Pratiquez-vous l’une de ces douces violences avec vos enfants?

Les douces violences du quotidien, ce ne sont pas les fessées, les coups, la maltraitance ou tout châtiment corporel. Ce sont des actes brefs et fréquents, que l’adulte pense anodin, et qui mettent l’enfant dans une insécurité affective. Cela peut-être des paroles blessantes, des gestes maladroits, des jugements, des a priori. En aucun cas, le parent ou l’adulte ne souhaite nuire à l’enfant, et pourtant celui-ci se prend ces remarques de plein fouet, ce qui le déconnecte de l’adulte aimant et l’isole affectivement. C’est presque inconsciemment que l’adulte pratique ces douces violences. Pourquoi? Simplement du fait qu’il y a de très grandes chances qu’il ait subi ces douces violences quand il était enfant, et que cela s’est banalisé dans sa tête.

 » Douces violences «  est un oxymore. Un oxymore est une figure de style qui réunit deux mots en apparence contradictoires. (Exemple : un silence éloquent.)

Douces violences oxymore

Amis lecteurs, je vais partager avec vous une liste non exhaustive de ces douces violences. Il faut savoir qu’à un moment ou à un autre, vous allez vous retrouver dans l’une de ces douces violences. Soit parce que vous les avez subi quand vous étiez petit, soit parce que vous la pratiquez sans vouloir faire de mal. Car il s’agit bien d’un acte inconscient. Je vous conseille de ne pas être dans le déni mais de simplement recevoir l’information et y réfléchir tranquillement. « En quoi cet acte est une douce violence? En quoi cette elle insécurise mon enfant? En quoi elle me déconnecte de mon enfant? Pourquoi je pratique cette douce violence sans m’en rendre compte? Par quoi je peux la remplacer? »
Moi aussi, j’en pratiquais à la maison sans m’en rendre compte. Je vous les exposerai plus bas. Au début, j’essayais de me les justifier: « oui mais bon, il faut bien que… sinon il va… et comment je fais pour… » Ce qui m’a mis la puce à l’oreille, c’est que d’autres douces violences, que j’avais parfaitement identifié comme telles, étaient pratiquées avec d’autres enfants que je pouvais côtoyer. Bien évidemment, je m’en rendais compte mais gardais bien mon avis pour moi, car je sais que les autres parents ne les auraient pas acceptés. Pourquoi en serait-il différent avec moi ?

Ces douces violences sont en grande partie tirée du site internet du Syndicat national professionnel d’assistants maternels et familiaux. Si les parents sont souvent exigeants sur les prestations fournies par une assistante maternelle, accepteraient-ils d’une tierce personne certains comportements qu’ils ont eux-mêmes avec leurs enfants? Certes, vous me direz que le rôle d’assistante maternelle n’est pas celui de remplacer le parent. Et je vous répond justement qu’en tant que parent, vous avez la responsabilité de l’accompagnement de votre enfant. Cet accompagnement peut, mais surtout doit, être mené de manière positive. Pour bien éduquer accompagner un enfant, il est inutile d’être strict, sévère ou de vouloir faire preuve d’autorité.

J’ai simplement adapté certaines douces violences liées au métier d’assistant maternel au quotidien d’une famille ordinaire.

Liste non-exhaustive des douces violences du quotidien

Dans notre comportement

Parler de votre enfant à la troisième personne, alors que votre enfant est au milieu de la transmission.
Faire des transmissions essentiellement négatives.
Critiquer ouvertement un proche de la famille devant votre enfant.
Appeler votre enfant uniquement par des surnoms ne respectant pas sa véritable identité.
Juger par la dévalorisation.
Moucher votre enfant sans le prévenir.
Forcer votre enfant à faire un bisou.

Ce n’est pas toujours évident de se rendre compte que l’on pratique des douces violences. Un bon moyen est de se mettre à la place de l’enfant et se demander si nous aimerions subir ces remarques. On peut aussi se poser la question si nous ferions cela avec l’un de nos parents en mauvaise santé.

Lors des jeux et activités

Forcer votre enfant à faire une activité.
Presser votre enfant, lui mettre la pression pour qu’il se dépêche.
Commenter négativement les acquisitions de votre enfant.
Comparer vos enfants entre eux.
Ne pas laisser votre enfant emporter un jouet qui lui tient à cœur lors des sorties.
Culpabiliser  votre enfant parce qu’il refuse de faire une activité.

Le principe même des jeux et des activités est d’apprendre en prenant du plaisir. Si l’enfant n’est pas enclin à participer ou à faire une activité, respectez-le! Mettez-vous à son niveau, parlez-lui calmement et avec bienveillance afin d’entendre et comprendre ce qu’il ressent.

Lors des repas

Forcer votre enfant à manger.
Supprimer le dessert si votre enfant ne termine pas ce qu’il a dans son assiette.
Faire du chantage.
Mettre votre enfant au lit s’il ne veut pas manger.
Empêcher votre enfant de dormir parce que c’est l’heure du repas.
Empêcher votre enfant de manger tout seul parce qu’il va se salir.
Déshabiller votre enfant pour que ses vêtements restent propre.
Critiquer la nourriture devant votre enfant que l’on forcera à terminer.
Mélanger tous les aliments dans son assiette.
Laver le visage de votre enfant avec un gant d’eau froide, sans le prévenir, par derrière.
Lui attacher la serviette autour du cou en lui baissant la tête.
Racler systématiquement la bouche de votre enfant avec la petite cuillère.

Bien souvent, les deux principaux problèmes sont liés au coucher et au repas. Demandez-vous simplement pourquoi? Si votre enfant ne veut pas manger, c’est qu’il n’a pas faim ou qu’il n’aime pas. Mangez-vous quand vous n’avez pas faim? Cuisinez-vous des haricots verts alors que vous détestez ça?
Je vous vois déjà venir à plusieurs kilomètres: « oui mais les enfants préfèrent manger ce qu’ils aiment et délaissent les aliments bon pour la santé. J’ai l’exemple d’amis dont le fils est très « difficile ». A part du riz, des pâtes, des nuggets, des frites, il ne mange quasiment rien. Il a de grosses carences dans son alimentation, et les problèmes de santé qui en découlent. Mais ils ont renoncé à essayer de lui faire diversifier son alimentation, préférant la facilité de repas qui se passent dans le calme. »
En fait, c’est très simple pour éviter ce genre de situation. Servez simplement à vos enfants des aliments bons pour la santé. Ils n’ont pas la capacité de comprendre qu’un fruit est meilleure pour la santé qu’un Kinder. Votre enfant ne se laissera jamais mourir de faim. Sachez que l’embonpoint n’est pas signe de bonne santé.
Chez nous, quand on veut se faire plaisir avec du chocolat, on achète du Lindt à plus de 85% de cacao ou je prépare une pâte à tartiner maison avec des noisettes, du miel, du cacao et des dattes. Arthur adore ça et peut forcer un peu sur la cuillère sans que cela soit mauvais pour sa santé.

