Mort subite du nourrisson par asphyxie et écrasement thoracique – Enquête

Mort subite du nourrisson par asphyxie et écrasement thoracique – Enquête

Dans mon dernier post Facebook sur le cododo, j’affirmais que, même si le risque zéro n’existe pas, une maman n’écrase pas son bébé. J’ai d’ailleurs partagé notre article sur le Cododo: 10 règles de sécurité à respecter.mort subite du nourisson

En effet, dans l’esprit de la plupart des personnes, le risque du cododo serait d’écraser ou d’étouffer  son bébé. Ce qui, je le conçois volontiers, est un risque réel quand on ne respecte pas les consignes de sécurité et notamment l’allaitement.

Suite à ce post, il y a eu de vives réactions de protestation. J’aime les informations précises et je dois avouer qu’avant d’affirmer ce genre de choses, j’ai vérifié l’information à plusieurs reprises. Ce que j’affirme n’est pas nécessairement LA vérité – chacun a la sienne – mais c’est notre vérité avec notre vécu, notre expérience mais surtout nos propres recherches approfondies.

Quand avec Amélie, nous avons fait le choix du cododo, c’est un projet qui a été mûrement réfléchit. Nous avons passé beaucoup de temps à nous informer. Nous fonctionnons de la sorte pour tous les choix qui régissent la vie avec nos enfants.

Cela prend du temps mais cela permet surtout de mettre le doute et la culpabilité de côté.
Nous savons que le choix que nous avons fait est le meilleur pour nous. Bien évidemment, nous pouvons nous tromper et en aucun cas, nous ne pensons détenir la vérité.
Mais c’est vrai que bien souvent, nous sommes à contre courant de l’ensemble de la population : parentalité positive, maternage proximal, allaitement long, pas de punitions…

Les recommandations officielles et le cododo

Par contre, je conçois qu’au niveau national, on ne peut pas officiellement dire qu’il faut pratiquer le cododo.

D’ailleurs les recommandations officielles stipulent:

Un couchage séparé mais à proximité est recommandé. Le risque de MSN est réduit lorsque l’enfant dort dans la même chambre que sa mère. Bien que le partage du lit puisse faciliter l’allaitement maternel, les preuves scientifiques tendant à démontrer que le partage du lit est plus dangereux que le partage de la chambre dans des lits séparés, il n’est pas recommandé de partager le lit de son nourrisson. L’enfant peut être mis dans le lit de ses parents pour un moment (tétée, soins, réconfort) mais doit être replacé dans son lit ou berceau quand l’adulte va se rendormir. Lorsque l’adulte est fatigué ou a pris des médicaments ou des substances psychotropes pouvant diminuer sa vigilance, il ne devrait pas prendre l’enfant dans son lit. La Task Force recommande que le lit ou couffin soit placé dans la chambre des parents, près de leur lit, ce qui facilite l’allaitement et le contact. Les nourrissons ne doivent pas partager leur lit avec d’autres enfants. Il faut éviter de dormir avec un enfant sur un canapé ou dans un fauteuil, car cela peut être dangereux.

Le sommeil partagé occasionnel montre cependant certaines limites. Le cododo occasionnel est difficile à tenir car la maman peut s’endormir involontairement en donnant une tétée. Elle peut le prendre dans le lit quand son bébé pleure pour le calmer et cela peut durer assez longtemps. Difficile dans ces cas pour la maman de rester éveiller, surtout quand on sait que les cycles d’une maman qui allaite sont calés sur ceux de son bébé. Se rendormir pour elle est tout à fait logique et naturel.

Voici une très bonne explication du site cododo.free.fr:
Ces situations peuvent être dangereuses, car les parents ne les ont pas prévues et ils n’ont donc pas adapté l’environnement au bébé. Egalement le bébé ne s’est pas progressivement habitué à dormir contre un adulte, et n’a pas développé toutes les capacités qui peuvent lui être utiles dans ce cas de figure. Le lit partagé habituel présente donc des avantages en terme de sécurité de l’enfant par rapport au lit partagé occasionnel. Si les parents font le choix de n’adopter le lit partagé que ponctuellement, ils auront tout intérêt à toujours préparer leur lit pour y accueillir en toute sécurité leur enfant, et donc à être informés.

