Comment choisir son tire-lait ?

Comment choisir son tire-lait ?

Tu es jeune maman ou tu le seras bientôt? Tu as choisi d’allaiter ton bébé et te demandes comment choisir ton tire-lait. Exprimer son lait maternel à l’aide d’un appareil imitant la succion au sein du bébé peut être nécessaire pour diverses raisons. À la naissance, pour lancer la lactation. Si les mamelons ne sont pas assez stimulés ou si le nouveau-né ne peut pas téter. Pendant l’allaitement, pour amplifier la production de lait ou encore au moment de la reprise du travail. Mais aussi tout simplement lorsque tu décides d’aller au restaurant en amoureux ou de faire une sortie entre copines. Dans ce cas là, tu peux décider de tirer un peu de lait pour nourrir ton bébé en ton absence.

Selon l’usage que tu en fais, plusieurs critères seront importants à prendre en compte. Dans quel cas utiliser un tire-lait manuel ou électrique, à simple ou double pompage ? Quelles marques sont les plus fiables ? Comment se procurer un tire-lait et à quel prix ?

Je remercie toutes les mamans qui ont pris le soin de me communiquer leur expérience sur les réseaux sociaux. Cela m’a permis d’en faire un résumé et de vous proposer un article plus fourni que ma simple et désastreuse expérience personnelle avec un tire-lait électrique sans marque. Je te partage, dans la suite de cet article, les informations que j’ai réunies pour y voir plus clair.

Utilisation d’un tire-lait manuel ou électrique

Le tire-lait manuel

Le tire-lait manuel est un petit appareil muni d’une pompe que tu devras presser manuellement pour exprimer ton lait. 20 à 45 minutes pourront être nécessaires pour exprimer une quantité de lait suffisante. Ça peut donc rapidement être fatiguant. Cette option sera pertinente dans le cas où tu n’as pas prévu de tirer ton lait quotidiennement.

Le tire-lait manuel te sera utile en cas de potentiel engorgement. Si ta poitrine te tire car elle contient trop de lait de manière épisodique, tu auras besoin de désengorger un peu le sein pour que ce soit plus confortable. Il peut donc être d’un grand secours en cas d’urgence ! L’objectif premier ne sera pas forcément de nourrir ton bébé avec le lait exprimé. En revanche, si tu dois t’absenter quelques heures, il te permettra de proposer un peu de lait maternel à ton bébé en ton absence. En bref, il est utile pour les situations très ponctuelles, voire d’urgence. Son prix sera compris entre 15€ et 50€ environ.

Le tire-lait électrique

Un tire-lait électrique sera doté d’un petit moteur effectuant le pompage de manière automatisée. Il est adapté en cas de tire-allaitement quotidien ou régulier, à la maison ou au travail. Il sera aussi utile si le but est d’amplifier ou de relancer la production de lait.
Tu trouveras un certain nombre de modèles sur le marché. Les modèles à « simple pompage » comprennent une seule pompe et permettent donc d’exprimer le lait d’un seul sein à la fois. Tandis que les modèles à « double pompage » permettent de placer une pompe sur chaque sein en même temps. Son prix à l’achat pourra varier de 60€ à 250€. Tu peux aussi en trouver d’occasion ou en location.

Le choix d’un tire-lait électrique à simple ou double pompage

Simple pompage

Les modèles de tire-lait électrique à simple pompage sont intéressants si tu souhaites emporter ton tire-lait avec toi en voyage ou en déplacement et au travail. Ils sont généralement plus compacts que les doubles et tout aussi efficaces si le tire-allaitement est régulier. Il n’aura pas un si bon rendement que le double pompage mais peut convenir si tu travailles à temps partiel par exemple ou si tu t’absentes quelques heures par jour seulement.

Double pompage

Les modèles à double pompage présentent une pompe pour chaque sein. Ils permettent donc d’exprimer le lait en 2 fois moins de temps qu’avec une seule pompe. D’autant plus que lorsque l’on tire son lait sur un sein, un peu de lait s’écoule naturellement de l’autre sein. Utiliser une pompe pour chaque sein permet donc de gagner du temps grâce au fonctionnement naturel de notre corps. Les tire-laits électriques à double pompage permettraient d’obtenir en moyenne 18% de lait en plus. Le lait exprimé serait également plus riche en lipides et en calories.

Plusieurs tailles de téterelle

Taille de téterelle pour tire laitIl est extrêmement important de savoir que la plupart des tire laits (électriques ou manuels) sont à taille unique. C’est-à-dire que la téterelle qui va se poser sur le mamelon n’est pas interchangeable. Sa taille restera standard, c’est-à-dire de 24 ou 25mm. Or il est primordial d’avoir une téterelle adaptée à la taille de ton mamelon. Non seulement pour un obtenir un rendement correct, mais aussi pour éviter les douleurs ou irritations qu’une téterelle trop petite ou trop grande pourrait causer. D’une taille à l’autre, le temps passé et la quantité de lait exprimé n’auront rien à voir ! Crois-en ma dernière expérience. Voici comment mesurer ta taille à l’aide de ce schéma :

tire-lait

Une fois que tu connais ta taille, teste un ou plusieurs tire-laits si tu en as la possibilité. Peut-être peux-tu t’en faire prêter un ? Ou directement louer un modèle avec téterelle adaptable pour tester 2 tailles différentes si tu as un doute.

Les marques et modèles de tire-lait les plus fiables

Mon expérience avec un tire-lait sans marque

Évidemment, je ne te conseillerai sûrement pas de faire la même erreur que moi. J’ai fait le choix d’acheter un tire-lait électrique sans marque à moins de 40€ avant de partir en voyage sans Constance. Ce n’était pas la première fois que j’utilisais un tire-lait. J’en avais loué un auparavant pour des besoins très ponctuels pendant lesquels j’ai dû m’absenter à l’occasion de week-ends entre amis ou pour le travail. Mais lorsque j’ai dû partir plus loin et prendre l’avion. Il n’était pas possible d’emporter dans l’avion le tire-lait imposant que j’avais en location. Je ne voulais ni investir une grosse somme, ni m’encombrer. J’ai donc cru que c’était le choix le plus simple à faire. Grosse erreur !

Ce tire-lait à bas coût m’a valu de belles douleurs lors du tirage. Tirage qui prenait plus de 25 minutes pour vider un seul sein du surcroît. Étant donné qu’il n’avait que 20 minutes d’autonomie sur batterie, je te laisse imaginer la praticité de l’appareil… Un désastre ! Je tiens donc à te partager mon expérience mais surtout le fruit de mes recherches et des retours que j’ai pu réunir.

Tu trouveras plusieurs comparatifs d’extracteur de lait maternel sur le net. Mais je te cite ici 3 modèles de tire-laits que je recommande pour différentes raisons :

Le tire-lait manuel Avent

Tire-lait manuel AventCelui-ci est manuel et donc très compact puisqu’il n’a ni moteur ni câble électrique à transporter. Tu peux l’emporter dans un sac à main de taille moyenne donc à peu près partout. Il sera silencieux mais lent. Il n’existe qu’avec une téterelle de 24mm. Je le trouve néanmoins ergonomique, facile à prendre en main. Les contenants Avent (biberons ou pots) s’adaptent directement à la pompe pour y exprimer le lait directement. Néanmoins, je précise que je ne l’ai pas testé car je me suis directement tournée vers un tire-lait électrique. Car l’inconvénient reste la manipulation nécessaire qui va monopoliser tes deux mains. Avec un tire-lait électrique, j’ai au moins une main de libre pour lire un livre.