Autour de la toilette

Parler entre adultes durant un change dans l’ignorance de votre enfant.
Faire des commentaires sur l’hygiène de votre enfant, sur son anatomie, sur ses petits maux.
Sentir les fesses de votre enfant en lui disant « tu pues ».
Ne pas parler à votre enfant durant le change.
Prendre votre enfant pour le changer sans le prévenir.
Dire à votre enfant qu’il est sale, qu’il pue.
Empêcher votre enfant d’aller aux toilettes.
Laisser longtemps votre enfant sur le pot, jusqu’à ce qu’il y ait quelque chose dedans.
Gronder votre enfant qui a fait caca, alors que vous venez juste de le changer.
Parler devant tout le monde d’un souci concernant votre enfant.

Les soins et la toilette implique le corps de l’enfant. Bien souvent sa motricité ne lui permet pas d’agir seul. Il est dépendant de l’adulte. Personne n’aime être dépendant de quelqu’un. Essayons donc de le respecter au maximum.

Lié au sommeil

Forcer votre enfant à dormir.
Laisser votre enfant hurler seul dans son lit à barreau.
Ne pas coucher votre enfant lorsqu’il a sommeil.
Réveiller rapidement votre enfant qui dort sans explicitation.
Discuter à haute voix alors que votre enfant essaie de s’endormir ou dort.
Laisser votre enfant dans son lit lorsqu’ils est bien réveillé parce que vous êtes occupés.

La gestion du sommeil est certainement le moment le plus compliqué avec de jeunes enfants. Soyons bien vigilant à ne pas se cacher derrière un pseudo besoin de sommeil de l’enfant, alors que l’on veut simplement avoir un moment de tranquillité. Si vous avez un lit à barreau à la maison, demandez-vous à quoi il sert réellement?

Celles que nous avons pratiqués

Comme promis, voici les douces violences que nous avons pratiqués, et qu’il peut encore parfois nous arriver de faire. C’est plutôt rare mais nul n’est infaillible.
« Il est 20h, c’est l’heure de se coucher. » C’est Amélie qui l’endort au sein, donc quand Arthur n’était pas fatigué, et bien il ne dormait pas. Mais ça, nous ne nous en rendions pas compte. Je pense qu’on devait se dire qu’il faisait ça pour nous embêter et qu’il refusait de dormir tout simplement.
« Viens voir par ici toi! Oh tu as fais caca, tu pues. » Certes, il a bien fait caca et il pue. Quand je rentre d’une sortie de course à pied et que je sens le chacal malade à 10 mètres à la ronde, j’apprécie qu’Amélie ne me le fasse pas remarquer. Pourquoi? Parce que je me sens mis à l’écart.
« Non chéri, tu finis ton assiette avant d’aller jouer. Juste une dernière cuillère alors! » Pourquoi pas deux ou trois? Qui sait mieux que lui ce dont il a besoin. A la maison, l’approche des repas a radicalement changé depuis que j’ai lu le livre Mon enfant ne mange pas. Je vous invite vraiment à lire l’article que j’ai rédigé à ce sujet.
« Tu es fatigué mon chéri? Oui, on va aller se coucher après manger. » Carnage assuré et aucun aliment avalé…
« Arthur, viens, dépêche-toi, on t’attend! » Pas de petits surnoms dans ces moments-là. S’il ne vient pas, c’est qu’il a quelque chose qui l’importe bien plus. Prendre le temps de prendre le temps, cela ne prend pas plus de temps 😉
« Tu l’aurais vu ce matin, il a pris sa petite marche et il a réussi à ouvrir la porte tout seul. » Quand on parle de choses positives, ça passe mieux, mais mettez-vous simplement à sa place. Vous êtes au milieu de la conversation, on parle de vous mais vous êtes totalement exclus de l’échange.

Le but de cet article est de vous nous faire réfléchir sur ces petits comportements que nous avons au quotidien, qui nous semblent anodins mais qui peuvent mettre nos enfants dans une insécurité affective. Le but n’est pas de culpabiliser mais plutôt de réfléchir à ce que nous pourrions améliorer.

Partagez avec nous, en commentant ci-dessous, et dîtes-nous laquelle de ces douces violences vous pratiquez avec vos enfants.

Mis à jour de l’article avec vos contributions:
– Rectifier ou finir un coloriage/bricolage de l’enfant
– Crier par reflex quand un enfant fait une bêtise
– Ne pas respecter les différentes étapes de sa motricité


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Chaque semaine, je partage mes réflexions sur la parentalité positive, le maternage proximal ou encore la pédagogie Montessori.
Je partage également les activités pédagogiques que nous réalisons à la maison 🙂

About Fabien Blot

Dès la naissance d'Arthur en octobre 2012, j'ai passé beaucoup de temps à lire et à m'informer sur tout ce qui se rapproche à la parentalité. Le fruit de tout ce travail m'a amené à choisir des valeurs de maternage maximal, d'écoute, d'empathie éducative et de négociation. Je pense que pour bien accompagner ses enfants, il faut connaître et respecter les étapes de son développement naturel. Je pense que l'éducation peut se faire sans récompense et sans punition.

56 56 commentaires

  1. J’ai beaucoup aimé cet article !!! Il est vrai qu’on ne se rend parfois pas compte du poids des mots. Cela dit, je pense qu’on ne pratique pas nécessairement de douces violences si on en a vécu plus jeune. En effet, j’estime en avoir vécu quelques unes et de manière récurrente, et c’est justement parce que cela m’a blessée / inquiétée / stressée voire terrorisée que je suis très vigilante pour mes deux filles…
    Blog très intéressant !!