1 asphyxie par cododo pour 600 000 naissances

L’Institut de Veille Sanitaire a enquêté en 2011 sur les MIN (morts inattendues des nourrissons) de moins de 2 ans (2007-2009). Sur la zone et la durée de l’enquête, ce sont environ 600 000 naissances (fourchette basse) qui sont concernées.

Sur la période de l’enquête, 281 MIN ont été signalées par les correspondants Samu des départements participants. Parmi elles, 256 ont été incluses, 220 MIN de moins d’1 an et 36 MIN d’1 à 2 ans.

Sur l’ensemble des morts inattendues des nourrissons, 72 ont pu être expliquées. Sur celles-ci, 18 cas relèveraient de “suffocation et strangulation accidentelles dans un lit.

Sur ces 18 cas d’accidents, 7 cas seulement impliquent la présence d’une autre personne au moment du décès :

– un enfant d’1 mois, couché sur le côté, dans le lit de sa mère et de ses frères, trouvé sur le ventre. Les cinq personnes de cette famille très défavorisée vivaient dans 20 m².

– un enfant de 8 jours dormant dans le lit de ses parents, couché et trouvé sur le dos, dont le décès était asphyxique.

– un enfant de 2 mois, dormant sur un canapé avec sa mère, couché et trouvé sur le dos, présentant des signes d’asphyxie mais aussi des traces de fractures à la radiologie. La maltraitance n’a pas été identifiée comme la cause du décès.

– un enfant de 2 mois, partageant un canapé avec sa mère, trouvé sur le ventre et présentant à l’autopsie des signes d’asphyxie.

– un enfant de 2 mois, couché dans un lit d’adulte, sur le dos, sur un oreiller et sous une couette, retrouvé hyper-thermique, ayant glissé sous la couette en bas de l’oreiller. L’autopsie a été refusée par les parents.

– un enfant de 4 mois et demi, issu d’une grossesse gémellaire non suivie, ayant présenté un syndrome de sevrage du cannabis en période néonatale, couché sur le ventre avec son frère jumeau, trouvé sur le ventre face contre le matelas. Le lieu du décès n’a pas été vu car la mère a amené l’enfant décédé dans une clinique proche du domicile. La mère et son conjoint avaient fumé du cannabis le soir du décès. L’autopsie a montré des signes d’asphyxie.

– un enfant d’1 mois, écrasé sous son père qui s’est endormi, saoul, dans un canapé avec l’enfant

Sur ces 7 cas de décès, on constate, que pour 6 d’entre eux, les bonnes conditions du cododo ne sont pas du tout remplies. Ainsi sur l’ensemble de l’enquête incluant 600 000 naissances, nous avons seulement “un enfant de 8 jours dormant dans le lit de ses parents, couché et trouvé sur le dos, dont le décès était asphyxique.” On aurait aimé avoir plus d’informations sur les conditions du décès comme savoir si la maman allaitait.

Le risque zéro n’existe pas même quand on prend toutes les précautions. Pour certains spécialistes de la petite enfance, le cododo pourrait même prévenir les risques de mort subite du nourrisson. Au regard des conditions de certains décès dans les lits et chambres séparés, on peut tout à fait les comprendre.

On voit dans ce cas précis qu’il est toujours important de bien analyser les données, surtout quand les informations proviennent des grands médias. En règle général, les défenseurs du cododo interpréteront les décès dans un lit séparé comme évitable car la maman aurait pu être là et intervenir. Les défenseurs du lit séparé interpréteront les décès en cododo comme évitable car la maman ou le papa l’ont asphyxié.

Un enfant qui décède en cododo n’est pas forcément étouffé par ses parents comme le montre cette enquête. Il y a bien d’autres causes possibles de décès, et je vous invite à lire l’enquête pour vous faire votre propre avis.