Le tire-lait électrique Compact de Lansinoh

Tire-lait électrique Compact LansinohCe tire-lait est celui que les mamans de notre communauté m’ont majoritairement recommandé sur les réseaux sociaux via notre compte Instagram. Je les remercie tout particulièrement ! Il est donc électrique et, tu l’auras compris avec le nom du modèle, hyper compact ! C’est le plus compact parmi ceux que je t’ai cités ici. Il peut également s’utiliser sans fil avec une batterie externe. La téterelle est à taille unique en revanche. Il est à simple pompage donc pour un usage ponctuel, il sera largement suffisant. Si j’ai de nouveau besoin d’utiliser un tire-lait, c’est sur celui-ci que mon choix se portera.

Le tire-lait électrique Swing de Medela à simple pompage

Tire-lait Swing MedelaCe modèle réunit beaucoup de critères positifs à mon sens. Il est électrique mais hyper compact ! Idéal pour le retour au travail. Il tient dans un sac à main de taille moyenne et restera discret. Il fonctionne à piles (sans fil) ou sur secteur. Contrairement à bon nombre de tire-laits électriques, il est peu bruyant. La téterelle est interchangeable pour une taille différente à commander chez Medela. Et enfin, il existe aussi en double pompage. Testé et approuvé !

Le Symphony de Medela à double pompage

Le modèle de compétition à double pompage, c’est le Symphony de la marque Medela. Une machine ! Lol. C’est une référence dans le monde médical. On le trouve donc facilement en maternité et dans les pharmacies. Il est recommandé pour une utilisation sédentaire car il est très volumineux. Il est idéal si le tire-allaitement se fait à domicile et que tu n’as pas à le transporter. Le tire-allaitement exclusif signifie que la mère nourrit son bébé uniquement de son lait, qu’elle tire au préalable. Cela peut être nécessaire quand, pour diverses raisons médicales, le bébé ne peut pas téter au sein.

Le tire-lait Medela Symphony est un appareil puissant et très efficace pour lancer, relancer, amplifier une lactation ou encore nourrir un bébé, qui ne peut pas téter, exclusivement au lait maternel. Il est adapté pour les situations qui demandent un rendement exigeant. Les téterelles Medela de tailles différentes sont adaptables sur ce modèle.

Acheter ou louer 

Tu pourras te procurer un tire-lait en location auprès de ton pharmacie. Une option non seulement économique mais aussi écologique ! En effet, louer son tire-lait est un bon moyen de lutter contre la surconsommation d’équipements liés à la maternité. Une prescription médicale permettra la prise en charge de cette location. Je te conseille le site Grandir Nature qui propose un système de location en ligne avec livraison très pratique !

Tu peux louer sur du long-terme mais aussi sur du court-terme. Il m’est arrivé de louer un tire-lait seulement le temps d’un déplacement. Il suffit de prévenir la pharmacie suffisamment en avance (environ une semaine) au préalable afin que le tire-lait puisse être disponible au moment souhaité.
Tu peux ensuite acheter ou te faire prêter une téterelle à ta taille auprès d’amies ou de communautés de mamans allaitantes.

Tu peux aussi faire le choix d’investir dans ton propre tire-lait. Notamment si tu vises un modèle particulier, qui ne sera pas forcément disponible à la location (souvent les tire-laits compacts justement). Tu peux aussi en trouver d’occasion sur différentes plateformes ou encore via des groupes privés Facebook spécialisés.


EN BREF :

  • Le tire-lait manuel conviendra pour une utilisation très ponctuelle, sans attente de rendement. On en trouve à un prix compris entre 15€ et 50€ environ.
  • Le tire-lait électrique conviendra pour une utilisation régulière à quotidienne. En simple pompage pour un gain de place ou en double pompage pour une utilisation intensive (un bébé nourrit au lait maternel exclusivement en tire-allaitement par exemple) un gain de temps et d’efficacité doublée. Son prix à l’achat peut varier entre 60€ et 250€.
  • Tu peux bénéficier d’une prise en charge avec une prescription médicale pour louer ton tire-lait en pharmacie. Tous les modèles existants sur le marché ne seront pas forcément disponibles. Le site Grandir Nature propose un système de location en ligne très pratique.
  • Il est indispensable de connaitre sa taille de téterelle et de choisir un tire-lait avec téterelle interchangeable si ta taille n’est pas standard (24mm). Cela impactera grandement le confort et le rendement lors de l’expression du lait maternel. Pour connaitre ta taille, reporte-toi au schéma présent dans le paragraphe correspondant.
  • Les 4 modèles que je recommande ici sont le tire-lait manuel Avent, le tire-lait électrique Compact de Lansinoh, le tire-lait électrique Swing de Medela et le modèle Symphony de Medela également. Les 3 premiers sont compacts et silencieux mais n’auront pas la même efficacité. Et le dernier sera adapté pour une utilisation sédentaire, en cas de tire-allaitement quotidien et à domicile pour un rendement et un confort remarquables. Dans les marques citées ici, seuls les modèles Medela proposent plusieurs tailles de téterelles.

Si tu as fait l’expérience du tire-allaitement partiel ou exclusif, que tu pratiques un allaitement écourté ou prolongé, partage-nous ton expérience. Si tu as testé un tire-lait, n’hésite pas à nous faire part de ton retour en commentaire. Cela aidera très certainement un tas d’autres mamans allaitantes à faire leur choix.

Prends soin de toi et de tes enfants.
Amélie.

Allaitement Maternel : Une Durée Maximum ?

Allaitement Maternel : Une Durée Maximum ?

Allaitement maternel d'un bambin | une durée maximum pour allaiter ?

Il est maintenant largement admis que l’allaitement maternel exclusif est conseillé dès la naissance. Nous savons aussi qu’allaiter exclusivement jusqu’à la diversification alimentaire est la durée minimum conseillée pour un bénéfice optimal (encore faut-il admettre qu’un bébé ne devrait pas être diversifié avant 6 mois sauf pathologie particulière). Mais y-a t’il une durée maximum au-delà de laquelle il serait inutile voire néfaste de donner le sein ? Je te réponds tout de suite en 3 points, afin que tu puisses décider, de manière éclairée, du moment idéal pour sevrer ton enfant.

Les recommandations officielles sur la durée de l’allaitement maternel

L’OMS (Organisme Mondial de la Santé) recommande officiellement un allaitement exclusif au sein jusqu’à 6 mois. Et ce, dès la première heure suivant la naissance, à la demande de jour comme de nuit, sans aucun complément alimentaire ou liquide (même de l’eau!). Ensuite, le lait devrait encore constituer l’aliment principal de l’enfant jusqu’à 1 an. Les recommandations précisent également, pour garantir la réussite d’un allaitement, de ne pas introduire de biberon, tétine ou sucette. Ce dernier conseil permet d’éviter ce que l’on appelle la confusion sein-tétine. Le bébé pouvant perdre la technique particulière de succion au sein au profit du biberon (ou de la tétine). Il peut aussi finir par préférer le biberon au sein par facilité.