  2. Bonjour, cet article est très intéressant et j’essaie au maximum de ne pas faire tout ça. Comme vous dites, nul n’est parfait et parfois ça nous échappe, mais j’essaie. Par contre depuis quelques mois voire un an, c’est le moment du coucher du soir qui est terrible (elle a 4 ans) car elle nous fait un bazar de tous les diables malgré le fait qu’il y a un rituel du coucher bien défini depuis des années (pipi, dents, histoire, câlins, dodo) : soif (pourtant elle a un bib d’eau sur sa table de nuit), câlins (pourtant Dieu sait qu’on en fait plein), « mais j’arrive pas a m’endormir ! » 2 secondes après la fin de l’histoire …. Ça fait une semaine que j’ai trouvé un nouveau « truc » plutôt que de crier c’est de lui faire des caresses dans les cheveux pour l’endormir, mais ce n’est pas viable à long terme quand même 🙁 Bref, si vous avez des astuces (même si Arthur est plus jeune pour l’instant) …

    • Bonjour, j’ai eu le même « truc » avec ma grande (elle a 3 1/2 ans). Elle me disait « je n’arrive pas à m’endormir ». Alors je lui ai dit « ferme les yeux, imagine toi être une voiture qui fait la course » (elle est fan de flash donc inutile de lui parler de princesse). Ça semble plutôt bien fonctionner pr le moment.
      Parfois elle me demande de l’aider à entrer ds le sommeil donc je lui propose une amorce : « imagine que tu es turbo, le petit escargot qui fait la course ». Du coup elle est contente et me dit ce qu’elle va imaginer. Ensuite gros câlin, sa petite musique et je m’en vais. Ça fonctionne depuis quelques semaines …

      • Oh oui, on fait ça aussi « imagine de jolies choses, pense à tes doudoune, pense à Flash (oui aussi elle adore) ou Raiponce ou un personnage de l’histoire du soir …) mais la réponse à coup sûr c’est « mais moi je pense qu’à des trucs moches ! » avec un petit sourire en coin genre chipie …

    • L’endormissement difficile c’est un cap à passer, ils grandissent, mûrissent , s’affirment et découvre leurs nouvelles possibilités, ils testent leurs propre limites ainsi que celles des parents parce qu’avec ce regard nouveau sur le monde peut être que les limites changent aussi et puis maintenant ils ont besoin de comprendre tout et remettent alors tout en question. Ce chamboulement les angoisse aussi et c’est le soir que tout ressort. Le rituel permet de les rassurer : certaines choses ne changent pas. Chez nous apres le rituel, on proposait de lire ou colorier dans son lit et de dormir quand elle serait fatiguée. Cette petite confiance en sa capacite à rester calme dans son lit et à choisir le bon moment pour son sommeil, cette autonomie/responsabilité nous a aidé à passer cette étape. Contrairement à ce qu’on aurait pu croire elle ne s’est pas couchée si tard hors mis le 1er soir mais on a laissé.

  3. cecilelacourdespetits

    Malgré les efforts on en fait… parler des enfants devant eux sans utiliser la 3ème personne c’est dur, avec les médecins etc par exemple, je ne suis pas à l’aise mais j’ai du mal à trouver une autre façon de faire puisqu’ils sont encore petits pour décrire leurs symptômes.

    Pour le sommeil Maman-fatiguée, mon fils aîné a ce problème depuis un moment… pas de solution miracle, il a le droit à la lumière (il a peur), aux livres, à des histoires racontées sur CD ou des musiques douces… j’essaie de l’initier à la relaxation aussi car il est anxieux.

    • cecilelacourdespetits

      Sinon, globalement, sur l’ensemble de l’article, je suis d’accord sur le fond, mais dans la pratique ce n’est pas simple du tout : les habitudes, ce qu’on a vécu enfant jouent mais le stress et la fatigue surtout et parfois le ras-le-bol face à des enfants qui répètent le même scénario inlassablement.

      Nous ne sommes pas parfaits, nous sommes des humains avec des besoins également et gérer des enfants est loin d’être simple. C’est parfois simplement cela qui nous amène à ces douces violences, négatives certes pour l’enfant mais c’est parfois mettre la barre très haut que d’essayer de toutes les éradiquer au quotidien…
      Avoir conscience que c’est une forme de violence est déjà un 1er pas.

      (Sinon on dit/fait quoi à la place de « dépêche toi ! » parce que celle-ci aussi est régulière chez nous !)

      • Patricia Piedvache

        Merci pour votre article qui est très juste !
        nous sommes très attentifs à ne pas commettre ces « douces violences » et je suis fière de nous car nous n’en commettons pas beaucoup ou, en tout cas, nous nous efforçons de mettre de la conscience sur des comportements que nous avons parfois !
        Nous utilisons de plus en plus, pour éviter les injonctions, l’expression « j’ai besoin de …. » et nous leur demandons (2 garçons de 8 ans et 6 ans et 9 mois) également de quoi ils ont besoin.

  4. Merci pour cet article très bien tourné ! De mon expérience je vois plein d’autres exemples, 2 qui me viennent à l’esprit car très fréquents : rectifier ou finir un coloriage/bricolage de l’enfant (message = ce que tu as fait n’est pas assez bien) , crier quand un enfant fait une bêtise qui nous a fait peur (faire tomber quelque chose, etc …) c’est un réflexe mais il est déjà paralysé par la peur, il a besoin en premier d’être rassuré pas encore + terrorisé 🙂
    Et des dizaines de situations où la motricité libre n’est pas respectée (le faire marcher, l’asseoir, etc …), mais ça prendrais un article entier !!

  5. Il y a le livre  » vivre en crèche- remédier aux douces violences  » de Christine Schule, éducatrice de jeunes enfants, qui est très très intéressant à lire.
    Je pense que le travail des assistantes maternelles vient de cette base là 🙂

  6. Contente de rencontrer encore des parents qui partagent les valeurs de la parentalité positive. Nous sommes sur le même chemin, notre fils a le même âge que le vôtre et en lisant les débuts de votre démarche, j’avais l’impression de lire notre histoire … Rien que cela, cela fait du bien !!!

  7. Bonjour, merci pour cet article!
    C’est vrai qu ‘il est très difficile de lutter contre les « violences douces » ou la violence éducative ordinaire. Ce que vous racontez, on l’a presque tous subit dans notre enfance, du coup on a tendance à penser que c’est normal, que c’est une bonne façon de faire (il est difficile de remettre en cause l’éducation que nous ont donné nos parents). J’ai beaucoup de plaisir à lire votre blog, ça fait plaisir de voir des parents qui n’envisagent pas la parentalité comme une corvée mais comme une belle aventure!
    Bon dimanche!

