucoup parler ces derniers temps d’éducation positive et bienveillante. Ces grands concepts se font de plus en plus présents dans notre quotidien de parents, et de ton côté, tu cherches à comprendre précisément ce que recouvrent ces concepts, de manière simple et concrète. Comment faut-il s’adresser à son enfant ? Quels schémas de comportement mettre en place ? Comment l’aider à gérer ses émotions (et les tiennes!) ? Comment réagir aux “bêtises”, aux périodes d’opposition ou aux crises de colère ?
Je te propose de découvrir, dans cet article, les 7 points qui me paraissent essentiels pour devenir un parent positif.

 

1. Prendre en compte le stade de développement de son enfant

Il est beaucoup plus simple d’être bienveillant quand on est informé des différents stades de développement de l’enfant via les neurosciences. En prenant connaissance des périodes sensibles de ton enfant, tu peux identifier ses besoins, de manière claire et fluide. Mais surtout, ces connaissances nous aident à prendre conscience qu’on ne peut pas attendre les mêmes choses de la part d’un enfant de 1 ou 2 ans, que d’un enfant de 4, 6 ou 10 ans.

La petite enfance : 0 à 5 ans

Dans les grandes lignes, le bébé ou le jeune enfant a besoin de protection et de sécurité pour construire son sentiment de confiance et plus tard, sa capacité à développer son autonomie. Il se développe à travers l’amour reçu et l’affectivité, au-delà du fait de pouvoir combler ses besoins physiques de base. On entend notamment ici l’idée de répondre aux pleurs d’un bébé qui exprime son besoin.

C’est aussi la période pendant laquelle il développe ses facultés motrices et le langage. C’est une phase intense de découverte sensorielle. Puis apparaissent la période du “non”, de l’affirmation de soi et les premières étapes de socialisation.

L’enfance : 6 à 11 ans

Pendant cette période de croissance, l’enfant développe sa capacité de raisonnement. Il a besoin de confronter son esprit logique à son envie d’explorer le monde imaginaire pour développer son imagination. C’est aussi une phase de développement de sa confiance en soi, d’exploration des règles et des notions de justice.

 

2. Remplir le réservoir affectif de son enfant est essentiel en éducation positive

Être un parent bienveillant, c’est aussi pouvoir se rendre disponible et à l’écoute aussi souvent que possible. Malgré nos obligations quotidiennes, les tâches ménagères et notre course contre la montre, prendre le temps de s’arrêter (vraiment), même quelques minutes, pour jouer, répondre ou prêter attention aux sollicitations de notre enfant. Ce moment-là représente, pour lui, une véritable marque de considération et d’amour de notre part. Cela compte énormément pour lui et vient impacter son état d’apaisement global (notamment à l’heure du coucher!).

 

3. Pratiquer la Communication Non Violente ou CNV

La CNV est l’un des outils magiques et indispensables en parentalité bienveillante. Et la loi soutient enfin le fait que l’éducation de nos enfants peut se faire sans user de violences physiques ou psychologiques.

Se positionner en observateur de ses propres réactions émotionnelles

Pour pouvoir prendre du recul sur nos propres états émotionnels, il est nécessaire de nous positionner en observateur de nos réactions. En prenant quelques secondes pour observer l’émotion qui monte en nous ainsi que la réaction que l’on projette d’avoir, nous sommes en mesure de prendre conscience de ce qui est en train de se jouer. C’est un excellent moyen de progresser en self-control.

Identifier son besoin et exprimer son sentiment

Pour aller plus loin, il est important de prendre quelques secondes supplémentaires pour nous demander quel besoin nous cherchons à exprimer à travers cette émotion. Est-ce un sentiment de fatigue, de frustration, de lassitude, de manque..? Afin d’éviter d’entrer dans un mécanisme accusateur ou agressif en utilisant le “tu”, prenons le temps de retourner la situation en utilisant le “je” pour exprimer ce qui est le fruit de notre propre ressenti. “Je me sens énervée et fatiguée” plutôt que “Tu m’énerves, tu me fatigues”.

Être un parent positif, c’est aussi formuler ses phrases de manière positive

Le mental n’entend pas la négation ! Si je te dis : “ne pense pas à un singe rose”, tu vas penser à un singe rose ! Il est préférable de formuler nos attentes de manière positive : “Est-ce que tu veux jouer avec la cuillère en bois ?” plutôt que “Je ne veux pas que tu touches à la télécommande”.

Pratiquer l’écoute active et développer son empathie

Il s’agit de reformuler ou paraphraser ce que ton enfant te communique. De cette manière, il entend et comprend que tu as reçu et saisi le message qu’il souhaite te faire passer. Il se sent écouté, compris et donc apaisé et aimé.

Pour en savoir plus, je t’invite à lire mon article pratique sur les bases de la Communication Non Violente ou CNV.