Mais cela ne s’arrête pas là. L’OMS précise que l’allaitement maternel devrait se poursuivre jusqu’à au moins 2 ans en l’associant à une alimentation diversifiée. En effet, selon les dernières recherches anthropologiques, la durée “normale” de l’allaitement d’un humain se situerait entre 2 ans et demi et 7 ans. Sur le plan biologique, nous sommes prévus pour pouvoir téter jusqu’à environ 7 ans. À cet âge, les premières dents de lait sont progressivement remplacées par une dentition définitive. La durée minimale de l’allaitement prévue par notre espèce serait donc de 2 ans et demi.

Retrouve les recommandations de l’OMS dans cet article. Je t’explique ci-après, au-delà des données officielles, quels sont les avantages et bienfaits d’un allaitement après 6 mois.

Avantages et bienfaits de l’allaitement longBesoins nutritionnels et allaitement maternel

Santé et nutrition

Concernant la santé de l’enfant de manière générale, l’OMS affirme aujourd’hui, avec certitude, que l’allaitement diminue le taux de mortalité de l’enfant. On peut même attester que l’allaitement maternel a des répercussions positives jusqu’à l’âge adulte.

Sur le plan nutritionnel, le lait maternel fournit toutes les calories et nutriments nécessaires à la croissance. Il continue de couvrir 50% ou plus des besoins nutritionnels de l’enfant pendant le second semestre de sa vie (soit entre 6 mois et 1 an). Il couvre ensuite jusqu’à 1/3 de ses besoins pendant la seconde année.

Le lait maternel offre une protection renforcée contre les maladies infectieuses et chroniques puisque le bébé profite des anticorps produits par l’organisme de la maman. Anticorps qu’un lait de croissance ne peut malheureusement pas apporter.
La Leche League – association internationale référente de soutien et d’information à l’allaitement maternel – rapporte d’ailleurs une déclaration de l’OMS affirmant que les laits de croissance ne sont pas indispensables à une alimentation diversifiée. Ils n’apportent pas de valeur supplémentaire. De plus, selon les marques, ils contiennent bien trop souvent des sucres ajoutés.

Aussi, la succion au sein demande un effort important. L’enfant développe considérablement les muscles de sa mâchoire. Il est ainsi bien préparé à pouvoir mâcher de façon tonique. C’est un avantage pour aborder la diversification alimentaire, notamment si l’on fait le choix de la DME (Diversification Menée par l’Enfant) ou Alimentation autonome. Des études rapportées par la Leche League montrent également que donner le sein permettrait de réduire les risques d’otites à répétition de manière significative. Cela abaisse le nombre d’infections respiratoires de manière générale.

L’équilibre affectif

Sur le plan affectif, il est indéniable que l’allaitement maternel participe à l’établissement d’un lien d’attachement très fort avec son enfant. On sait maintenant, grâce aux neurosciences, que ce lien avec la figure d’attachement est primordial à la construction d’un sentiment de sécurité chez l’enfant. Ce sentiment participe à construire un état de confiance chez lui. Cela l’accompagnera dans son autonomie et la prise de son indépendance lorsqu’il sera prêt.
Enfin, c’est pour lui, une expérience sensorielle et cognitive extraordinaire. C’est aussi un réconfort immense que de vivre cette connexion physiologique avec sa maman.

Ayant fait le choix d’un allaitement prolongé pour mes 3 enfants, je ne peux que t’encourager à vivre cette expérience, si c’est ton choix, et en dépit du regard des autres… C’est un tel bonheur et une source de joie et de douceur infinie à partager. Lorsqu’il est fatigué, énervé, triste, le temps d’un câlin, après une chute ou quand il est malade pour le réconforter. C’est aussi une solution à des centaines de situations du quotidien. Et cette simplicité est bienvenue aussi quand la maman est épuisée. On n’a pas toujours les ressources pour établir un dialogue bienveillant sur l’instant. Parfois, une tétée vaut mieux que mille mots.

Quand et comment décider du sevrage d’un enfant allaité ?Un allaitement maternel prolongé favorise le lien d'attachement.

Données officielles et scientifiques

L’Académie américaine de pédiatrie recommande un sevrage à 1 an. En France, les professionnels de santé encouragent rarement un allaitement après 6 mois de façon spontanée.
Le primate, mammifère le plus proche de l’homme en termes de patrimoine génétique, sèvre ses petits lorsqu’ils atteignent 4 fois leur poids de naissance. Un enfant moyen atteint ce poids autour de 27 mois pour un garçon et 30 mois pour une fille.

Mon expérience de maman allaitante

Jusqu’à présent c’est Arthur qui détient le record de l’allaitement le plus long : 27 mois de tétées à la demande avec un sevrage naturel. C’est-à-dire qu’il a progressivement arrêté de téter naturellement. J’espère que cela ira bien au-delà avec ma Constance <3

Si tu as choisis l’allaitement mixte ou que tu reprends le travail bientôt, mon article sur le choix du tire-lait (manuel, électrique, simple ou double pompage, pour quelle utilisation, etc.) va probablement t’intéresser.

Les principaux obstacles que tu peux rencontrer dans la poursuite d’un allaitement après 1 an, ce sont, selon moi : la fatigue (notamment si les tétées nocturnes perdurent) et le regard extérieur. Sur ce sujet, il est facile d’être heurté par le jugement des autres. Notre société occidentale n’admet pas encore l’allaitement prolongé comme la norme actuelle de notre espèce, malgré qu’elle le soit dans bon nombre d’autres pays.

L’épuisement physique ou mental

Le sevrage “induit”, c’est-à-dire provoqué volontairement par la maman, pourra donc être décidé dans ces cas-là. En effet, si la fatigue est trop forte. Si tu n’as pas les moyens d’adapter ton environnement pour aménager davantage de repos, ce sera probablement le moment pour toi de sevrer ton enfant. Tu pourras être fière d’avoir mené ton allaitement jusqu’ici !

La pression extérieure

Si la pression de ton entourage, de ta famille ou le regard de la société pèse trop lourd, tu préfèreras sevrer ton enfant. Et c’est ok, si tu es en accord avec ce choix. Dans le cas contraire, entoure-toi de personnes bienveillantes et qui respectent tes choix. Discute et rencontre des mamans qui pratiquent un allaitement prolongé. Sur le net, lors de réunions d’allaitement de ta commune, dans des associations, via des blogs sur l’allaitement, trouve du soutien et de l’information. Rien ne sert de chercher à convaincre mais informe-toi pour savoir répondre aux principales interrogations de tes proches comme le fait que l’allaitement serait un frein à la parole par exemple.

S’écouter

Quoi qu’il en soit, l’allaitement maternel ne doit jamais devenir une source d’angoisse ou de contrainte trop forte pour l’enfant ou la maman. Le meilleur conseil que je puisse te donner, c’est de t’écouter avec bienveillance et indulgence. Ton parcours sera le meilleur pour toi, dans ta situation et avec ton cadre de référence, tant que tu es en accord avec toi-même.