Si vous souhaitez pratiquer le cododo, veillez à bien respecter les consignes de sécurité.

Prends soin de toi et de tes enfants.

Fabien

Sources
Lactation is associated with an increase in slow-wave sleep in women. DM Blyton, CE Sullivan, N Edwards. J Sleep Res 2002 ; 11(4) : 297-303. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12464097
Why babies should never sleep alone: a review of the co-sleeping controversy in relation to SIDS, bedsharing and breast feeding. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15911459
http://invs.santepubliquefrance.fr/publications/2011/morts_nourrissons/morts_inattendues_nourrissons.pdf 

A QUEL AGE COMMENCE LA DIVERSIFICATION ALIMENTAIRE ?

A QUEL AGE COMMENCE LA DIVERSIFICATION ALIMENTAIRE ?

Chères lectrices, chers lecteurs,

Il faut introduire les aliments à 4 mois disait notre pédiatre, 6 mois dit l’Organisation Mondiale de la Santé. Il faut introduire tels aliments et tels aliments tôt pour éviter les risques d’allergies et le gluten rapidement pour éviter la maladie cœliaque peut-on lire à droite à gauche. Chez nous c’est bébé qui décide ! Gaspard presque 9 mois, au dessus de toute courbe de poids et de taille, n’a jamais rien avalé à part du lait maternel. La Diversification Alimentaire ce n’est pas encore pour lui. Je vous raconte ça après avoir encore passé une journée sur des plages de rêves.

Atelier Sommeil de l’Enfant: http://www.famille-epanouie.fr/atelier-sommeil-enfant-commande-sq/

Prenez bien soin de vous

Amélie

Faut-il pratiquer le cododo ?

Faut-il pratiquer le cododo ?

Chères lectrice, chers lecteurs,

Dans certaines civilisations, dormir avec son bébé, que ce soit dans la même chambre et/ou dans le même lit est tout à fait normal. En Europe, le sujet est encore tabou. Dormir avec son bébé c’est prendre un risque de l’étouffer, ça casse la relation conjugale, ça réduit l’autonomie des enfants, cela développe le risque de mort subite du nourrisson.

Voir l’article “Cododo : 10 règles de sécurité à respecter
L’étude dont je parle dans la vidéo: http://pediatrics.aappublications.org/content/134/2/e406
Voir la vidéo l’autonomie dès le berceau.

A très vite
Fabien

Est-il bon d’emmailloter bébé ?

Est-il bon d’emmailloter bébé ?

Chère lectrice, cher lecteur,

Ces dernières années, de nombreux parents ont remis au goût du jour une pratique ancestrale (et encore pratiquée dans de nombreux pays du monde): l’emmaillotage. Les premières traces retrouvées sur le fait d’emmailloter bébé remontent à l’antiquité. Cette pratique est-elle cependant sans risque? Est-il justifié d’emmailloter bébé? C’est ce que nous allons éclaircir ci-dessous.

Nous n’avions pas emmailloté Arthur, mais pour Gaspard, nous nous sommes posés la question. Nous avons ainsi mené une recherche poussée afin d’en connaître les bienfaits mais aussi les risques (car oui il y en a). Nous partageons avec vous les résultats de notre travail et ainsi notre choix d’emmailloter Gaspard.

Emmailloter un bébé permet à l’enfant de s’endormir sereinement et de dormir dans un état de calme et d’apaisement. C’est une méthode à utiliser uniquement lorsque bébé dort. En dehors des temps de sommeil, il est important de laisser bébé libre de ces mouvements.

4 bonnes raisons d’emmailloter bébé

1. Emmailloter bébé pour diminuer les réveils liés au réflexe de Moro

Le réflexe de Moro est l’un des réflexes archaïques du nourrisson, il a donc toute son importance dans le développement du nourrisson. Ce réflexe se manifeste par un brusque mouvement des bras vers le haut de la tête et provoque un sursaut. Le problème c’est qu’il est bien souvent à l’origine des réveils en sursaut du bébé qui se sent alors tomber dans le vide.