  8. Les enfants ont besoin de limites oui, en arriver à frapper son enfant pour le modeler comme on le voudrait, c'est de la violence et c'est scandaleux ! Il y a bien d'autres manières de faire comprendre les choses à son enfant en restant bienveillant.

  9. Cedtcen se reconnectant à l'enfant qu'on a été qu'on comprend le mieux ce que notre enfant ressent. Ceux qui rejettent les principes de non violences sont souvent mal informés et confondent laxisme et éducation/ dressage et éducation. Notre objectif : accompagner l'enfant pour qu'il devienne un adulte épanouie, respectueux de lui même et des autres. Pas un mouton dénué de confiance en lui. Ce chemin est sinueux et nous oblige sans cesse à nous remettre en question mais voir nos enfants se respecter entre frere et soeur, leur camarades et nous parents sans recours à la violence c'est deja une recompense et un encouragement. Merci pour cet article qui contribue à notre cheminement.

  10. Merci pour cet article si vrai. En tant que parent, nous le faisons inconsciemment et sans penser à mal … Je suis assistante maternelle et on nous parle des douces violences en formation. C’est important d’en prendre conscience.

  11. merci pour cet article, s’arroger le droit de se permettre de dire ou faire ce que l’on accepte pas pour soi même doit mener à ce questionnement qui permet une prise de conscience d’habitudes à abandonner pour en prendre de nouvelles dont les résultats seront de toute évidence positif pour les enfants. merveilleuse journée

  12. Très très intéressant, il est quand même triste de lire que lorsque nous nous interrogeons sur les manières d'éduquer nos enfants on se fasse traiter de tous les noms ^^' Je vais m'atteler à la lecture des autres articles 🙂

  13. Bravo pour cette approche, vous êtes des parents d'enfants de l'avenir, qui seront forts, droits, moraux, empathiques et avec une estime de soi à toute épreuve. On ne peut changer les adultes et si nous voulons le changement et une société moins violente, il faut que ce changement passe par les enfants. Vous n'êtes pas les seuls à utiliser ces idées d'éducation, de plus en plus de gens le font.

    Ceux qui continuent à dire que de frapper un enfant (frapper est de l'abus pur et simple) est bon pour lui montrer le droit chemin ne font que démontrer qu'ils n'ont pas la capacité intellectuelle de comprendre qu'ils enseignent à leurs enfants que quand un conflit survient, la violence est acceptable et est aussi la seule solution. C'est facile pour eux de se faire croire qu'ils ont raison mais, quand l'enfant commence à être en âge de se défendre, OH, subitement, la "fessée" n'est plus une option. Pourquoi? Parce qu'au fond, ils savent très bien qu'ils avaient tort et ne faisaient que compenser pour leurs inhabilités parentales, humaines et empathiques. Ces gens sont les causes perdues et n'ont pas été éduquées ou élevées (c'est selon) dans un environnement aimant, fort et rempli de soutien comme celui que vous fournissez à votre Arthur.

    Bravo et continuez ainsi. Si je me fie aux témoignages de parents qui font la même chose depuis des années, ils ont une relation absolument magnifique avec leur enfant, empreinte de respect, de force, d'amour, de confiance et de potentiel maximisé pour l'enfant.

    P.S.: Je suis un grand fan de la communication non-violente de Marshall Rosenberg (comme mentionné dans un autre commentaire). Si ce n'est pas déjà fait, je vous invite à la découvrir, ou communiquez avec moi via http://www.pasdechatsicitte.com

  14. cecilelacourdespetits

    Je pense que tout dépend comment nous prenons cet article (ou d’autres dans le même genre).
    Le mérite de ce genre d’articles est de montrer à des personnes, disons ouvertes sur d’autres façons de faire que celles « traditionnelles », qu’il est possible de faire autrement. C’est faire prendre conscience de certaines choses. Je ne le trouve pas « mode d’emploi », au contraire, je dirais qu’il manque des trucs et astuces pour faire autrement dans la vrai vie…

    Il n’est nullement dit dans l’article, que les parents doivent être parfaits et éviter tous les écueils : c’est impossible nous sommes humains en effet, vouloir la perfection c’est aller vers le burn-out. Et un modèle de perfection serait mauvais pour l’enfant : la barre serait placée trop haut.

    Par ailleurs, respecter son enfant ce n’est pas forcément vivre à son rythme, ce n’est pas ne rien lui imposer et tout laisser négocier. Un enfant a besoin d’un cadre rassurant et c’est le respecter que de lui fixer des limites (je ne rentre pas dans le débat du « pour qu’il s’habitue », à ce compte là on peut aller très loin pour habituer notre enfant à la violence qu’il subira forcément dans la société actuelle…). Enfin, ça c’est mon avis.
    Mais on peut poser des limites et un rythme en respectant son enfant, ou en s’y essayant.

    Cette approche éducative n’est pas simple, surtout quand on arrive aux passages difficiles de l’enfance (genre la « crise » des 2 ans), mais c’est un vrai challenge à accepter. Et bien sûr, parfois, on rate (lamentablement même des fois), mais ne culpabilisons pas, utilisons ces ressources pour s’améliorer.

    Pour cet article en particulier, j’y vois simplement quelques trucs à éviter quand on le peut, mais surtout une piste d’explications de certains comportements déroutants/ »capricieux » que peut avoir un enfant : il crise parce que je l’ai pressé de finir une activité / il tape son frère parce qu’il a mal vécu que je les compare / il fait le pitre devant une personne parce qu’il est mal à l’aise que j’ai parlé de ses problèmes devant cette personne, etc.
    Avoir conscience de ça évite de voir son enfant comme un petit monstre capricieux et c’est déjà pas mal.

    La seule chose finalement que j’éviterai à tout prix c’est de forcer à faire un bisou… voilà une douce violence qui peut avoir de dramatiques conséquences. Mais je suis (très) sensible sur ce sujet.