EN BREF :

  • La durée recommandée par l’OMS pour un allaitement prolongé après diversification alimentaire est de 2 ans minimum.
  • Des recherches anthropologiques montreraient que l’allaitement serait prévu pour perdurer jusqu’au remplacement des dents de lait par une dentition définitive, soit vers 7 ans.
  • Ses bienfaits sur les plans nutritionnel et affectif sont clairement admis jusqu’à l’âge adulte : 50% ou plus des besoins nutritionnels couverts par l’allaitement le second semestre de vie et jusqu’à 1/3 la seconde année.
  • L’allaitement offre une protection renforcée contre les maladies infectieuses et chroniques, accélère la guérison et réduit les infections respiratoires à répétition telles que les rhumes et les otites.
  • Il représente une solution à des centaines de situations du quotidien : colères, fatigue, maladie, chute, câlin…
  • Le moment idéal du sevrage n’obtient pas de consensus, si ce n’est le bon moment pour la maman et l’enfant. S’écouter est le maître mot pour un allaitement long serein.
  • Si la fatigue ou la pression sociale est trop forte, entoure-toi de personnes informées et bienveillantes, qui respectent tes choix. Si tu vis des moments de doute, je t’invite à consulter cet article dans lequel je te rappelle les points essentiels pour être une bonne maman.

Partage ton expérience en commentaire pour aider le plus de mamans dans la poursuite de leur allaitement.

Prends soin de toi et de tes enfants.

Amélie.

Sommeil de l’enfant : Comment l’aider à s’endormir sans pleurs?

Sommeil de l’enfant : Comment l’aider à s’endormir sans pleurs?

Le sommeil de l’enfant est important pour la croissance et pour le bon développement du cerveau et des capacités d’apprentissages.

Il y a néanmoins des périodes où le sommeil peut être perturbé. Les enfants y sont souvent sujet et rencontrent des difficultés à s’endormir ou se rendormir seul !

Afin de trouver une solution à long terme concernant les troubles durant l’endormissement, il est primordial de creuser l’origine de ceux-ci. Il est vain d’opter pour des « solutions patches » qui visent à soigner les symptômes au détriment des causes. Pour trouver le confort, il faut s’attacher à comprendre le fonctionnement réel afin d’adapter le rythme des parents à celui de l’enfant.

Sommeil de l’enfant : les grandes phases

Le sommeil paradoxal

La première phase de l’endormissement s’appelle le sommeil paradoxal. Cette phase est également connue sous le nom de « sommeil réparateur » ou « sommeil léger ».

Pendant sa phase de sommeil paradoxal, le cerveau enregistre les informations nécessaires au développement des connaissances fondamentales à son évolution. Pour un fœtus dans le ventre de sa mère, le cerveau se trouve encore dans une période de formation. Cela se traduit par une phase de sommeil paradoxal qui frôle les 100 %. Le cerveau est en pleine construction et développement de ses fonctions. À la naissance, ce taux passe à 50 %, et vers l’âge de 2 ans, il arrive à 25 %. Chez l’adulte, le sommeil paradoxal occupe seulement 20 % des cycles d’endormissement, et 15 % chez les personnes les plus âgées.

Plus nous sommes jeunes, plus nos apprentissages sont faciles car nos périodes de sommeil paradoxal sont plus importantes qu’en fin de vie.

Maria Montessori avait bien compris ce principe. Elle a observé que l’enfant avait un très fort potentiel d’apprentissage entre 0 et 6 ans. Cette durée coïncide aux “périodes sensibles” de l’enfant.

Le revers de la médaille est réel. Les enfants ont un sommeil bien différent de celui des adultes durant cette période. Lors d’une phase de sommeil paradoxal, le sommeil est si léger que l’enfant peut se réveiller au moindre bruit, et se réveiller à tout moment, même sans bruit !

Avant 3 ans, il faut environ 20 min pour passer d’un sommeil paradoxal à un sommeil profond.

Le sommeil profond

Appelé également « sommeil lent », cette phase fait appel au repos complet de tout l’organisme. A partir de 3 ans, l’enfant va passer très rapidement dans un stade de sommeil profond. Le sommeil profond est très important pour le développement de la croissance physique de l’enfant, car il favorise la sécrétion d’hormone de croissance. Le corps se défait également de toute fatigue et des efforts fournis durant la journée.

La phase de transition

Entre les phases de sommeil paradoxal et de sommeil profond se trouve les phases de transition. Ces cycles intermédiaires sont caractérisés par des réveils brefs.

Un adulte se rendort sans même en avoir conscience la plupart du temps. Mais pour un enfant, ce réveil représente une situation de stress et d’angoisse. Il pleure pour signaler et communiquer sa détresse afin que l’un de ses parents viennent le voir pour le rassurer et lui apporter toute la sécurité affective dont il a besoin pour se rendormir sereinement.

Sommeil de l’enfant : comment aider notre enfant ?

Les nuits hachées, les réveils nocturnes et le fait de devoir se lever la nuit sont autant de situations désespérantes lorsque l’on aspire à une seule chose : se reposer.

Il est également important de soulever le fait que lorsque nous avons l’impression de ne pas avoir eu un sommeil réparateur, la journée suivante est beaucoup plus négative, maussade et pleine de tensions.

La relation avec notre enfant en est affectée et c’est dans cet état d’esprit qu’une nouvelle nuit se prépare et ainsi de suite. Le cercle vicieux est en route et petit à petit, toutes les relations se dégradent. Parfois même avec son conjoint ou sa conjointe.

Nous serions tellement plus serein si cet endormissement se passait sereinement et dans de bonnes conditions. Nous n’aurions pas l’impression de nous retrouver devant une montagne infranchissable qui génère stress et tensions rien que d’en parler !

Le vrai problème réside dans la nature des besoins de chacun. Pour s’endormir les petits enfants ont besoin d’accompagnement, et à ce moment précis de la journée, les parents aimeraient pouvoir souffler un peu.

Pourtant, chaque parent à la capacité d’aider son enfant à prendre confiance en lui et en ses rythmes de sommeil.

Pour aider nos enfants à trouver le sommeil sans pleurs et sans cris, nous devons prendre conscience du réel besoin qu’ils ont de nous. Ce n’est pas du caprice, ce n’est pas de la comédie, ce n’est pas un jeu. C’est un besoin, un besoin physiologique intense et irrésistible. Plus nous répondrons à ce besoin, plus ils auront confiance en eux, en nous, et plus ils s’endormiront sereinement.

Sommeil de l’enfant : Les vidéos à voir

Le sommeil de bébé est un sujet si vaste, et j’ai tellement de chose à te dire pour t’aider à avoir confiance en toi et ton enfant.

Afin de te faciliter les choses et pour mieux m’investir à tes côtés, je t’ai préparé une série de 3 vidéos.

La première vidéo est consacrée aux 5 points clés à avoir TOUJOURS en tête. Tu vas enfin percer le “secret” des enfants en matière de sommeil !

Dans la deuxième vidéo, je réponds aux 5 questions que se posent le plus les parents sur le sommeil de bébé. Chaque parent s’est au moins posé l’une de ces questions. Cette vidéo repose les bases pour résoudre les “problèmes” selon leur cause.