Le fait d’emmailloter bébé va lui “bloquer” les bras le long du corps, il ne sera donc plus réveillé par ce brusque sursaut.

2. Emmailloter bébé pour le contenir

Emmailloter bébé lui permet de retrouver des sensations qu’il a connu dans l’utérus de sa maman :

– la chaleur
– l’enveloppement
– le fait d’être contenu

Ces sensations bien connues vont l’apaiser et le sécuriser, ce qui va lui permettre d’être beaucoup plus calme et serein.

3. Emmailloter bébé pour atténuer ses coliques

La légère pression qu’exerce le tissu sur le ventre de bébé et le fait d’être bien enveloppé vont permettre de diminuer les maux de ventres appelés “coliques”. Le bébé emmailloté a donc tendance à se tortiller beaucoup moins.

4. Revenir aux méthodes naturelles

Depuis la nuit des temps les peuples du monde entier ont cherché à emmailloter leur bébé pour les maintenir au chaud, les contenir, les apaiser, les endormir. Et cette méthode naturelle a fonctionné sur des centaines de générations pour la simple et bonne raison que bien contenu, bébé ne ressent plus la sensation troublante du “vide” autour de lui. Il retrouve ses repères rapidement et s’apaise.

emmaillotage

Les risques liés à l’emmaillotage

Nous vous proposons donc un petit tour de la question afin de lever le voile sur des croyances plus ou moins fondées et rappeler les règles fondamentales pour emmailloter son bébé en toute sécurité.

Nous tenons à préciser que nous n’avons pas trouvé d’études scientifique établissant réellement les risques invoqués ci-dessous.

1. La luxation de la hanche

Le fait de serrer une couverture autour du corps de l’enfant et de lui empêcher les jambes de bouger favoriserait les luxations des hanches, entraînant alors un risque de boitement lors de l’apprentissage de la marche.

Pour agir en toute sécurité il est conseillé de ne pas trop serrer les jambes de l’enfant, vous pouvez d’ailleurs, selon les modèles de couverture, opter pour laisser les jambes de bébé complètement libres (choix que nous avons fait). De plus, il est important d’emmailloter bébé uniquement pendant ces temps de sommeil, c’est à dire qu’il faut le laisser libre de tous ces mouvements lors de ces périodes d’éveil.

2. Une température corporelle trop élevée

Le fait d’emmailloter bébé lui donnerait chaud, et même trop chaud, ce qui serait alors dangereux.

Pour éviter le risque de chaleur trop importante, il est important de prendre en compte le fait que le bébé emmailloté est sous une couverture. Il est inutile de trop couvrir le bébé, il faut aussi prendre en compte la température de la pièce dans laquelle il se trouve.

Pour Gaspard qui est né début juillet par un temps très chaud, nous avons commencé à l’emmailloter avec un body uniquement.

3. La suffocation

Ce risque serait lié au fait que la couverture se desserre et viennent alors se poser sur le visage du bébé emmailloté et entraîne la suffocation.

Ce risque est extrêmement limité dans la mesure ou l’on utilise une couverture spéciale dédiée à l’emmaillotage du bébé.

Donc pour agir en toute sécurité, nous préconisons d’utiliser une couverture vendue exclusivement dans le but d’emmailloter bébé et d’y installer son enfant en suivant à la lettre les instructions fournies sur la notice d’utilisation de la couverture. Pour encore plus de sécurité, nous pouvons vous recommander une utilisation de ce type de couverture uniquement pour les siestes (choix que nous avons fait, car Gaspard dort avec nous la nuit).

De plus, dès que l’enfant peut se retourner tout seul, il faut arrêter d’utiliser la couverture d’emmaillotage (soit entre 4 et 6 mois selon les enfants).

emmaillotage

Gaspard emmailloté dans sa couverture

D’une manière générale, le but n’est pas de “saucissonner” son bébé dans sa couverture d’emmaillotage, mais plutôt de l’y installer afin qu’il s’y sente maintenu, contenu, enveloppé et bien au chaud.

