Couches lavables
Couches lavables

Couches lavables : mes motivations, mon choix, mes conseils !

Depuis le temps que nous cheminons à travers une parentalité positive et bienveillante, nous observons des changements découler de nos choix initiaux. De nouvelles habitudes alimentaires, de nouvelles habitudes d’achats, de nouvelles façons de consommer…etc. On est en permanence dans la remise en question et dans le but de consommer sainement et raisonnablement.

On passe beaucoup de temps à s’informer et à lire. Nous n’avons pas de télévision. Nos soirées se passent donc en tête à tête avec un bouquin, sur l’Internet à lire, déchiffrer et analyser des études et bien sur à discuter en couple de toutes nos observations afin de s’approprier efficacement les résultats de nos recherches.

C’est tout naturellement que nous en sommes arrivés à la question des couches lavables. Arthur n’en a pas eu, nous le regrettons… mais bon ce qui est fait est fait! Gaspard lui, en a pleinement profité dès ses premières semaines.

Au commencement, c’est Fabien qui est à l’origine de cette idée. Et je dois bien avouer que je ne la trouvais pas réjouissante car c’est principalement moi qui m’occupe du change ! Je me voyais déjà les mains dans le caca à frotter les couches et surtout je me voyais y passer un temps phénoménal!

Alors qu’en est-il vraiment presque 2 ans après le commencement de cette aventure en couche lavable ? A travers cet article, je vais t’expliquer et te présenter plusieurs choses :
– Nos motivations
– Notre modèle de couche lavable
– Nos problèmes et nos solutions

Couches lavables : un choix « environnemental » et « santé »

C’est un fait que l’on ne peut remettre en question quoi que l’on en pense : les couches lavables sont bien plus bienveillante pour l’environnement et la santé de nos enfants que les couches jetables.

Impact des couches jetables sur l’environnement

Le site Planetoscope restitue des informations parlantes et concrètes sur les couches jetables. Par exemple, elles représentent 40% des déchets ménagers d’un foyer ayant un enfant entre 0 et 2 ans !(1)

D’une manière plus générale, il est observé que pour un enfant entre 0 et 3 ans (dont ce site estime le nombre de couches jetables utilisées à 6500, soit 6 par jours pendant 3 ans), la fabrication des couches jetables aura nécessité (2) :

  • 4,5 arbres
  • 25 kg de kilos de plastiques (obtenus grâce à 67 kg de pétrole. Il faut une tasse de pétrole pour fabriquer le plastique d’une couche jetable)
  • 120m3 d’eau. Cette quantité astronomique est due à la fabrication de la cellulose (matière non recyclable qui nécessite 55 000 L d’eau pour 1 tonne fabriquée)

Cette liste n’est pas exhaustive, il aura fallu également de nombreuses autres matières premières non-renouvelables et beaucoup d’énergie pour la production ET le traitement sous forme de déchet. (3)

Je terminerai en indiquant qu’il faut entre 300 et 500 ans à la couche jetable  pour se dégrader entièrement

Impact des couches jetables sur la santé du bébé

Les couches jetables sont bourrées d’agents chimiques, cancérigènes et autres perturbateurs endocriniens (3). Je t’indique ce qui m’a le plus choqué lors de mes recherches:

  • Les couches jetables contiennent du polyacrylate de sodium. C’est ce qui rend la couche absorbante. Il faut savoir que ce produit a été retiré des tampons hygiéniques féminins en 1985 car il a été associé au syndrome de choc toxique.
  • Les couches jetables contiennent des parfums et autres produits chimiques qui sont très agressifs pour la peau de bébé
  • Les couches jetables contiennent du benzol. C’est un mélange toxique de benzène, de toluène et de xylène (4) Ce produit est cancérigène
  • Les couches jetables contiennent du furane et de la dioxine issus du blanchiment au chlore. Les dioxines sont des polluants de l’environnement. Elles posent problème à cause de leur toxicité potentielle élevée (5)
  • Les couches jetables contiennent des composés organiques volatils pouvant provoquer de l’asthme (toluène, éthylbenzène, xylène, dipenthène…)

Lorsque j’ai fait mes recherches, je dois bien avouer que j’ai eu une grosse prise de conscience ! Et le choix des couches lavables m’est apparu salvateur 😉

Couches lavables : notre choix

Après de longues recherches, j’ai trouvé mon bonheur en couche lavable. J’ai choisi les couches lavables de la marque « gDiapers ».

