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Allaitement maternel

Comment bien préparer l’allaitement maternel ?

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L’allaitement maternel est un sujet qui me tient extrêmement à cœur. Pour moi, allaiter mon enfant était la seule et unique façon de nourrir mon bébé. Cette volonté je l’avais en moi depuis des années, ne pas pouvoir le faire aurait été vécu comme un échec.

Si vous aussi vous souhaitez allaiter votre enfant ou que votre enfant soit allaité par votre compagne, lisez attentivement cet article qui vous permettra de bien appréhender de manière synthétique les différentes étapes de la lactation. En bonus je vous confie les petits trucs que j’ai mis en place avec Arthur et qui ont marché.

Ce que dit l’OMS, l’Organisation Mondiale de la Santé, sur l’allaitement

L’OMS préconise un allaitement exclusif jusqu’au 6 mois du nourrisson, une poursuite de l’allaitement jusqu’au 2 ans de l’enfant minimum et l’introduction des aliments après les 6 mois du bébé.

Le lait maternel est le seul aliment qui répondra exactement aux besoin de votre bébé, et ce au niveau calorifique et nutritionnel. C’est également le moyen le plus naturel de nourrir son enfant.

Le lait maternel offre de nombreux anti-corps au bébé qui lui assureront une immunité incomparable face aux maladies infectieuses et chroniques.

Comment se préparer à allaiter son bébé ?

La meilleur façon de se préparer à allaiter son bébé est d’être prête dans sa tête et convaincue que  c’est offrir ce qu’il y a de mieux à son enfant.

Il est également très important que votre conjoint vous soutienne à 100% dans cet investissement et que lui aussi comprenne que c’est ce qu’il y a de mieux pour son enfant. Pour ma part, les 3 premières semaines ont été compliqué au niveau de l’allaitement et si Fabien ne m’avait pas soutenu, encouragé et motivé à persévérer j’aurai peut être arrêté mon allaitement au détriment du lait en poudre (je vous dirai plus bas pourquoi j’ai eu un accès de démotivation et comment je l’ai surmonté).

Même si l’allaitement est la chose la plus naturelle au monde, ce n’est pas pour cela que c’est la plus simple (au début). Le meilleur moyen de réussir la mise en  place de son allaitement est de s’informer sur les étapes de la lactation, les positions à adopter, le rythme des tétés, et aussi de parler avec d’autres femmes qui allaitent ou ont allaité. Je vous ferai part de tous ces détails dans un prochain article.
Vos copines qui ont allaité vous diront que c’est la meilleure chose qui soit et vous motiveront comme personne. A contrario, celles qui ont choisi le biberon vous démotiveront (sans le vouloir pourtant), car elles auront toujours une bonne raison de ne pas avoir allaité. Donc soyez bien vigilant à ne pas vous laisser décourager par de petites choses. Il s’agit de la santé de votre futur bambin.

Quelles sont les étapes de la mise en place de l’allaitement maternel ?

Pendant la grossesse, le corps d’une femme se prépare à nourrir son enfant (et ce, que la mère le souhaite ou pas).

Étape 1 : Le colostrum

Le colostrum commence à se former au cours du dernier trimestre de grossesse environ. Il arrive même qu’un peu de colostrum s’échappe des seins alors que votre bébé est toujours dans le ventre : c’est tout à fait normal.

Qu’est ce que c’est le colostrum ? Le colostrum c’est le « premier lait », il est épais et coloré. Il est parfait pour le nourrisson car adapté à son estomac en terme de quantité (le colostrum est peu abondant, donc adapté au petit estomac du nourrisson) et adapté à ses besoins physiologiques en terme de qualité Le colostrum est riche en anticorps qui protègent le bébé des microbes, en protéines qui représentent des facteurs de croissance, mais aussi riche en sucres assimilables, en vitamines, en sels minéraux et en acides aminés. Le colostrum possède un autre atout : il est extrêmement laxatif, ce qui va permettre à votre bébé d’éliminer rapidement et en toute simplicité le méconium accumulé dans ses intestins pendant la grossesse. Le colostrum d’une maman est le cocktail idéal pour un bébé en pleine santé.

Au bout de 2 à 3 jours, le colostrum va laisser place à un lait de transition.

Étape 2 : le lait maternel de transition

Le lait de transition est beaucoup plus fluide et plus abondant que le colostrum. C’est pourquoi on parle de « 1ère montée de lait » lorsqu’il arrive. Comme le volume de lait augmente brusquement il peut y avoir un bel engorgement à ce moment là, c’est assez douloureux (pour ne rien vous cacher) et surtout très impressionnant car le volume de la poitrine augmente considérablement. Il faut faire téter votre bébé afin qu’il soulage les seins. A partir de ce moment, votre bébé va avaler beaucoup plus de lait lors des tétés et la maman le ressent. Soyez rassuré, c’est très agréable comme sensation (sauf si les seins ont été abimés par une mauvaise position de votre nourrisson les premiers jours).

Le lait de transition va se modifier au bout de 2 à 3 semaines pour devenir un lait mature.

Étape 3 : le lait à maturité

Le lait maternel à maturité arrive avec ce que l’on appelle la « deuxième montée de lait ». Elle se situe en générale entre 2 et 3 semaines après la naissance de l’enfant. Le lait devient encore plus abondant et l’enfant a davantage de force pour téter, il lui est donc beaucoup plus facile de prendre ses rations sans trop se fatiguer. C’est souvent avec cette deuxième montée de lait que les problèmes qui étaient présent dans les étapes 1 et 2 prennent fin.