Les 6 règles d’or pour bien démarrer l’allaitement maternel

Les 6 règles d’or pour bien démarrer l’allaitement maternel

Allaiter vous tient à cœur et vous voulez réussir le démarrage de votre allaitement maternel afin de connaître ce bonheur immense : nourrir votre bébé.

Voici mes 6 RÈGLES D’OR A RESPECTER POUR BIEN DÉMARRER VOTRE ALLAITEMENT MATERNEL (et pourquoi il est important de les respecter) :

1. Mettez votre bébé au sein le plus rapidement possible après sa naissance

C’est lors de la première heure de vie de votre bébé que son”reflex de succion” est au plus haut, il faut donc profiter de ce phénomène naturel pour lui apprendre à venir téter le sein afin de se nourrir.

2. Laissez votre bébé se débrouiller et chercher lui-même le sein

La nature est incroyablement bien faîte. Votre bébé aura le reflex de remonter votre ventre et arriver sur votre poitrine (si si! je vous assure) pour venir chercher votre sein. Laissez-le un peu galérer :-) pour qu’il puisse lui-même se débrouiller seul. Sa propre réussite va lui donner confiance en lui.

3. Mettez votre bébé dans une bonne position d’allaitement

Si c’est votre premier enfant (ou votre premier allaitement), demandez à une sage femme de vous aider à mettre votre nouveau-né dans la bonne position, c’est très important pour éviter les crevasses. Il existe plusieurs positions d’allaitement maternel. Les plus répandues étant les positions madone (ou classique), allongée, en ballon de rugby, à califourchon, en tailleur. Mais oui pas de stress je vous ferai aussi un petit article détaillé sur le sujet :-)

Les points à respecter pour un bon positionnement :
– la bouche de votre bébé doit prendre quasiment toute l’aréole (c’est la zone de peau circulaire pigmentée située autour du téton)
– la lèvre inférieure de votre bébé doit être marquée par un petit ourlet (voir sur la photo)

allaitement bébé avec ourlet sous la lèvre inférieure

ourlet sous la lèvre inférieure

-En position madone, le ventre de votre bébé doit être contre le vôtre et son épaule doit être dans l’axe de son oreille et de sa hanche. Je vous ai mis un petit schéma en dessous pour éviter que vous ne relisiez 3 fois cette phrase ;-).

Allaitement maternel en position madone

Allaitement maternel en position madone

4. Donnez uniquement le sein à votre bébé

Après votre accouchement et dans les jours qui suivent, votre bébé va être très fatigué. Lui aussi a fourni un effort considérable pour sortir de votre ventre.
L’allaitement lui demande un effort de succion beaucoup plus important qu’il n’aurait à le faire avec un biberon. Si vous lui donnez en parallèle des biberons, il va trouver cela beaucoup plus facile et rechignera d’autant plus à faire un effort pour boire au sein.
Quand Arthur est né, il avait quelques difficultés à téter. Pour ne prendre aucun risque, le personnel médical de la maternité nous a incité à lui donner des compléments de biberons (à la paille). Nous avons refusé au départ, mais devant leur insistance et du fait que, comme tous parents, nous étions très inquiets pour sa santé, nous avons cédé.
Aujourd’hui, nous savons que cela n’a fait que compliquer la bonne mise en place de l’allaitement.

5. Allaitez votre bébé à la demande jour et nuit et sans restriction de durée

Chaque tétée est différente, votre bébé pourra prendre davantage lors d’une tétée et beaucoup moins lors d’une autre. C’est pourquoi vous devez lui proposer le sein dès qu’il en fait la demande. Il n’y a aucune règle d’horaire ni de durée, certains téteront vite et d’autres lentement. Soyez à l’écoute de votre bébé, une tétée peut être considérée comme finie lorsque bébé s’est endormi au sein ou lorsqu’il s’en détourne. Sachez aussi que plus votre bébé stimule le sein, plus il y aura de lait. Au bout de quelques temps votre enfant commencera probablement à se créer son propre rythme.