  15. Très intéressant cet article! En lisant les différents commentaires, je vois qu’il fait réellement débat !
    Pour ma part, je ne connaissais pas cette notion de « douce violence » et je trouve que la plupart des comportements cités ici vont effectivement dans le sens du non respect de l’enfant ( de sa personne) et devraient être pratiqués à minima par tout parent bienveillant…
    Mais, je pense aussi qu’il ne faut pas oublier que nous, parents, nous ne sommes que des être- humains faillibles et qu’essayer d’enrayer TOUS ces comportement définitivement pourrait mener à une culpabilité et à un sentiment d’impuissance qui seraient contre productifs (placer la barre incroyablement haut)!
    Nous sommes faillibles parce que nous ne nous connaissons pas suffisamment pour savoir ce qui se joue en nous (inconsciemment) dans telle ou telle situation durant laquelle nous nous sommes vu sur-réagir ou « péter les plombs » face à nos enfants … (je pense que ce que je décris là est arrivé à la majorité des parents même si l’on n’ose l’avouer)
    Alors à tous ceux qui ont lu ou vont lire cet article, j’ai envie de leur dire croyez y ! Mais allez y doucement, écoutez vous et avant tout, apprenez à vous connaître, prenez soin de vous avant de vous lancer dans une remise en question en profondeur sur votre manière d’éduquer vos enfants!

    Merci à vous, Fabien et Amélie pour cet article et surtout ce blog, qui nous pousse à nous remettre en question et contribue à changer le monde dans le bon sens ! 😉
    PS: Je vous suis reconnaissante de suivre mon ptit blog, je suis vraiment flattée 😉

    Sylvie de l’Art d’être Maman – http://www.lartdetremaman.fr

  16. Il l'apprend quand on a crié injustement après lui pour une broutille parce qu'on avait passé une mauvaise journée, il l'apprend quand l'a accusé à tord persuadé que c'est lui qui a touché aux clés alors oui il y a touché mais c'est nous qui les avons déplacées ensuite… Il apprend parce que bienveillant ne veux pas dire bisounours, on est humains on est parfois injuste comme on peut l'être avec son conjoint et pourtant on l'aime. La seule différence avec une éducation non respectueuse c'est qu'on sait reconnaître nos erreurs et s'excuser et ça c'est une force que peu de gens ont que ce soit envers leurs enfants ou envers d'autres adultes. Nous sommes authentiques avec eux nous n'essayons pas de leur faire croire que l'adulte a toujours raison, que l'adulte sait, nous leur montrons l'exemple, nous sommes cohérents entre nos actes et nos paroles.

  17. Quand on lit un article, un livre, qu’on écoute des parents relater leur façon d’éduquer, on peut soit décider avant decouter /lire que tout sera faux ou bien lire en se disant qu’il y a peut être du bon même si tout ne l’est pas (pour soi).
    Dans cet article j’y ai vu l’idée générale et non chaque exemple. Celui de la couche par exemple ne me paraît pas être une douce violence parce qu’à ce stade de développement, l’enfant ne comprend pas encore le sens de chaque mot comme nous, nous le comprenons, il comprend l’intention et quand on le dit en rigolant comme un jeu, il n’y voit pas le même message que nous, il rigole. Pour moi tout est dans le ton et dans l’âge de l’enfant. En observant la réaction de l’enfant on sait si on le respecte ou pas. Ex: à 3ans ils dansent et ça nous amuse, ça les amuse. A 7 ans ils refusent qu’on les regarde et c’est là qu’est le respect ou pas des parents: sentir ce qui peut mettre mal à l’aise son enfant comme les p’tits surnoms, les remarques qui nous semblent amusantes et faites pourtant avec gentillesse.
    Accepter que ma fille de 4 ans refuse de se déshabiller devant nous (alors qu’elle accepte qu’on la douche o_o ) ou qu’elle refuse de faire pipi dans la nature par pudeur alors qu’elle est à la limite de pouvoir se retenir ça c’est du respect et il correspond à son besoin, à cet âge. Ne pas raconté une situation qui pourrait ridiculiser l’enfant auprès d’autres adultes est aussi du respect. Je l’ai fait une fois, mon fils m’a fait part de son ressenti, je note.
    Pour ce qui est de parler d’eux à la 3e personne, je n’y avais pas pensé et pour des enfants de 4 ans et + (selon moi) c’est non respectueux en effet. J’en ai donc pris note et j’ai essayé de soit parler d’eux sans qu’ils soient là dans le cas où je rapporte un mauvais comportement à leur père soit de leur proposer de raconter eux meme une situation ou un evenement qu’ils m’ont rapporté précédemment soit de les inclure dans la discution en leur résumant de quoi je parle ou avec un « hein xxx tu n’as pas aimé ça… ». Je n’ai trouve que ça pour le moment mais je trouverai peu à peu puis ça deviendra naturel.
    Pour résumer ce long message je ne suis pas d’accord avec plusieurs exemples que je trouve non violents compte tenu de l’âge de l’enfant mais cet article m’a permise de changer ma facon de voir certains de mes comportements pour mes enfants plus âgés pour lequel cet article serait pour certains exemples, plus adapté à mon sens.

  18. Super intéressant cet article, effectivement je pratique une bonne partie de ces « douces violences » au quotidien, sans même m’en rendre compte !

  19. Perez Jean Michel

    Bonjour,
    ayant été cité, je me permets d’entrer dans le débat. Ce qui me semble le plus important est de discuter de ces questions tout en ayant en ligne d’horizon ce que pouvait écrire Rabelais en son temps : “Je vois des bourreaux d’aujourd’hui plus savants que les docteurs de mon temps ».
    Sur le ppt ci-joint, la bibliographie peut également permettre d’entrer par d’autres voies dans ce champ de débat.
    http://perez-jm.com/wp-content/uploads/2011/12/LES-DOUCES-VIOLENCES-ppt.pdf
    Bien à vous,
    Jean Michel Perez

  20. Jean-Michel Perez

    Bonjour,
    Pour poursuivre et contribuer à ces débats dans le champ de l'éducation.
    http://perez-jm.com/wp-content/uploads/2014/09/micro-violences-et-education-Nov.2013.pdf
    Bien à vous,

  21. je trouve ça relativement facile de critiquer quand on ne propose pas de manière concrète d'amélioration… Famille épanouie je vous soutiens sur toute la ligne