 

4. Responsabiliser l’enfant et développer son autonomie

Réagir aux “bêtises” avec bienveillance

Plutôt que de prendre un ton ou un regard accusateur, un parent bienveillant va proposer à son enfant de comprendre ce qu’il s’est passé. Surtout s’il est très petit, comprendre comment un verre s’est retrouvé brisé par terre représente tout un processus à intégrer. Il peut être bon de revoir avec lui l’action qui s’est déroulée. Ensuite, toujours selon l’âge de l’enfant, on peut lui proposer de nous aider à nettoyer ou réparer les dégâts causés par l’incident.

Missionner son enfant

Qu’il s’agisse de t’aider à choisir les fruits lors de la sortie courses ou bien de trouver une solution à une situation, on va s’attacher à responsabiliser l’enfant le plus possible, afin de l’inciter à développer sa confiance et son autonomie. Lors d’un conflit, on peut lui demander de réfléchir à un compromis qui ravirait chaque protagoniste par exemple. En fonction de son âge, on peut aussi lui souffler une proposition de solution gagnant-gagnant.

 

5. Intégrer la notion des neurones miroirs en éducation positive

En prenant conscience de l’effet de ce qu’on appelle les neurones miroirs, il devient clair que réagir aux crises de colère par les cris et l’énervement ne mènera pas à un retour au calme. L’enfant va s’inspirer et apprendre par notre exemple, que ce soit dans notre posture, nos réactions ou simplement nos actions. Et bien sûr, on ne parle pas ici d’être un parent parfait, mais de montrer l’exemple d’un parent authentique, vulnérable et qui fait de son mieux.

En parlant de parent parfait, tu peux aussi lire mon article sur “Comment être une bonne maman ?” qui t’invite à réfléchir à cette notion de perfection inaccessible, et ce qu’il est vraiment essentiel à considérer pour une maman.

 

6. Gérer la période du “NON” en parentalité positive

En prenant connaissance, comme énoncé plus haut, des différentes phases de développement de l’enfant, on identifie bien la période du “non”. Cette période correspond à un besoin d’identité et de différenciation. L’enfant réalise, autour de 2 ans, qu’il est une personne à part entière, différenciée de sa maman avec qui il fusionnait durant la grossesse et les premiers mois de sa vie. Plusieurs options s’offrent à nous pour adoucir cette période :

  • Poser des questions à notre enfant, développer le thème du désaccord pour comprendre son désir ou son besoin.
  • Proposer des alternatives, donner le choix entre 2 options : “Tu préfères mettre tes chaussures bleues ou rouges ?” plutôt que “Tu veux bien mettre tes chaussures ?”.
  • Sécuriser l’environnement du jeune enfant les 2 premières années de sa vie afin d’éviter qu’il n’entende le “non” de manière abusive. Ce qui peut réduire l’utilisation excessive du “non” lorsqu’il sera en âge de l’exprimer, parce qu’il l’aura beaucoup entendu.

 

7. Accueillir, identifier et reconnaître ses émotions

Poser des mots sur son état émotionnel va apaiser et rassurer ton enfant. Lui montrer qu’il est écouté et compris lui permettra de prendre conscience de l’émotion qui le traverse, émotion qu’il n’a peut-être pas encore la capacité de nommer. Une fois identifiée, l’enfant peut accueillir cette émotion et nous pouvons ainsi l’aider à la supporter pour l’accompagner naturellement vers l’apaisement. Il s’agit de lui apprendre à gérer ses émotions en leur laissant la place nécessaire pour qu’elles s’expriment, sans les bloquer ou les étouffer. C’est un bagage précieux à offrir à son enfant pour sa vie d’adulte.

 

J’espère que cet article t’aura permis de comprendre les bases et fondements de l’éducation positive. Dis-moi en commentaires ci-dessous, lequel de ces principes t’aide le plus au quotidien à changer ton regard de parent pour être plus positif ?

Prends soin de toi et des tes enfants,

Amélie

Communication Non Violente (CNV) : Les Bases

Communication Non Violente (CNV) : Les Bases

Combien de fois, suite à un comportement que l’on juge indésirable de la part de son enfant ou d’un autre adulte, on s’emporte sans même avoir pris le temps d’analyser la situation ? La communication non violente ou CNV est un processus de communication favorisant l’écoute de soi et de l’autre. Elle permet des échanges interpersonnels sans violence, plus respectueux. Ce type de communication est une véritable aide à la gestion des conflits. Je te dévoile, dans cet article, les étapes clés pour l’appliquer avec tes enfants.