Dans la troisième vidéo, je t’explique comment il est possible de coucher son enfant dans le calme et comment retrouver des nuits sereines. C’est aussi dans cette vidéo que je te présente mon programme en ligne “Le Sommeil de l’Enfant”.

Clique ici pour t’inscrire et recevoir ces 3 vidéos qui te permettront de coucher ton bébé dans le calme et lui permettre de faire ses nuits.

Prends soin de toi et de tes enfants

Amélie

L’allaitement est-il un frein à la parole?

L’allaitement est-il un frein à la parole?

Chères lectrices, chers lecteurs,

Aujourd’hui et pour la première fois, nous ouvrons notre blog à d’autres auteurs. Nous avons proposé à Elodie, une abonnée de longue date, de rédiger un article sur son domaine d’expertise: la psychanalyse. 
Elodie est Doctorante en Psychanalyse & Sciences de l’Education. Elle nous livre aujourd’hui son regard sur l‘allaitement comme vecteur de langage.
Nous vous laissons avec Elodie :-)
Amélie et Fabien

On l’a souvent entendu et on l’entend encore: l’allaitement maternel et notamment l’allaitement long serait un frein au langage. Se pourrait-il encore que certains puissent raconter qu’allaiter un enfant ne l’aidera pas à parler et donc retardera la prise de parole? Se pourrait-il encore que certains légitiment cette affirmation par certaines théories psychanalytiques?

Si oui, alors laissez moi vous montrer l’inverse !

1. Nous sommes tous des êtres de langage

Le langage fait de nous des êtres parlant et communiquant avec autrui, il nous permet d’exprimer nos pensées et nos sensations et par là de partager notre vie et rapport au monde. Le langage permet à chacun de nous d’avoir une place dans ce monde, une place unique qui nous identifie en tant que personne à part entière avec nos propres émotions et sensations.

Rien n’est censé être inexprimable. Pour Aristote : « le langage est le propre de l’homme » et chez l’homme, le langage est indissolublement lié à la communication. Le langage qu’acquiert le sujet humain est le produit d’une interaction avec le milieu au sein duquel il se développe. Cette interaction participe au développement du sujet, et donc à la construction de son identité-même. « Il n’y a rien dans l’esprit qui ne soit passé par les sens et la motricité », rappelle ainsi Didier Anzieu (psychanalyste, professeur émérite de psychologie à l’université Paris X-Nanterre et membre de l’Association psychanalytique de France).

2. Le langage est permis uniquement grâce aux sensations

Selon le centre national des ressources textuelles et lexicales, une sensation est un « phénomène par lequel une stimulation physiologique provoque chez un être vivant et conscient une réaction spécifique produisant une perception ». Ainsi en amont de la perception qui serait donc d’après cette définition une sensation, il y aurait une stimulation c’est-à-dire un ressenti. Ainsi pour qu’il y ait sensation il faut sentir quelque chose.

On sait de par les nombreuses recherches scientifiques, que les fœtus dès la vie in-utero développent leurs cinq sens alors même qu’ils sont encore dans la cavité utérine. Ainsi, au fur et à mesure de leur développement ils perçoivent toutes les sensations telles que le toucher, l’ouïe, l’odorat, le goût et enfin la vue. Ainsi le sentir est donc déjà existant, faisant base au futur langage (langage du corps et de la parole).

Pour mieux étayer cette dernière idée, je reprendrai l’exemple de Martin HEIDEGGER qui explique dans Essai et conférence que l’oreille n’est pas l’appareil auditif non pas car il est par nature une oreille mais parce que nous décidons d’entendre que c’est une oreille. Ce qui explique que certains enfants ou adultes dotés d’organes qui fonctionnent très bien d‘un point de vue médical restent sourds.

Cette surdité s’expliquerait dès lors par un refus d’entendre et donc un « souhait de se retirer du monde ». Chacun de nos sens peut alors être une source de douleur ou de plaisir. Le sentir serait donc plus physique, par exemple ici le tympan vibre correctement à l’arrivée du son, le cerveau le détecte, les neurones fonctionnent mais la personne n’a aucune perception du bruit. La sensation précéderait la perception, elle est plus psychique, plus volontaire; elle est le fruit de notre envie de nous connecter au monde.

Le passage de la sensation au langage correspond au passage du psychisme au physique car on accueille les sensations avec le langage (c’est un rapport au corps). Pour étayer ce propos il faut d’abord comprendre ce qu’est le langage.

Pour LACAN le langage serait tel un iceberg: la partie visible se définirait par ce que l’on voit du langage (ex: la communication orale) et la partie invisible mais plus « sauvage » serait du domaine de l’inconscient: communication non verbale, le ressenti…

Par exemple lorsque vous savez ce dont votre bébé a besoin alors même qu’il ne sait pas l’exprimer lui-même. Là est son premier langage, là sont vos premiers dialogues avec votre tout-petit. Là commence l’essentiel: allez-vous lui donner l’envie de s’exprimer

3. Allaitement: une sensation à part entière ouvrant le monde à l’enfant

Selon la théorie freudienne, la toute première communication; et donc la genèse du langage remonte à la coupure du cordon/mise au sein (d’où importance de « l’objet transactionnel »). Le langage serait alors marqué par la perte de la mère (objet transactionnel); l’enfant va donc prendre sur lui ce manque ce qui fera apparaître le langage.

En effet, c’est par la perte que découle le manque, car c’est par le manque que le besoin de demande apparaît et c’est ce déclencheur qui pousse le bébé à s’exprimer. En effet, un bébé ne pleure jamais pour rien, ses pleurs expriment un manque à combler et la faim en fait partie.

Là où le sein apporte un réconfort de satiété, il amène également une multitude et un florilège de sensations que lui seul peut apporter: l’odeur de la mère, la chaleur de son corps, le goût du lait qui évolue au cours de la tétée mais aussi selon les repas de la mère, le son du cœur de la mère qui renvoie aux souvenirs in-utero et enfin bien sûr la vision de la mère elle-même.

Ainsi tous les sens sont en éveil, toutes ces sensations de bien-être vont donner au bébé l’envie de découvrir le monde qui l’entoure puisque les sensations qu’on lui procure sont d’un immense plaisir.

En grandissant, le sein restera une source de réconfort et de sécurité à celui qui veut découvrir le monde. Comme pour nous lorsqu’après une longue journée on retrouve sa maison, son canapé, son lit, son conjoint… on s’y ressource avant de repartir vers de nouvelles aventures plus reposé, plus posé, plus confiant.

C’est par cette sécurité affective que l’allaitement procure que l’on permet à l’enfant de trouver sa place dans le monde à son propre rythme. De plus, Freud écrit dans Trois essais sur la théorie sexuelle que la personne qui s’occupe de l’enfant (pour lui il s’agit de la mère… rappelons que FREUD a écrit cet ouvrage en 1905!) « apprend à l’enfant à s’aimer en faisant son devoir »; c’est à dire en l’allaitant, en le caressant, en l’embrassant, en lui apportant toutes les marques de tendresse possibles. C’est ainsi que la mère en fera un être humain accompli.