6. Évitez les tétines, biberons et autres sucettes

Il est très tentant de vouloir donner à bébé une tétine quand il vous réveille en pleine nuit alors que vous savez pertinemment qu’il a déjà mangé et qu’il est propre. Tous ces subterfuges sont destinés à substituer le sein. Mais pourquoi vouloir remplacer le sein s’il peut l’avoir réellement ? Un nourrisson, lors de ces premières semaines de vie a un énorme besoin de succion qui doit être uniquement satisfait par le sein . D’autant plus que même si les marques se vantent aujourd’hui de fabriquer des tétines “physiologiquement identique” au sein d’une maman : il n’en est rien. La position de la bouche et de la langue n’est pas la même avec une tétine qu’avec un sein, le risque majeur est donc que l’enfant prenne une mauvaise position pour téter et abîme les seins en provoquant des crevasses.

Sachez que si votre enfant pleure sans raison apparente, c’est qu’il a certainement besoin d’être rassuré. Le sein n’est pas uniquement une source de nourriture, c’est aussi une source de câlin et de réconfort qui va l’aider à prendre confiance en lui. N’oubliez pas que tout son environnement est nouveau et qu’une maternité est un endroit ou il y a du bruit et du passage, vous devez donc rassurer votre bébé autant que vous le pourrez.

Mettez votre bébé au sein le plus souvent possible sans tenir compte du regard et des remarques négatives de votre entourage. Ayez confiance en vous, en votre bébé et en vos capacités à allaiter.

N’hésitez pas à consulter le guide de l’allaitement maternel de L’INPES et mon article sur les 10 idées reçues sur l’allaitement maternel ;-)

Avez-vous trouvé ou retrouvé la motivation nécessaire pour démarrer votre allaitement maternelle sereinement ?

Porter son bébé en écharpe de portage physiologique

Porter son bébé en écharpe de portage physiologique

Cet article n’est pas un article sponsorisé par la marque JPMBB. Nous partageons simplement notre retour d’expérience :-)

J’ai envie de commencer cet article par une citation que j’ai lu dans le livre “Le guide de mon bébé au naturel” écrit par le Dr Dominique Leyronnas et Catherine Piraud-Rouet. Cet ouvrage est une vrai ressource dans notre quotidien avec Arthur.

Bébé porté, bébé heureux !

Porter son bébé est naturel et excellent pour le développement de l’enfant. Une étude datant de 1996 et parue dans la revue Pediatrics (Journal officiel de l’académie américaine de pédiatrie) à montré que le portage réduisait les pleurs de 43% le jour et 51% la nuit.

Quelques mois avant la naissance d’Arthur et après mettre renseigné sur le sujet, j’ai eu le déclic: “je porte mon bébé”. J’ai donc acheté une écharpe de portage physiologique car j’avais très envie de m’entrainer à la mettre afin d’être au top pour la naissance. J’étais complètement séduite par le principe de ce corps à corps avec mon bébé, de ce lien qui allait se créer par le biais de ce doux rapprochement. J’ai souvent entendu dire que c’était compliqué à mettre, je peux vous dire qu’au contraire c’est très rapide et qu’une fois le coup de main adopté cela devient très simple d’utilisation.Vous trouverez d’ailleurs en bas de cet article une vidéo qui vous permettra de constater qu’il me faut environ 2 minutes pour installer l’écharpe puis installer Arthur.

Je vais donc développer les bienfaits du portage, notamment du portage physiologique, et ensuite je vous indiquerai une liste non exhaustive de porte bébé physiologique à adapter suivant l’âge de l’enfant et votre mode de vie.

C’est quoi le portage physiologique ?

Le portage physiologique c’est le fait de porter un bébé tout en respectant sa physionomie, c’est à dire la forme de son corps : l’arrondi de son dos, l’écartement de ses jambes et son maintien général.

La bonne position de portage physiologique c’est:

– Le dos rond –> A la naissance, la colonne vertébrale d’un bébé est arrondie, c’est pourquoi il faut veiller à ce qu’il garde cette position “boule” lorsqu’on le porte. Au fil des mois il se “déroulera”, vous pourrez alors adapter votre façon de le porter.