Communication non violente (CNV) : définition

La communication non violente est un processus de communication développé par Marshall B.Rosenberg, docteur en psychologie clinique, qui s’appuie sur une meilleure connaissance de soi et de l’autre afin de favoriser la coopération. Elle consiste à prendre le temps de s’arrêter sur ce que l’on ressent pour pouvoir réagir avec le coeur, et non avec les schémas de réaction automatiques ancrés depuis des années dans notre être.

De cette façon, la CNV prône une écoute active de l’autre pour développer son empathie. Une personne ou un enfant qui se sent écouté et compris est déjà plus apaisé, naturellement. Cette technique permet d’anticiper le conflit et d’améliorer les relations de manière générale en cultivant la bienveillance.

Comment l’appliquer dans nos relations au quotidien

Communication non violente

Prendre du recul et observer

Lorsque un élément déclencheur (une parole ou un comportement que l’on a jugé indésirable pour nous) génère une émotion difficile et une réaction violente en nous, nous devons réussir à prendre du recul, à stopper cette réaction avant de l’extérioriser. S’arrêter, se mettre sur pause quelques secondes, pour observer ce qu’il se passe, permet généralement de retrouver un certain apaisement. Ainsi, en prenant le temps d’observer ce qui se passe en nous, nous sommes capables de voir, regarder et nommer le sentiment que nous ressentons alors (de la colère, de la peur, de la tristesse, etc.). “Qu’est-ce que je ressens exactement ?”

Identifier le besoin

Une fois le sentiment nommé et donc identifié, on va pouvoir se demander : “Pourquoi je ressens cela ?”. Quel besoin est présent derrière ce sentiment ? Quelle est la cause de mon ressenti ? Par exemple : “JE suis irritable et stressée PARCE QUE j’ai besoin de repos” ou bien “J’ai peur de te voir te blesser parce que je t’aime et que j’ai besoin d’être rassurée sur ta sécurité”, etc.

Exprimer son ressenti avec sincérité

Une fois notre propre besoin identifié également, il s’agit de l’exprimer à l’autre avec bienveillance. C’est un exercice qui n’est pas toujours facile à réaliser face aux schémas de pensée actuels. On a souvent tendance à penser que l’expression des sentiments est un signe de faiblesse. C’est pour cela que l’idée que j’aime exprimer pour évoquer la CNV, c’est celle de “déposer les armes”. De parler d’humain à humain avec coeur et sincérité, sans chercher ni coupable, ni faute. N’oublions jamais que nous sommes des êtres émotifs, les émotions font partie de notre nature, elle sont même primordiales à notre survie.

Reformuler sa demande

Après avoir compris et exprimé notre ressenti et notre besoin, l’étape suivante consiste à formuler notre demande de manière positive et claire. L’objectif visé ici est que ton enfant (ou la personne avec laquelle tu communiques) comprenne clairement ce que tu attends de lui.

Il faut savoir que le cerveau de l’enfant (comme l’adulte) n’entend pas tout de suite la négation : si je te demande de NE PAS penser à un gâteau au chocolat… A quoi vas-tu penser?! :) Il y a de grandes chances que tu penses justement à un gâteau au chocolat !

Et pourtant c’est l’inverse que je voulais te faire faire. C’est pour cela qu’on préfèrera parler positivement en disant par exemple : “Voici un fruit, plein de vitamines, dont tu tireras l’énergie pour continuer de grandir, courir et faire les choses que tu aimes”.

Pratiquer l’écoute active et empathique

C’est l’un des points que j’aborde dans mon article “Comment être une bonne maman”. De manière générale, lorsque ton enfant s’adresse à toi, il apprécie de se sentir écouté ET compris. Afin de le rassurer sur ce point, en CNV, on s’attache à reformuler ou paraphraser ce que l’autre nous communique.

Ainsi, il est libre de pouvoir préciser son message ou bien de constater, avec satisfaction, qu’il a été entendu et compris. Pour aller plus loin et montrer à ton enfant que tu t’intéresses à ce qu’il te raconte (en plus du fait d’avoir bien reçu son message), tu peux décrire la situation et poser des questions supplémentaires. Il se fera une joie de te répondre et de remplir son réservoir affectif de cette connexion sincère avec toi.

Proposer une action constructive

Si le dialogue est consécutif à un conflit, on peut proposer une action ou un compromis après avoir identifié, exprimé et écouté les sentiments et besoins de chacun, pour favoriser la coopération. Par exemple, si ton enfant s’est montré agressif, cela peut s’expliquer comme l’expression de son besoin d’attirer ton attention pour jouer avec toi. Il t’a exprimé son besoin d’une manière maladroite. Tu peux alors lui proposer de trouver une autre manière de te demander de jouer avec lui. Ou encore, si tu es occupée, tu peux lui proposer d’écouter une chanson (ou de faire un dessin ou autre) en lui indiquant qu’à la fin de cette chanson, tu seras disponible pour lui.

