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L’écoute active : une méthode qui assure l’harmonie familiale et des enfants épanouis !

Lorsque nous avons commencé à nous renseigner sur les méthodes d’éducations positives et bienveillantes, c’est à dire celles qui sont à l’écoute des besoins de l’enfant et qui le respecte en tant que personne à part entière, le nom du Docteur Thomas Gordon est rapidement arrivé au cœur de nos recherches.

Cet article aborde les principes de l’écoute active repris dans le livre de Thomas Gordon : « Parents efficaces : les règles d’or de la communication entre parents et enfants » (que nous vous conseillons de lire). Avec qui peut on pratiquer l’écoute active ? Comment la pratiquer ? Quels sont les avantages de ce type de communication ? Autant de réponses que la méthode Gordon  apporte et qui assure une meilleure relation entre parents et enfants.

Avec qui peut-on pratiquer l’écoute active ?

L’écoute active, au sens propre du terme, est praticable avec toutes les enfants sachant parler et penser. Étant donné qu’elle est basée sur un dialogue mettant le parent en situation d’empathie face à l’enfant il est primordial que l’enfant puisse s’exprimer avec des mots.

Cependant, un autre type d’écoute active peut être pratiqué avec les nourrissons et les enfants n’ayant pas encore acquis la parole. J’y reviendrai plus tard en bas de l’article.

En quoi consiste l’écoute active ?

L’écoute active permet d’écouter un enfant qui rencontre un problème face à une situation et l’aider à trouver la solution par lui même. Par exemple lorsqu’il se fâche avec son frère, sa sœur ou un ami, lorsqu’il ne comprend pas une nouvelle notion à l’école, lorsqu’il refuse de faire quelque chose.

L’écoute active se fait par le biais de l’empathie, c’est à dire que l’on se met à la place de l’enfant pour décoder au mieux le message qu’il fait passer. On reformule alors ces propos pour l’encourager à se confier d’avantage, et tout en le laissant s’exprimer librement il va, de lui même, trouver une solution à son problème; dans les cas ou il n’y a pas de solution réelle à apporter, l’écoute active permet à l’enfant d’exprimer ses sentiments tout en se sentant écouté et compris par son parent. Il décharge son émotion dans un climat de confiance et il pourra passer à autre chose sereinement.

Les 6 règles à respecter pour une écoute active de qualité

1. Écouter son enfant

Il faut être à 100% dans l’écoute de l’enfant, si vous faite autre chose en même temps, l’enfant  sentira que vous n’êtes pas pleinement disponible pour écouter « son » problème et il finira par se refermer et clore la discussion sans être allé au bout de son émotion.

2. Vouloir aider son enfant

Il faut que votre envie d’aider l’enfant à résoudre son problème se sente. Si vous essayer d’amener l’enfant à penser comme vous voudriez qu’il le fasse, l’écoute active n’aura plus aucun effet bénéfique.

3. Accepter les sentiments de son enfant

La démarche doit être purement et simplement empathique, vos propres sentiments et jugements ne doivent pas intervenir dans l’écoute active. Il faut accepter que l’enfant puisse avoir ses propres sentiments et sa propre façon de penser, même s’ils sont différents des vôtres.

4. Faire confiance à son enfant dans sa capacité à trouver des solutions par lui-même

Il est nécessaire de laisser l’enfant éprouver ses propres sentiments et de lui faire confiance dans sa capacité à les gérer. Il est étonnant de constater que les enfants sont des mines de ressources et que bien souvent ils résolvent leurs problèmes rapidement et en toute simplicité.

5. Accepter la modification des sentiments de son enfant

Il ne faut pas s’effrayer si l’enfant éprouve des sentiments violents et extrêmes par rapport à une situation. Il ne faut pas oublier qu’il est en train de se construire et qu’il ne lui est pas toujours évident de faire la part des choses. Il est très fréquent d’entendre un enfant dire qu’il est fâché à vie avec son ami(e) et les voir jouer à nouveau ensemble deux jours après comme si de rien n’était.

6. Considérer son enfant comme une personne à part entière

Il est important de laisser l’enfant exister par lui même. Il est normal qu’il ait sa propre façon de penser, qu’il émette ses propres jugements et qu’il ait ses propres interrogations. C’est en acceptant ses notions que vous aiderez l’enfant à résoudre ses problèmes par lui même.

Les bienfaits de l’écoute active

– L’écoute active permet à l’enfant de se « libérer » des sentiments négatifs en les exprimant. Après avoir exprimé ce qu’il a sur le cœur, l’enfant est soulagé et passe plus facilement à autre chose.

– L’écoute active aide l’enfant à réduire sa peur des sentiments négatifs. En l’écoutant et en le comprenant, le parent montre à son enfant qu’il a le droit d’être fâché, en colère, épuisé, démotivé… que se sont là des sentiments « normaux » et qu’une solution pour résoudre le problème peut être trouvée.