  22. Je suis bien contente car en ayant très peu lu d’autres billets sur le sujet, je n’ai jamais pratiqué ces douces violence, simplement parce que j’ai tjs respecté mon enfant (il a 2 ans 1/2) et que je n’aimerais pas que l’on me fasse ces mêmes choses.
    J’ai vu le papa moucher son fils en arrivant par derrière sans le prévenir alors qu’il était en train de jouer tranquillement ça m’a scotché la 1ere fois… Titi n’a pas du tout apprécié et l’a fait savoir. Incompréhension du papa a qui j’ai dû dire : « inverse les positions et met toi à sa place… tu aurais aimé ? ». Il a reconnu que non mais que c’était comme cela que ça se passait chez lui, petit…
    Et ainsi de suite pr ttes ces petites choses que je dois lui faire corriger…Et bien, j’ai plus de facilité avec mon enfant qu’avec le papa ☺ et le père et le fils sont en conflit permanent. ..
    Après, quant aux critiques que j’ai lu ds les commentaires, je répondrais que non, malheureusement, je ne vis pas ds le pays de oui-oui, ce serait trop simple..
    Et ensuite, chaque parent est libre de son éducation. .. moi par exemple, n’ayant plus de maman, ni de belle-mere, ni de femme ds mon entourage à qui demander conseil, je suis parfois bien contente de trouver des billets comme celui-ci qui peuvent m’éclairer sur certaines situations que je ne comprends pas ou qui me dépassent. ..
    Mais attention, j’en prends et j’en laisse… je fais ma sauce…
    Par contre, il faut bien admettre que cela fait mal au coeur de voir son enfant picorer son repas et de le laisser partit le ventre vide alors que qques fois, si on insiste un peu, il se mettra à manger avec bon apetit. ..
    En fin de compte, tt est une question d’équilibre mais parfois la corde est un peu trop tendue et il est tellement facile d’en tomber… du mauvais côté. ..

  23. Évidemment que ce sujet fait débat… Pourtant ici il n’est question que de respect de l’enfant. C’est hyper positif !!! Aucun parent n’est parfait et en lisant les.exemples de l’article je me suis remise en question sur beaucoup de choses et non en.culpabilisant car je trouve cet article nullement culpabilisant mais plutôt dans l’idée de m’améliorer car Oui nous ne sommes pas parfait donc OUI certaines de nos pratiques sont améliorables.

    Je ne comprends pas les commentaires agressifs car il s’agit de pistes pour mieux comprendre et respecter nos enfants. Après chaque enfant et parent est unique donc chacun.prend ce qui convient à sa propre situation et écarte ce qui ne.convient pas.
    On est pas des moutons non plus, c’est l’enfant qui nous guide également.

    Merci pour votre blog. C’est génial ce que vous faites.

  24. Un exemple que j’ai eu et qui m’a un peu choquée à la.crèche est lorsque ma fille a fait de gros efforts pour ramper jusqu’à une autre petite fille qui l’appelait pour jouer avec elle et la puer qui l’a prise sans la prévenir pour aller lui changer la.couche. J’avais bien.sur déjà du le.faire mais le voir de l’extérieur m’a choqué car ça a vraiment du être frustrant pour elle d’avoir réussi à arriver jusque là et pouvoir enfin jouer avec l’autre petite fille mais detre arraché à cette occupation sans ménagement. Alors oui ça ne va pas la traumatiser mais en tant qu’adulte nous trouverions ça irrespectueux alors pourquoi l’infliger à nos enfants ?

  25. Un article très intéressant qui me fait penser à une phrase de Marshall Rosenberg …. » il est très facile de déshumaniser quelqu’un par le simple fait qu’on le perçoit comme « son enfant » « . On se permet souvent des comportements, des mots, avec nos enfants que nous ne nous permettrions pas avec un autre adulte…

    • Bonjour Delphine,
      Merci pour votre commentaire,
      Vous avez tout a fait raison en citant Marshall Rosenberg car c’est une pensée qui se résume tout à fait à cet article.
      A très bientôt,
      Amélie

  26. intéressant, merci!
    À partir du moment où on se dit que l’enfant est une personne à part entière, il est facile d’essayer d’imaginer ce que dirait une autre personne à part entière si on la traitait ainsi: la moucher sans la prévenir, la prendre pour lui changer ses habits sans lui parler….Attention quand même à ne pas laisser l’enfant « mener » la famille par le nez….

  27. Bonjour.

    Parler de notre enfant à la 3éme personne en sa présence. Je ne sais pas trop comment le remplacer quand il n’arrive pas à verbaliser la chose. Attendre qu’il ne soit pas là ?
    Pour le mettre en valeur, c’est domage, non ?

    Une violence qui hier m’a énervée, qu’elle a subit par d’autres que moi.
    C’est le chantage au père-noël. C’est une sorte de chantage affectif.
    Je lui ai bien dis que quoi quelle faisait, je l’aimais, elle a assimilé ça.
    Et hier du coup je lui expliquais que le père-noël était un chantage que les adultes faisait pour avoir obéissance de l’enfant et que je n’étais pas d’accord et que même si elle faisait des bétises, le père-noël lui donnerait quand même des cadeaux.

    Je n’ai pas la force de m’opposer à mon chéri ou a mes beaux parents car je n’arrive pas à leur présenter des faits sur les conséquences de leur comportements mais j’espère pouvoir réparer un peu les conséquences de ces « douces violences »

    • Bonjour Trifine,
      Lorsque votre enfant n’arrive pas à verbaliser une action qu’il a fait, vous pouvez toujours la raconter « à sa place » et en sa présence. De cette façon vous l’impliquez, et vous faites appel à sa mémoire. Il suffit alors de s’adresser à lui de la façon suivante « Aujourd’hui tu as fait … » l’entourage comprendra alors que le message lui est destiné et cette mise en situation aidera votre enfant à verbaliser ses futures actions.
      Pour ce qui est de la prise de position d’un acteur extérieur à votre famille exclusive (parents/enfant(s)), c’est toujours un moment délicat. Vous pouvez vous opposez avec douceur à leur pratique. L’importance étant toujours de dire pourquoi et d’expliquer vos raisons et votre point de vue.
      A très bientôt,
      Amélie

      • Bonjour, merci pour votre article qui m’a remis en question car malgré une approche positive que nous avons mis en place avec notre fils (pédagogie positive, respect, montessori….) je me rend compte que certaines douces violences persistent parfois… Je voulais juste aller dans votre sens car j’ai été stupéfaite des remarques que j’ai pu lire (nauséabond narcissique ou autre…). Je pense que quand on se rend sur votre site c’est que l’on partage la même idée de la parentalité et que l’on cherche des outils… C’est un partage et les personnes qui vivent cela comme une morale n’ont rien compris…
        Merci

  28. Bonjour,

    J’ai beaucoup aimé cet article. C’est ma nourrice qui m’a parlé des « violences douces » pour la première fois. Elle y est très vigilante.