Modèle TE3

Les couches lavables de la marque gDiapers sont des modèles TE3 (tout en 3, donc en 3 parties 🙂 ). Ce qui veut donc dire que l’on ne lave pas « toute » la couche à chaque change. La « culotte » reste généralement propre donc je ne la change pas à chaque fois. Je renouvelle uniquement la « couche » et le(s) insert(s). La « couche » est en nylon, je la passe donc au sèche-linge sans risque et comme la « culotte » n’est pas salie ou à changer à chaque fois, je n’ai pas besoin de me constituer un stock énorme et coûteux.

Motricité libre

Les couches lavables TE3 ont l’avantage de faire le fessier le moins volumineux en matière de couches lavables ! C’était donc un gros plus pour le confort de mon bébé. L’idée étant qu’il puisse être à l’aise en motricité libre.

Le rapport qualité-prix

Il n’était pas question pour moi d’y mettre un budget au ras des pâquerettes ni, à l’inverse, de payer quelque chose plus cher qu’il ne le fallait. J’ai donc réfléchi en terme d’investissement à long terme. Avec Fabien, nous projetons d’avoir 3 voir 4 enfants (le troisième est déjà en route 😉 ) donc je souhaitais investir dans mes couches lavables pour Gaspard mais aussi pour mes autres enfants à venir. En termes de qualité sur le long terme, les gDiapers avaient des avis très favorables. Le prix était correct par rapport aux bénéfices apportés. Après 2 ans d’utilisation, j’en suis toujours autant satisfaite. Beaucoup de proches autour de moi me disent connaître des problèmes de fuites et d’étanchéité alors que moi je ne connais pas ce problème et Gaspard porte sa couche lavable la nuit aussi !

Notre équipement de couches lavables

Afin de bien se comprendre, voici à quoi corresponde les termes utilisés :

couches-lavables-gdiapers-te3
« Culotte » gDiapers
couches-lavables-gdiapers-te3
« Couche » gDiapers
couches-lavables-gdiapers-te3
« Inserts » Mon petit tout. 100% bambou (le grand) et 50% bambou/50% microfibre (le petit)
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Couche montée + voile lavable

Notre équipement 0-6 mois

Investissement financier : 242€

Notre équipement 6 mois – 3 ans

Investissement financier supplémentaire : 263€

Investissement financier global

Nos couches lavables ont représenté un investissement financier s’élevant au total à 505€.

Cet investissement est rentabilisé dès le premier enfant… alors pour plus d’un enfant il est complètement amorti !

J’ai réalisé un calcul pour connaître ce que cela m’aurait couté en couches jetables. Je me suis basée sur une consommation de 6 couches par jour pendant les 6 premiers mois puis de 3,5 couches par jour de 6 mois à 2 ans 1/2. Cela m’aurait couté environ 1400€ pour un enfant (montant renouvelable pour chaque enfant) en choisissant des couches écologiques (modèle Love&Green). Cela m’aurait couté 720€ pour un enfant (montant renouvelable pour chaque enfant) en choisissant une marque premier prix (modèle marque repère de Leclerc).

A noter que c’est une base financière sur 2 ans 1/2 alors que mon investissement en couche lavable sera utilisable jusq’au 16kg de l’enfant (Pour se donner une idée, Arthur, (4 ans 1/2) vient tout juste d’atteindre les 16kg et il a arrêté de porter des couches vers 3 ans)

Nos problèmes, solutions et astuces en couches lavables

Absorption des couches lavables

Afin que les inserts soient tout de suite optimum en terme d’efficacité, je les ai fait tremper/sécher (à l’air libre) 3 fois avant utilisation.

Lavage des couches lavables

Le lavage des couches lavables peut s’apparenter à un « art »… mais en réalité ce sont juste des petits trucs et astuces à mettre en place et ensuite sa « roule » tout seul.

Rinçage

Avant de laver les couches lavables avec le reste du linge, j’effectue un « rinçage » (sans produits) dans la machine à laver contenant uniquement mes couches lavables (culottes, couches, inserts, voiles et lingettes en coton pour le lavage des fesses lors du change). Le rinçage dure environ 20 min. Ensuite j’ajoute le reste des habits à laver avec la lessive.