 

Les bienfaits de la Communication Non Violente ou CNV

Développer des relations positives et bienveillantes

La CNV permet de se connecter aux besoins des autres comme aux siens afin de développer son empathie. Apprendre à prendre du recul, sans jugement, pour observer et identifier le réel besoin de l’autre permet de désamorcer les conflits en se mettant à la place de l’autre.

En pratiquant l’écoute active et en formulant nos demandes de manière positive, nous créons un climat bienveillant et apaisant. En développant ces schémas positifs, nous construisons une relation de confiance et de sécurité qui éloigne les conflits et en réduit la fréquence.

Développer la connaissance de soi

Prendre ce temps pour observer nos réactions, nos sentiments et les besoins qui s’y rattachent permet de se reconnecter à nous-mêmes. Cette écoute de soi nous pousse à développer notre connaissance de nous-mêmes et donc de nous porter plus d’amour, moins de jugement. D’être plus en paix avec soi-même, de comprendre nos mécanismes et à quoi ils font appel. Se donner de l’amour et de la bienveillance nous permet d’être capable d’en donner.

J’espère que cet article t’aura donné des clés pour communiquer avec ton enfant et ta famille dans la bienveillance. Utilises-tu déjà certaines de ces techniques ?

Si tu es jeune maman d’un nourrisson, je te parle plus spécifiquement, dans cet autre article, de la communication avec un bébé.

Prends soin de toi et de tes enfants,

Amélie

Mes 5 meilleurs livres pour adultes

Mes 5 meilleurs livres pour adultes

Aujourd’hui, j’aimerais te présenter les livres pour adultes que j’ai lus et que j’ai aimés cette année.

Lorsque nous offrons un livre, nous offrons aussi une part de soi, de ses idées, de ses projections et de ses idéaux.

Et lorsque nous recevons ou achetons un livre, nous recevons aussi une part de celui qui nous l’offre ou de l’auteur, de ses idées, de ses projections et de ses idéaux.

J’ai toujours beaucoup lu et pris beaucoup de plaisir à lire. C’est important de prendre du plaisir à lire. Lorsqu’un livre ne me plaît pas, je ne le finis pas. Je m’impose de lire le premier tiers (voire moins, car quand on n’accroche pas au bout de 30 ou 40 pages, il y a peu de chances qu’on accroche au bout de 80 ou 100 pages…).

Mes enfants me voient lire depuis toujours, et souvent je lis même plusieurs livres en même temps. Un pour le soir, un pour mon moment calme de début de journée et encore d’autres pour les voyages.

C’est ma façon de faire. J’aime varier les lectures et pouvoir alterner entre romans, bien-être, développement personnel, travail. Ma sensibilité et ma réceptivité ne sont pas les mêmes tout au long de la journée, alors j’adapte mes lectures selon mes envies afin de conserver intacte cette envie et ce plaisir.

Voici la sélection de mes 5 livres coups de coeur pour les parents :

Etre parent en pleine conscience

J’avais lu la première édition de cet ouvrage il y a 7 ans, peu après la naissance d’Arthur. Je l’avais emprunté à la bibliothèque et à l’époque je lisais sans prendre de notes. Honnêtement, je n’avais que peu de souvenirs de cet excellent ouvrage.

Ce livre est une belle source d’inspiration. Les propos du couple d’auteurs sont justes, humbles et mènent à l’introspection.

Je pense que c’est un livre judicieux à lire en tant que parent. Il n’y a aucune technicité, au contraire, la lecture est fluide et nous guide vers une réflexion personnelle.

Je te partage trois extraits :

“Etre en harmonie avec nos enfants ne veut pas dire que tout sera toujours harmonieux.”

“La décision de passer plus de temps ensemble plutôt que de gagner plus d’argent peut-être extrêmement saine pour une famille. Autrement, nous risquons, par une ironie tragique, de manquer le plus important de notre vie, quand nous travaillons pour “gagner notre vie” sans examiner ce que pourrait être cette vie.”

“Très souvent, nous sommes prisonniers d’une vision des choses, conditionnés par des idées reçues et des émotions, qui font passer les convenances sociales et le qu’en-dira-t-on avant le bien-être affectif de nos enfants.”

Le jour où

J’ai découvert ces BDs un peu par hasard et j’ai tout de suite accroché avec l’héroïne, son parcours, ses valeurs et ses aspirations.

Ces livres sont conçus sur le modèle d’un parcours initiatique, ce qui en fait des ouvrages plein d’inspirations.

Les illustrations sont superbes, un vrai plaisir pour les yeux.

Mission hygge

Ce livre est ma surprise de l’année. Je l’ai reçu en cadeau et franchement je n’avais pas beaucoup d’attentes à son sujet.

Encore une fois, mes préjugés ont été dépassés !