Loin de moi l’idée de dire que les mères non allaitantes ne permettent pas l’épanouissement de leur enfant; je souhaitais juste signaler que pour FREUD, père de la psychanalyse et médecin neurologue de formation, l’allaitement n’était absolument pas un frein, bien au contraire !

Pour conclure, on peut dire que c’est avec le rapport à l’autre que se crée le langage.

Dès lors, la question de la sensation comme ouverture au langage devient la question de la sensation comme ouverture au monde. Le sein allaitant, à l’origine d’un panel de sensations, permettant sécurité et maternage, serait dès lors un outil magnifique à la communication. Une communication tendrement composée d’amour d’une mère pour son enfant.

LILY
Doctorante en Psychanalyse & Sciences de l’Education

SOURCES
DOREZ-FOUCARD, Freud, la psychanalyse, l’allaitement et le maternage, site de la lèche league, 2016.
DUCCINI, Psychogénèse du langage, Archives ouvertes, février 2016.
FOUCHEY, Le stade oral, psychology, avril 2010.
FREUD, Trois essais sur la théorie sexuelle (1905), Gallimard, coll. « Folio », 1989.
FREUD, 1923, “Le moi et le ça”, in Essais de psychanalyse, Payot, 1981.
HEIDEGGER, Essai et conférence, Gallimard, 1980.
MAROT,  De la sensation au langage, Errances philosophiques, septembre 2015.
LACAN, Le séminaire: Tome XI, les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, Poche, édition 2014.
SALIGNON, Théories et cliniques psychanalytiques, 2016.

Couches lavables : mes motivations, mon choix, mes conseils !

Couches lavables : mes motivations, mon choix, mes conseils !

Depuis le temps que nous cheminons à travers une parentalité positive et bienveillante, nous observons des changements découler de nos choix initiaux. De nouvelles habitudes alimentaires, de nouvelles habitudes d’achats, de nouvelles façons de consommer…etc. On est en permanence dans la remise en question et dans le but de consommer sainement et raisonnablement.

On passe beaucoup de temps à s’informer et à lire. Nous n’avons pas de télévision. Nos soirées se passent donc en tête à tête avec un bouquin, sur l’Internet à lire, déchiffrer et analyser des études et bien sur à discuter en couple de toutes nos observations afin de s’approprier efficacement les résultats de nos recherches.

C’est tout naturellement que nous en sommes arrivés à la question des couches lavables. Arthur n’en a pas eu, nous le regrettons… mais bon ce qui est fait est fait! Gaspard lui, en a pleinement profité dès ses premières semaines.

Au commencement, c’est Fabien qui est à l’origine de cette idée. Et je dois bien avouer que je ne la trouvais pas réjouissante car c’est principalement moi qui m’occupe du change ! Je me voyais déjà les mains dans le caca à frotter les couches et surtout je me voyais y passer un temps phénoménal!

Alors qu’en est-il vraiment presque 2 ans après le commencement de cette aventure en couche lavable ? A travers cet article, je vais t’expliquer et te présenter plusieurs choses :
– Nos motivations
– Notre modèle de couche lavable
– Nos problèmes et nos solutions

Couches lavables : un choix “environnemental” et “santé”

C’est un fait que l’on ne peut remettre en question quoi que l’on en pense : les couches lavables sont bien plus bienveillante pour l’environnement et la santé de nos enfants que les couches jetables.

Impact des couches jetables sur l’environnement

Le site Planetoscope restitue des informations parlantes et concrètes sur les couches jetables. Par exemple, elles représentent 40% des déchets ménagers d’un foyer ayant un enfant entre 0 et 2 ans !(1)

D’une manière plus générale, il est observé que pour un enfant entre 0 et 3 ans (dont ce site estime le nombre de couches jetables utilisées à 6500, soit 6 par jours pendant 3 ans), la fabrication des couches jetables aura nécessité (2) :

  • 4,5 arbres
  • 25 kg de kilos de plastiques (obtenus grâce à 67 kg de pétrole. Il faut une tasse de pétrole pour fabriquer le plastique d’une couche jetable)
  • 120m3 d’eau. Cette quantité astronomique est due à la fabrication de la cellulose (matière non recyclable qui nécessite 55 000 L d’eau pour 1 tonne fabriquée)

Cette liste n’est pas exhaustive, il aura fallu également de nombreuses autres matières premières non-renouvelables et beaucoup d’énergie pour la production ET le traitement sous forme de déchet. (3)

Je terminerai en indiquant qu’il faut entre 300 et 500 ans à la couche jetable  pour se dégrader entièrement

Impact des couches jetables sur la santé du bébé

Les couches jetables sont bourrées d’agents chimiques, cancérigènes et autres perturbateurs endocriniens (3). Je t’indique ce qui m’a le plus choqué lors de mes recherches:

  • Les couches jetables contiennent du polyacrylate de sodium. C’est ce qui rend la couche absorbante. Il faut savoir que ce produit a été retiré des tampons hygiéniques féminins en 1985 car il a été associé au syndrome de choc toxique.
  • Les couches jetables contiennent des parfums et autres produits chimiques qui sont très agressifs pour la peau de bébé
  • Les couches jetables contiennent du benzol. C’est un mélange toxique de benzène, de toluène et de xylène (4) Ce produit est cancérigène
  • Les couches jetables contiennent du furane et de la dioxine issus du blanchiment au chlore. Les dioxines sont des polluants de l’environnement. Elles posent problème à cause de leur toxicité potentielle élevée (5)
  • Les couches jetables contiennent des composés organiques volatils pouvant provoquer de l’asthme (toluène, éthylbenzène, xylène, dipenthène…)

Lorsque j’ai fait mes recherches, je dois bien avouer que j’ai eu une grosse prise de conscience ! Et le choix des couches lavables m’est apparu salvateur ;-)

Couches lavables : notre choix

Après de longues recherches, j’ai trouvé mon bonheur en couche lavable. J’ai choisi les couches lavables de la marque “gDiapers”.

Modèle TE3

Les couches lavables de la marque gDiapers sont des modèles TE3 (tout en 3, donc en 3 parties :-) ). Ce qui veut donc dire que l’on ne lave pas “toute” la couche à chaque change. La “culotte” reste généralement propre donc je ne la change pas à chaque fois. Je renouvelle uniquement la “couche” et le(s) insert(s). La “couche” est en nylon, je la passe donc au sèche-linge sans risque et comme la “culotte” n’est pas salie ou à changer à chaque fois, je n’ai pas besoin de me constituer un stock énorme et coûteux.

Motricité libre

Les couches lavables TE3 ont l’avantage de faire le fessier le moins volumineux en matière de couches lavables ! C’était donc un gros plus pour le confort de mon bébé. L’idée étant qu’il puisse être à l’aise en motricité libre.