Cycle adapté

Je choisis un cycle coton à 40°. Le cycle coton « remue » davantage le linge que le cycle polyester.

Lessive adaptée

Je fabrique ma propre lessive à base de savon peu glycériné (la glycérine à tendance à encrasser les couches lavable). Je mets moins de lessive que lorsque j’utilisais une « lessive industrielle ». Trop de lessive encrasse les couches lavables mais trop peu de lessive également (car encrassées par l’urine). Il faut donc trouver le bon dosage 🙂 (pour moi c’est le 1/4 d’une dose de ce que je mettais « avant »)

Remplissage de la machine

Je remplis ma machine à moitié. Une machine à demi remplie permet un lavage du linge plus efficace car le linge est plus remué.

Essorage

Je ne dépasse jamais les 800 tours (ni pendant le rinçage, ni pendant le lavage). Un essorage supérieur à 800 tours abîme les couches lavables et détruit petit à petit les fibres permettant l’absorption.

Lavage fréquent

Je fais une machine par jour. D’une manière générale il faut éviter de laisser les couches lavables « macérer » plus de 2 jours.

Éviter les produits

Afin de ralentir l’encrassement des couches lavables j’évite les produits pour le change. J’utilise de l’eau uniquement. J’ai donc abandonné le liniment oléo-calcaire. Chaque jour, je lave les fesses des enfants avec de l’eau et un peu de savon d’Alep bio et cela suffit largement à leur hygiène.

Prendre soin des couches

Je ferme chaque velcro afin qu’ils ne s’abîment lors du lavage pas et ne viennent pas non plus abîmer le reste de mon linge.

Couches lavables encrassées

Les couches lavables s’encrassent au fil du temps. Les résidus de lessives sont principalement mis en cause, et ce, peu importe la lessive. Les couches lavables s’encrasseront plus ou moins rapidement selon le choix de la lessive, le soin qu’on leur apporte au niveau de l’entretien et le choix des produits utilisés lors du change…

Comment sait-on qu’une couche lavable est encrassée ?

  • Elle fuit très rapidement
  • L’enfant fait des érythèmes fessiers à répétition
  • Les urines sentent l’ammoniaque
  • Les inserts deviennent « déperlants » (les liquides ne sont plus « absorbés »)

Il peut n’y avoir qu’un seul de ces facteurs ou plusieurs. Quoi qu’il en soit, c’est le moment de « décrasser » 🙂

Comment je décrasse mes couches lavables ?

Je place tous mes inserts et mes lingettes en coton lavables (fabriquées en récupérant de vieilles serviettes de toilettes) dans la machine à laver. Ensuite, je programme un pré-lavage, un cycle coton à 60° puis un rinçage. Et surtout, je ne mets aucun produit. Si le premier décrassage n’a pas marché correctement, je recommence. La première fois que j’ai décrassé mes couches lavables (au bout de 18 mois !!) j’ai procédé ainsi 3 fois de suite afin de retrouver une utilisation optimum de mes inserts.

A présent, je vais décrasser plus régulièrement (tous les 3 à 6 mois). Encore une fois, c’est un équilibre à trouver car il ne s’agit pas de décrasser trop souvent au risque d’abîmer les fibres de l’insert, mais assez souvent pour être pleinement satisfaite de l’utilisation de ses couches lavables 😉

A présent je n’ai plus de secret pour toi concernant mes couches lavables 😉

Prends soin de toi et de tes enfants
Amélie

Sources :
(1) : http://www.planetoscope.com/hygiene-beaute/882-production-de-couches-culottes-jetables-en-france.html
(2) : http://www.consoglobe.com/couches-lavables-vs-couches-jetables-2678-cg
(3) : http://www.aceve-environnement.org/Couches-lavables.html
(4) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Benzol
(5) : http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs225/fr/

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About Amelie Blot

Je me rappelle étant petite que je disais à ma maman : "quand je serai grande je ne punirai pas mes enfants !". Les années ont passé, je suis devenue maman et ce principe qui "était" en moi est plus fort que jamais. Je me forme au quotidien, à travers mes lectures enrichissantes et auprès de mon petit Arthur, à une méthode d'éducation respectueuse et bienveillante. J'espère pouvoir vous transmettre le goût de vivre la fabuleuse aventure de la parentalité tout en préservant l'épanouissement familiale si nécessaire au bonheur.

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