    A la maison pourtant nous avons un problème de taille : mon mari est très souvent « violent » dans ces mots avec notre fille de 18 mois. Dans ces gestes aussi.
    Par exemple, dernièrement elle a renversé son assiette : il a hurlé et jeté violemment au sol le torchon qu’il avait à la main. Je ne supporte pas que ma fille assiste à ça. J’essaye de dire à mon mari de respirer, de prendre sur lui et de profiter de l’incident pour avoir une action éducative (demander à notre fille de nettoyer avec lui par exemple). Pour les petits mots de « violences douces », je lui demande de ne pas dire ceci ou cela mais il se réfère toujours à son enfance en disant que ça ne l’a pas tué de se faire un peu « taquiner » et qu’il ne souhaite pas que notre fille soit élevée « dans le coton » (qu’elle n’aurait pas d’humour, de répartie, de force de caractère…).

    Je suis dans la communication et l’écoute, il est dans l’autorité et l’impression permanente qu’elle fait tout pour se moquer de lui. Il conçoit l’éducation comme un rapport de force et ne se situe pas dans un rôle de parent. Parfois, il mime ses réactions (quand elle fait une colère, il se met en colère)… Il me juge « laxiste » alors que c’est tout l’inverse, je travaille chaque jour à mon rôle de parent, je passe du temps à la comprendre et utilise chaque instant comme une opportunité de communication ou d’apprentissage. Pour lui être un parent compétent c’est être un parent redouté, sévère…

    Avez-vous des articles sur l’harmonisation des pensées éducatives des parents?

    Merci.

    • Bonjour Angela,
      Je pense que la situation que vous vivez doit être pesante pour vous car c’est très dur de se sentir isolée. Elle est surement pesante pour votre mari qui se dit probablement les mêmes choses que vous, mais à l’inverse de vous.
      Le changement peut venir du dialogue et de la communication, mais il faut savoir être patient car on ne remet pas en cause toutes ses théories et ses conceptions du jour au lendemain.
      Bon courage pour la suite, et surtout ne baissez pas les bras.
      A très bientôt,
      Amélie
      Montrez lui au quotidien que ce que vous faites avec votre enfant porte « ses fruits », « des fruits » qui rendent une atmosphère familiale sereine et épanouie.

    • Bonjour,
      Je comprends que cela ne soit pas évident pour l’un comme pour l’autre. Je m’intéresse de plus en plus à ce genre de choses pour éduquer au mieux dans la douceur mais mon mari comme moi-même ne sommes pas très patients et on a souvent l’impression que nos enfants font tout pour nous provoquer. On essaie de parler, ils ne nous écoutent pas donc on crie ou on punit et au final, le résultat est le même en ce moment, rien n’est au point ;). C’est assez décourageant je dois dire car au final c’est fatigant pour tout le monde. On ne sait plus trop ce qu’on doit laisser passer ou pas. J’ai vu pour l’histoire du coucher tout à l’heure, un commentaire de qqn qui les laisse lire ou dessiner et les enfants se couchent quand ils sont fatigués. Mais j’aurais peur à des débordements et qu’après ils soient trop fatigués pour l’école… Chacun est fatigué, découragé, et on n’a pas tous la même manière de faire. Mon mari me trouve un peu plus laxiste en ce moment mais j’essaie juste de lâcher un peu plus sur ce qui me semble « pas si important que ça ». En ce moment j’ai l’impression d’y aller un peu à tatons 😉 mais le principal c’est d’essayer de s’améliorer (j’avoue que j’utilise beaucoup de douces violences sans m’en apercevoir) et d’en parler avec son mari quand les enfants ne sont plus là pour écouter ; bon courage à tous

  29. Bonsoir
    j’ai pris quelques jours, après lecture des commentaires, pour écrire mon avis.
    suite à ce temps de réflexion, je me suis fait cette remarque, pour m’expliquer l’agressivité de certains,
    « j’ai manqué d’amour, d’attention, j’ai été mal traité …tu ne crois pas que je vais te donner ça toi aussi tu va prendre …moi je n’en suis pas mort… »en fait j’ai la sensation qu’il s’agit(inconsciemment) d’une vengeance du petit enfant intérieur sur ce petit être fragile qui dépend totalement du parent.
    Qu’y a t-il de mal à vouloir valoriser l’amour, l’accompagnement en douceur, la présence alors oui c’est difficile
    la vie est dure et stressante et justement la famille doit être une bulle, un lieu serein et tendre. Nos enfants apprendrons bien assez tôt(malheureusement) qu’il peuvent vivre des choses douloureuses, tristes, injustes mais ils seront que quelque part ils ne sont pas seuls et pourrons demander de l’aide ou du réconfort.avec une base solide, je suis persuadée que les futurs adultes serons sur d’eux.
    sinon, on peut aussi faire le choix de bloquer un bib avec un coussin, de laisser l’enfant des heures devant la tv, l’amener au mac do et lui donner quelques claques de tps en temps…pour ma part ce n’est pas mon choix, je suis triste de voir certains comportements mais que faire si ce n’est continuer et monter, avec le tps, que le maternage, l’allaitement long(qd c’est possible),alimentation saine, jeux, calins….sont le plus beau à offrir pour le futur.
    je suis loin de vivre dans le monde des « bisounours » et bien justement pourquoi ne pas essayer une autre vision des choses, une autre pédagogie pour tendre vers plus d’empathie.nos enfants sont l’avenir et nous les porteur de cela.

    • Je suis totalement fan de ce que vous avez écris , moi aussi sa me sidére de voir des parents agir de la sorte cette à dire sans aucune comm , télé en permanence devant des dessin animé hyper violent , les cris etc . Bref la total quoi . Et puis si tu essaye de donner ton point de vue , tu te fais vite renvoyer à ta place . Bref cette pédagogie et je pense que ce n est pas une simple pédagogie mais quelque chose de totalement naturel seulement c est la société qui évolue dans le mauvais sens , revenons au choses plus saine mais elle n est pas encore comprise par tout le monde . Pour certain on serai limite des martiens lol . c’est rassurant de voir que l’on est de plus en plus a chercher le chemin de la bienveillance .