Le rapport qualité-prix

Il n’était pas question pour moi d’y mettre un budget au ras des pâquerettes ni, à l’inverse, de payer quelque chose plus cher qu’il ne le fallait. J’ai donc réfléchi en terme d’investissement à long terme. Avec Fabien, nous projetons d’avoir 3 voir 4 enfants (le troisième est déjà en route ;-) ) donc je souhaitais investir dans mes couches lavables pour Gaspard mais aussi pour mes autres enfants à venir. En termes de qualité sur le long terme, les gDiapers avaient des avis très favorables. Le prix était correct par rapport aux bénéfices apportés. Après 2 ans d’utilisation, j’en suis toujours autant satisfaite. Beaucoup de proches autour de moi me disent connaître des problèmes de fuites et d’étanchéité alors que moi je ne connais pas ce problème et Gaspard porte sa couche lavable la nuit aussi !

Notre équipement de couches lavables

Afin de bien se comprendre, voici à quoi corresponde les termes utilisés :

couches-lavables-gdiapers-te3

“Culotte” gDiapers

couches-lavables-gdiapers-te3

“Couche” gDiapers

couches-lavables-gdiapers-te3

“Inserts” Mon petit tout. 100% bambou (le grand) et 50% bambou/50% microfibre (le petit)

couches-lavables-gdiapers-te3

Couche montée + voile lavable

Notre équipement 0-6 mois

Investissement financier : 242€

Notre équipement 6 mois – 3 ans

Investissement financier supplémentaire : 263€

Investissement financier global

Nos couches lavables ont représenté un investissement financier s’élevant au total à 505€.

Cet investissement est rentabilisé dès le premier enfant… alors pour plus d’un enfant il est complètement amorti !

J’ai réalisé un calcul pour connaître ce que cela m’aurait couté en couches jetables. Je me suis basée sur une consommation de 6 couches par jour pendant les 6 premiers mois puis de 3,5 couches par jour de 6 mois à 2 ans 1/2. Cela m’aurait couté environ 1400€ pour un enfant (montant renouvelable pour chaque enfant) en choisissant des couches écologiques (modèle Love&Green). Cela m’aurait couté 720€ pour un enfant (montant renouvelable pour chaque enfant) en choisissant une marque premier prix (modèle marque repère de Leclerc).

A noter que c’est une base financière sur 2 ans 1/2 alors que mon investissement en couche lavable sera utilisable jusq’au 16kg de l’enfant (Pour se donner une idée, Arthur, (4 ans 1/2) vient tout juste d’atteindre les 16kg et il a arrêté de porter des couches vers 3 ans)

Nos problèmes, solutions et astuces en couches lavables

Absorption des couches lavables

Afin que les inserts soient tout de suite optimum en terme d’efficacité, je les ai fait tremper/sécher (à l’air libre) 3 fois avant utilisation.

Lavage des couches lavables

Le lavage des couches lavables peut s’apparenter à un “art”… mais en réalité ce sont juste des petits trucs et astuces à mettre en place et ensuite sa “roule” tout seul.

Rinçage

Avant de laver les couches lavables avec le reste du linge, j’effectue un “rinçage” (sans produits) dans la machine à laver contenant uniquement mes couches lavables (culottes, couches, inserts, voiles et lingettes en coton pour le lavage des fesses lors du change). Le rinçage dure environ 20 min. Ensuite j’ajoute le reste des habits à laver avec la lessive.

Cycle adapté

Je choisis un cycle coton à 40°. Le cycle coton “remue” davantage le linge que le cycle polyester.

Lessive adaptée

Je fabrique ma propre lessive à base de savon peu glycériné (la glycérine à tendance à encrasser les couches lavable). Je mets moins de lessive que lorsque j’utilisais une “lessive industrielle”. Trop de lessive encrasse les couches lavables mais trop peu de lessive également (car encrassées par l’urine). Il faut donc trouver le bon dosage :-) (pour moi c’est le 1/4 d’une dose de ce que je mettais “avant”)

Remplissage de la machine

Je remplis ma machine à moitié. Une machine à demi remplie permet un lavage du linge plus efficace car le linge est plus remué.

Essorage

Je ne dépasse jamais les 800 tours (ni pendant le rinçage, ni pendant le lavage). Un essorage supérieur à 800 tours abîme les couches lavables et détruit petit à petit les fibres permettant l’absorption.

Lavage fréquent

Je fais une machine par jour. D’une manière générale il faut éviter de laisser les couches lavables “macérer” plus de 2 jours.

Éviter les produits

Afin de ralentir l’encrassement des couches lavables j’évite les produits pour le change. J’utilise de l’eau uniquement. J’ai donc abandonné le liniment oléo-calcaire. Chaque jour, je lave les fesses des enfants avec de l’eau et un peu de savon d’Alep bio et cela suffit largement à leur hygiène.

Prendre soin des couches

Je ferme chaque velcro afin qu’ils ne s’abîment lors du lavage pas et ne viennent pas non plus abîmer le reste de mon linge.

Couches lavables encrassées

Les couches lavables s’encrassent au fil du temps. Les résidus de lessives sont principalement mis en cause, et ce, peu importe la lessive. Les couches lavables s’encrasseront plus ou moins rapidement selon le choix de la lessive, le soin qu’on leur apporte au niveau de l’entretien et le choix des produits utilisés lors du change…

Comment sait-on qu’une couche lavable est encrassée ?

  • Elle fuit très rapidement
  • L’enfant fait des érythèmes fessiers à répétition
  • Les urines sentent l’ammoniaque
  • Les inserts deviennent “déperlants” (les liquides ne sont plus “absorbés”)

Il peut n’y avoir qu’un seul de ces facteurs ou plusieurs. Quoi qu’il en soit, c’est le moment de “décrasser” :-)

Comment je décrasse mes couches lavables ?

Je place tous mes inserts et mes lingettes en coton lavables (fabriquées en récupérant de vieilles serviettes de toilettes) dans la machine à laver. Ensuite, je programme un pré-lavage, un cycle coton à 60° puis un rinçage. Et surtout, je ne mets aucun produit. Si le premier décrassage n’a pas marché correctement, je recommence. La première fois que j’ai décrassé mes couches lavables (au bout de 18 mois !!) j’ai procédé ainsi 3 fois de suite afin de retrouver une utilisation optimum de mes inserts.

A présent, je vais décrasser plus régulièrement (tous les 3 à 6 mois). Encore une fois, c’est un équilibre à trouver car il ne s’agit pas de décrasser trop souvent au risque d’abîmer les fibres de l’insert, mais assez souvent pour être pleinement satisfaite de l’utilisation de ses couches lavables ;-)

A présent je n’ai plus de secret pour toi concernant mes couches lavables ;-)

Prends soin de toi et de tes enfants
Amélie

Sources :
(1) : http://www.planetoscope.com/hygiene-beaute/882-production-de-couches-culottes-jetables-en-france.html
(2) : http://www.consoglobe.com/couches-lavables-vs-couches-jetables-2678-cg
(3) : http://www.aceve-environnement.org/Couches-lavables.html
(4) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Benzol
(5) : http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs225/fr/

Cododo ou notre dortoir familial

Cododo ou notre dortoir familial

Cododo, Cosleeping, sommeil partagé, …. Il existe de nombreuses façons de nommer le fait de dormir “ensemble”. Ensemble avec ses enfant. Même si chaque terme à ses nuances (cododo : dans le même lit / Co-sleeping ou sommeil partagé : dans la même chambre mais chacun son lit), la finalité est bien de dormir “ensemble”.