Je recommande chaudement ce livre à toutes celles et ceux qui veulent recevoir une grosse dose de bonheur et d’ambiance cocooning, à grand renfort de plaids et de lampions colorés.

Ce roman nous emmène dans la vie de Chloé, une jeune journaliste de 35 ans sans enfant et sans conjoint, qui, sans s’avouer malheureuse, vit finalement un quotidien dénué de sens.

Sensible et à fleur de peau, ses blessures profondes la rendent irascible et hostile à la vie.

C’est alors que son patron lui confie une enquête un peu particulière : se rendre dans une petite ville du Danemark, élue “village le plus heureux du monde”, afin de déceler et dévoiler au grand jour la recette du bonheur…

C’est ainsi que l’aventure commence.

Ce roman m’a fait rire, pleurer et me sentir bien. J’ai aussi eu le coeur qui bat plus fort et ressenti des papillons dans le ventre.

J’ai à présent une folle envie d’aller au Danemark, de me mettre sous un plaid et de tricoter en buvant des tisanes. ;)

Et la grande idée que je retiens de ce livre c’est celle-ci :

“Ce n’est pas parce qu’on est triste qu’on est obligé d’être malheureux.”

Les langages de l’amour

Voici LE livre qui a changé le regard que je portais sur mon couple.

Le livre est paru il y a très longtemps… et pourtant je ne le connaissais pas.

J’aime être surprise par un livre, j’aime faire évoluer mon regard, mes pensées et mes croyances.

Un livre porteur de sens et d’inspiration positive que je conseille à tous les couples.

Voici un extrait avec lequel je suis tout à fait d’accord :

“Lorsque votre conjoint a son réservoir rempli et qu’il se sent sécurisé par votre amour pour lui, il voit le monde sous un jour lumineux et s’épanouit pour donner le meilleur de lui-même. Mais si son réservoir est vide, qu’il se sent exploité plutôt qu’aimé, il verra le monde autours de lui dans une perspective sombre et n’atteindra probablement jamais son potentiel.”

Maman

Mon grand coup de coeur de l’année. Un livre qui a aussi une signification très particulière pour moi car il m’a été offert par Alysson. Alysson est une maman inscrite à mon programme Maman Epanouie. Elle m’a offert ce livre pour me remercier de tout ce que le programme lui avait apporté de positif dans sa vie de femme et de maman.

Les illustrations sont sublimes, les textes d’une grande profondeur et le message universel.

Comme cela est si bien dit sur la quatrième de couverture :

“Il y a autant de mamans qu’il y a d’enfants. Pourtant, sur tous les continents, lorsqu’elles prennent leur bébé dans les bras, les mamans se ressemblent.”

Un livre à classer dans la catégorie des “beaux livres”. Il se lit en 30 minutes mais les messages s’imprègnent en nous pour l’éternité.

Voici une belle idée de cadeau à faire ou à recevoir pour une maman.

Voici donc la sélection des livres pour adultes qui ont su toucher mon coeur en cette fin d’année 2019.

Et toi, quels sont les livres qui t’ont marquée et que tu as particulièrement aimés cette année ?

Amélie

Comment Être une Bonne Maman ?

Comment Être une Bonne Maman ?

C’est quoi être une bonne maman ? Et selon qui, quelles normes ou quelles valeurs ? Est-ce que l’éducation que l’on choisit de donner à notre enfant est la bonne ? Est-ce qu’il existe une bonne et une mauvaise façon d’être parent ? Peut-on être une mauvaise mère ?

À la naissance d’Arthur, Fabien et moi avons d’abord déterminé les valeurs importantes pour nous. Puis nous avons travaillé jour après jour à établir et maintenir notre épanouissement familial grâce à la magie de la parentalité positive. Je partage ici le fruit de mes réflexions, de mon expérience et de ce que mes enfants eux-mêmes, Arthur, Gaspard et Constance, m’ont appris en matière d’éducation positive.

Une bonne maman est une accompagnante

S’il n’y avait qu’une seule chose à retenir en la matière, c’est que ton enfant a besoin d’être encouragé et accompagné. Pour apprendre à faire seul, il a besoin de voir l’action réalisée afin de la reproduire et que l’on fasse avec lui autant de fois que nécessaire. L’idée étant de toujours prendre le temps de le laisser faire seul et de n’intervenir que s’il en émet le besoin ou l’envie, après lui avoir montré comment faire.

N’hésite pas à l’intégrer et l’impliquer dans toutes les tâches et actions du quotidien. La vie pratique est un grand volet de la pédagogie Montessori dans lequel l’enfant prend énormément de plaisir à évoluer avec nous.

Si l’éducation bienveillante fait partie de tes valeurs, il est important de comprendre qu’investir beaucoup de temps avec ton enfant est essentiel pour l’élever dans la coopération volontaire et te permet d’éviter facilement un rapport de force et d’autorité.