– L’écartement des jambes –> Les genoux et/ou les pieds du bébé (selon son âge et sa taille) doivent se trouver au-dessus du niveau des fesses.

– Le maintien –> Lorsqu’il est porté de manière physiologique, bébé s’adapte aux déplacements et aux mouvements du porteur. C’est donc tout naturellement que ce type de maintien permet au bébé de développer ses muscles.

Les bienfaits du portage physiologique

Être porté est l’un des besoins primaires du bébé. Je tiens à rappeler que l’être humain est le seul mammifère à ne pas être autonome dans ses déplacements à la naissance.

Les bienfaits du portage physiologique pour le bébé

Bébé est en confiance : Un bébé a un énorme besoin de contact physique, notamment avec ses parents. Lorsqu’il est porté, bébé ressent la chaleur, il entend le rythme cardiaque (lorsqu’il est porté sur le ventre), il perçoit les vibrations de la voix, il capte l’attention, il est en contact direct avec celui qui le porte, et c’est ce contact quotidien qui va l’aider à s’épanouir harmonieusement et en pleine confiance.

Bébé est sécurisé : Pendant les 9 mois de gestation il a été bercé par les déplacements et les mouvements de sa maman. Le fait de le porter le sécurise car il retrouve cette sensation de ballotement qu’il connaît si bien.

Bébé s’éveille : A hauteur d’adulte, bébé prend contact avec le monde qui l’entoure. Il écoute, regarde, observe et apprend déjà une multitude de chose.

Bébé se sent bien: la position verticale, au contraire des transats par exemple, permet de diminuer les remontées acides dues aux reflux.

J’ai porté Arthur dès sa naissance et je continue toujours à le faire pour les longs déplacements en extérieur. Plus les besoins primaires du bébé sont comblés, plus il acquiert de l’assurance, de l’autonomie, de la confiance en soi et en ces parents.

Les bienfaits du portage physiologique pour le parent

La liberté de mouvement : le portage physiologique permet d’avoir les deux mains libres. Arthur à passé un nombre d’heure incalculable en écharpe alors que je faisais à manger ou que je mangeais, lorsque nous étions à des fêtes, pendant que je faisais les courses ou bien encore lorsque je me promenais.

Le contact avec son bébé : un grand nombre de maman aime sentir leur tout petit proche d’elle. Le portage physiologique permet un corps à corps harmonieux avec son bébé, il n’y a aucune barrière de tissus entre lui et vous. C’est que du bonheur, et puis lorsque vous le portez sur le ventre, vous pouvez à tout moment lui caresser tendrement le dos.

L’encombrement minimum : au niveau du poids on parle de quelques centaines de grammes et au niveau de la place, ça rentre dans n’importe quel sac de voyage.

Je tiens également à préciser que ce type de portage ne fait ni mal au dos, ni aux épaules.

Notre choix pour porter Arthur

On trouve dans le commerce et sur Internet une multitude de porte bébé et d’écharpe de portage physiologique. Il faut que vous trouviez celui ou celle qui vous convient le mieux suivant l’âge de votre enfant et votre style de vie.

En ce qui nous concerne, nous utilisons l’écharpe de portage physiologique de la marque JPMBB (jeportemonbebe.com).

Nous avons choisi ces portes bébé par rapport à notre style de vie et par rapport au stade de développement d’Arthur.

L’écharpe de portage physiologique : Elle s’est révélée adaptée au nourrisson qu’était Arthur. De plus, son côté évolutif et multi position s’est avéré très pratique car j’ai pu l’utiliser dans d’autres positions, comme le portage sur le côté et en position d’allaitement. Par contre, je ne trouve pas pratique de mettre Arthur dans le dos toute seule. C’est donc tout naturellement que nous avons cherché un autre porte bébé physiologique.

Quand à notre poussette, autant vous dire qu’elle n’a pas beaucoup servi !

Et vous, êtes vous conquis(e) par le portage physiologique ? Qu’utilisez-vous au quotidien pour transporter vos enfants ?

N’hésitez pas à nous faire partager vos expériences de portage.