– L’écoute active renforce la relation parent-enfant. Le fait de se confier à son parent prouve une grande confiance en lui. C’est un moment d’échange qui soude les parents et les enfants, qui crée des liens forts entre eux ainsi qu’une belle complicité.

– L’écoute active aide l’enfant à trouver les solutions aux problèmes par lui même. Le fait de parler ouvertement de son problème aide l’enfant à mieux le percevoir et de trouver ainsi plus facilement la solution pour le résoudre.

– L’écoute active amène l’enfant à être plus réceptif aux messages de ses parents. Lorsque l’enfant est écouté, considéré et respecté c’est tout naturellement qu’il en fait de même avec les autres, et notamment avec ses parents. L’écoute active assure un climat serein dans le foyer.

L’écoute active chez les tous petits

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Il est tout à fait possible de pratiquer une sorte d’écoute active avec son bébé. Elle ne s’appelle pas « écoute active » car ce ne sont pas vraiment les mêmes procédés qui sont utilisés. Cela passe par la compréhension des messages non verbaux qu’émettent les enfants avant de savoir parler et penser par eux-mêmes (donc de nourrisson jusqu’à 3 ou 4 ans).

Avec un nourrisson, cela commence par ne pas le laisser pleurer. Car lorsque l’enfant pleure il communique (c’est le seul moyen qu’il a pour le faire). Il est donc nécessaire de le prendre dans ses bras, de le bercer et de chercher d’où peut venir son mal être (faim, froid, chaud, couche mouillée, fatigue, besoin de câlin…). Souvent lorsque son besoin est assouvi, l’enfant arrête de pleurer et c’est à ce moment que le parent comprend qu’il a réussi à bien décoder le message envoyé par l’enfant.

Avec des bébés un peu plus grand, c’est à dire qui marchent mais ne parlent pas vraiment, il faut également prendre le temps de répondre à leurs pleurs et à leurs demandes. Il faut leur offrir la possibilité de montrer leurs sentiments négatifs ou ce qu’ils veulent pour assouvir leurs besoins. Il est très important de prendre en compte leurs besoins et de leur offrir une grande qualité d’écoute.

Avec notre petit Arthur (17 mois), nous pratiquons les prémices de l’écoute active et nous sommes convaincus que notre qualité d’écoute et notre attention l’aide à se développer, à communiquer, à prendre confiance en lui et à avoir confiance en nous.

Nous espérons que cet article vous à permis de bien comprendre la démarche de l’écoute active. N’hésitez pas à nous faire partager vos expériences sur le sujet.

A très bientôt,

Amélie

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About Amelie Blot

Je me rappelle étant petite que je disais à ma maman : "quand je serai grande je ne punirai pas mes enfants !". Les années ont passé, je suis devenue maman et ce principe qui "était" en moi est plus fort que jamais. Je me forme au quotidien, à travers mes lectures enrichissantes et auprès de mon petit Arthur, à une méthode d'éducation respectueuse et bienveillante. J'espère pouvoir vous transmettre le goût de vivre la fabuleuse aventure de la parentalité tout en préservant l'épanouissement familiale si nécessaire au bonheur.

9 9 commentaires

  1. Je voudrais juste préciser que l'écoute active devrait aussi se pratiquer en dehors de la relation parent/enfant ! Pourquoi pas dans le couple ? Au travail ? Avec les amis ? La famille élargie, je suis persuadée que c'est un mode de communication nécessaire à toute relation, pas continuellement, mais dès que le besoin s'en fait sentir !

    • Bonjour Delphine,
      Vous avez tout à fait raison, Thomas Gordon indique d’ailleurs dans son livre que cette méthode est applicable avec l’entourage familier et professionnel et que les résultats sont des plus appréciables!
      Merci pour votre commentaire et à bientôt,
      Amélie

  2. ma puce a 10 mois et je ne sais pas trop comment pratiquer l’écoute active et je pense que je ne dois pas toujours faire passer ses besoins avant les miens, enfin tout dépend des besoins. mais hier soir par exemple ma puce pleurait dans son parc pour en sortir (alors je sais c’est une sorte de prison) mais je devais cuisiner et j’ai vérifié qu’elle n’avais ni faim, ni besoin d’etre changée, j’ai compris qu’elle voulait sortir, je lui parlais pendant que je cuisinais, je lui disais que je comprenais, je venais la voir très souvent pour la caresser et lui faire des bisous, mais j’ai pris le temps de terminer ma préparation, suis-je dans l’écoute active tout de même ? est-ce compatible avec la frustration qu’on peut imposer quand on ne peut répondre tout de suite au besoin (quand il n’est pas impérieux on est d’accord)