Montrer l’exemple d’une SuperMaman (imparfaite) à son enfant

Donner l’exemple. Entre 0 et 6 ans, l’enfant est doté d’un esprit absorbant. Il observe et imprime tout d’une façon surprenante. Plus nous incarnons ce que nous demandons à notre enfant, plus nous installons notre légitimité et plus nous économisons notre énergie sur le long terme.

En faisant l’effort d’être l’exemple que nous voulons donner, nous permettons à notre enfant d’avoir confiance en notre discours et notre comportement car il seront cohérents.

Cependant, SuperMaman ne veut pas dire maman parfaite ! Apprendre à s’excuser lorsque l’on fait un faux pas, lorsque l’on n’a pas eu la bonne réaction, c’est aussi cela, montrer un bel exemple de maman humaine.

Avoir une organisation de SuperWoman

Dégager du temps pour les priorités et lâcher prise pour le reste, tout en ayant une organisation prédéfinie. En tant que maman, tout est une priorité et tout doit être fait, en temps et en heure n’est-ce pas ? Stop ! Pourquoi tant de pression ?! On se “pause” 30 secondes. On se demande, réellement, ce qui est le plus important tout de suite et pourquoi. Ensuite, on lâche prise sur le reste, sans compromis. Est-ce si grave si le sol est recouvert de semoule ? Elles aura séché demain et ce sera beaucoup plus simple de l’aspirer (technique d’une maman sereine :p). Est-ce si grave si notre enfant vide le placard à ustensiles de cuisine (dont nous avons préalablement retiré les éléments dangereux dans le but de sécuriser l’environnement) parce qu’il est ravi de les manipuler ?

Pratiquer l’écoute active

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Être à l’écoute de ton enfant ne passe pas seulement par le fait de lui répondre “Oui mon coeur ?”, “Wouah !” ou “Aaah ! Ok chéri.”. Écouter activement ton enfant va passer par le fait de te mettre à son niveau, de le regarder dans les yeux (plutôt que de ne pas tourner la tête car tu as le nez dans la vaisselle ou la panière à linge lol).

Il s’agit de lui accorder une réelle et entière attention, en reformulant ses propos pour lui montrer que tu écoutes et comprends son message, en le questionnant pour lui montrer que tu t’intéresses véritablement à ce qu’il te partage.

Bien s’entourer, former une équipe

Qu’il s’agisse de ton ou ta conjoint-e, de ta famille, de ta belle-famille ou encore des ainés, une bonne maman doit s’entourer. Passer le relais dès que nécessaire et idéalement avant que le besoin ne s’en ressente. Remplir ton réservoir affectif en visitant tes propres parents. Accepter l’aide de la Tatie des enfants ou de la maman du meilleur copain de ton enfant qui te propose de récupérer les enfants ce soir parce qu’elle vit juste à côté de chez toi. Partager tes soucis avec la communauté de Mamans Epanouies. Bref, tu n’es jamais seule !

Prendre soin de soi pour être une bonne maman

Comme je le dis souvent, tu ne peux donner que ce que tu reçois. Il est primordial de faire de ton bien-être physique et mental une priorité afin d’être capable de donner le meilleur de toi-même à tes enfants.

Être une bonne maman, c’est être ta propre meilleure amie. C’est être bienveillante avec toi-même. Te demander de quoi tu as besoin pour te sentir mieux chaque jour. C’est faire de ton épanouissement personnel une mission à part entière.

Être une bonne mère pour qui

Enfin, il est important de te demander pour qui tu veux “être une bonne maman”. J’entends par là le fait de savoir si tu veux ressembler à la “bonne maman parfaite”, qui sait se faire obéir et garde le contrôle sur la situation, ce modèle que te crie le regard des autres, braqué sur toi dans ce supermarché quand ton enfant fait sa “crise de colère“. Ou bien si, pour toi, “être une bonne mère” représente le cheminement vers les valeurs qui te sont les plus chères.

Prendre le temps de te demander quel parent tu veux être, selon quelles valeurs, et oser passer à l’action pour faire triompher tes véritables valeurs au sein de ta famille, c’est ça, pour moi, devenir une bonne maman.

 

En bref

  • Être une bonne maman, c’est accompagner son enfant au quotidien. Faire avec lui.
  • C’est montrer l’exemple. C’est aussi reconnaître son caractère humain et imparfait. Apprendre à s‘excuser lorsque l’on a mal réagi.
  • C’est s’organiser en déterminant avec objectivité nos priorités et en lâchant prise sur le reste.
  • C’est pratiquer l’écoute active en accordant une véritable attention à son enfant. Reformuler, questionner, permet de lui montrer que l’on a entendu et compris son message.
  • Être un bon parent, c’est aussi savoir s’entourer, savoir passer le relais.
  • C’est prendre soin de soi pour pouvoir donner le meilleur de soi-même.
  • Être la maman dont on rêve, c’est aussi se détacher du regard et du jugement des autres.