  30. Je suis maman d’une petite fée de 5 mois bientôt, évidemment je cherche à être là meilleur mère possible et à lui offrir les meilleurs chance dans la vie. Je me suis poser des milliers de milliards de question et en lisant cet article j’ai eu l’impression de ne pas m’être poser les bonnes. Je le reconnais dans pas mal de ces douces violence, quand je la change en lui disant  » hum ça sens le caca la rolala t’es cochonne ma puce  » même en souriant même en l’embrassant… je me remet en question… A l’inverse j’ai du mal à trouver la solution à certaines de ces  » violences ». Mais elle est petite et d’ici là j’ai le temps d’y remédier !

    Merci pour cet article

  31. Bonsoir et merci pour votre partage, je viens de tomber par hasard sur votre blog et ça m’aide beaucoup, et vos vidéos son également utiles, votre ton est apaisant, et surtout on ne se sent pas seule dans cette quête vers la bienveillance. Quand je lis cet article, je culpabilise un peu, surtout par rapport à 2 choses que je n’arrive pas à supprimer avec mon fils de 30 mois : crier quand il fait une betise (par exemple quand il verse son gobelet d’eau sur la table je lance un cri par reflexe, mais je lui dis ce n’est pas grave on va nettoyer, il aime bien jouer avec l’eau tellement que je me dit il fait exprès de renverser pour pouvoir le nettoyer c’est un jeu pour lui), et la deuxième chose c’est le moment du coucher, des fois il fait une longue sieste, ce qui repousse un peu l’heure du coucher (22h au lieu de 20h30), et ça me fatigue, il me dit « maman je n’ai pas sommeil », mais je lui dis reste sur le lit stp, il repart mais se retourne dans tous les sens », après il me dit j’ai faim, mais c’est juste un pretexte car je sais qu’il a bien mangé, alors après il réclame d’autres histoires, du coup je l’accompagne au moment du coucher pour d’autres histoire, je ne sais pas si je fais bien qu’en pensez vous ? j’ai peur qu’il s’y habitue et qu’il croit que ça fasse partie du rituel du coucher. Autrement je n’ai pas de pb avec lui pour manger car je ne l’ai jamais obligé, j’étais une enfant « sans appétit » justement parce que mes parents m’ont toujours forcer à manger plus que ma capacité, donc je ne voulais pas reproduire cela avec mon fils.
    Il faut savoir aussi que le papa est souvent en déplacement, et j’ai remarqué qu’à chaque fois après ses déplacements à l’étranger (ça peut durer 1 mois), il fait des crises en arrivant à l’école et veut rentrer à la maison. il se calme dès qu’il rentre et passe une très bonne journée avec les enfants. Je ne comprend pas pourquoi cette crise alors que à la maison il est content d’y aller. Peut être pouvez-vous m’éclairer :).
    Mon objectif reste de construire une bonne relation avec mon enfant, mon mari me soutien dans cette voie, et ces une bonne chose. Je souhaite bon courage à tous les parents dans cette aventure pleine de surprises.

  32. Je suis contente de voir qu’ il de plus en plus d adepte a cette éducation dite positive . Moi aussi j en fais partit , mais je n ai pas toujours été comme sa . Je me comportait avec mon fils de 20 mois à la manière traditionnel . En sachant on fond de moi que mes façon de procéder n était pour le moins pas du tout productive ni constructive( surement parce que je les ai subi et je l ai reproduisai mais je me rappel qu’étant enfants cela me faisait mal et le pire c’est que l on en garde des séquelles pour la vie entière ) . Alors en me documentant , en lisant , j ai découvert qu’ il y avait d autre alternative pour éduquer son enfants . Car on dit souvent qu il n y a pas de recette miracle pour éduquer un enfants mais moi je dit que si il y en a bien une . Cela s appelle l éducation positive , la communication bienveillante ou de conscience l apprentissage positif . Aujourd’hui en m inspirant de toute ces formes de pédagogies ( théorie de l attachement , montessori etc ) je peux dire que je me sens plus en confiance plus épanouie et maintenan les choses on plus de sens . Mon foyer à trouver l appaisement même si je manque encore parfois de patiente , je sais me remettre en question et repéré aussitôt la faute . J espère que cette forme d éducation ce propagera d avantage dans le but d en faire des hommes et des femmes de moraliter qui on confiance en eux sans problème psychologique , pour un monde meilleure inshAllah .

  33. Bonjour ! Excellent article! La vidéo est très sympa aussi et quel pied de voir un papa déjà, porteur en plus et baladant le plus grand! Une image hélas trop rare mais toujours aussi agréable.
    Juste un pincement pour moi, c’est de voir le cou tordu du bébé tout le long. En l asseyant un peu plus (en remontant les genoux, quoi) et en montant l’écharpe jusqu’à la base du cou, le problème sera réglé (oups déformation pro, je ne peux pas m’en empêcher, désolée).
    Merci et vivement l’article suivant !

  34. je suis très contente de lire cet article et les commentaires positifs qui en découlent. cela fait dejà plusieurs années que je pratique la bienveillance avec les enfants, les miens et ceux que j’accueille. pour mes enfants, j’ai du recul et je peux dire que cela fonctionne 😉
    cependant, il faut accepter de se remettre en question et de réfléchir à ce que l’on souhaite vraiment.
    pour le coucher de ma dernière, je lui ai toujours laisser gérer son temps de sommeil, ce qui fait qu’elle va se coucher quand elle en ressent le besoin. à 10ans, elle ne se couche jamais + tard que 21h30 pendant la semaine école. et même parfois elle dit qu’elle va se coucher alors qu’il est bien + tôt.
    est-ce qu’on arrive à bien dormir lorsqu’on n’a pas sommeil? non biensur! alors pourquoi faire différemment avec nos enfants?
    idem pour les repas, mange-‘ton lorsque nous n’avons pas faim?
    ma fille devient une jeune fille respectueuse (et qui a du caractère et de l’humour 😉 ) et autonome 🙂

  35. Coucou,
    Alors moi j’adore et j’adhère totalement à ce qu’il vient d’être dit, par contre…
    Papa, le portage… Les cervicales de bébé, pas tout à fait encore tonique, on le soulage de préférence, hein.
    Merci en tout cas pour vos conseils. Bonne balade.

  36. Bonjour, je n’ai pas lu tous les commentaires mais il manque une référence à Christine schul pour moi.

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