    • Bonjour Aurore,
      L’écoute active avec les touts petits est différente de celle pratiquée avec les enfants plus grands, mais tellement essentielle. Tout d’abord, pourquoi mettez vous votre fille dans un parc ? Est-ce réellement necessaire? Si votre maison est sécurisée il y a de grande chance pour qu’elle puisse commencer à assouvir sa soif de découverte et d’exploration. Vous pouvez également la placer par terre à coté de vous dans la cuisine afin de pouvoir avoir un œil sur elle (en étant d’une extrême vigilance avec les risques d’éclaboussure, de casse…). Et lorsque elle est à vos côtés, n’hésitez pas à lui raconter ce que vous faites et à commenter vos actions. Si un chagrin se déclare, prenez vraiment le temps d’aller la rassurer, puis revenez ensuite à vos occupations. Si vous comprenez qu’elle à juste besoin de jouer avec vous mais que malheureusement vous ne pouvez pas vous rendre disponible, alors donnez lui un jouet adapté à son âge afin de lui occuper l’esprit et les mains jusqu’à ce que vous puissiez vous libérer et ensuite passer du temps avec elle.
      Quoi qu’il en soit, ne vous culpabilisez pas car votre démarche est positive et semble tout à fait aller dans le sens de l’écoute active chez un tout petit. Dernière petite précision au sujet de la « frustration », il est important de trouver les solutions afin que parent et enfant trouvent un équilibre sans que l’un ou l’autre ne soit frustré.
      Merci pour votre article et à très bientôt sur le blog,
      Amélie

  3. Bonjour
    Je pratique l’écoute active avec mon bébé de 13 mois .
    Il a été malade et ça fait 2 nuit qu’il se reveille( avant il faisait ses nuits )
    Je suis venue le voir 2 fois et s’endormait dans mes bras et une fois pose dans son lit , il pleurait…
    A 4h30 matin j’ai le laisse pleuré sous les conseils de papa mais j’aime pas ça :( une heure après il s’est réveillé ) il a fini dans notre lit .. Tout mon entourage dit qu’il fait des caprices … Il est encore allaité le soir et s’endort au sein.. Merci d’avance pour vos commentaires

    • bonjour Alba,
      un bébé de 13 mois ne fait pas de caprices, à cet age il est encore dans ses émotions et ressentis directs, peur, angoisse, solitude, faim, froid…..
      votre enfant a été malade et cela a perturbé son sommeil qui est pour l’enfant un abandon total vers le rien ce qui peut être très angoissant.
      vous le savez ,déjà, le laissé pleurer n’est pas la solution pour qu’il retrouve des nuits sereines et pour vous non plus…le sommeil est un état incertain, il nous arrive aussi d’avoir des insomnies mais la différence se situe dans le fait que le bébé et l’enfant ne sont pas en capacité de gérer cela tout seul.
      je me doute que ce n’est pas facile, car, tout comme vous, je subis les dires de mon entourage et oui ma fille a 21 mois je l’allaite toujours nous sommes encore en cododo car elle demande le sein toutes les 2h et parfois plus, du coup je dors qd même plus en étant avec elle qu’en chambre séparée. Écoutez votre cœur…votre enfant a juste besoin de vous et ce sera pour un bon bout de temps comme ça avec des moments -, des moments+ et même ++ :)

  4. Excellent article comme d’habitude! Je vais de ce pas acheter ce livre. Je rencontre également un problème avec mon bb de 14 mois. Depuis peu, il se met a hurler, à crier mais je ne comprends pas pourquoi. L’heure du dodo est devenu un vrai calvaire! Malgré le rituel du soir, il hurle à l’idée de savoir qu’il va devoir dormir. Avec mon mari, nous avons essayé de nous montrer comprehensif, nous sommes restés avec lui dans sa chambre jusqu’à 3h du matin! Mais il pleurait dès lors que nous franchissions le pas de la porte ou que nous eteignions la lumière ou que nous le mettions au lit. Nous l’avons mis avec nous sur notre lit, même constat (pleurs, hurlements..). Nous sommes partis dans le salon… Idem! Nous n’en pouvions plus! Nous avons alors décidé de le mettre de force dans son lit même si nous sommes contre cette pratique habituellement! Cela fait des nuits que c’est la même chose! Que nous conseillez vous de faire s’il vous plaît? Je ne veux pas le frustrer! Et je me frustre moi même!
    Autre chose mais qui n’a rien à voir avec l’article ;) avez vous pensez à publier un article sur vos routines du matin, de la journée et-ou du soir?? Ce serait un réel plaisir de lire ce genre d’articles :) encore bravo pour ce blog et pour votre travail! Votre famille fait rêver !

    • Bonjour Marie,
      Merci pour votre si gentil commentaire.
      Nous sommes justement en train de préparer un dossier complet sur le sommeil de l’enfant. Si tout ce passe dans les délais prévu, cela devrait être prêt d’ici début novembre au plus tard.
      Je note l’idée d’un article sur les routines quotidiennes :-)
      A très bientôt sur le blog.
      Amélie

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