J’espère que cet article t’aura aidée à te rapprocher de la maman que tu souhaites être pour tes enfants. D’ailleurs, ça m’intéresse de savoir comment tu vois les choses : pour toi, c’est quoi être une bonne maman ?

Prends soin de toi et de tes enfants,

Amélie

10 Conseils Pour Voyager Avec Des Enfants

10 Conseils Pour Voyager Avec Des Enfants

Tu envisages de partir en voyage avec tes enfants. On aimerait tous vivre un trajet et un séjour sereins malgré l’adaptation que peut représenter le fait de voyager avec des enfants. Tu te demandes comment anticiper les potentielles difficultés liées au rythme d’un bébé. Gérer les crises ou les conflits hors de la maison est souvent moins facile. Découvre tout de suite mes 10 conseils pour voyager sereinement avec tes enfants.

Anticiper le départ en voyage

Plus tu anticipes le départ en vacances, plus tu as de chances d’être serein(e). Il s’agit de choisir la meilleure destination pour voyager en famille, réserver à l’avance ou encore s’enregistrer en ligne. Effectuer le maximum d’actions avant le jour du départ te permettra d’avoir l’esprit libre et disponible pour gérer tes enfants. Par ailleurs, si la longueur du trajet le permet, tu peux décider de partir au moment de la sieste ou de nuit si possible. Si les enfants dorment tout ou partie du trajet, c’est toujours ça de pris pour gagner en sérénité !

Avoir le temps et faire de vraies pauses

Que vous voyagiez en voiture, en train ou en avion, soyez larges ! Il est bon d’être prêts à partir 1 à 2 heures avant l’heure fixée. Tu peux repérer les aires d’autoroute munies d’espaces de jeux pour enfants. À l’aéroport ou à la gare, les laisser se dégourdir les jambes, courir ou jouer avant d’embarquer. Une fois que le trajet a commencé, faites de vraies pauses. Je te conseille de prendre le temps de marcher, d’aller au toilette, de faire des étirements. En voiture, on recommande de s’arrêter toutes les 2 heures entre 20 et 30 minutes (et plus lors des repas).

Préparer un sac de voyage pour bébé léger

Tu auras probablement besoin de produits de soin mais leur nombre peuvent être réduit. En effet, tu peux faire le choix d’un savon bio (sans emballage donc écologique en plus!) doux, sans huile essentielle, qui pourra être utilisé par toute la famille. Une huile végétale multi-usages pure et biologique de Calendula (adaptée aux peaux les plus sensibles) peut faire office d’huile de soin pour tout le monde et d’huile de change également. Et enfin, regarde la météo afin de cibler le choix des tenues. Tu pourras ainsi limiter la quantité de vêtements à emmener. Privilégie les couleurs foncées ou à motifs pour éviter de mettre en valeur des tâches tenaces. Prévois d’emporter un bon savon de Marseille ou un savon détachant. De manière générale, voyager léger te facilitera la vie lors des déplacements.

Emporter une poussette ou un porte-bébé

Si tu voyages avec un bébé ou un enfant en bas âge, la question de la poussette va se poser. Tu dois savoir que nous avons fait le choix de ne plus avoir de poussette depuis nos mésaventures en visite avec Arthur. En effet, quelle liberté, à nous les escaliers et les randonnées ! Le choix du porte-bébé (il en existe de très légers pour l’été) est un choix pratique, que ce soit pour le trajet, pour les déplacements lors du séjour et pour sa motricité en général. Il est aussi un précieux moyen d’apaiser ton enfant en cas de crise ou de fatigue. Pour moi, c’est un “must have” pour voyager avec des enfants. Pour rappel, je te parle des bienfaits du portage dans cet article.

Faire participer tes enfants à la préparation du voyage

Afin que tes enfants n’aient pas la sensation de vous suivre sans avoir leur mot à dire, tu peux leur proposer de préparer leurs affaires. Selon leur âge, ils peuvent, par exemple, choisir les jeux et jouets qu’ils préfèrent emporter avec eux. Ils seront forcément plus captivés par les jouets qu’ils ont eux-mêmes sélectionnés. Ils peuvent aussi participer à certaines tâches. Les laisser t’aider à charger les valises ou les petits sacs dans la voiture. Ils se sentiront impliqués et acteurs de ce voyage.
De manière générale, il s’agit d’appliquer les principes de base de l’Éducation Positive, je t’en résume les 7 points clés dans cet article.