Le lait à maturité va continuer à se modifier au fil du temps suivant l’âge et les besoins de l’enfant. Tant que votre bébé tête à la demande, vous pouvez être certain que l’organisme d’une maman fournit assez de lait pour subvenir à ses besoins.

 MES PETITS CONSEILS :

Comme l’allaitement était un but en moi, j’ai maximisé mes chances en m’informant énormément, mais face à la pratique il faut vraiment garder sa motivation et son courage car ce n’est pas toujours évident. J’ai du faire face à la peur de ne pas bien faire, la fatigue des nuits courtes, le stress des quantités, le regard des autres… bref beaucoup de sentiments forts à la fois pour une maman débutante…

A la maternité, je n’ai pas mis Arthur en bonne position tout de suite, j’ai donc eu quelques crevasses dès le début. Mon conseil :

* Faite sortir une goutte de colostrum en pressant le sein et en badigeonner le mamelon, faite ensuite sécher à l’air libre et ne refermez pas tout de suite le soutient- gorge d’allaitement afin que le sein soit le plus souvent à l’air libre. (vous pouvez le faire plusieurs fois par jour)

Ma 1ère montée de lait n’a eu lieu que le matin du 4ème jour, Arthur commençait vraiment à vouloir plus de quantité, on m’a conseillé (trop tard, mais je les ai tout de même pris pour la suite) les produits suivants :

* boire des tisanes d’allaitement, on les trouve en magasin bio. Elles sont à base de fenouil et d’anis, ce n’est pas très fort en gout mais c’est plutôt bon. Vous pouvez en boire à volonté.

* prendre du Galactogil, c’est un médicament homéopathique qui stimule la lactation. Vous pouvez le prendre périodiquement sur quelques jours. (1 ou 2 cuillère à soupe avant chaque repas)

Une fois revenu à la maison, Arthur se réveillait la nuit pour téter, c’était très fatigant car je m’obstinais à vouloir le faire dormir dans un petit berceau à côté de notre lit. Je devais donc rester éveillé tout le long de la tétée (qui s’avérait être très longue en pleine nuit et souvent revenue…). Mon petit conseil si vous n’en pouvez plus des nuits trop courte :

* le cododo. Arthur a fini par dormir avec nous… et j’ai retrouvé le sommeil. Je dormais sur le côté et Arthur était allaité en position couché sur le coté, son ventre contre le mien. Dès qu’il se réveillait je lui glissais mon sein dans la bouche, il tétait puis se rendormait, moi je n’attendais même pas la fin de la tétée pour me rendormir. Fini les pleurs, Fabien n’était donc même plus réveillé ! Nous avons dormis de cette manière jusqu’à ce qu’il fasse ses nuits (à ses 9 mois) et ensuite nous l’avons mis dans sa chambre et tout s’est très bien passé.

 

« Le père nourrit la mère qui nourrit l’enfant » voilà un proverbe qui nous résume tous les 3. Arthur pleurait beaucoup au début car il ne tétait pas assez fort, ça le fatiguait beaucoup, alors il finissait par s’endormir au sein et se réveillait affamé… c’était très dur pour moi de voir mon enfant « avoir faim » et ne pas pouvoir lui donner ce dont il avait besoin. Si Fabien n’avais pas été là, peut être serais-je allée acheter une boite de lait en poudre pour lui donner (une fois au début), et puis la facilité aurait pris le dessus et peut être aurais-je fini par lui donner le biberon et vivre mon allaitement comme un échec… Fabien a été là pour m’encourager, me redonner confiance en moi et en ma capacité à nourrir notre bébé. Il a fait exactement ce qu’un père doit faire pour sa femme et son enfant : les accompagner, les nourrir de sa force…

A 16 mois, Arthur est toujours un enfant qui tête à la demande tout au long de la journée (mon travail me le permet). Il mange aussi des aliments à chaque repas, fait ses nuits seul dans sa chambre, et est en quête d’autonomie… bref c’est un enfant normal ! Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à lire cet article que Fabien a rédigé sur le sevrage naturel,

N’oubliez pas que la tétée est rassurante pour votre bébé. Il sentira votre odeur, se sentira en confiance, reconnaitra votre « goût »… autant de facteurs qui lui faciliteront un éveil en confiance.

Et vous, souhaitez-vous allaiter votre enfant ? Avez vous trouvé dans cet article des réponses aux questions que vous vous posez ?

N’hésitez pas à commenter cet article afin que nous échangions tous ensemble sur ce beau sujet.

A bientôt,
Amélie

About Amelie Blot

Je me rappelle étant petite que je disais à ma maman : "quand je serai grande je ne punirai pas mes enfants !". Les années ont passé, je suis devenue maman et ce principe qui "était" en moi est plus fort que jamais. Je me forme au quotidien, à travers mes lectures enrichissantes et auprès de mon petit Arthur, à une méthode d'éducation respectueuse et bienveillante. J'espère pouvoir vous transmettre le goût de vivre la fabuleuse aventure de la parentalité tout en préservant l'épanouissement familiale si nécessaire au bonheur.

Une participation

  1. Je me rends compte à quel point j’ai manqué du support de mon entourage. Je ne me suis pas sentie du tout encouragé dans ma volonté de persévérer mon allaitement, et mes difficultés cumulées ont eu raison de mon allaitement. Maintenant, je le regrette et je compte bien apprendre de cette expérience pour mon deuxième enfant! Merci pour le partage.

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