Pour que le cododo se passe bien, qu’il soit réalisé en toute sécurité et surtout, qu’il soit profitable à tous, je t’invite à consulter cet article que j’ai écrit “Cododo : 10 règles de sécurité à respecter“.

Un cododo en toute simplicité

Avant la naissance d’Arthur je n’avais jamais songé une seule seconde au cododo. Pour moi c’était évident: “chacun dans son coin jusqu’au petit matin !”

chambre-bebe

Mais lorsqu’il est arrivé, impossible de me résigner à le laisser seul dans sa chambre. Lui qui était si petit et semblait si fragile. Il avait autant besoin de moi que j’avais besoin de lui. Alors c’est tout naturellement que son berceau fut transféré dans notre chambre, et ce, dès notre première nuit à la maison.

Et puis je trouvais cela pratique lors des réveils nocturnes. Je n’avais pas besoin de me lever pour aller le chercher dans sa chambre. Au fil des nuits, Arthur s’est retrouvé à passer plus de temps dans notre lit, tout contre moi, que dans son berceau. Et la raison en était toute simple : je me rendormais pendant sa tétée. C’était ainsi, chaque soir, il s’endormait dans son berceau et à chaque premier réveil il arrivait dans notre lit. Nous avons agi de cette manière pendant plusieurs mois.

Un cododo pas si facile à assumer !

Lorsqu’il est devenu trop grand pour son petit berceau de nouveau-né, nous avons fait pareil avec son lit à barreaux. Nous l’avons installé dans notre chambre, à la place du berceau. Mais en réalité il n’y allait que quelques heures par nuit. Il passait la plus grande partie de sa nuit avec nous.

lit-a-barreaux

Mais notre entourage ne voyait pas d’un œil très positif le fait que nous dormions tous les 3 dans le même lit. Nous avions le droit à de nombreuses remarques et mêmes à quelques avertissements… Alors, nous laissions son lit dans notre chambre afin de paraitre plus “normal” et si on nous en demandait plus, nous évoquions le fait qu’il venait téter dans notre lit, puis retournait dans son lit.

C’est avec l’arrivée d’Arthur que nous avons commencé à lire de nombreuses choses sur la parentalité et plus particulièrement “L’enfant” de Maria Montessori. Très vite, nous en sommes arrivés à la conclusion que le lit a barreaux n’était pas adapté à notre bébé. Au bout de quelques semaines, nous l’avons donc retiré et assumé pleinement notre cododo tous les 3. Nous avions assez d’arguments et de connaissances pour vivre notre choix au grand jour.

La fin du cododo ?

A 9 mois, il a fait ses nuits. Nous l’avons transféré dans sa chambre. Il a pris place dans un lit au sol (sur un sommier sans pieds) de 120cm x 180cm. Nous avons choisi ces dimensions pour le confort que cela lui procurait, mais également pour la simple et bonne raison que je pouvais m’installer confortablement auprès de lui pour l’accompagner dans son endormissement et lors de ses éventuelles phases de réveils nocturnes.

Sommeil de l'enfant - Méthode Montessori

La vie à suivi son cours et cette organisation nous convenait bien. Au fil du temps, Arthur est parvenu à venir tout seul nous retrouver dans notre lit au petit matin. Un moment que j’affectionnais particulièrement car il venait pour sa tétée matinale et se rendormait tout contre moi. Nous profitions ainsi de nos dernières heures de sommeil blottit l’un contre l’autre.

Des évènements perturbants

Et puis nous avons déménagé. Arthur avait 22 mois. La configuration de la maison était sensiblement la même (une maison de plein pied dans laquelle nos chambres étaient juxtaposées). Nous nous sommes donc réinstallés de la même manière. Chacun sa chambre. Mais immédiatement, nous avons connu de très nombreux réveils nocturnes. Alors qu’il faisait ses nuits depuis ses 9 mois, voilà que le déménagement le perturbait. Au bout de plusieurs semaines à faire des allers/retours dans sa chambre en pleine nuit, je me suis sentie vraiment épuisée. C’est aussi à ce moment que j’ai vécu ma  fausse couche à 1 mois 1/2 de grossesse. Le besoin de me reposer se faisait sentir.

Nous avons envisagé des solutions et la meilleur que nous ayons trouvé fut de rapatrier son lit dans notre chambre, à côté du notre. Depuis le déménagement, notre lit aussi est constitué d’un matelas posé au sol sur un sommier à lattes. Et comme pour arranger le tout, les deux matelas posés au sol l’un près de l’autre sont à la même hauteur ! Ce fut parfait. Ainsi, au bout de quelques semaines, Arthur a retrouvé un sommeil paisible.

Une nouvelle forme de cododo

Quelques semaines plus tard, j’étais enceinte à nouveau. Ce bébé que nous allions accueillir dormirait de toute évidence en cododo avec nous. Et cette fois ci, pas de berceau ni de lit à barreaux (qui étaient revendus de toute façon). Non, avec ce bébé nous étions prêt à assumer pleinement notre cododo et ce, dès sa naissance. Nous avions à présent assez de connaissances sur le sujet pour savoir que notre choix était tout à fait sain et complètement adapté aux besoins de notre bébé, et des miens ;-)

Mais alors, nous avons eu affaire à un dilemme de taille ? Arthur avait retrouvé un rythme de nuits calmes et apaisées. Devions nous le réintégrer dans sa chambre ?

Nous avons pesé les “pour” et les “contre”. Au final, beaucoup de “pour” selon nous, et qui résonnaient avec nos lectures :

  • Un enfant rassuré. Jusqu’à 5-6 ans le sommeil de l’enfant peut être une source d’angoisse et les réveils nocturnes fréquents. Cette organisation en cododo nous offrait l’avantage de ne pas avoir à nous lever la nuit en cas de réveil.
  • L’arrivée du bébé que je portais n’insinuait pas pour lui une mise à l’écart de notre part. Nous renforcions ainsi sa confiance en nous et l’esprit de fratrie que nous souhaitions créer.
  • Cododo oui, mais à présent chacun son lit (co-sleeping)! Donc finalement, une situation très confortable pour tous.
  • Petit plus : une seule chambre et donc une pièce qui se libère pour créer un espace de vie pour les enfants !

Les “contre” sont venus par la suite, lorsque notre entourage à eu connaissance de notre installation. Les premières réactions ont été des petites remarques “Il va dormir avec vous jusqu’à sa majorité?”, “Vous ne parvenez pas à “couper le cordon” !”, “Il va être de plus en plus collé et dépendant de vous!”, “Vous n’aurez plus d’intimité!”…

Un cododo familial assumé

Tant pis, on ne peut pas faire l’unanimité ! Nous vivons avant tout pour nous. Nous nous sentons bien avec cette organisation. Les nuits, mêmes les plus agitées, sont plus reposantes pour moi que si je devais faire d’innombrables “navettes” d’une chambre à l’autre.

Dans quelques mois, nous accueillerons notre troisième petit cœur, et c’est tout naturellement qu’il viendra trouver sa place dans notre grande et belle organisation nocturne en cododo.

cododo-en-famillePrends soin de toi et de tes enfants.

Amélie