Emmener des jeux et des jouets faciles à transporter

S’il est judicieux de les laisser choisir ce qu’ils souhaitent emporter, mieux vaut éviter d’emporter le train en bois ou le garage à voitures ! Tenter de les orienter si besoin vers des jouets de petites tailles. Prévoir d’inclure un casque audio et des CDs pour enfants pour pouvoir écouter de la musique ou bien des histoires racontées. Les laisser emporter leurs livres préférés en limitant à 2 ou 3. Tu peux leur montrer la contenance du sac dans lequel doit rentrer la totalité des jouets qu’ils souhaitent emmener. Je te montre ici les jouets que nous avons pris en vacances.

Prévoir de la nourriture adaptée pour voyager avec des enfants

Il faut savoir que la nourriture pour bébé est autorisée dans les bagages en cabine. Pour le reste, mieux vaut miser sur des encas qu’ils sont sûrs d’aimer et de manger, surtout au moment du décollage ou de l’atterrissage si vous voyagez en avion. Sans mastiquer, leurs petites oreilles pourraient souffrir à ces moments-là. Si tu allaites ou que ton enfant prend la sucette ou le biberon, c’est aussi le moment de lui donner. Tu peux aussi opter pour des fruits simples à grignoter comme le raisin, la banane.

Rester connecté(e) à leurs besoins

Pour établir et maintenir un climat apaisé pendant le trajet, tu as besoin de te connecter à tes enfants. Pour cela, tu as besoin d’être hyper disponible. On se met à leur niveau, on s’intéresse à ce qu’ils font, pensent, ressentent. On gagne leur confiance dès le début de la journée. Oui, la confiance de tes enfants se gagne chaque jour. Ainsi, lorsque qu’une vague d’émotions (c’est-à-dire quand une “crise”!) pointe le bout de son nez, il est beaucoup plus facile de les aider à la gérer. Je te donne d’ailleurs des outils précieux pour cela dans cet article pour appliquer la Communication Non Violente (CNV) au quotidien. Et cette connexion, ne la lâche pas ! Elle te sera précieuse pour voyager avec des enfants.

Improviser et rester créatif quand on voyage avec des enfants


Quand leur intérêt ou leur concentration s’essouffle et que tu sens monter l’ennui et l’agacement. C’est le moment de proposer une nouvelle activité ! Chanter une chanson ensemble, écouter son CD préféré, dessiner, jouer aux devinettes, jouer à “Je vois un objet..” et l’enfant doit trouver l’objet grâce à tes indications.
Si une tempête émotionnelle survient pour une raison, fais diversion. Joue la surprise ou l’émerveillement en portant soudainement son attention sur quelque chose qu’il aime. “Oh ! Regarde, on aperçoit un avion là-bas !”. Cela permet à son cerveau émotionnel de déconnecter pour switcher sur son cerveau rationnel. Pour plus de détails, je te propose de lire cet article pour savoir comment occuper tes enfants en voiture.

Alléger le planning des activités sur place

Je te suggère de ne pas avoir pour objectif de visiter la destination du voyage de fond en comble ! Que ce soit concernant le trajet ou les vacances en elles-mêmes, il est préférable de prévoir un planning léger. De cette manière, on ne court pas après le temps ni l’énergie, on se détend et on profite. Par exemple, tu peux planifier une seule grosse activité par jour (exemple : visite d’une réserve naturelle) et une petite (une partie de jeu de société ou une activité manuelle). Essaie toujours d’organiser une sortie en extérieur par jour. Dans ces conditions, les esprits en seront plus aérés et ressourcés. Et la soirée promet d’être plus cool. Voici par exemple, comment nous nous avons organisé notre voyage aux Philippines.

EN BREF :

  • Anticiper le départ, réserver, s’enregistrer en ligne, partir en avance, si possible pendant la sieste.
  • Avoir le temps, prendre le temps et faire de vraies pauses. Repérer les aires d’autoroute avec aires de jeux.
  • Partir avec des bagages légers. Utiliser des produits compatibles pour toute la famille. Regarder la météo pour réduire la quantité de vêtements à emporter.
  • Emmener une poussette versus un porte-bébé physiologique.
  • Impliquer tes enfants dans la préparation du voyage.
  • Choisir des jouets faciles à transporter.
  • Prévoir de la nourriture adaptée pour les petits creux.
  • Rester connecté(e) aux besoins de tes enfants.
  • Faire preuve de créativité. Utiliser le switch du cerveau émotionnel au cerveau rationnel pour éviter les “crises”.
  • Alléger le planning des vacances pour rester détendu(e) et se reposer. Prévoir une seule grosse activité par jour. Sortir quotidiennement.

J’espère que ces 10 conseils t’auront aidé(e) et réconcilié(e) avec l’idée de voyager avec des enfants ! Partage-nous tes propres astuces en commentaire. Tu aideras certainement d’autres parents à voyager sereinement en famille.

Prends soin de toi et de tes enfants.
Amélie.